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Un rapport sur la relève agricole qui commande des actions

Lachute, 27 avril 2016. Certains avaient reproché à la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire du Québec de ne pas avoir assez traité de la relève agricole dans son rapport de 2007. Et bien, Jean Pronovost vient de boucler la boucle avec succès. Le rapport « À l’écoute de la relève agricole », sorti hier, fait le tour des questions qui préoccupent les jeunes de la relève agricole. Prix des terres, transfert familial, gestion de l’offre, accès au territoire, financement, plan conjoints, etc. Lire la suite

Les mauvaises langues

par Benoit Girouard, Président de l’Union paysanne

Des mauvaises langues, La Terre de Chez Nous en tête, se sont égosillées depuis quelques jours sur le changement de statut de l’Union paysanne qui est passé de syndicat à association de personnes morales. Elles ont tenté d’y voir un truc obscur ou une renonciation à notre mission. C’est mal nous connaître, en plus d’être mensonger.

Alors voici quelques explications et rectificatifs pour nos amis et membres qui n’auraient pas suivi la situation qui dans les faits date de 2014-2015.

Syndiqués ou chefs d’entreprise?

Le changement de statut de l’Union paysanne, qui a pris effet en février dernier, a été voté au congrès spécial de mai 2015. Cette décision n’est pas sortie d’un sac à surprise. Elle découle d’une réflexion amorcée depuis plusieurs années au sein du mouvement, surtout de la part des agriculteurs qui avaient un malaise à se considérer comme des syndiqués alors qu’ils sont des chefs d’entreprises, des artisans et des paysans. L’Union paysanne, qui s’est toujours efforcée de réfléchir à la direction prise par l’agriculture industrielle, y voit un élément important. Considérer l’agriculteur comme un simple fournisseur de denrées et instituer avec lui une relation de patron à ouvrier fait justement partie du jeu de l’industrie et du gouvernement.

Un autre élément s’ajoutait à l’équation : beaucoup de programmes de subventions et autres écartent les syndicats. Alors que l’Union paysanne est privée de la capacité de cotiser intégralement ses propres membres agriculteurs en raison de la cotisation forcée à l’UPA, nous devions en tenir compte.

Un sondage préalable, avec près de 200 membres répondants, avait déjà préparé le terrain. 90% étaient en faveur de cette modification, qui fut par la suite débattu et entérinée en congrès spécial en mai 2015. Donc c’est le résultat d’une longue réflexion au sein du mouvement et qui au fond ne change rien à nos actions, nos méthodes et à notre capacité à briser le monopole de l’UPA. Rappelez-vous que le rapport Pronovost, en parlant du pluralisme, parlait bien d’association. L’Association de personnes morales est également la forme juridique choisie par le Conseil des entrepreneurs agricoles qui combat également le monopole de l’UPA.

Laissons faire les mauvaises langues et continuons notre lutte commune afin que les agriculteurs québécois puissent retrouver une vraie liberté de s’associer.

 

UnionPaysanneAlliance

L’Union paysanne participera au sommet de l’alimentation convoqué par le ministre Paradis

Lachute, lundi 7 décembre 2015 – Le 2 décembre dernier, lors de sa visite au Congrès de l’UPA, le ministre Pierre Paradis a annoncé la tenue, au printemps 2016, d’un Sommet sur l’Alimentation. Sommet qui doit réunir la population, les agriculteurs et les intermédiaires de l’alimentation autour d’une même table.

L’Union paysanne annonce qu’elle participera  à ce sommet en espérant dégager le plus grand consensus possible autour d’un modèle agricole et alimentaire québécois. Notre organisation a toujours cru que le Québec a le potentiel de devenir la petite Europe d’Amérique du Nord. Cela, à condition de faire des choix; des choix qui n’ont toujours pas été faits, 8 ans après la commission Pronovost.

Mais, ce qui intéresse encore plus l’Union paysanne, c’est la promesse du ministre Paradis de procéder rapidement à la suite du Sommet, afin de doter le Québec d’une première politique agroalimentaire. « Une première politique c’est le socle, la boussole qui donne la direction et tout le reste des règles gouvernementales doivent s’y attacher », souligne Benoit Girouard, président de l’Union paysanne. « On parle de conquête des marchés tout en parlant d’augmenter notre approvisionnement local, il faudra ordonner les priorités en regard du choix des Québécois », ajoute-t-il.

