Articles

Une pétition pour faire de la Gaspésie un territoire sans organisme génétiquement modifié (OGM)

Un apiculteur de la Baie-des-Chaleurs, John Forest, lance une pétition pour faire de la Gaspésie un territoire sans organisme génétiquement modifié (OGM).

L’homme de Maria, qui produit du miel biologique, estime que les pesticides et les herbicides détruisent ses essaims.

Le recours aux semences génétiquement modifiées pour résister aux pesticides et aux herbicides est donc un sujet de préoccupation important pour M. Forest. L’homme d’affaires, qui exploite chaque été près de 800 ruches, veut aussi préserver les 14 emplois de sa PME.

L’apiculteur demande donc à la population de signer une pétition pour bannir les semences de maïs et de soya transgéniques de la Gaspésie. « C’est de faire signer le plus de monde possible. Après ça, aller voir les députés, aller voir le MAPAQ, aller voir l’UPA », explique John Forest.

Pour signer la pétition (si vous habitez une région de la Gaspésie) :

Vous pouvez aussi signer cette pétition d’appui lancée par l’Union paysanne :

Source :  Une pétition pour une Gaspésie sans OGM (Radio-Canada)

 

Le Rocher Percé - Dessin de McLoed

Gaspésie sans OGM – Pétition en appui aux gens de la Gaspésie

Avec l’intérêt suscité par l’initiative de John Forest, un apiculteur bien connu de la Baie-des-Chaleurs en Gaspésie qui a mis en ligne une pétition pour une Gaspésie sans OGM et suite nombreux commentaires de nos membres et du public qui nous ont signifiés leur désir de soutenir cette cause jugée importante non-seulement pour la santé humaine mais également pour la survie de l’agriculture biologique au Québec.

L’Union paysanne vous permet dès à présent d’appuyer cette initiative en Gaspésie, qui pourrait être la première étape vers un Québec sans OGM!

 


 

Pétition pour l’exclusion de plantes OGM et organismes génétiquement modifiés en Gaspésie

Attendu que:

  • Les plantes génétiquement modifiées ont été mises en marché sans être étiquetées en dépit des risques écologiques et commerciaux qu’elles représentent;
  • L’État québécois soutient financièrement -par les programmes d’assurance revenu- les agriculteurs qui font des cultures commerciales de plantes génétiquement modifiées;
  • Au contraire des promesses des fabricants, les pratiques agricoles associées à ces technologies augmentent la quantité de pesticides appliquée dans le milieu;
  • Le secteur agroalimentaire gaspésien mise sur le développement des produits distincts et à valeur ajoutée, comme les aliments sans OGM, d’appellation spécifique ou biologiques;
  • La résolution 8053 de la MRC de la Haute-Gaspésie a fait de la Haute-Gaspésie une région Verte et Active qui souhaite bannir l’utilisation des OGM et faire du territoire une zone sans contamination.

Signer la pétition

{petition identifier= »gaspesie_sans_ogm_appui »}

 


 

Le Rocher Percé - Dessin de McLoed


 

Pour en savoir plus :

 

Semences - Capsule 3

Défendre la culture, l’innovation et les savoir-faire paysans

La situation politique actuelle en agriculture au Québec ne permet pas de réelle innovation et favorise les plus gros au détriment de la vraie agriculture à échelle humaine que nous appelons également « paysanne ».

 

 

 

{source}
<iframe width= »560″ height= »315″ src= »//www.youtube.com/embed/bfmZmNTnmXM » frameborder= »0″ allowfullscreen></iframe>
{/source}

 

Production : Union paysanne. Caméra et montage : Catherine Gallichand. Musique : Promise Land.

Voir cette vidéo sur Youtube : http://youtu.be/bfmZmNTnmXM

 

Fonds de défense agricole de l’Union paysanne

L’Union paysanne lance un fonds de défense agricole sur la plateforme de sociofinancement Haricot afin de soutenir des démarches juridiques et politiques initiées par ses membres. Depuis maintenant 12 ans, nous travaillons au déploiement d’une agriculture diversifiée, écologique et à échelle humaine. Malheureusement, en raison du monopole syndical accordé à l’Union des producteurs agricoles (UPA), peu de marge de manœuvre existe pour les paysans et les agriculteurs.

 

Par exemple, en raison des plans conjoints contrôlés par l’UPA, la vente à la ferme ou directe est très souvent jugée illégale. Les agriculteurs poursuivis se retrouvent pratiquement sans recours lorsque vient le temps de faire valoir leurs droits.

