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Retour sur le Congrès annuel et l’AGA 2016

Les 26 au 28 février dernier à Saint-Charles-sur-Richelieu au Mouton Village, plus d’une centaine de membres et visiteurs ont participés aux conférences, ateliers, à l’encan siencieux et à l’assemblée générale annuelle de l’Union paysanne.

Lors de la conférence d’ouverture du vendredi, Paul François, a déclaré  »STOP à l’agriculture mortifère » à la Monsanto. L’agriculteur français qui a eu gain de cause contre le géant de l’industrie agrochimique et le chercheur de l’IRDA Luc Belzile ont nommé « l’effet de réseau » comme étant un facteur favorisant la transition de l’agriculture conventionnelle vers l’agriculture biologique.

Le samedi, des jeunes leaders paysans du Canada, du Québec et des États-Unis ont présenté le rôle des organisations paysannes et des représentants régionaux dans la mise sur pied d’un modèle agroécologique local. Guy Kastler et Claudia Schievelbein, nos invités européens de La Via Campesina, ont terminé leur tournée canadienne au Congrès et partagé les luttes des paysans européens pour préserver leurs droits aux semences paysannes.

Les plans conjoints et la gestion de l’offre, les traités de libre-échange et le monopole syndical de l’Union des producteurs agricoles continuent de préoccuper les membres de l’Union paysanne.

Les participants ont malgré tout pris le temps de se rassembler autour de la musique Folk-Agricole de Yan Boissonnault, déguster le « Brie du monopole » et autres produits du terroir généreusement offerts par des fermes et entreprises d’un peu partout au Québec et préparés avec soin par Marc-Antoine Fontaine, chef cuisinier du Mouton Village, un site enchanteur à découvrir!

Enfin, l’Assemblée générale annuelle a élu deux nouvelles relèves agricoles sur son Conseil de Coordination : Laurence Perle Barchichat qui coordonne le comité agriculture alimentation du Forum Social Mondial, et Stéphanie Wang qui coordonne le comité international.

L’Union paysanne tient à remercier chaleureusement tous les bénévoles, conférenciers, artistes, commanditaires et partenaires qui ont contribué à faire de ce congrès un succès.

Panel Paul François
Photo de groupe!

Les mauvaises langues

par Benoit Girouard, Président de l’Union paysanne

Des mauvaises langues, La Terre de Chez Nous en tête, se sont égosillées depuis quelques jours sur le changement de statut de l’Union paysanne qui est passé de syndicat à association de personnes morales. Elles ont tenté d’y voir un truc obscur ou une renonciation à notre mission. C’est mal nous connaître, en plus d’être mensonger.

Alors voici quelques explications et rectificatifs pour nos amis et membres qui n’auraient pas suivi la situation qui dans les faits date de 2014-2015.

Syndiqués ou chefs d’entreprise?

Le changement de statut de l’Union paysanne, qui a pris effet en février dernier, a été voté au congrès spécial de mai 2015. Cette décision n’est pas sortie d’un sac à surprise. Elle découle d’une réflexion amorcée depuis plusieurs années au sein du mouvement, surtout de la part des agriculteurs qui avaient un malaise à se considérer comme des syndiqués alors qu’ils sont des chefs d’entreprises, des artisans et des paysans. L’Union paysanne, qui s’est toujours efforcée de réfléchir à la direction prise par l’agriculture industrielle, y voit un élément important. Considérer l’agriculteur comme un simple fournisseur de denrées et instituer avec lui une relation de patron à ouvrier fait justement partie du jeu de l’industrie et du gouvernement.

Un autre élément s’ajoutait à l’équation : beaucoup de programmes de subventions et autres écartent les syndicats. Alors que l’Union paysanne est privée de la capacité de cotiser intégralement ses propres membres agriculteurs en raison de la cotisation forcée à l’UPA, nous devions en tenir compte.

Un sondage préalable, avec près de 200 membres répondants, avait déjà préparé le terrain. 90% étaient en faveur de cette modification, qui fut par la suite débattu et entérinée en congrès spécial en mai 2015. Donc c’est le résultat d’une longue réflexion au sein du mouvement et qui au fond ne change rien à nos actions, nos méthodes et à notre capacité à briser le monopole de l’UPA. Rappelez-vous que le rapport Pronovost, en parlant du pluralisme, parlait bien d’association. L’Association de personnes morales est également la forme juridique choisie par le Conseil des entrepreneurs agricoles qui combat également le monopole de l’UPA.

