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Le gouvernement Harper sacrifie la souveraineté alimentaire du Canada

MONTRÉAL, le 5 octobre 2015 – L’Union paysanne est déçue de la signature par le gouvernement Harper du Partenariat Transpacifique qui a sacrifié au passage une partie de notre souveraineté alimentaire. Cela s’ajoute au précédent traité avec l’Europe dans lequel le même gouvernement avait fait des concessions sur l’importation des fromages.

L’Union paysanne, membre de La Via Campesina, milite depuis longtemps pour exclure l’alimentation des traités de libre-échange qui ont toujours réduit le droit des peuples à l’autodétermination en termes d’agriculture et d’alimentation. Le PTP, comme tous les autres traités de libre-échange, fait jouer les agriculteurs du globe les uns contre les autres en leur faisant miroiter de faux gains à long terme. Le résultat est toujours moins d’agriculteurs pour nourrir la planète.

« Avec 3,5% du secteur laitier, on peut dire que les producteurs laitiers du Canada vont se faire écrémer »  En sacrifiant 3,5 % du secteur laitier, 2,3 % des œufs, 2,1 % du poulet, 2 % du dindon et 1,5 % des œufs d’incubation de poulets de chair, le gouvernement n’a pas juste appauvri les paysages agricoles canadiens, il a appauvri également la population canadienne en promettant 4,3 milliards de compensations aux fermiers. Justement ces compensations n’étaient pas nécessaires en raison de la protection qu’offrait la gestion de l’offre.

« C’est du lait entier qui va entrer. Du lait qui sera décomposé en sous-produits par les transformateurs et dont l’impact sera multiplié »  « Avec 3,5% du secteur laitier, on peut dire que les producteurs laitiers du Canada vont se faire écrémer », dit Benoit Girouard, président de l’Union paysanne. « C’est du lait entier qui va entrer. Du lait qui sera décomposé en sous-produits par les transformateurs et dont l’impact sera multiplié » ajoute Maxime Laplante, agronome et vice-président de l’Union paysanne.

L’Union paysanne, dans l’intervalle d’une adoption par le Parlement du PTP, entend tout mettre en oeuvre pour y faire échec en commençant par l’élection du 19 octobre prochain.

 

Pièce-jointe :

com-up_2015-10-05-Signature-PTP.pdf

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910
 
Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

 

Affiche-France-COP

L’agriculture paysanne est une vraie solution à la crise climatique

Appel à l’action de la Via Campesina pour la COP21 à Paris.

Les perturbations climatiques ont, une fois de plus cette année, causé des famines importantes, des migrations et une dégradation des conditions de vies pour des millions de familles des zones rurales, spécialement des femmes et des jeunes. Alors que les petits paysan-ne-s partout dans le monde produisent la nourriture consommée par une grande majorité de la population, les glaciers fondent à une vitesse alarmante, de nombreuses espèces animales et végétales disparaissent chaque jour, les îles et les nations sont petit à petit envahies par les océans, les sols s’érodent, les forêts brûlent et les catastrophes comme les ouragans, les tornades, les tremblements de terre et les tsunamis deviennent presque des faits divers.

Pendant ce temps, le système alimentaire mondial imposé aux peuples par les compagnies multinationales est non seulement un échec total mais aussi une des principales causes de la crise climatique induite par l’humain. La dépendance des combustibles fossiles pour produire, transformer et transporter est responsable selon les estimations de 44 à 57% des émissions à effet de serre au niveau mondial1. Au lieu de produire une alimentation nutritive pour les peuples du monde, les entreprises multinationales ont généré de la faim et de l’obésité, de l’accaparement des terres et un exode rural, et une crise climatique qu’ils espèrent résoudre par de fausses solutions vendues aux Nations unies.