Depuis 14 ans, l’Union paysanne se retrouve au coeur d’une relation unique entre agriculteurs et citoyens en regroupant ces deux groupes dans la même organisation. Un constat se détache, les positions des uns et des autres sont moins éloignées qu’on pense et l’idée du  ministre Paradis de les réunir autour d’une table est le bon choix. Les agriculteurs, plus que jamais, demandent de pouvoir vivre dignement de leur métier et cela n’est pas incompatible avec la demande des consommateurs pour des aliments plus sains et locaux.

Par contre, pour y arriver, un nouveau modèle agricole devra voir le jour et c’est à cela que doit servir une première politique agroalimentaire. Nous attendons du ministre Paradis, qu’à la suite du Sommet de l’Alimentation, qu’il procède dès 2016 à des actions concrètes. Pour l’Union paysanne ce sommet est bien le dernier avant longtemps.

 

{slider Pièces-jointes|closed}

com-up-2015-12-07-sommet-alimentation.pdf

{slider Pour information}

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910
 
Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

{slider À propos de l’Union paysanne}

L’Union paysanne est une association d’agriculteurs et de citoyens qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tous ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysannes. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

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Projet de loi 54: Le respect des impératifs biologiques doit devenir l’outil de mesure du bien-être animal au Québec.

Lachute, 24 septembre 2015. L’Union paysanne hier soir a présenté son mémoire lors des consultations de la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles (CAPERN) sur le projet de loi 54, Loi visant l’amélioration de la situation juridique de l’animal.

D’entrée de jeu l’Union paysanne a précisé qu’il n’est pas possible de parler d’améliorer les conditions de vie des élevages sans parler d’améliorer les conditions de vie des éleveurs. L’industrialisation de la nourriture et des élevages a une grande part de responsabilité dans les souffrances inutiles subies par les éleveurs et par les animaux de ferme.

Nous déplorons le gommage de la réalité utilisés par des groupes appartenant à l’industrie. Sous des termes alambiqués comme « code de conduite, standard de qualité et normes consensuelles », ces groupes semblent refuser de mettre le doigt sur le bobo.  Nous déplorons justement le gommage de la réalité utilisés par des groupes appartenant à l’industrie. Sous des termes alambiqués comme « code de conduite, standard de qualité et normes consensuelles », ces groupes semblent refuser de mettre le doigt sur le bobo.

Les fameux codes de bonnes pratiques vantés par l’industrie et l’UPA lors des audiences sont taillés sur mesure pour eux et non pour le respect des impératifs biologiques des animaux. En plus de faire crouler les éleveurs sous des règles normatives et une paperasse excessive, ils créent à toute fin pratique une fausse notion du bien-être animal. Il ne suffit pas de mettre un matelas sous les pieds des vaches laitières pour justifier qu’elles sont attachées en permanence pour plus de 90% d’entres elles au Québec.

Alors que l’Europe fait des pas de géant au Québec nous nous cachons derrière l’impondérable de la compétitivité. Comme si respecter les impératifs biologiques des animaux étaient incompatibles avec la rentabilité.

C’est pourquoi l’Union paysanne propose au ministre Pierre Paradis que les impératifs biologiques des animaux deviennent graduellement l’outil de mesure du bien-être animal au Québec.  C’est pourquoi l’Union paysanne propose au ministre Pierre Paradis que les impératifs biologiques des animaux deviennent graduellement l’outil de mesure du bien-être animal au Québec.

Un comité-conseil permanent, rattaché au MAPAQ, composé d’intervenants du monde agricole, de vétérinaires, de biologistes et de groupes de consommateurs, aurait le mandat d’établir cet indice du bien-être animal. Cet indice permettrait aux éleveurs de savoir où ils se situent en terme de bien-être animal et ensuite de se fixer des objectifs clairs et mesurables afin d’augmenter cet indice.

L’État devrait soutenir la progression des éleveurs dans le processus. Comme société nous ne pouvons plus faire l’économie du débat autour du bien-être animal des animaux de ferme. Il n’est plus possible non plus de faire abstraction du fait que les conditions de vie des éleveurs se sont elles aussi détériorées, soumises à l’industrialisation et au libre-échange. Plus que jamais la souveraineté alimentaire apparait comme une chance de rétablir un lien avec nos bêtes.