Laissons faire les mauvaises langues et continuons notre lutte commune afin que les agriculteurs québécois puissent retrouver une vraie liberté de s’associer.

 

UP Kiosque 0248

L’Union paysanne et le Centre Paysan y étaient!

L’Union paysanne et le Centre paysan étaient à la Fête des semences de Alma (13 mars), le Festival des semences et Crow Moon de Frelighsburg (19-20 mars) et au Salon Manger Santé Vivre Vert de Québec (18-20 mars).

Des centaines de cartes postales ont été signées et plusieurs paysans, paysannes, apprentis et bébés paysans sont repartis avec leur T-shirt!

UP Kiosque

UP Kiosque 0248

 

Congrès 2016 Union Paysanne

Congrès 2016 de l’Union paysanne

Après une année où le monde agricole a été très présent dans l’actualité, il est temps d’entamer ensemble une réflexion profonde sur l’avenir de l’agriculture au Québec. Dans cette perspective, l’Union paysanne est fière de vous annoncer la tenue de son 15e congrès annuel sur le thème Multiplions la paysannerie.

Union-Paysanne-PTP

Au Japon, en Corée et au Canada, les agriculteurs rejettent le Partenariat transpacifique


Communiqué de presse conjoint contre le Partenariat transpacifique

Le 15 juin 2015.

Union-Paysanne-PTPNous, les membres de La Via Campesina sur les deux rives de l’Océan pacifique, nous exprimons conjointement notre opposition au Partenariat transpacifique (PTP). Ce soi-disant partenariat est en fait une extension des politiques néolibérales que mettent de l’avant les sociétés transnationales (STN) avec l’appui des gouvernements à leur service.

Les politiques néolibérales et les traités de libre-échange ont déjà causé des dommages catastrophiques pour les paysans et paysannes, les familles et travailleurs agricoles, lesquels sont de plus en plus à la merci des sociétés transnationales. Le contrôle croissant qu’exercent ces sociétés sur les marchés de biens mondiaux menace les moyens d’existence des paysans, des familles agricoles et des travailleurs agricoles, le bien-être des communautés indigènes et la santé des consommateurs. Leur pouvoir constitue un affront à la souveraineté alimentaire et à la justice sociale, et une menace à l’intégrité écologique.

Plus de vingt années de traités de libre-échange néolibéraux l’ont démontré, la croissance des exportations agricoles ne sert qu’à gonfler les profits des sociétés transnationales; elle n’augmente pas les revenus nets des paysans et fermiers. Plus de vingt années de traités de libre-échange néolibéraux l’ont démontré, la croissance des exportations agricoles ne sert qu’à gonfler les profits des sociétés transnationales; elle n’augmente pas les revenus nets des paysans et fermiers.

De plus, le PTP n’est pas un simple traité de libre-échange. Ses dispositions portent atteinte à la souveraineté nationale des pays concernés, en soumettant leurs citoyens et citoyennes aux règles dictées par les sociétés transnationales, et en causant la détérioration des conditions de vie de la grande majorité de la population – tout particulièrement les familles agricoles, les travailleuses et travailleurs et les petits entrepreneurs.

En renforçant les droits de propriété intellectuelle des sociétés pharmaceutiques, le traité priverait les pauvres de médicaments sur ordonnance. Les dispositions relatives au règlement des différends entre investisseurs et États permettraient aux sociétés de poursuivre les gouvernements nationaux pour de prétendues pertes de profits, ce qui forcerait la modification, ou même l’abandon, des programmes de santé, environnementaux et sociaux.. Les dispositions sur la concurrence, les entreprises de l’État et l’approvisionnement des gouvernements empêcheraient les pays membres de mettre en œuvre des politiques économiques adaptées à leur situation spécifique.