Plus de vingt ans depuis Rio (1992) et Kyoto (1997), les gouvernements n’ont cessé de se rencontrer pour leurs Conférences des Parties (COP) dans le cadre de la Convention-Cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC – UNFCCC). Ils n’ont à aucun moment réussi à protéger et à améliorer les droits humains de leurs citoyen-ne-s, y compris le droit à l’alimentation car ils ont envoyé aux différentes discussions climatiques des délégations qui ont toutes privilégié les intérêts du secteur privé au détriment des intérêts du bien-être public. Les accords et les négociations précédentes sont passés d’accords obligatoires ou contraignants à de simples promesses qui ne seront pas tenues. En même temps, les entreprises multinationales se sont assurées de l’appui politique de gouvernements cooptés pour garantir que leurs intérêts fassent partie des stratégies de fond de ces accords. Les marchés du carbone, les soi-disant Mécanismes de Développement Propre (Clean Development Mechanisms – CDMs), REDD et REDD+, les bioénergies, les agro-carburants ainsi que les paquets agricoles de l’agrobusiness appelés « sensibles au climat » sont quelques unes des propositions trompeuses maintenant sur la table. Au lieu de résoudre les problèmes, ces fausses solutions ne font que les aggraver. Au lieu de plafonner les émissions, ils créent des marchés artificiels et des opportunités pour que les gros pollueurs continuent à polluer et ne fassent quasiment rien pour réduire les effets des dérèglements climatiques. En défendant les intérêts du capitalisme et la privatisation des ressources naturelles, les entreprises multinationales mettent en danger la vie des citoyen-ne-s, des petits paysan-ne-s et des communautés indigènes dont les moyens de subsistance dépendent de la nature.

Quand on parle d’alimentation et d’agriculture, il est clair que l’agriculture paysanne et les systèmes alimentaires locaux ont démontré leur capacité à nourrir les peuples depuis des siècles. Selon le Programme pour l’Environnement des Nations unies, le Fond International pour le Développement Agricole, la FAO et le rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation, les petits paysan-ne-s produisent aujourd’hui jusqu’à 80% de la nourriture dans les pays non industrialisés (là où vit la majorité de la population). Voilà pourquoi, à la Via Campesina, nous déclarons une fois de plus que la Souveraineté Alimentaire, basée sur l’agroécologie paysanne, les connaissances traditionnelles, la sélection, conservation et partage de semences adaptées localement et le contrôle de nos terres, eaux et territoires, est une solution réelle, viable et juste à la crise climatique mondiale principalement produite par les multinationales. Afin de mettre en œuvre la souveraineté alimentaire nous avons besoin de changements profonds. Nous avons besoin, entre autres, de réformes agraires intégrales, de marchés publiques pour la production paysanne et de l’arrêt des accords désastreux de libre commerce promus par les entreprises multinationales. En bref, nous avons besoin de justice, à la fois sociale, économique, politique et climatique.

Dans la course vers la COP21, prévue du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris (France), des promesses commencent à fuser qui prétendent arriver à «un accord universel et juridiquement contraignant». Nous, à la Via Campesina, représentant plus de 200 millions de paysan-ne-s au sein de plus de 150 organisations, appelons les gouvernements qui se rencontreront à la COP21, à prioriser les besoins des peuples et non les intérêts des entreprises et à trouver un accord pour de réelles solutions climatiques en incluant les systèmes alimentaires paysans qui refroisissent la planète. Les solutions des entreprises sont de fausses solutions qui ne résoudront en rien la crise climatique. Nos solutions sont réelles et doivent être priorisées par les Nations unies. Pour garantir que notre voix soit entendue, nous allons nous mobiliser en alliance avec des millions de migrantes, de paysannes, de travailleures, les femmes, les jeunes, les étudiantes et militants pour la justice climatique dans les rues du Paris.

Nous appelons tous les mouvements sociaux, les organisations populaires, la société civile et les activistes du monde entier à se mobiliser dans le contexte de la COP 21 et à venir en masse à Paris mais aussi de façon décentralisée afin de mettre en avant nos propositions et de dire notre désaccord total avec les fausses solutions que les multinationales ont insérées dans celles de la CCNUCC (UNFCCC). Les gouvernements et leurs délégations traînent les pieds depuis trop longtemps déjà et ils doivent maintenant répondre aux besoins et aux attentes des peuples du monde. C’est le moment de définir de vraies solutions pour la souveraineté alimentaire et de stopper la main mise des entreprises sur le CCNUCC (UNFCCC).

