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OFFRE D’EMPLOI: Coordonnateur volet-international à l’Union paysanne

La coordination du volet international de l’Union paysanne inclut 2 volets :

1: COORDONNER LE COMITÉ INTERNATIONAL.

Le comité international a pour objectif d’aider à resserrer les liens entre l’Union paysanne et ses alliés au Canada et à l’étranger, principalement au sein de La Via Campesina (LVC) dont l’Union paysanne est la seule représentante au Québec.

Tâches:

  • assurer la participation de l’Union Paysanne au sein de la Via Campesina (conférences, instances décisionnelles, groupes de travail), particulièrement au niveau de la région Amérique du Nord (Canada, États-Unis, Mexique).
  • appuyer l’Union paysanne dans ses communications avec La Via Campesina et ses alliés.
  • Rechercher et rédiger des demandes de financement et rapports pour soutenir les activités du comité notamment l’envoi de délégués.
  • Faire le suivi des demandes internationales d’appuis, campagnes, pétitions, etc.
  • Partager sur le site web et l’infolettre de l’Union paysanne les communiqués et déclarations de LVC, ainsi que les invitations, événements, campagnes ou toute autre information à faire circuler aux membres.
  • Recruter et former de nouveaux membres aux enjeux internationaux.
  • Organiser les appels / réunions du comité et s’assurer qu’un compte-rendu soit rédigé.

2: COORDONNER LA PARTICIPATION DE L’UNION PAYSANNE DANS LE PROJET IMSA EN PARTENARIAT AVEC L’OEUVRE LÉGER

  • Procéder à l’appel de formateurs québécois qui remplissent les exigences établies par les organisations partenaires du Burkina Faso, de la Bolivie et du Pérou pour différents mandats. (Possibilité d’aller sur le terrain également)
  • Convoquer les candidats en entrevue.
  • Appuyer l’équipe de l’Oeuvre Léger dans la conduite des entrevues.
  • Assurer le suivi nécessaire à la formation, l’envoi et le retour des formateurs retenus
  • Réaliser toute tâche supplémentaire demandée par l’Oeuvre Léger dans le cadre du partenariat.

PROFIL RECHERCHÉ

  • Être passionné par la solidarité internationale et le monde agricole.
  • Désir de s’engager dans un projet stimulant en partenariat avec la Fondation L’Oeuvre Léger qui se déploie jusqu’en 2019.

COMPÉTENCES RECHERCHÉES

  • Habileté à travailler autant en français, anglais. (lecture, écriture, parlé, écoute). Espagnol un atout
  • Expérience pertinente en gestion et coordination de projets.
  • Expérience pertinente en recherche et rédaction de demandes de subventions ainsi que rédaction de rapports narratifs et financiers de projets.
  • Autonomie, capacité à travailler à distance.
  • Maîtrise des outils informatiques de traitements de texte, présentations powerpoint, excel, courriels, Skype. Facilité à apprendre l’utilisation de nouveaux outils web (Kajoom Cloud, Event Brite, etc.).
  • Connaissance de l’histoire et des acteurs des mouvements paysans québécois et international (La Via Campesina).
  • Expérience de travail en solidarité internationale et/ou expérience d’implication avec l’Union paysanne IMPORTANT

CONDITIONS DE TRAVAIL

  • C’est un travail qui se fait en partie en télé-travail (à domicile). Il faut posséder un ordinateur avec une haute connection internet pour appels Skype ou conférence.
  • Posséder un téléphone avec un forfait qui inclut les appels longue distance partout au Québec, et idéalement au Canada (remboursé)
  • Plusieurs rencontres à Montréal au bureau des Oeuvres Léger. D’autres déplacements peuvent être requis. Avoir accès à une voiture est nécessaire.
  • En fonction des disponibilités des membres du comité international ainsi que l’urgence des dossiers en cours, des heures de travail en soirée et la fin de semaine sont à prévoir.

HORAIRE ET SALAIRE

  • La semaine régulière de travail est de 12 heures réparties sur la semaine selon les besoins. Ce nombre d’heure peut varier dans l’année.
  • Salaire 19$/heure.
  • Possibilité d’augmenter le nombre d’heures de travail selon la motivation du candidat à appliquer à des subventions et programmes.
  • Contrat jusqu’au 31 mars 2019 avec possibilité de renouvellement.

Début d’entrée en poste prévue le 8 mars. Date limite pour appliquer: 28 février 2017.

Seuls les candidats retenus seront contactés.

