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Calendrier des Fêtes des Semences 2012

semences-patrimoine_thumbC’est le temps de préparer la saison de jardinage 2012. Avec une bonne terre et de bonnes semences, il y a de quoi espérer… Plusieurs Fêtes des semences sont organisées cette année encore, un peu partout au Québec. N’hésitez-pas à aller y faire un tour, ce sont de véritables bazars pour jardiniers écologiques. Une excellente façon de commencer la saison du bon pied.

Dans une Fête des Semences près de chez-vous!

La liste ci-dessous est basée sur les informations publiées à ce jour sur le site Semences du Patrimoine.

Montréal
Samedi 11 Février 2012
10h00 à 16h30

Plessiville
Samedi 18 Février 2012
10h00 à 15h00

Saint-Apollinaire
Dimanche 19 Février 2012
10h00 à 15h00

Sainte-Émélie-de-l’Énergie (Lanaudière)
Samedi 25 Février 2012
10h00 à 17h00

Saint-Vallier
Samedi 3 Mars 2012
10h00

Québec
Dimanche 4 Mars 2012
10h00 à 16h30

Gatineau
Dimanche 18 Mars 2012
10h00 à 17h00

Coaticook
Samedi 14 Avril 2012
10h00 à 16h00

 

Pour tous les détails sur ces événements (lieu, contact, description), visitez le site Semences du patrimoine.

Des Fêtes des Semences pour la diversité culturelle…

Destinées aux amants et curieux de jardinage écologique, les Fêtes des semences bénéficient d’un engouement certain auprès de la population. On a qu’à assister à l’édition de la fête montréalaise au Jardin botanique pour y constater la foule qui s’y rend chaque année. Un peu partout au Québec et ailleurs, des événements similaires se mettent sur pied grâce à l’initiative concertée de citoyens et de groupes communautaires locaux.

Diversité culturale!

Derrière ces rassemblements printaniers se trouve l’idée de donner aux citoyens l’occasion de participer à la sauvegarde et à la propagation du patrimoine végétal vivant. Sont conviés à participer à ces fêtes : le public en général, les cultivateurs, les producteurs de semences « à pollinisation libre », les organismes et regroupements engagés localement en agriculture et en environnement, les maisons d’enseignement, etc. De la tomate « corne de bouc » à celle plutôt « Savignac » (du père du même nom, dans Lanaudière) en passant par le fameux « concombre de tante Alice » de la région de Bellechasse, la visite des différentes lignées de fruits et légumes s’étend sur de nombreux kilomètres…

De toutes les couleurs…

Alors on s’aperçoit qu’une tomate peut non seulement être rouge à maturité, mais aussi pourpre, noire, jaune, orange, verte striée de jaune… Et que dire de la betterave jaune ou de celle crapaudine, de la carotte rouge et du maïs bleu! Hybrides? Pas du tout. OGM? Non plus! Ce sont des mains de paysans du monde entier qui, par leur long travail de sélection, ont forgé le caractère génétique des familles végétales. Sans oublier l’apport non négligeable des terroirs dans lesquels ces plantes ont évolué. Un patrimoine génétique qui, on le sait, tend à disparaître progressivement avec l’industrialisation de notre alimentation. Le développement de l’agroalimentaire moderne, qui requiert un grand besoin d’uniformité des cultivars, est loin d’aider à sauvegarder toutes ces variétés de plantes diverses et singulières, véritables trésors de la nature.

Ça germe, partout au Canada

C’est là qu’intervient la mission du programme Semencier du Patrimoine Canada, un réseau de passionnés de plantes rares et traditionnelles s’étendant à la grandeur du territoire canadien. L’organisme, dont la raison d’être est justement de favoriser la protection du patrimoine végétal, a assisté le développement des Fêtes des semences partout au pays. Il coordonne et diffuse au plan national les dates de chacun de ces événements, en plus d’y participer sur place par le biais de bénévoles. Ce sont cependant des acteurs locaux qui prennent en charge l’organisation des Fêtes dans chaque région. Un petit guide pour la mise en place de tels événements a aussi été créé.

Et au Québec aussi

Au Québec, à la première Fête des semences qui avait eu lieu en 2001 au sous-sol d’une église de Notre-Dame-de-Grâces, se sont ajoutées celles de Saint-Georges-de-Beauce, de Saint-Vallier-de-Bellechasse, puis Saint-Apollinaire, Sherbrooke, Sorel-Tracy, Lanaudière… Des fêtes populaires qui répondent à un désir des citoyens à prendre part au devenir de leur alimentation et de l’agriculture en général.


Texte basé sur un article écrit par Marc-Antoine Minville et paru dans le Journal de l’Union paysanne, no 13 (Avril/Mai 2005).