 

Dates clefs à retenir

[28/29 Novembre] Mobilisations de Masse Initiales pour la Justice Climatique

[29 Novembre] Mobilisations Décentralisée Mondial pour la Justice climatique

[5/6 Décembre] Village Mondial / Foire aux Alternatives Populaires

[9 Décembre] “Journée de l’Agriculture Paysanne et de la Souveraineté Alimentaire”

[12 Décembre] “Dernier Mot” Mobilisation de Masse pour la Justice Climatique

LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE EST UNE VRAIE SOLUTION À LA CRISE CLIMATIQUE GLOBALE

L’AGROÉCOLOGIE PAYSANNE NOURRIT LE PEUPLE ET REFROIDIT LA TERRE

LA JUSTICE CLIMATIQUE INCLUT LES MIGRANTS, LES JEUNES ET LES FEMMES

 

Source : L’agriculture paysanne est une vraie solution à la crise climatique. (viacampesina.org)

 

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Invitation à la 1ère AGA du Centre paysan

centre-paysan-imagesLachute, mercredi 30 avril 2014. L’Union paysanne est fière de vous inviter à la première Assemblée générale annuelle de la Coopérative de solidarité Centre paysan. Après avoir porté ce projet pendant son démarrage, l’Union paysanne souhaite maintenant le partager avec toutes les personnes intéressées par les savoir-faire paysans, l’agroécologie, la diversification de l’agriculture et la souveraineté alimentaire.

 

Vous êtes donc cordialement invité à participer à :

1ère Assemblée générale annuelle du Centre paysan
Samedi le 17 mai à 13h30
Salle Lucien Durocher
430, rue Grace
Lachute, (Québec)
J8H 1M6

Au menu :

  • Présentation de la Coopérative
  • Banque de terre.ca
  • Statut et règlement
  • Rapport formation agroécologie Cuba
  • Présentation logo
  • Résultat du sondage sur les formations
  • et autres…

Il est important de s’inscrire le plus rapidement possible afin de recevoir l’ordre du jour final et afin de nous aider à planifier le goûter qui sera servi. Vous pouvez vous inscrire par courriel ou par téléphone, en donnant votre nom, votre numéro de téléphone et votre localité. Mentionnez si vous pouvez offrir du covoiturage ou si vous en auriez besoin. Nous essaierons de vous accommoder.

Courriel : centrepaysan@gmail.com        Téléphone : 450-230-5046

Pour devenir membre dès maintenant, imprimez le formulaire «Déclaration d’utilisateur» sur la page Facebook du Centre paysan et postez le à l’adresse de l’en-tête. Vous pourrez aussi le faire sur place. Vous pouvez consulter le document de base du Centre paysan à cette adresse : 

 
Pour information :
Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

 

Pièces-jointes :

 

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

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La Souveraineté Alimentaire pour garantir la résilience de la ferme familiale


Communiqué La Via Campesina Amérique du Nord – En cette année de l’Agriculture Familiale: La Souveraineté Alimentaire pour garantir la résilience de la ferme familiale

9 Avril 2014 – Les fermiers Joan Brady (Union Nationale des Fermiers- NFU), Ben Burkett (National Family Farm Coalition) et Maxime Laplante (Union paysanne) ont représenté les voix des fermières, des fermiers de communautés minoritaires et des fermiers de petite et moyenne taille des États-Unis et du Canada lors du Dialogue Continental de l’Amérique du Nord sur l’Agriculture Familiale tenu les 7 et 8 avril derniers à Québec. Les trois organisations sont membres de La Via Campesina, le plus important mouvement international de fermiers et travailleurs agricoles, avec des membres dans plus de 70 pays, dont sept organisations membres en Amérique du Nord.

«Nous somme préoccupés par les nombreuses voix qui lors de cette consultation ont défendu des intérêts corporatistes au nom de l’agriculture familiale», dit le Vice-Président de l’Union paysanne Maxime Laplante. Il poursuit  : «Mais la majorité des paysans du monde, incluant ceux ici-même au Québec, savent que l’agriculture véritablement durable repose sur la production à petite échelle, qui permet une adaptation aux changements climatiques et la préservation de la biodiversité tout en nourrissant nos communautés».

