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L’Union paysanne recherche des administrateurs

Deux postes se libèrent sur le Conseil de coordination de l’Union paysanne. Deux postes destinés soit à un agriculteur établi, soit à un jeune de la relève. Vous aimeriez vous retrouver au cœur du changement? Vous impliquez pour développer l’Alliance de la Terre à la Table? Vous avez toujours eu des idées et vous aimez être dans l’action?

N’hésitez pas à tenter votre chance. Le changement naît de l’implication. Si l’aventure vous tente où que vous avez des questions…écrivez-nous à: paysanne@unionpaysanne.com

Maxime Laplante

Retour congrès spécial de mai

Beaucoup d’entre vous avez manifesté votre intérêt pour la réflexion sur la structure de l’Union paysanne et plus de 200 personnes ont répondu au sondage sur le sujet. Lors du Congrès spécial du 2 mai dernier, nous avons eu l’occasion d’en débattre. Voici ce qui en ressort :

À la fondation de l’Union paysanne, nous avions convenu de former un syndicat, ce qui était justifié par le besoin de donner un message à la population que nous n’acceptions pas que l’UPA soit le seul syndicat représentant les fermiers. 14 ans plus tard, nous croyons que l’Union paysanne a taillé sa place dans les médias et dans l’opinion publique. Aujourd’hui, le besoin principal de l’organisation est d’obtenir du financement, ce qui est loin d’être facile pour un syndicat, surtout dans le contexte du monopole de l’UPA. Nous avons donc convenu de modifier notre forme légale pour en faire une association, ce qui n’a aucun effet sur notre action ni notre vision, mais qui peut ouvrir des portes en matière de financement. Évidemment ça ne change en rien la possibilité d’être accrédité.

En ce qui a trait au statut de membre, nous avons jugé en congrès de ne rien modifier, conscients que tous peuvent être membres égaux, les citoyens ayant autant besoin des paysans qu’inversement. Et pour quelqu’un qui aimerait contribuer à la cause sans être membre, les Amis de l’Union paysanne peuvent toujours l’accueillir. De questions étaient aussi sans réponse. Donc l’assemblée a préférée ne rien changer pour l’instant.

Nous mettons également fin à la tentative de créer des unions sectorielles, comme l’Union acéricole paysanne ou l’Union forestière paysanne. En effet, même si ces tentatives étaient justifiées par l’intention de plaider devant la Régie des marchés agricoles, elles constituent une forme de sur-spécialisation agricole que nous ne voulons pas encourager. Nous ne conservons donc que l’Union biologique paysanne, sachant que le bio n’est pas une spécialisation.  Chaque secteur pourra se regrouper dans des comités d’action. Formule plus souple et rapide dans l’action. Ils devront faire rapport auprès de l’Union paysanne.

En somme, nous allégeons une structure pour la rendre plus souple, tout en conservant la même vision et en nous donnant la possibilité d’obtenir plus de financement.

Paysannement vôtre,
Maxime Laplante, vice-président

 

Soyez subversif… jardinez!

Au Québec, comme dans beaucoup de pays riches, me croiriez-vous si je vous disais que rien n’est plus subversif que de faire son jardin ou élever quelques animaux? Ça l’est peut-être encore plus au Québec qu’ailleurs. Alors qu’il n’y a rien de plus fondamental que la capacité de produire sa nourriture, le Québec est un peu le rideau de fer d’Amérique du Nord. Pourquoi? Lire la suite

Semences - Capsule 3

Défendre la culture, l’innovation et les savoir-faire paysans

La situation politique actuelle en agriculture au Québec ne permet pas de réelle innovation et favorise les plus gros au détriment de la vraie agriculture à échelle humaine que nous appelons également « paysanne ».

 

 

 

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Production : Union paysanne. Caméra et montage : Catherine Gallichand. Musique : Promise Land.

Voir cette vidéo sur Youtube : http://youtu.be/bfmZmNTnmXM

 

Fonds de défense agricole de l’Union paysanne

L’Union paysanne lance un fonds de défense agricole sur la plateforme de sociofinancement Haricot afin de soutenir des démarches juridiques et politiques initiées par ses membres. Depuis maintenant 12 ans, nous travaillons au déploiement d’une agriculture diversifiée, écologique et à échelle humaine. Malheureusement, en raison du monopole syndical accordé à l’Union des producteurs agricoles (UPA), peu de marge de manœuvre existe pour les paysans et les agriculteurs.

 

Par exemple, en raison des plans conjoints contrôlés par l’UPA, la vente à la ferme ou directe est très souvent jugée illégale. Les agriculteurs poursuivis se retrouvent pratiquement sans recours lorsque vient le temps de faire valoir leurs droits.

Les petits agriculteurs sans moyens face à la « machine »

Par exemple, en raison des plans conjoints contrôlés par l’UPA, la vente à la ferme ou directe est très souvent jugée illégale. Les agriculteurs poursuivis se retrouvent pratiquement sans recours lorsque vient le temps de faire valoir leurs droits. Ils n’ont d’ailleurs pas accès à aucun fonds de défense pour se prémunir des excès du syndicat en situation de monopole.