Les petits agriculteurs sans moyens face à la « machine »

Par exemple, en raison des plans conjoints contrôlés par l’UPA, la vente à la ferme ou directe est très souvent jugée illégale. Les agriculteurs poursuivis se retrouvent pratiquement sans recours lorsque vient le temps de faire valoir leurs droits. Ils n’ont d’ailleurs pas accès à aucun fonds de défense pour se prémunir des excès du syndicat en situation de monopole.

En 12 ans, plus d’un millier d’agriculteurs ont comparu devant la Régie des marchés agricoles ou devant une cour civile, sans compter ceux qui ont choisi un règlement hors cours en raison du stress et des pressions qu’ils subissent. L’Union paysanne a pu en soutenir un certain nombre dans leur défense, mais pas autant qu’elle aurait souhaité.

 

Avec ce projet sur la plate-forme Haricot et avec VOTRE AIDE, l’Union paysanne prend les moyens financiers pour soutenir les petits agriculteurs qui subissent des poursuites abusives ou inéquitables. Participez généreusement !

Des citoyens alliés dans la défense des droits des petits agriculteurs !

C’est ainsi que nous lançons ce fonds de défense agricole afin de soutenir le travail du comité d’action politique et juridique de l’Union paysanne. Ce fonds visera à soutenir à la fois des actions d’agriculteurs devant des tribunaux, mais également à amorcer des requêtes et démarches politiques afin de modifier le cadre légal agricole pour qu’il permette l’existence d’une agriculture paysanne au Québec.

 

 


 

Pour faire un don

Nous vous invitons à donner généreusement, car la perte de démocratie en agriculture nous affecte tous, et ce de la terre à la table. Pour faire votre don, rendez-vous au : 

Vous pouvez également le faire par la poste en faisant votre chèque au nom de l‘Union paysanne et en le faisant parvenir à l’adresse suivante :

Fond de défense de l’Union paysanne
C.P. 899, succ. Bureau-Chef
Lachute, Québec
J8H 4G5

 


 

En savoir plus

Pour en savoir plus sur la perte de démocratie en agriculture:

 

L’Union paysanne lance un fonds de défense agricole

Lachute, 17 avril 2014 – L’Union paysanne, dans le cadre de la journée internationale des luttes paysannes, lance sur la plateforme de sociofinancement Haricot1, un fonds de défense afin de soutenir des démarches juridiques et politiques initiées par ses membres. Depuis maintenant 12 ans, l’Union paysanne travaille au déploiement d’une agriculture diversifiée, écologique et à échelle humaine.

Malheureusement, en raison du monopole syndical accordé à l’Union des producteurs agricoles (UPA), peu de marge de manœuvre existe pour les paysans et les agriculteurs. Par exemple, en raison des plans conjoints contrôlés par l’UPA, la vente à la ferme ou directe est très souvent jugée illégale. Les agriculteurs poursuivis se retrouvent pratiquement sans recours lorsque vient le temps de faire valoir leurs droits. Ils n’ont d’ailleurs pas accès à aucun fonds de défense pour se prémunir des excès du syndicat en situation de monopole.

En 12 ans, c’est plus d’un millier d’agriculteurs qui ont comparu devant la Régie des marchés agricoles ou devant une cour civile, sans compter ceux qui ont choisi un règlement hors cours en raison du stress et des pressions qu’ils subissent. L’Union paysanne a pu en soutenir un certain nombre dans leur défense, mais pas autant qu’elle aurait souhaité.

Nous mènerons donc des démarches politiques afin de modifier le cadre légal agricole pour qu’il permette l’existence d’une agriculture paysanne au Québec.

Nous lançons donc ce fonds de défense agricole afin de soutenir le travail du comité d’action politique et juridique de l’Union paysanne. Ce fonds visera à soutenir à la fois des actions d’agriculteurs devant des tribunaux, mais également à amorcer des requêtes en vue de faire changer des lois. Nous vous invitons à donner généreusement, car la perte de démocratie en agriculture nous affecte tous, et ce de la terre à la table.

 

Pour faire votre don, rendez-vous au : 

haricot.ca/project/fonds-de-defense-agricole

Vous pouvez également le faire par la poste en faisant votre chèque au nom de l’Union paysanne.