Pour appliquer, envoyez une lettre de motivation ainsi que votre curriculum vitae à : coordination@unionpaysanne.com

 

 

 

 

Vers la réunion nord-américaine de La Via Campesina en Alabama

Pierre-Olivier Brassard, responsable de l’aile jeunesse de l’Union paysanne, représentera l’Union paysanne à la réunion régionale de La Via Campesina (LVC) qui aura lieu du 8 au 10 février prochain à Epes, en Alabama. Le comité international travaille également a envoyer une représentante femme et un représentant agroécologie à la rencontre. Celle-ci est d’une haute importance pour les organisations de La Via Campesina du Canada, des États-Unis et du Mexique, qui se préparent en vue de la rencontre internationale de La Via Campesina qui aura lieu aux Pays-Basques en juillet 2017.

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Invitation : Formation et rencontre internationale d’Agroécologie à Cuba – Novembre 2015

Aux membres et ami(e)s de l’Union paysanne et du Centre paysan, voici une invitation à participer à une série d’événements en agroécologie organisée, depuis plusieurs années, par l’Asociación Nacional de Agricultores Pequeños (ANAP- Association nationale des petits agriculteurs) de Cuba et La Vía Campesina :

 

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  • 15 au 20 Novembre  2015 : formation sur l’agriculture familiale paysanne et autochtone donnée par la ANAP.
  • 22 au 27 Novembre 2015 : 5e rencontre internationale sur l’agroécologie, l’agriculture durable et le coopérativisme.
  • 28 Novembre au 2 Décembre 2015 : formation sur la méthode d’enseignement « Paysan à Paysan » donnée par La Vía Campesina.

 

L’Union paysanne, l’ANAP et La Via Campesina

Pour la première fois il y a 2 ans, une délégation de 7 personnes de l’Union paysanne participa avec succès à cet événement international de 3 semaines sous l’égide de la ANAP et de la Vía Campesina. À cette occasion, les participants de l’Union paysanne ont eu l’opportunité de rencontrer, de fraterniser et d’échanger leurs savoir-faire et leurs connaissances avec des paysans et citoyens de partout au monde, grâce à ce lien privilégié avec La Vía Campesina.

Comme cette expérience fut des plus enrichissantes et positives, l’Union Paysanne et le Centre paysan encouragent leurs membres paysans et paysannes, citoyens et citoyennes, étudiants et étudiantes, amis et amies à prendre part à cet événement unique pour tous ceux et celles qui souhaitent en apprendre davantage sur les aspects autant techniques, politiques, économiques, sociaux et culturels de l’agriculture paysanne agroécologique.

 

Cuba : une grande expertise en agroécologie

Cuba est une école à ciel ouvert qui a une grande expertise en agroécologie. L’agroécologie est une démarche scientifique alliant l’agriculture à la protection et la régénération de l’environnement. Elle se fonde sur une méthodologie horizontale particulière de paysan-à-paysan.

 

Intéressé(e) à faire partie du voyage?

Toutes les personnes intéressées à faire partie de la délégation de l’Union Paysanne – Centre paysan, à l’un ou l’autre de ces événements, sont invitées à nous écrire à l’adresse centrepaysan@gmail.com. Il nous fera plaisir de répondre à leurs questions et, plus tard au cours du mois d’août, nous les tiendrons au courant de toutes informations complémentaires : programmes plus détaillés, coûts, modalités d’inscription, réunion préparatoire, etc.

Si vous ou votre entreprise souhaite soutenir l’envoi de jeunes de la relève, de femmes et de représentants de régions éloignées à cette formation, n’hésitez-pas à communiquer avec nous!

 

Colette Lavergne
1ère Secrétaire générale, Union paysanne
Membre du Comité international de l’Union paysanne
Membre du Centre paysan
centrepaysan@gmail.com
Tél : 514 728-7222, poste 104
Cell : 514-923-7222

 

Pour en savoir davantage :

 

Changeons le système, pas le climat.

Déclaration des organisateurs du Sommet des Peuples à Lima, présentée au ministre de l’environnement du Pérou, président de la COP 20, le jeudi 11 décembre.

Déclaration de Lima, Lima, 11 décembre 2014

Le sommet des peuples face au changement climatique, qui s’est tenu à Lima du 8 au 11 décembre 2014, correspond aux mobilisations et résistances actuelles d’une grande diversité d’organisations, mouvements, plateformes, réseaux et collectifs sociaux, syndicaux, femmes, paysans, indigènes, jeunes, écologistes, religieux, artistiques et culturels péruviens et internationaux . Nous nous réunissons pour poursuivre le débat et partager les nombreuses formes de luttes et de résistance pour la construction de la justice sociale contre le système capitaliste et patriarcal, raciste et homophobe, pour le respect des divers modes de vie sans exploitation ni spoliation des biens de la nature, pour que les peuples décident en commun de la gestion de leurs ressources d’énergie, pour la réduction des inégalités sociales ainsi que pour promouvoir le Buen Vivir (Bien Vivre) comme mode de vie en harmonie avec la Nature et la Terre Mère.