En 12 ans, plus d’un millier d’agriculteurs ont comparu devant la Régie des marchés agricoles ou devant une cour civile, sans compter ceux qui ont choisi un règlement hors cours en raison du stress et des pressions qu’ils subissent. L’Union paysanne a pu en soutenir un certain nombre dans leur défense, mais pas autant qu’elle aurait souhaité.

 

Avec ce projet sur la plate-forme Haricot et avec VOTRE AIDE, l’Union paysanne prend les moyens financiers pour soutenir les petits agriculteurs qui subissent des poursuites abusives ou inéquitables. Participez généreusement !

Des citoyens alliés dans la défense des droits des petits agriculteurs !

C’est ainsi que nous lançons ce fonds de défense agricole afin de soutenir le travail du comité d’action politique et juridique de l’Union paysanne. Ce fonds visera à soutenir à la fois des actions d’agriculteurs devant des tribunaux, mais également à amorcer des requêtes et démarches politiques afin de modifier le cadre légal agricole pour qu’il permette l’existence d’une agriculture paysanne au Québec.

 

 


 

Pour faire un don

Nous vous invitons à donner généreusement, car la perte de démocratie en agriculture nous affecte tous, et ce de la terre à la table. Pour faire votre don, rendez-vous au : 

Vous pouvez également le faire par la poste en faisant votre chèque au nom de l‘Union paysanne et en le faisant parvenir à l’adresse suivante :

Fond de défense de l’Union paysanne
C.P. 899, succ. Bureau-Chef
Lachute, Québec
J8H 4G5

 


 

En savoir plus

Pour en savoir plus sur la perte de démocratie en agriculture:

 

Les travailleurs agricoles du Québec «réellement» libres de s’associer, mais pas leurs patrons?

Lachute, mercredi 12 mars. Un an après qu’un jugement de la Cour supérieure du Québec ait demandé au gouvernement d’intervenir dans le dossier de la syndicalisation des travailleurs agricoles, le parti québécois a décidé de modifier le Code du travail.

Il sera donc possible pour tous travailleurs agricoles d’être syndiqué peu importe la taille de la ferme. Ces travailleurs auront donc droit, dès maintenant, aux mêmes règles que dans les autres secteurs de notre économie. Ils pourront, en concordance avec la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, se syndiquer et choisir une association pour les représenter… ce qui n’est pas le cas pour leurs patrons, les fermiers.

Pour ceux qui ne le savent pas encore, les agriculteurs du Québec ont perdu le droit d’être «représentés» par le syndicat de leur choix en 1972, lorsque la Loi sur les producteurs agricoles a donné à l’Union des producteurs agricoles un monopole de représentation.

Puisqu’il serait aberrant que les employeurs des travailleurs agricoles n’aient pas le même droit que leurs propres employés d’être «représentés» par le syndicat de leur choix, faut-il comprendre que le gouvernement accordera le même droit fondamental aux fermiers?  Ou faut-il, au contraire, s’attendre à ce qu’on réserve à ces travailleurs agricoles le même  simulacre de liberté syndicale que celui imposé aux fermiers?

Pas surprenant donc que l’UPA se soit opposée au droit démocratique des travailleurs agricoles de s’associer. Du côté du Ministère de l’Agriculture, on se refuse à tout commentaire sur la question.

L’Union paysanne s’exprimera prochainement sur les impacts qu’aura cette décision du PQ. Elle entend consulter dans les jours qui viennent ses membres agriculteurs ainsi que  l’Association des producteurs-maraîchers du Québec afin de soutenir l’ensemble des joueurs impliqués.

 


 

Pièce-jointe :

com-up_2014-03-12_Syndic_Ouvriers_Agricoles.pdf

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

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Pour rétablir le droit d’association en agriculture au Québec

Une nouvelle pétition demandant la liberté d’association en agriculture au Québec vient d’être mise en ligne sur le site Avaaz.org avec le texte suivant :


« Nous vous appelons à demander au ministre de l’agriculture du Québec et à l’ensemble des députés de rétablir la liberté d’association pour les agriculteurs québécois. »


 

 

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Pourquoi la liberté d’association?

Les agriculteurs au Québec sont forcés d’adhérer à l’Union des producteurs agricoles en situation de monopole. C’est le seul endroit au monde. Ce monopole a amené notre agriculture dans un cul de sac, sans compter les milliers de poursuites contre les agriculteurs qui contestent son pouvoir dans tous les secteurs. Rétablir la liberté d’association permettra un renouveau agricole au Québec en plus d’offrir un contre-pouvoir et de protéger les agriculteurs.

 

Pour en savoir plus :

Sur le site de l’Union paysanne :

Pour participer à la discussion :

 

Vive le syndicalisme libre !

(Où ce sont les futurs syndiqués qui choisissent leur syndicat et son avenir dans le cadre des lois)

« Le statut d’agriculteur est une chose et devenir syndiqué en est une autre. C’est au gouvernement du Québec et au Ministère de l’Agriculture de déterminer qui est producteur agricole et a accès aux programmes agricoles du MAPAQ et dans quelles conditions. Puis, il appartient à ces producteurs agricoles de choisir s’ils veulent faire partie d’un syndicat et lequel. »

Lire le texte complet sur La Vie Agricole : Chronique de Jean Garon parue le 10 octobre 2013