1: www.haricot.ca

 

Pour en savoir plus sur la perte de démocratie en agriculture:

Pièce-jointe :

Pour information :

Benoit Girouard, président Union paysanne: 450-495-1910
Maxime Laplante, Vice-président Union paysanne 418-926-2473

 

semences et souveraineté alimemtaire

Les semences : un enjeu négligé

Dans le contexte agricole actuel où la norme est à la monoculture des champs, des espèces et de l’esprit, produire des semences biologiques et du patrimoine afin d’encourager la vie et travailler avec la nature est une lutte essentielle que l’Union paysanne souhaite souligner en cette journée internationale des luttes paysannes. C’est également l’occasion de soutenir les paysans et paysannes dans leur lutte pour le bien commun qui n’est pas une marchandise.

 

En ce 17 Avril, nous nous mobilisons pour nos semences paysannes!

Le 17 avril 1996, 19 paysans sont morts au Brésil pour avoir manifesté pacifiquement dans le but de reprendre le contrôle sur leur propre production alimentaire. En tant que citoyens et citoyennes, nous devons avoir conscience que notre alimentation soulève de nombreux enjeux politiques, sociaux et économiques. Actuellement au cœur d’une lutte contre le brevetage du vivant, les semences sont un exemple significatif de ce que représentent ces enjeux.

 

Les agriculteurs se mobilisent contre des lois criminalisant des pratiques ancestrales

Au Canada, les agriculteurs de l’Union Nationale des Fermiers mènent une campagne contre le projet de loi fédéral C-18 qui vise à amender la Loi sur la protection des obtentions végétales pour l’harmoniser avec la convention de l’Union internationale pour la protection des obtentions végétales (UPOV) de 1991. Ceci aurait pour conséquence d’accroître le pouvoir des semencières transnationales de recevoir des redevances et contraindre l’usage des variétés qu’elles développent.

En Europe, une loi proposée par la commission européenne veut rendre illégal le fait de faire pousser, vendre ou reproduire des semences qui n’auraient pas été approuvées par une nouvelle autorité : l’agence européenne des variétés végétales. La Via Campesina dénonce cette loi : « En réduisant les droits des paysans à ressemer leurs propres semences, en durcissant les conditions de reconnaissance des variétés par des petits entrepreneurs indépendants, en limitant la circulation et l’échange de graines entre associations et entre planteurs, la Commission Européennes balaye 10000 ans d’histoire ».

Nous vivons dans un monde d’interdépendance où les savoir-faire paysans sont reliés à la multitude des semences que la nature nous offre généreusement. Avec de telles lois, c’est une partie de la biodiversité qui est vouée à disparaitre, emportant avec elle un bout de notre culture et donc de notre identité.

En Inde, Vandana Shiva, chercheuse et activiste, dénonce l’industrie semencière qui tente de nous imposer un monopole. Elle explique que Monsanto a réussi à prendre le contrôle de la production du coton en Inde avec l’appui de gouvernements soumis au néolibéralisme et qu’aujourd’hui, 90% de la production agricole dépend des semences génétiquement modifiées et des poisons qui les accompagnent. Ce contexte a entraîné une destruction du mode de production paysan du coton et l’endettement généralisé des producteurs. Depuis 1995, on dénombre 284 000 suicides de paysans indiens. Vandana Shiva parle d’un véritable génocide occulté par les grands médias du monde entier et dont le principal coupable est Monsanto.

 

Qu’en est-il au Québec?

Au Québec, nous ne sommes pas à l’abri. Avec l’accroissement annuel de la superficie des grandes cultures dédiées aux OGM et la négligence des autorités quant à l’importance d’encourager une production semencière localisée répondant aux besoins de tous les types de production, nous avons complètement perdu notre autonomie semencière.

Les Jardins de l’Écoumène figure parmi les rares semenciers biologiques au Québec. Dans cette capsule vidéo, Jean-François Lévêque parle des défis reliés à la production semencière au Québec, et explique en quoi les semences sont fondamentales à la vie.

 


<iframe width= »560″ height= »315″ src= »//www.youtube.com/embed/4LoA_FwfE54″ frameborder= »0″ allowfullscreen></iframe>

Voir cette vidéo sur la chaîne Youtube de l’Union paysanne.