Le capital cherche à résoudre la crise systémique en imposant son emprise sur l’eau, le saccage des territoires et du patrimoine naturel, la rapacité, la production de combustibles fossiles, l’exploitation accrue des travailleurs et des travailleuses, la répression des mouvements sociaux accompagnée de violence physique et psychologique, augmentant de diverses manières la criminalisation des luttes, des peuples, la militarisation et le contrôle des territoires. Et tout cela est soutenu par les médias. A cela s’ajoute la mise sous tutelle des États et de leurs bureaucraties par le pouvoir économique, le paiement des dettes injustes et odieuses, et beaucoup de faits qui bénéficient exclusivement aux véritables détenteurs du pouvoir auxquels les États se soumettent docilement, les entreprises nationales et les multinationales avec leurs relais politiques.

Dans un tel contexte, le Sommet des Peuples est le porte-parole des secteurs exploités et opprimés du monde, de ceux et celles qui sont marginalisé-e-s par un système économique et culturel qui les soumet aux influences racistes, fondamentalistes, machistes et patronales qui bénéficient au modèle capitaliste. En ce moment crucial que traverse l’humanité, alors que le changement climatique très grave dont nous souffrons tous exige d’engager des actions urgentes à un niveau global, nous demandons aux gouvernements – et à l’Organisation des Nations Unies réunie pour la COP 20 – d’adopter des accords qui respectent et valorisent la vie des peuples autochtones, paysans et urbains, et qui promeuvent la préservation de la biodiversité dans son ensemble. Nous refusons tout mécanisme de marché proposé comme solution aux problèmes climatiques et environnementaux.

Nous qui nous réunissons dans ce Sommet des Peuples, nous héritons et faisons partie du processus de luttes menées au sein de nos peuples, et nous nous présentons aujourd’hui avec toute cette force et expression collective. C’est en ce nom que nous demandons :

– Que les gouvernements du monde respectent nos territoires, nos droits et nos modes de vie, nos cultures, nos coutumes et conceptions de la vie et du monde que nous habitons. Nous dénonçons l’exploitation de nos ressources naturelles et de nos territoires par l’industrie extractiviste, qui mettent en péril nos moyens de subsistance, notre identité et la relation harmonieuse de nos communautés avec la Terre Mère. Nous demandons la reconnaissance de la propriété territoriale des communautés qui y ont vécu jusqu’à aujourd’hui. Nous n’acceptons pas le contrôle par l’étranger des territoires, ni les processus de négociation ni les propositions de fausses solutions pour le climat.

Les gouvernements doivent garder comme principe de base le respect de nos formes de vie ancestrales et la reconnaissance au droit d’auto-détermination en tant que nation et peuples autochtones.

  • Nous demandons aux Etats d’engager le débat avec la société civile sur le concept d’émissions nettes évitables, ce qui permettrait un accord climatique 2015 avec une compensation pour les pays non industrialisés du fait de non exploiter les énergies fossiles et permettant de financer la transformation des sources d’énergie. Nous insistons pour l’adoption d’un impôt global sur les transactions financières internationales, qui nous garantisse des fonds suffisants pour une réelle transition incluant une justice sociale.
  • Ainsi, nous déclarons que l’ensemble des initiatives prises pour inverser la dramatique tendance climatique actuelle de la planète, doit prendre en compte les responsabilités historiques des pays développés, reconnaître la dette écologique historique qu’ils ont contracté envers les pays du Sud et la réparer. En particulier, les transnationales au capital privé situées dans les pays développés doivent être reconnues comme responsables de leurs pratiques à un niveau global. C’est pourquoi nous exigeons que Justice soit faite pour les cas de contamination de Newmont, Dorean au Pérou et de Chevron-Texaco entre autres, qui ont perpétré un des plus grands écocides de la planète en Amazonie.
  • Nous exigeons des gouvernements et des entreprises d’accepter et de respecter notre droit humain à un travail digne, avec le plein exercice de nos droits individuels et collectifs, garantissant un processus de réelle transition vers un monde nous permettant d’améliorer notre qualité de vie. Nous demandons des garanties pour un accès universel aux systèmes de protection et de sécurité sociale, le respect de notre liberté syndicale et une répartition juste et équitable de la richesse produite par notre travail et nos connaissances.
  • Nous considérons qu’aucune action pour faire face au changement climatique ne sera efficace ou viable si elle ne s’accompagne pas de politiques publiques en faveur de l’agriculture familiale et paysanne, d’une réforme agraire, de la souveraineté et la sécurité alimentaire de nos peuples, d’une production soutenable, à base d’agro-écologie, autochtone, sans OGM ni pesticides, produite pour l’alimentation humaine et pour la préservation de la biodiversité. Nous croyons que pour avancervers un monde juste et une économie locale, solidaire, coopérative, féministe et communale, il est fondamental de reconnaître le droit humain à l’alimentation, mais aussi l’apport fondamental de l’agriculture paysanne qui représente 70% de l’alimentation mondiale. Nous exigeons de ralentir la production et l’expansion des agro-carburants, qui engendrent déforestation, érosion des terres, contamination des sources d’eau et de l’air, et ne sont qu’une autre forme de recolonisation territoriale.
  • Ces dernières années, une des stratégies du capital a été de renforcer les processus deprivatisation, de marchandisation et de financiarisation de la nature, à travers l’économie verte, qui nous propose de fausses solutions à la crise climatique. Parmi celles-ci, on note : le Mécanisme de Développement Propre (MDP), les projets de Réduction des Émissions liées à la Déforestation et la Dégradation des forêts (REDD), les OGM; les agro-carburants, la géo-ingéniérie, les méga projets hydroélectriques, les centrales nucléaires, la fracturation hydraulique, la smart agriculture ou agriculture intelligente.
  • Une des stratégies du capital repose aussi sur ce qu’on appelle l’impunité des multinationales et des gouvernements, à travers les traités de libre-échange et de protection des investissements, entre autres, ceux qui veulent privatiser les services essentiels comme l’eau, l’éducation, la santé et l’habitat, et qui s’attaquent aux droits humains des travailleurs et des peuples. Le Sommet des Peuples refuse toutes ces stratégies du capital.
  • Ainsi que nous l’avons dit plus haut, nous dénonçons le système capitaliste patriarcal qui maintient oppression et contrôle sur le corps, le travail et la vie des femmes, encourage la violence sexuelle et la traite, les exclut de secteurs de la vie sociale et des espaces publics. Il est nécessaire d’aller vers une autre division du travail, qui ne mette plus le travail féminin à un rang inférieur, qui ne rende pas invisible le travail domestique – grâce auquel la reproduction sociale est possible – ni le subordonne aux lois du marché. Nous exigeons un changement radical afin de reconnaître le travail reproductif comme base de l’humanité et des relations au sein des communautés.. Toutes les alternatives doivent prendre en compte la perspective féministe et encourager des relations plus justes entre hommes et femmes.