 

Pièces-jointes :

UP-Memoire-Loi-54-20sept2015.pdf

com-up_2015-09-24_droit-animaux.pdf

 

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Le travail de l’Union paysanne porte fruit

Lachute, 4 septembre 2015.« …Cette époque-là où l’agriculteur doit être membre d’un syndicat pour accéder à ses remboursements de taxes est révolue. » Le ministre Pierre Paradis ne pouvait être plus clair lors d’une entrevue donnée à La Vie Agricole. L’Union paysanne se réjouit de voir ses efforts porter fruit afin de rétablir un régime démocratique pour les agriculteurs du Québec. « …Cette époque-là où l’agriculteur doit être membre d’un syndicat pour accéder à ses remboursements de taxes est révolue. »
Pierre Paradis, Ministre de l’agriculture

L’Union paysanne demandait depuis longtemps la fin de ce qui apparaît impensable aujourd’hui, la liaison d’une cotisation syndicale au soutien de l’État. Eh oui! Les agriculteurs doivent payer une cotisation à l’UPA pour avoir droit au programme de remboursement de taxe foncière agricole.

Cette histoire qui pourrait avoir été prise dans un pays aux pratiques totalitaristes avait été rendue possible grâce à de curieuses circonstances qui aujourd’hui mériteraient enquête. Le ministre péquiste Marcel Landry, qui avait mis en place cette loi en 1995, avait été à l’emploi de l’UPA, entre autres comme directeur régional, de 1986 jusqu’à la veille des élections…en 1994.

« dans ce contexte, cette disposition inusitée semble à la fois abusive et discriminatoire »
Lettre du Barreau au ministre Marcel Landry, 11 décembre 1995.
Le Barreau, à l’époque, avait écrit au ministre de façon cinglante, « dans ce contexte, cette disposition inusitée semble à la fois abusive et discriminatoire »1. Le ministre Paradis a donc entendu l’Union paysanne et semble maintenant prêt à rétablir un régime moins discriminatoire pour les agriculteurs et les agricultrices du Québec.

L’Union paysanne invite du même souffle le ministre à s’attaquer  aux autres programmes administrés par la Financière agricole du Québec et qui sont liés au paiement de la cotisation à l’UPA. Autant de pratiques discriminatoires mises en place à l’époque où l’UPA régnait en maître sur des institutions gouvernementales.

Soulignons que, depuis son arrivée, le ministre Pierre Paradis semble administrer l’agriculture pour l’ensemble des agriculteurs en plus d’insuffler plus de démocratie dans ce secteur essentiel au Québec.

1 – Lettre du Barreau au ministre Marcel Landry, 11 décembre 1995

 

Pièce-jointe : com-up_2015-09-04_taxe-agricole.pdf

 

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Soyez subversif… jardinez!

Au Québec, comme dans beaucoup de pays riches, me croiriez-vous si je vous disais que rien n’est plus subversif que de faire son jardin ou élever quelques animaux? Ça l’est peut-être encore plus au Québec qu’ailleurs. Alors qu’il n’y a rien de plus fondamental que la capacité de produire sa nourriture, le Québec est un peu le rideau de fer d’Amérique du Nord. Pourquoi? Lire la suite

Accaparement… de l’agriculture

Lachute, jeudi 19 mars 2015. Le dossier d’accaparement des terres agricoles occupe depuis quelque temps l’espace public. Le constat est réel, même si l’achat de terres agricoles par des fonds financiers est encore parcellaire, il est là. Alors, quoi penser? Les opinions divergent sur le sujet. Pour l’UPA, ce serait le mal incarné et pour l’Union paysanne, il s’agit d’un symptôme d’une maladie beaucoup plus profonde du modèle agricole.

Le modèle unanime de Pronovost

Quel modèle agricole voulons-nous? À ce sujet, le consensus s’est fait en 2007 autour de la commission Pronovost: « L’attachement des acteurs de la classe agricole et de la population à la ferme familiale « à dimension humaine ». Les participants aux audiences ont, dans une forte proportion, vivement souhaité que les fermes québécoises continuent d’appartenir à des familles et d’être gérées par elles… » page 26 rapport CAAAQ

Alors la question devrait être réglée? En regard de la volonté populaire, un gouvernement responsable devrait tout mettre en oeuvre pour que les fermes du Québec appartiennent directement aux agriculteurs. Alors pourquoi n’est-ce pas le cas?