 

À ce combat d’une vie qu’est la production de semences biologiques, Jean-François Lévêque et Guylaine St-Vincent refusent de payer leur cotisation syndicale à l’UPA (seul syndicat officiellement reconnu par la loi). Jean-François Lévêque s’explique : « les raisons pour lesquelles je ne veux pas adhérer à l’UPA sont simples. Étant un producteur biologique je ne veux pas faire partie d’une organisation syndicale dont je ne partage pas la vision. L’UPA prône une agriculture productiviste qui est à l’opposée de ma façon de travailler la terre. Adhérer à ce syndicat, serait pour moi un non-sens et irait dans la direction opposée à tout le travail que j’ai effectué depuis des années ».

En cette journée des luttes paysannes, soyons vigilants et vigilantes. La société évolue constamment et la démocratie ne doit pas en pâtir. Le brevetage du vivant n’est pas acceptable dans une société démocratique, le vivant doit être réservé au collectif, notamment aux paysans et paysannes qui sont là pour sauvegarder la Terre et son patrimoine dans le partage et la solidarité.

 

Pour en savoir plus :

Campagne de l’Union Nationale des Fermiers contre le projet de loi fédéral C-18

Les Jardins de l’Écoumène VS l’Union des producteurs agricoles

Série de messages vidéos enregistrés pour célébrer le 17 avril sur le site ViaCampesina TV

Réseau Combat Monsanto

Entrevue avec Vandana Shiva

 

Semenciers

Jardins de l’Écoumène VS Union des producteurs agricoles

Situés en zone blanche et ne détenant pas le statut de producteurs agricoles, les semenciers biologiques des Jardins de l’Écoumène entendent faire de la poursuite de l’UPA pour non-paiement de cotisation syndicale dont ils font l’objet, une contestation plus large du régime monopolistique agricole québécois.

Depuis 1972, l’Union des producteurs agricoles (UPA) détient un monopole syndical en agriculture au Québec. Depuis 40 ans, des milliers de producteurs agricoles québécois demandent de pouvoir adhérer librement au syndicat de leur choix, sans pour autant trouver écho à leur demande maintes fois répétée. En fait, les producteurs en zone verte (agricole) sont liés à la gorge par la Loi 85 de 1995 qui fait du paiement de la cotisation syndicale à l’UPA une des conditions d’admission au programme de remboursement de taxes foncières. Situés en zone blanche et ne détenant pas le statut de producteurs agricoles, les semenciers biologiques des Jardins de l’Écoumène entendent faire de la poursuite de l’UPA pour non-paiement de cotisation syndicale dont ils font l’objet, une contestation plus large du régime monopolistique agricole québécois.

Parmi les rares semenciers biologiques au Québec

Depuis ses débuts en 2001, la mission de l’entreprise Les Jardins de l’Écoumène consiste à concevoir un habitat humain et viable à long terme pour fournir de façon durable les aliments, l’énergie et les autres besoins essentiels, le tout en respectant le bon fonctionnement des écosystèmes naturels. L’adoption d’une éthique basée sur la permaculture, qui accorde une importance centrale au soin de la terre et des gens ainsi qu’à la distribution des surplus, inspira grandement Jean-François Lévêque et Guylaine St-Vincent à agir de façon réfléchie et durable en travaillant avec la Nature plutôt que contre elle. Une fois ces bases amorcées, l’idée et la passion de produire des semences du patrimoine biologiques leur sont apparues indubitables. Plus de 12 ans se sont écoulés depuis leurs débuts et ils continuent, encore aujourd’hui, à faire prospérer les Jardins de l’Écoumène selon des axes écologiques et économiques.

Historique des événements

À l’été 2010, l’UPA s’est manifestée à Jean-François et Guylaine par une visite et par une série d’avis de cotisation. Le 11 juin 2010, la fédération de l’UPA de Lanaudière leur impose de s’inscrire à la liste des producteurs agricoles. Le 20 août 2010, ils envoient une lettre de refus de cotisation à l’UPA, dénonçant leur non-respect du libre-choix d’association tel qu’inscrit dans la Charte canadienne des droits et libertés. Suite à la réception d’une mise en demeure, ils envoient une seconde lettre à l’UPA le 24 novembre 2012. Le 24 octobre 2012, ils reçoivent une mise en demeure pour cotisation impayée, dont la somme s’élève à 2266,25 $ pour les années 2010 à 2012 inclusivement. Le 1er novembre 2013, à la Cour des petites créances de Joliette, le juge Borduas a entendu l’UPA, représenté par Denis Roy, contre Jean-François Lévesque et Guylaine St-Vincent. Le juge a décidé de suspendre sa décision jusqu’à ce que la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) tranche sur le statut de producteur des semenciers. Jean-François et Guylaine assumeront leur propre défense devant la Régie des marchés agricoles le 23 avril 2014.