Source di texte :

cumbrepuebloscop20.org

 

viacampesina

L’Union paysanne et La Via Campesina

À propos de La Via Campesina

viacampesinaLa Via Campesina regroupe des organisations et mouvements de paysans et paysannes, de petits et moyens producteurs, des associations et syndicats de travailleurs, d’ouvriers agricoles, migrants, sans terre, de femmes et de jeunes ruraux, de peuples indigènes et de pêcheurs artisans.

Il faut savoir que la structure interne décentralisée de LVC se découpe en 9 grandes Régions (Amérique du Nord, Amérique Centrale, Caraïbes, Amérique du Sud, Europe, Afrique 1, Afrique 2, Asie de l’Est et du Sud-Est et Asie du Sud).

 

Extraits du rapport du délégué de l’Union paysanne, Emmanuel Beauregard, à la 6e Conférence Internationale de La Via Campesina à Jakarta, Indonésie (7-12 Juin 2013) :


Avant sa fondation il y a 20 ans, en 1993, on n’aurait jamais cru que les paysanneries, qu’on disait en voie de disparition, n’auraient formé un tel mouvement à l’échelle mondiale pour se donner une voix commune et une pareille force politique pour défendre leurs droits. Je pense que l’Union paysanne et ses membres ont de quoi être fiers d’être depuis 10 ans partie prenante de ce qui est maintenant le plus vaste mouvement agraire international (regroupant plus de 210 millions de personnes)!

Je reste cependant plus que jamais convaincu du bien-fondé du principe « penser globalement, agir localement ». Nos luttes pour une réelle souveraineté alimentaire et une réforme agraire au Québec, c’est à nous de les mener, paysans et paysannes, jeunes néo-fermiers, petit-e-s producteurs et productrices agroécologiques, artisan-e-s du terroir, en solidarité et avec le soutien de nos allié-e-s (consommateurs ruraux et urbains, associations et coopératives locales, régionales et nationales de petit-e-s producteurs et productrices, ouvriers agricoles, étudiant-e-s, enseignant-e-s et chercheur-e-s, écologistes et féministes, etc.). Il est clair que les politiques économiques (accords de libre-échange, exportations-dumping sur les marchés étrangers) promues et adoptées par les gouvernements capitalistes néolibéraux de nos pays (Québec-Canada) ont un impact destructeur sur la capacité d’autres peuples à assurer leur souveraineté alimentaire. Nous devons d’abord et avant tout continuer à nous mobiliser ici pour mettre un terme aux politiques publiques néolibérales de nos gouvernements et États qui sont néfastes non seulement pour la paysannerie québécoise, mais aussi pour celles d’autres pays.


 

Pour en savoir plus sur La Via Campesina:
http://viacampesina.org/fr/
http://tv.viacampesina.org/?lang=fr

 

Comité international de l’Union paysanne

Le comité international est formé de membres de l’Union paysanne. Il a pour objectif d’aider à resserrer les liens entre l’Union paysanne et ses alliés au Canada et à l’étranger, principalement La Via Campesina (LVC) et les organisations qui en font partie.