Les accaparateurs de terre agricole qui semblent arrivés dans le paysage sont tout  simplement un autre visage des intégrateurs1 agricoles. Ce phénomène existe depuis presque vingt ans au Québec, alors que la moitié du porc et le quart des oeufs et de la volaille produits sont la propriété d’industriels à travers l’intégration verticale. Dans le cas du veau de lait, c’est même à 100%. Alors adieu la ferme familiale.

Hypocrisie agricole

Si vous êtes sous le choc de découvrir seulement aujourd’hui qu’une partie de votre alimentation est produite non pas par un agriculteur, mais par le salarié d’une industrie, c’est en raison d’une hypocrisie assez généralisée des dirigeants agricoles. Les intégrateurs agricoles ont accès aux mêmes subventions, au même remboursement de taxe foncière agricole et aux mêmes programmes de soutien que les agriculteurs, et ce depuis des décennies. Pourquoi? Justement…pourquoi?

L’histoire retiendra que l’UPA, qui détient un monopole sur l’agriculture depuis 40 ans, se gargarise du mot ferme familiale, mais ne s’est jamais opposée directement aux intégrateurs, en plus de leur faire une place au sein même de son organisation. Alors pourquoi et comment s’opposerait-elle à ces nouveaux intégrateurs que sont Pangea et autres?

Travailler pour la ferme familiale

L’UPA et le milieu politique font face à un choix : soit travailler vraiment pour réformer l’agriculture afin qu’elle s’accorde aux valeurs de la population québécoise ou accepter Pangea et les autres en sachant qu’ils font partie du modèle qu’ils ont laissé se développer.

Au chapitre des solutions?  Il y a deux façons d’approcher le problème d’intégration, peu importe que ce soit pour les terres agricoles ou à la ferme.

A. En agissant sur les intégrateurs

Voilà la clé de voûte. Il faut sortir les intégrateurs de tout soutien provenant du budget de l’agriculture. L’État pourrait ainsi récupérer, selon certaines estimations, près de 200 millions de dollars qui pourraient retourner aux agriculteurs. Tant qu’ils seront traités comme des agriculteurs…ils feront de l’agriculture. Cette transition pourrait se faire sur quelques années.

B. en agissant sur la relève agricole
  • La relève agricole a besoin de moyen et d’espace. L’agriculture peut redevenir réellement et largement familiale si le gouvernement bougeait.
  • Permettre le morcellement des lots pour avoir accès à de plus petites superficies (moins de capitalisation)
  • Permettre en zone agricole de nouvelles activités reliées à l’agrotourisme et qui sont souvent bloqués, par exemple table champêtre.
  • Permettre un hors-quota du même niveau que l’Ouest Canadien (Ex:100 poulets au Qc, 2000 poulets en C-B)
  • Réorienter les subsides prioritairement vers la relève, ce qui devrait être possible une fois les intégrateurs exclus du soutien en agriculture
  • Réellement interdire l’application de tout plan conjoint (contrôlé par l’UPA) aux ventes faites directement à un consommateur par un agriculteur.
  • Plafonner la quantité de quotas que peut détenir un producteur agricole (ce qui limite le développement des intégrateurs) afin d’établir plus de jeunes avec les quantités dégagées.

Voici une partie des moyens que nous pouvons utiliser à la source et non afin de «patcher» des trous.

En terminant, le dossier d’accaparement des terres agricoles est surtout un constat d’échec du modèle agricole des 30 dernières années. C’est l’aboutissement d’un antimodèle de souveraineté alimentaire qui a fait perdre aux agriculteurs la pleine possession de leurs moyens afin de développer l’agriculture. Nous le répétons : le gouvernement a les solutions qui attendent d’être appliquées dans le rapport Pronovost.