Comparution à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ)
Les semenciers n’ont ni «statut de producteur» ni numéro d’enregistrement ministériel (NIM). Pourtant, l’UPA leur réclame 2266,25$ de prélevés syndicaux pour les années 2010-2012. Comment l’UPA a-t-elle obtenu les informations des semenciers? C’est ce que Jean-François Lévêque entend éclaircir en interrogeant des représentants du MAPAQ et de l’UPA lors de l’audience publique à la RMAAQ le 23 avril prochain.

 

Capsules vidéo avec Jean-François Lévêque :

Les Jardins de l’Écoumène devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires
La production de semences: ses défis et son importance
Pourquoi soutenir les agriculteurs dans leurs luttes juridiques (à venir)

Communiqués :

L’UPA traîne un producteur biologique en justice pour qu’il adhère de force à son organisation
Les Jardins de l’Écoumène devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires

Capsules vidéo sur les entraves à la liberté d’association au Québec :

Capsule 1 – Poursuite par l’UPA contre un agriculteur biologique
Capsule 2 – Libre d’être membre de l’UPA, ou pas?

Capsule 3 – L’UPA : 40 ans de mainmise et de monopole sur l’agriculture du Québec
Capsule 4 – Le remboursement de taxes foncières agricoles
Capsule 5 – Une loi injuste et dépassée

 

thumb Jean François Lévêque

Les Jardins de l’Écoumène devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires

 

Contestation du régime monopolistique

Depuis 1972, l’Union des producteurs agricoles (UPA) détient un monopole syndical en agriculture au Québec.
Mais depuis 40 ans, des milliers de producteurs agricoles québécois demandent de pouvoir adhérer librement au syndicat de leur choix, sans pour autant trouver écho à leur demande maintes fois répétée.

En fait, les producteurs en zone verte (agricole) sont liés à la gorge par la Loi 85 de 1995 qui fait du paiement de la cotisation syndicale à l’UPA une des conditions d’admission au programme de remboursement de taxes foncières. Situés en zone blanche et ne détenant pas le statut de producteurs agricoles, les semenciers biologiques des Jardins de l’Écoumène entendent faire de la poursuite de l’UPA pour non-paiement de cotisation syndicale dont ils font objet, une contestation plus large du régime monopolistique agricole québécois.

 

{source}
<iframe width= »560″ height= »315″ src= »//www.youtube.com/embed/aqmIv4GFwJg » frameborder= »0″ allowfullscreen></iframe>
{/source}

Cliquez ici pour accéder à la première d’une série de capsules tournées avec Jean-François.

 

Invitation à l’audience publique du 23 avril 2014 à Joliette

Le 23 avril prochain, à Joliette, Jean-François Lévêque des Jardins de l’Écoumène s’auto représentera contre l’avocat de l’UPA et fera témoigner des employés de l’UPA et du MAPAQ au sujet du statut de producteur des semenciers. L’Union paysanne interviendra également afin de les appuyer.

Nous vous invitons également à démontrer votre appui en assistant et/ou en intervenant lors de l’audience publique qui aura lieu le 23 avril à 9h30 à l’adresse suivante:

 

Audience publique devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires
Date : 23 avril 2014 à 9h30
Lieu : Salle Schubert, Château Joliette,
450 Rue Thomas, Joliette (Québec), J6E 3R1

 


 

Réunion du Comité politique et justice de l’Union Paysanne

Samedi le 15 mars prochain de 10h30 à 15h, l’Union paysanne se réunit autour de son Comité Politique et Justice. Ce comité s’active sur les actions les plus concrètes de l’Union paysanne. Si vous souhaitez vous impliquer…c’est l’endroit! Voici les points qui seront discutés :

  • Campagne de Boycott des cotisations
  • Accès à la liste des producteurs
  • Recours en justice pour faire abolir la loi 85
  • Actions pour faire bouger la Régie des marchés agricoles

Nous aborderons également le cas précis de Jean-François Lévesque, un semencier qui fait face à l’UPA devant la RMAAQ.

Samedi, 15 mars prochain
10h30 à 15h00
Restaurant St-Hubert
1900 rue Raymond Blais, Sainte-Julie

Merci de nous confirmer votre présence.