L’opposition croissante du public, qui devient de plus en plus conscient du caractère dangereux des dispositions du Traité transpacifique, a jusqu’à maintenant empêché la conclusion de l’accord entre les négociateurs. Le temps est venu d’arrêter les négociations. Au Japon, en Corée, au Canada et partout au monde, il est devenu urgent de mettre fin aux politiques et pratiques néolibérales et de construire un système d’échange international alternatif basé sur la souveraineté alimentaire, la protection de l’environnement et le bien-être de nos peuples.

 
Globalisons la lutte — Globalisons l’espoir!

 
Union Paysanne, Québec, Canada
National Farmers Union (NFU), Canada
Ligue paysanne de Corée (KPL), Corée du Sud
Association des femmes paysannes de la Corée (KWPA), Corée du Sud
Mouvement des familles agricoles du Japon (NOUMINREN), Japon

 

Pièce-jointe : declaration-conjointe-PTP-francais.pdf

 

Cet été… Je recrute deux membres!


Nous sommes de plus en plus nombreux à questionner ce que sont devenues agriculture et nourriture: pesticides, herbicides,  antibiotiques, hormones, OGM, standardisation et industrialisation.

Changer le visage de l’agroalimentaire québécois afin qu’il réponde aux aspirations de la population doit être une priorité et cela passe par une alliance de la Terre et de la Table.

L’Union paysanne est cette alliance.

Elle regroupe des agriculteurs et des citoyens qui veulent bâtir des alternatives au modèle industriel alimentaire et agricole.

L’Union Paysanne tente non seulement d’améliorer les écosystèmes à la ferme, mais aussi les conditions de vie des paysans. Elle agit de la Terre à la Table.

Vous êtes membre? Alors pourquoi ne pas en recruter un autre? Ou deux? Ou cinq? L’adhésion n’est que de 20$.Comment nous aider? Cet été, c’est l’occasion pour devenir encore plus nombreux. Que feriez-nous si nous étions 5000, 10 000 à faire pression sur le gouvernement pour réclamer des changements? Quelles seraient vos priorités?

Nous lançons donc un concours pour stimuler votre intérêt. Chaque membre qui en aura trouvé deux autres aura 1 billet de tirage pour notre concours.  Celui qui trouve un agriculteur et un citoyen en aura 2.

Le concours se termine le 15 août.

 


 

1er prix

  • Bon d’achat de 150$ à la Ferme Rheintal (Porc, bœuf, veau, etc.)
  • Bon d’achat de 50$ chez Aliksir, producteur d’huiles essentielles biologiques.
  • Bon d’achat de 25$ à la Fromagerie du Presbytère
  • 1 kg d’ail et herbes séchées de  la Plantation Amérindienne Siwi (valeur de 50$)
  • Bon d’achat de 30$ à la Ferme Cadet Roussel
  • 1 exemplaire « La culture écologique pour petites et grandes surfaces » par Yves Gagnon
  • 1 exemplaire « Flore printanière » par Gisèle Lamoureux

 


 

2e prix

  • Bon d’achat d’une valeur de 50$ chez TerroirsQuébec, la boutique du terroir en ligne
  • Bon d’achat de 25$ chez la fromagerie du Presbytère
  • 1 canard de Barbarie de la ferme Plumes et Légumes
  • 1 exemplaire « Flore printanière » par Gisèle Lamoureux
  • 1 exemplaire « La culture écologique des plantes légumières » par Yves Gagnon

 


 

Pour participer

Retourner ce formulaire avec le paiement à l’adresse ci-dessous :

Union Paysanne, C.P. 899, Succ. Bureau Chef, Lachute, Qc, J8H 4G5
Tél. : 450-230-5046
Courriel : paysanne@unionpaysanne.com
Site web : www.unionpaysanne.com

 

Maxime Laplante

Retour congrès spécial de mai

Beaucoup d’entre vous avez manifesté votre intérêt pour la réflexion sur la structure de l’Union paysanne et plus de 200 personnes ont répondu au sondage sur le sujet. Lors du Congrès spécial du 2 mai dernier, nous avons eu l’occasion d’en débattre. Voici ce qui en ressort :

À la fondation de l’Union paysanne, nous avions convenu de former un syndicat, ce qui était justifié par le besoin de donner un message à la population que nous n’acceptions pas que l’UPA soit le seul syndicat représentant les fermiers. 14 ans plus tard, nous croyons que l’Union paysanne a taillé sa place dans les médias et dans l’opinion publique. Aujourd’hui, le besoin principal de l’organisation est d’obtenir du financement, ce qui est loin d’être facile pour un syndicat, surtout dans le contexte du monopole de l’UPA. Nous avons donc convenu de modifier notre forme légale pour en faire une association, ce qui n’a aucun effet sur notre action ni notre vision, mais qui peut ouvrir des portes en matière de financement. Évidemment ça ne change en rien la possibilité d’être accrédité.

