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Commission Robillard et réforme du soutien à l’agriculture: rien de neuf.

Lachute, le 24 novembre 2014. L’Union paysanne réagit avec retenue à la proposition de la Commission Robillard de convertir l’Assurance Stabilisation des Revenus agricoles (ASRA) en un programme d’assurance. Rien de neuf ici, puisque la commission Pronovost l’avait évoqué en 2007 et que le rapport St-Pierre en avait expliqué la transition en 2009.

Réaction retenue, parce qu’en substance rien n’est défini. Si cette réforme est souhaitée par l’Union paysanne, c’est à condition que ce soutien soit mieux réparti et non aboli. « Le gouvernement Couillard ne peut pas faire d’exercice purement comptable avec l’ASRA et c’est ce que propose la Commission Robillard. » souligne Benoit Girouard, président de l’organisation.

Même si l’ASRA équivaut à jeter de l’argent par les fenêtres, comme le soulignait encore récemment1 Jean Pronovost, l’ex-président de la CAAAQ2, il ne faut pas se la refermer sur les doigts. Une transition est nécessaire. « Notre agriculture n’est pas trop soutenue, elle est mal soutenue. L’ASRA est un programme aux effets pervers, inéquitable pour les régions, les jeunes et l’agriculture de créneaux », termine le président de l’Union paysanne.

Nous invitons le ministre de l’Agriculture Pierre Paradis à réformer le programme de l’ASRA et le soutien à l’agriculture en général, mais en partant de la lecture faite par le rapport Pronovost et le rapport St-Pierre.

1- http://lvaquotidien.typepad.com/lvavideo/2014/11/jean-pronovost-et-lasra.html
2- Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire du Québec, rapport Pronovost

 

Pièce-jointe :

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

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Politique agricole : le Parti québécois doit refaire ses devoirs!

Le Parti québécois a déposé le 16 mai dernier une politique dite de souveraineté alimentaire. Nous, agriculteurs, citoyens, artisans de la terre et de la table, pensons que cette politique dénature le concept de souveraineté alimentaire et n’offre aucun moyen pour résoudre les crises qui se sont multipliées dans le monde agricole. Lire la suite

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Nous demandons une vraie politique agricole!

 

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Nous, soussignés, citoyens, agriculteurs, artisans de la terre et de la table, sommes convaincus que le modèle agricole en place est responsable des problèmes que nous vivons et qu’une politique agricole digne de ce nom doit appliquer les recommandations des rapports Pronovost, St-Pierre et Ouimet pour réorienter ce modèle.

 

 

 

Essentiellement, nous demandons :

  • Que la vente des produits agricoles à la ferme et en circuits courts ne soit plus assujettie à un office de mise en marché et que « l’adoption d’un règlement imposant des limites aux ventes que chaque producteur a le droit d’effectuer dans ces lieux de vente soit interdite »; cela afin de diversifier notre agriculture, d’améliorer les revenus des petites et moyennes fermes et de répondre autant aux nombreux jeunes ruraux souhaitant débuter en agriculture qu’aux besoins et au savoir-faire des artisans des métiers de bouche.
  • Que l’Assurance Stabilisation des Revenus Agricoles (ASRA) soit graduellement remplacée par un programme de soutien universel basé sur les propositions du rapport St-Pierre. Ce rapport qualifiait le programme de l’ASRA d’inéquitable et d’improductif pour l’ensemble des agriculteurs et des productions. Que les intégrateurs soient graduellement exclus de l’ASRA et du soutien destiné aux agriculteurs afin de préserver l’agriculture familiale comme base d’un nouveau modèle agricole. Parallèlement, nous demandons la transition d’une politique de subvention vers une entente contractuelle entre l’agriculteur et l’État (Contrat vert), redonnant ainsi au fermier son rôle d’entrepreneur et de fiduciaire de l’environnement.
  • Que l’État repense l’accès aux territoires agricoles en gardant à l’esprit que le principal problème concerne la difficulté pour les jeunes ruraux d’avoir accès à la terre. Qu’il module la loi sur la protection du territoire agricole selon les régions et les besoins des communautés. Que le modèle agricole servant de référant soit revu pour incorporer les critères de multifonctionnalité, de production biologique et d’agriculture de niche.
  • Que le monopole syndical de l’Union des producteurs agricoles (UPA) soit remplacé par un réel pluralisme d’association, en accord avec les valeurs de la société québécoise et en lien avec le rapport Pronovost.

C’est pourquoi nous demandons au gouvernement actuel et à ceux qui suivront de placer ces réformes au cœur de la Politique agricole du Québec de façon à permettre le développement d’une agriculture capable de nourrir nos communautés et de mettre en valeur notre territoire.

 

Signer la pétition

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Merci de signer et partager cette lettre si, comme pour nous, elle correspond à votre vision de l’agriculture et à vos aspirations pour le Québec et ses régions!

À noter : seules les signatures provenant de résidents du Canada seront comptabilisées.

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