 

Les parties du boeuf pour la découpe -

Colbex-Levinoff: les responsables du fiasco s’échappent

Les parties du boeuf pour la découpe - Lachute, 20 février 2014, «L’UPA est responsable d’un autre fiasco envers les agriculteurs québécois!» C’est en ces termes que s’est exprimé le président de l’Union paysanne à la suite du dévoilement mardi dernier du rapport KPMG sur l’abattoir Colbex-Levinoff.

Alors que seule une enquête publique aurait permis de faire toute la lumière dans le dossier de Colbex-Levinoff, le Gouvernement du parti québécois a préféré ne commander qu’une enquête administrative, somme toute limitée. De plus, le PQ, qui avait le rapport depuis octobre 2013, a choisi de le rendre public 4 mois plus tard et lourdement caviardé, le rendant presque illisible.

« L’UPA cumule les échecs lorsqu’elle se porte en aval de la production, la fedco, pomexpan, pomexpert, cérégrains, l’abattoir billette, et maintenant Colbex-Levinoff» Eh bien ceci ne pouvait rendre que plus intéressant le fait que le document mis en ligne par le gouvernement n’était pas protégé et pouvait, pour quiconque le copiait, rendre visible tous les noms et toutes les données.

L’Union paysanne, qui suit le dossier depuis le début, fut la première à sonner l’alarme dès le lendemain de la signature entre l’UPA et les frères Cola. « L’UPA cumule les échecs lorsqu’elle se porte en aval de la production, la fedco, pomexpan, pomexpert, cérégrains, l’abattoir billette, et maintenant Colbex-Levinoff ». souligne Maxime Laplante.

« Ils se sont improvisés gestionnaires d’abattoir et ont entraîné dans leur chute les producteurs de bovins du Québec qui paient encore la facture en ce moment » À la lecture du rapport KPMG, on réalise le haut niveau d’improvisation et de mauvaise gestion de la part des dirigeants syndicaux de l’UPA. «Ils se sont improvisés gestionnaires d’abattoir et ont entraîné dans leur chute les producteurs de bovins du Québec qui paient encore la facture en ce moment» a rajouté Benoit Girouard, président de l’Union paysanne.

Le rapport nous apprend que les frères Cola ne voulaient pas vendre l’abattoir (page 25), mais que la Fédération des producteurs de bovins voulait l’acquérir. L’acquérir à tout prix? Eh bien oui, puisqu’elle a accepté de payer la valeur la plus élevée du marché selon le rapport. Mais le rapport nous apprend aussi ce que l’on savait déjà ou ce que les producteurs de bovins du Québec auraient aimé connaître…

  • Qu’un prêt de 3 millions été octroyé par le Groupe Cola à la nouvelle entité  Levinoff-Colbex
  • Que le Groupe Cola a reçu un salaire de 2 millions de dollars annuellement en plus d’un boni en 2007.
  • Que près de 2 500 000 ont été versés à PromotionCo, société détenue par le Groupe Cola, entre 2006 et 2011 pour frais de publicité et de promotion, et ce sans pièce justificative sauf à partir de décembre 2010.
  • Selon le PV du conseil d’administration du 19 janvier 2006 de LC inc., il est indiqué que «sur motion de Philip Cola, appuyée par M. Marcel Groleau, il est unanimement résolu que […] la rémunération du président du conseil sera de 800 $ par semaine ». Ainsi, suite à cette résolution, le président du conseil de l’époque, M. Dessureault a été considéré comme un employé de LC S.E.C. et a reçu une rémunération de 41 600 $ par année en 2007 et 2008 et de 19 200 $ en 2009
  • etc……

L’Union paysanne ne peut s’empêcher de faire un parallèle entre la situation de monopole syndical de l’UPA et le fiasco Colbex-Levinoff. On voit dès le début de ce dossier que la pression exercée par cette organisation, à la poursuite d’une lubie syndicale, à coûté aux producteurs de bovins du Québec et à la population plus 70 millions de dollars.

Alors, si la Fédération des producteurs de bovins du Québec titrait sur son communiqué qu’«aucun geste illégal n’a été commis», et bien elle aura à tout le moins réussi, en seulement 6 ans, à mettre en faillite le seul abattoir d’importance de tout l’est du Canada pour le bovin de réforme.

 


 

Pièce-jointe :

com-up_2014-02-20_ColbexFiasco.pdf (136 ko)

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.