Pour ce faire, le travail du comité se divise en deux volets principaux.

Volet 1 – Relations internationales

Le comité appuie l’Union paysanne dans ses communications avec La Via Campesina et ses alliés. Il assure également la participation de l’Union Paysanne aux conférences, aux instances décisionnelles, et au sein des groupes de travail de La Via Campesina, particulièrement au niveau de la région Amérique du Nord (Canada, États-Unis, Mexique).
Le comité se maintient informé et il peut également appuyer des campagnes, pétitions, et organiser des activités de solidarité internationale avec les alliés de l’Union paysanne.

Volet 2 – Formation

Afin que le plus grand nombre de membres puissent s’inspirer des expériences de luttes, de l’expertise et des analyses rassemblées par La Via Campesina, le comité partage les communiqués et déclarations de LVC, de même que l’information relative à l’actualité internationale concernant les organisations paysannes et les grands enjeux qui intéressent l’Union paysanne.

Le comité travaille ainsi à renforcer les liens entre les milieux urbains, ruraux et internationaux.

Survol de la participation de l’Union paysanne dans La Via Campesina

Depuis ses tout premiers débuts l’Union paysanne fait partie du mouvement international La Via Campesina. L’Union paysanne s’est d’ailleurs grandement inspirée du travail de la Confédération Paysanns en France, et José Bové est venu au Québec afin d’appuyer la fondation de l’Union paysanne.

Au fil des ans, des membres paysans et de la relève agricole de l’Union paysanne ont représenté l’organisation à différentes réunions de La Via Campesina (Conférence internationales, Conférences de mi-terme, réunions régionales, réunions de Commissions thématiques, forums internationaux, etc). La participation de l’Union paysanne à ces rencontres permet de contribuer à l’élaboration de stratégies et de positions communes en vue de faire front commun entre organisations membres de La Via Campesina. Celles-ci constituent une source d’inspiration constante à continuer la lutte pour la défense des droits paysans.

Action et conférence de presse en solidarité avec Haiti à Montréal Juin 2010Au Québec, l’Union paysanne a contribué à l’organisation de nombreux événements en partenariats avec des alliés du mouvement paysan international afin de partager l’analyse des enjeux internationaux selon la perspective paysanne, et aussi faire connaître les luttes des paysans afin de de les appuyer ou de s’en inspirer.

Par exemple, en 2003, une tournée de 3 paysans mexicains fut organisée par le Comité pour la justice sociale et le Comité pour les droits humains en Amérique latine en collaboration avec l’Union paysanne.

L’Union paysanne a aussi collaboré à organiser des visites de fermes et d’institutions d’enseignement à Victoriaville, La Pocatière, Mirabel, Québec, Montréal et Kamouraska.

D’année en année, l’Union paysanne a souligné le 17 avril, Journée Internationale des Luttes paysannes, de différentes façons, notamment par:

  • Une journée de discussion à Montréal abordant plusieurs thèmes tels que les droits humains des paysans mexicains et l’avenir de l’herboristerie.
  • Des soirées avec le Comité pour la justice sociale et avec le Comité des droits humains en Amérique Latine (CDHAL) sur la situation de la paysannerie au Brésil et au Québec, sur les OGM, sur les communautés zapatistes, etc.

À trois occasions, l’Union paysanne a co-organisé (avec Inter-Pares, Greenpeace et d’autres) des événements à Montréal faisant partie de tournées pancanadiennes portant sur les effets des politiques canadiennes en matière d’OGM sur les systèmes alimentaires des pays du Sud. Les conférenciers venaient surtout de pays africains francophones.

Avec l’appui financier d’Inter-Pares et de Développement et Paix, l’Union paysanne a également organisé une réunion régionale de LVC à St-Côme, suivi d’un événement pour le public à Montréal, lequel avait été bien couvert par La Terre de chez nous.

 

Pour vous impliquer, en savoir davantage ou joindre la liste de diffusion des activités internationales de l’Union paysanne, veuillez contacter le comité international à l’adresse suivante : international@unionpaysanne.com

 

Vers une Déclaration des droits humains des paysans

En ce 10 décembre 2012, Journée internationale des droits humains, deux organisations québécoises tiennent à souligner une importante avancée dans la reconnaissance des droits humains de cette moitié de la population mondiale qui vit toujours en milieu rural.

À l’issu d’un processus amorcé en septembre passé, le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies adopta la résolution sur la Promotion des droits des paysans et des autres personnes vivant en milieu rural. Ainsi, le 27 septembire dernier, le Conseil des droits de l’Homme a mis en branle un processus menant à une éventuelle Déclaration sur les droits humains des paysans et des autres personnes vivant en milieu rural. Cette démarche est d’autant plus significative que les paysans eux-mêmes seront consultés au cours des travaux menant à l’élaboration du texte final de la Déclaration.