 

Pièce-jointe : com-up_2015-03-19.pdf

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
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Vice-président
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L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Jean Pronovost va rencontrer la relève agricole

Il y a quelques jours, le ministre Paradis confiait à l’Union paysanne et à deux autres syndicats agricoles (UPA, CEA) le mandat de lui fournir une liste de jeunes agriculteurs (-de 40 ans)  qui…

  • ont démarré une entreprise agricole
  • ont vécu l’expérience d’en tenter l’implantation
  • planifient d’en monter une

Cette liste sera envoyée à Jean Pronovost qui aura le mandat d’aller vous rencontrer dans votre milieu et d’écouter ce qui a été un obstacle ou une difficulté à votre implantation.
Aux parents agriculteurs, cela implique peut-être vos enfants.

Ceci représente une grande avancée pour nous tous. L’Union paysanne se bat depuis longtemps en disant que la relève agricole a changé et que les services ne se sont pas adaptés. Ce sera alors à vous d’ouvrir le chemin en témoignant ce qui a bloqué ou nuit à votre implantation.

Si ce projet vous intéresse, vous devez nous contacter très rapidement, car nous devons remettre une liste finale avant le 2 mars constitué de 2 personnes par région administrative. Envoyez-nous un mot avec votre nom, votre production, votre région administrative et quelques lignes sur votre intérêt à : paysanne@unionpaysanne.com

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Produire hors-quota et gestion de l’offre

L’Union paysanne vient de lancer un document qui, en fait, se veut une démarche afin de rénover le système de gestion de l’offre.

http://bit.ly/15NtLv5

Notre premier mandat en regard des propositions contenues dans nos travaux sera de travailler à faire augmenter le hors-quota dans le secteur des oeufs, du poulet, du dindon et du lait.

Nous ciblons les niveaux des provinces de l’Ouest. (voir tableau page 20).

Si nous réussissons ce travail, ce serait une petite révolution pour les fermes de proximités, biologiques, de créneaux à travers le Québec. Nous y mettrons toutes nos énergies et celles que vous accepteriez de nous prêter. Si jamais vous êtes intéressé à produire hors-quota dans l’éventualité où il augmenterait, envoyez-nous votre nom, nom de ferme s’il y a lieu, téléphone et les productions que vous feriez.

 

 

Quelques articles sur le web, pour en savoir plus :

 

TransCanada pipeline

« Pas en notre nom »

TransCanada pipelineLachute, le 14 novembre 2014. L’Union paysanne n’a pas été surprise d’apprendre, par Michel Corbeil journaliste au Soleil1, que l’Union des producteurs agricoles allait négocier une entente de redevances avec TransCanada pour le passage de son pipeline sur les terres agricoles du Québec.

« L’UPA n’est pas la bienvenue pour négocier le saccage de la zone agricole par le passage de l’oléoduc Énergie Est », souligne Benoit Girouard président de l’Union paysanne.

« Nous avons justement en mémoire des rencontres avec des agriculteurs des régions touchées par un autre pipeline, celui d’Ultramar entre Saint-Romuald et Montréal et qui se sont senti trahis par les démarches de l’UPA » a ajouté Maxime Laplante, vice-président de l’organisation.

« L’UPA n’est pas la bienvenue pour négocier le saccage de la zone agricole par le passage de l’oléoduc Énergie Est. » Tandis que le Québec se mobilise contre le projet de l’oléoduc Énergie Est, le positionnement de l’UPA offre une caution à TransCanada que notre territoire agricole est monnayable. Est-ce que les agriculteurs seront bien informés que des études démontrent une baisse de rendement jusqu’à 40% après 4 ans sur les parcelles cultivées sur le droit de passage? Alors qu’on ne cesse de répéter que notre territoire n’est pas sans fin, l’UPA rate une chance de se mettre au diapason des aspirations de la population et d’un grand nombre d’agriculteurs.

L’Union paysanne invite d’ailleurs l’UPA à reconsidérer sa décision et à d’abord obtenir un mandat clair de la part des agriculteurs du Québec sur ce dossier lourd d’impact. Chose qu’elle n’a pas. Sinon, ce n’est « pas en notre nom ».

Afin d’avoir une alternative, l’Union paysanne invite les agriculteurs qui s’opposent aux passages du pipeline à prendre contact avec nous. Notre territoire, nos écosystèmes c’est l’affaire de tous et des générations futures.

 

1: http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/agro-alimentaire/201411/12/01-4818411-oleoduc-energie-est-lupa-exige-des-redevances.php

 

Pièce-jointe :

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.