En ce qui a trait au statut de membre, nous avons jugé en congrès de ne rien modifier, conscients que tous peuvent être membres égaux, les citoyens ayant autant besoin des paysans qu’inversement. Et pour quelqu’un qui aimerait contribuer à la cause sans être membre, les Amis de l’Union paysanne peuvent toujours l’accueillir. De questions étaient aussi sans réponse. Donc l’assemblée a préférée ne rien changer pour l’instant.

Nous mettons également fin à la tentative de créer des unions sectorielles, comme l’Union acéricole paysanne ou l’Union forestière paysanne. En effet, même si ces tentatives étaient justifiées par l’intention de plaider devant la Régie des marchés agricoles, elles constituent une forme de sur-spécialisation agricole que nous ne voulons pas encourager. Nous ne conservons donc que l’Union biologique paysanne, sachant que le bio n’est pas une spécialisation.  Chaque secteur pourra se regrouper dans des comités d’action. Formule plus souple et rapide dans l’action. Ils devront faire rapport auprès de l’Union paysanne.

En somme, nous allégeons une structure pour la rendre plus souple, tout en conservant la même vision et en nous donnant la possibilité d’obtenir plus de financement.

Paysannement vôtre,
Maxime Laplante, vice-président

 

L’UNION PAYSANNE…. C’EST POUR QUI?

L’Union paysanne est un syndicat agricole citoyen en ce sens il regroupe tous les agriculteurs qui favorisent l’agriculture, la pêche et la foresterie paysannes et les citoyens qui veulent bien les appuyer.

En étant membre de l’Union paysanne vous pourrez vous impliquer dans votre conseil régional et participer au développement d’un mouvement unique qui change les choses.

Vous recevrez également la Chronique du paysan par courriel qui relate l’actualité agricole et vous permettra de suivre le mouvement.

Vous voulez devenir membre de l’Union paysanne rien de plus facile…

En ligne: http://www.unionpaysanne.com/adhesion

Inscription par la poste : Vous pouvez imprimer le formulaire d’adhésion et l’expédier avec votre paiement au siège social. Votre carte de membre vous sera envoyée par la poste. http://www.unionpaysanne.com/images/stories/Doc/2015/Formulaire-Adhesion-2015.pdf

Inscription au téléphone (par carte de crédit): Vous pouvez devenir membre dès aujourd’hui en téléphonant au 450-774-7692. Si vous accéder au répondeur laissez votre message et nous vous rappellerons le plus rapidement possible.

Jean Pronovost va rencontrer la relève agricole

Il y a quelques jours, le ministre Paradis confiait à l’Union paysanne et à deux autres syndicats agricoles (UPA, CEA) le mandat de lui fournir une liste de jeunes agriculteurs (-de 40 ans)  qui…

  • ont démarré une entreprise agricole
  • ont vécu l’expérience d’en tenter l’implantation
  • planifient d’en monter une

Cette liste sera envoyée à Jean Pronovost qui aura le mandat d’aller vous rencontrer dans votre milieu et d’écouter ce qui a été un obstacle ou une difficulté à votre implantation.
Aux parents agriculteurs, cela implique peut-être vos enfants.

Ceci représente une grande avancée pour nous tous. L’Union paysanne se bat depuis longtemps en disant que la relève agricole a changé et que les services ne se sont pas adaptés. Ce sera alors à vous d’ouvrir le chemin en témoignant ce qui a bloqué ou nuit à votre implantation.

Si ce projet vous intéresse, vous devez nous contacter très rapidement, car nous devons remettre une liste finale avant le 2 mars constitué de 2 personnes par région administrative. Envoyez-nous un mot avec votre nom, votre production, votre région administrative et quelques lignes sur votre intérêt à : paysanne@unionpaysanne.com