C’est à partir du constat de la vulnérabilité des communautés paysannes et de la nécessité de mesures spéciales pour garantir leurs droits, que le comité consultatif a élaboré le premier projet de déclaration. Le Rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation, Olivier De Schutter, proche du processus, considère qu’en protégeant l’accès à la terre et aux autres moyens de production une telle déclaration renforcerait l’agriculture paysanne de subsistance face à l’agriculture industrielle. Ceci offre, de l’avis de l’Union paysanne et du Comité pour la Justice sociale, une réelle solution au problème de la faim qui, à l’échelle mondiale, poursuit sa croissance malgré les promesses décennales de l’agro-industrie.

Les organisations québécoises sont consternées par l’absence d’appui à cette initiative de la part des pays riches du Nord. En effet, huit pays européens et les États-Unis se sont opposés à la résolution, qui, parrainée par la Bolivie, a néanmoins reçu l’appui de vingt-trois pays membres du Conseil. (Notons quinze abstentions.)

Selon Maxime Laplante de l’Union paysanne (organisation québécoise faisant partie de la coalition internationale la Via Campesina) la Déclaration, même à son stade actuel, servirait à aider le mouvement paysan à résister aux efforts des grandes compagnies transnationales, appuyées par des instances internationales et des gouvernements de certains pays du Nord, de remplacer l’agriculture écologique paysanne par une agriculture, dite plus productive, hautement dépendante des intrants chimiques et de la biotechnologie. Car, en plus du droit à la terre, la Déclaration met en évidence les droits des paysans de garder, de vendre ou d’échanger les semences, de protéger l’environnement et de ne pas être affectés par la contamination résultant de l’utilisation de produits chimiques et des OGM. Dans ce contexte, la proposition actuelle, dénoncée par la Via Campesina, d’autoriser la plantation au nord du Mexique de 2,4 million d’hectares de maïs génétiquement modifié, au détriment des semences traditionnelles et de l’agriculture paysanne, est en soi une violation des droits humains.

En Amérique centrale, le CJS a constaté les ravages causées par les activités des compagnies minières qui polluent l’eau et la terre, brisant des communautés entières et leurs moyens de subsistance en échange de quelques emplois qui disparaîtront sitôt le sol vidé de ses ressources. Également, les grandes plantations industrielles, dont la production est généralement destinée à l’exportation, souvent pour des biocarburants, remplacent les milliers de petits producteurs, leur coupant leur emploi, leur source de revenu, leur capacité de transmettre leur identité culturelle aux prochaines générations, tout en raréfiant les produits alimentaires dont le coût augmente.

Dans plusieurs pays du Sud, c’est tragiquement souvent au prix de leur vie que les paysans se mobilisent pour faire respecter leurs droits. Rappelons les décès survenus cette année au Honduras dans la vallée d’Aguàn où 300 000 paysans sans terre protestent encore aujourd’hui contre leurs conditions en occupant les terres de Facusse, riche propriétaire terrien. Bien que les agriculteurs du Nord ne subissent pas de graves violations de leur droit à la vie et à l’intégrité physique, ils souffrent, en tant que petits ou moyens agriculteurs, d’un manque de respect de leurs droits socio-économiques. À titre d’exemples, en Italie, le gouvernement central est présentement en Cour pour empêcher les instances régionales de la Calabre de favoriser la commercialisation des produits locaux. Au Québec, les petites fermes pratiquant une agriculture écologique diversifiée sont les parents pauvres du monde agricole. Sur tous les continents, des traités de libre échange, de plus en plus contraignants, et des plans d’investissement menacent l’agriculture paysanne locale.

C’est en honorant les défenseurs des droits des paysans partout dans le monde, que le Comité pour la justice sociale et l’Union paysanne saluent ce projet de Déclaration historique.

 

Maxime Laplante 418 926 2473
Karen Rothschild 450 458 2005

 

Pièce-jointe :

com-up-2012-12-10-declaration-droits-humains-paysans.pdf (71,5 ko)

Madame Marois: Pas de souveraineté alimentaire sans agriculteurs souverains

St Hyacinthe, 24 septembre 2012. Madame Marois, le parti Québécois a repris depuis quelques temps un terme qui est employé par les paysans du monde entier afin de faire valoir leur droit à l’autodétermination en terme d’agriculture et d’alimentation: la souveraineté alimentaire.

Ce concept a été développé par la Via Campesina1 aux termes de rencontres régionales, nationales et mondiales s’étalant sur plusieurs années. C’est donc un mot chargé de sens et qui porte le travail et les espoirs de plus d’un milliard de paysans et d’artisans sur le globe; il ne doit donc pas être pris à la légère.

L’Union paysanne a introduit le concept de souveraineté alimentaire au Québec depuis sa fondation, car elle y croit et qu’elle y travaille concrètement comme membre de la Via Campesina. Malheureusement, l’expression a été récupérée par l’Union des producteurs agricoles qui en a purgé les éléments les plus compromettants pour elle et travesti le sens profond pour en faire un concept fourre-tout.

La souveraineté alimentaire, telle que définie par les paysans du monde entier, s’oppose à tout ce qui rend les agriculteurs dépendants de l’agro-industrie: OGM, pesticides, engrais chimiques, brevets sur les semences, etc. Autant de chose qui ont été exclus par l’UPA de sa définition-maison.

La souveraineté alimentaire suppose également le droit à la syndicalisation des ouvriers agricoles. Et bien, l’UPA s’y est opposé et s’y oppose encore. Mais surtout le concept de la souveraineté alimentaire inclut de façon intrinsèque l’autonomie des agriculteurs et la liberté d’association. Madame Marois, devons-nous vous rappeler que le Québec est le seul endroit sur la planète qui, pour le seul bénéfice de l’UPA, refuse à ses agriculteurs le droit de s’associer librement? Où est l’héritage de René Lévesque dans cela?

Le parti Québécois a depuis plus de 20 ans un bilan lourdement négatif avec l’agriculture, surtout en ayant omis de gouverner et cautionné de très mauvais choix. Un bon nombre de députés de votre parti nous on raconté cette blague qui circulait dans les coulisses de l’Assemblée nationale: «l’agriculture, pas besoin de s’en occuper… l’UPA s’en occupe».

Les déclarations de votre député Marie Bouillé quand à un «sommet sur l’avenir de l’agriculture» n’a évidemment rassuré personne. Faut-il rappeler que la population du Québec a connu il y a 5 ans l’une des plus importantes commissions de son histoire, réunissant la population et le monde agricole? Faut il rappeler que cette commission donna un rapport audacieux, visionnaire et encensé par tous… hormis l’UPA?

D’un autre côté, nous sommes conscients que vous vous présentez comme une chef de parti voulant changer les choses et que l’écologie semble faire partie de votre vision avec des décisions comme Gentilly et les gaz de schiste. En ce sens, les nominations de personnes comme Daniel Breton, Nicole Léger, Stéphane Bergeron, Martine Ouellet et Scott Mackay sont des signes d’espoir. «Pourrez-vous assurer aux agriculteurs et à la population du Québec que la cogestion de l’agriculture avec l’UPA est bel et bien terminée et que votre parti est venu pour gouverner?»

Depuis sa fondation, l’Union paysanne a travaillé avec les autorités en place, fournissant analyse et expertise pour une meilleure compréhension de la situation agricole. Notre alliance unique entre fermiers et citoyens a su orienter les débats vers une vision globale de l’agriculture. Bien avant le virage vers une «politique alimentaire», l’Union paysanne avait compris que les consommateurs et l’environnement doivent faire partie de la réflexion de société pour élaborer un nouveau contrat avec l’agriculture. Derrière les différents rapports des dernières années il y a l’Union paysanne et ce n’est pas un hasard.

À cet égard, nous sommes plus que disposés à travailler avec le nouveau gouvernement formé pour faire part d’une vision renouvelée de l’agriculture. Et nous, nous ne réclamons pas plus de subventions. Au contraire, les paysans et les artisans sont des entrepreneurs, des chefs d’entreprises qui demandent d’abord de l’autonomie et de la liberté afin de créer. Nous avons un contrat social à vous proposer, à l’avantage de la population et des fermiers. Et nous tenons à le réaffirmer, il n’y aura pas de réelle souveraineté alimentaire… sans agriculteurs souverains.

 


 

Pour Information:

Benoit Girouard, président Union paysanne: 450-495-1910
Maxime Laplante, vice-président: 418- 926-2473

1- Née en 1992, la Vía Campesina est un mouvement international composé d’organisations paysannes de petits et moyens agriculteurs, de travailleurs agricoles, de femmes ainsi que par des communautés indigènes d’Asie, d’Afrique, d’Amérique et d’Europe. Il représente le plus grand mouvement d’agriculteurs au monde.

C’est un mouvement autonome, pluraliste et indépendant de tout mouvement politique, économique ou autre. Il est composé d’organisations nationales et régionales qui préservent leur autonomie. Le mouvement s’organise en sept régions: Europe, Asie du Nord-Est et du Sud-Est, Asie du Sud, Amérique du Nord, Caraïbes, Amérique centrale et Amérique du Sud.

Pièce-jointe :

com-up-2012-09-24_souverainete-alimentaire.pdf (116 Kio)

Séminaire international sur la réforme agraire au XXIième siècle

(Bukit Tinggi, 12 juillet 2012) La Via Campesina et la Campagne mondiale pour la Réforme agraire avec leur hôte Serikat Petani Indonesia (Syndicat paysan d’Indonésie) organisent un séminaire et un atelier international intitulé: “Réforme agraire et Défense de la Terre et des territoires au XXIième siècle: Enjeux et Futur” du 10 au 14 juillet 2012 à Bukittinggi, Sumatra Ouest, en Indonésie.

Cette réunion sur la stratégie internationale a lieu alors que le ralentissement économique qui affecte le monde s’avère être le plus grave depuis la grande dépression des années 30. Les crises multiples de l’alimentation, de l’emploi, des conditions de vie, du climat, de la biodiversité, de l’énergie et de la finance, ajoutées à une agravation de la pauvreté, des inégalités, de la faim et de la destruction environnementale, illustrent bien la destruction causée par le capitalisme et les politiques néolibérales.

De nos jours, 1 milliard de personnes, dont la majorité vit en Asie, souffrent de la faim. L’augmentation de la faim est liée aux augmentations considérables des prix alimentaires. Les personnes qui vivent dans la pauvreté n’ont plus les moyens de nourrir leur famille. Il est aussi important de constater que l’augmentation de la faim est liée  aux développements de l’agriculture industrielle qui introduit des monocultures et accapare massivement les terres. L’accaparement des terres est un phénomène mondial, porté par les élites nationales et transnationales, les grandes sociétés et les investisseurs avec le concours de certains gouvernements; le but étant de contrôler les ressources les plus précieuses encore présentes dans le monde. Les politiques de la Banque mondiale et des banques de développement régional se prêtent aussi à cet accaparement des ressources.

A cause des crises mondiales, la prise de contrôle des ressources encore présentes sur la planète – la terre, l’eau, les forêts, la biodiversité –  est devenue cruciale à la survie du capitalisme et des grandes sociétés. Lors du récent sommet sur la terre de Rio de Janeiro, au Brésil, cet accaparement des ressources a été institutionalisé sous le nom “d’économie verte.”

Les développements récents et les réalités changeantes du monde actuel rendent cette réunion internationale très pertinente. Les délégués de 26 pays venant d’Amérique latine, d’Afrique, d’Europe et d’Asie, membres et dirigeants de La Via Campesina, de la Campagne mondiale sur la Réforme agraire ainsi que d’autres organisations progressistes et de mouvements sociaux, des universitaires, se sont retrouvés afin de réfléchir et de développer de nouvelles stratégies menant à la réforme agraire du XXIième siècle. Il s’agit d’une réforme agraire fondée sur la justice sociale, sur les traditions radicales des anciennes réformes agraires en évitant leurs faiblesses, mais, plus que tout, cette réforme agraire doit être fondée sur la souveraineté alimentaire et l’agroécologie.

En tant que coordinateur général de La Via Campesina, Henry Saragih, a déclaré lors de l’ouverture de la réunion que “la destruction et l’accaparement des ressources des paysans, des paysannes et des pauvres s’intensifient, et si nous voulons réussir à défendre nos terres, nos territoires, notre futur même, nous devons nous rassembler et identifier clairement le modèle de réforme agraire que nous voulons, ainsi que les stratégies nécessaires à sa mise en œuvre.”

Lettre de solidarité avec les organisations de La Via Campesina au Mali

Tamil Nadu, Inde 30 Mars 2012. Le Comité de Coordination Internationale de La Vía Campesina, réuni à Tamil Nadu en Inde suit avec intérêt les événements politiques survenus dans votre pays le Mali. Il est clair que les populations en souffrent et particulièrement les paysans et paysannes, qui sont les plus affectés par cette crise, nous en sommes convaincus.

La Vía Campesina Internationale exprime sa solidarité avec les organisations paysannes et leurs membres ainsi qu’à tout le peuple malien victime de cette grave crise à laquelle nous souhaitons une fin heureuse, une fin qui respecte l’intégrité d’un territoire malien uni pour que la paix revienne le plus rapidement possible.

Les paysannes et les paysans maliens ont besoin de la paix dans la totalité du pays pour continuer leurs activités de production agro écologique pour la souveraineté alimentaire de toute la population malienne. La Vía Campesina partage la douleur des familles, notamment les femmes qui ont perdu leurs maris dans cette crise politique, les enfants devenus orphelins et à tous ceux qui ont été touchés d’une manière ou d’une autre par les évènements douloureux vécus par le peuple malien. Nous souhaitons prompt rétablissement aux blessés.

Nous ne soutenons pas un renversement de régime par un coup d’état. Nous souhaitons l’ouverture d’une large concertation le plus rapidement possible où toutes les composantes de la société malienne soient partie prenante.

Nous souhaitons l’organisation d’élections libres et démocratiques pour que l’ordre constitutionnel soit vite rétabli.

Globalisons la lutte, Globalisons l’espoir.

La Via Campesina