Dans la foulée de l’«Année Internationale de l’Agriculture Familiale» promue par l’Organisation des Nation Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), La Via Campesina souligne que l’agriculture familiale de petite échelle est un élément fondamental de la souveraineté alimentaire, un modèle alternatif de production alimentaire qui n’exploite ni les humains ni la nature. Peu importe la façon dont on la nomme, l’agriculture industrielle a mené à une crise écologique. Pourtant, malgré un contexte marqué par des politiques désavantageuses, l’ingéniosité et la résilience des fermes familiales, appuyées par une forte demande populaire, ont mené au renforcement de systèmes alimentaires locaux fondés sur des pratiques agricoles familiales et agroécologiques.

«Les fermes familiales composées de femmes, d’hommes et de leurs enfants, qui prennent soin de leurs fermes et de leurs communautés, sont les meilleurs gardiens de la terre et de la biodiversité. Ils et elles ont un intérêt dans la préservation de la terre et de ses valeurs sociales et environnementales inhérentes. Les semences et les terres productives doivent demeurer sous le soin de ceux et celles qui produisent les aliments.» dit Joan Brady, Présidente femme de l’UNF.

La concentration des terres en Amérique du Nord a causé un déplacement interne et une migration forçant plusieurs fermiers à entrer dans le secteur du travail agricole salarié aux États-Unis et au Canada, lequel maintient des conditions d’exploitation afin d’alimenter la chaîne alimentaire industrielle. Les membres de La Via Campesina Amérique du Nord soulignent que leur vision de l’agriculture familiale est aussi exempte de l’exploitation du travail des travailleurs agricoles. Enfin, La Via Campesina tient à rappeler que malgré les nombreuses visions de la «ferme familiale», une agriculture industrielle contrôlée par les corporations ne fonctionne ni pour les fermiers, ni pour les travailleurs agricoles, ni pour la planète.


Pièce-jointe:

LVCNA_AIAF_consultation_Qc_FR.pdf

Pour information:

Maxime Laplante, Vice-président Union paysanne, 418-926-2473

Stéphanie Wang, Comité international Union paysanne, 514-995-5052

viacampesina

L’Union paysanne et La Via Campesina

À propos de La Via Campesina

viacampesinaLa Via Campesina regroupe des organisations et mouvements de paysans et paysannes, de petits et moyens producteurs, des associations et syndicats de travailleurs, d’ouvriers agricoles, migrants, sans terre, de femmes et de jeunes ruraux, de peuples indigènes et de pêcheurs artisans.

Il faut savoir que la structure interne décentralisée de LVC se découpe en 9 grandes Régions (Amérique du Nord, Amérique Centrale, Caraïbes, Amérique du Sud, Europe, Afrique 1, Afrique 2, Asie de l’Est et du Sud-Est et Asie du Sud).

 

Extraits du rapport du délégué de l’Union paysanne, Emmanuel Beauregard, à la 6e Conférence Internationale de La Via Campesina à Jakarta, Indonésie (7-12 Juin 2013) :


Avant sa fondation il y a 20 ans, en 1993, on n’aurait jamais cru que les paysanneries, qu’on disait en voie de disparition, n’auraient formé un tel mouvement à l’échelle mondiale pour se donner une voix commune et une pareille force politique pour défendre leurs droits. Je pense que l’Union paysanne et ses membres ont de quoi être fiers d’être depuis 10 ans partie prenante de ce qui est maintenant le plus vaste mouvement agraire international (regroupant plus de 210 millions de personnes)!

Je reste cependant plus que jamais convaincu du bien-fondé du principe « penser globalement, agir localement ». Nos luttes pour une réelle souveraineté alimentaire et une réforme agraire au Québec, c’est à nous de les mener, paysans et paysannes, jeunes néo-fermiers, petit-e-s producteurs et productrices agroécologiques, artisan-e-s du terroir, en solidarité et avec le soutien de nos allié-e-s (consommateurs ruraux et urbains, associations et coopératives locales, régionales et nationales de petit-e-s producteurs et productrices, ouvriers agricoles, étudiant-e-s, enseignant-e-s et chercheur-e-s, écologistes et féministes, etc.). Il est clair que les politiques économiques (accords de libre-échange, exportations-dumping sur les marchés étrangers) promues et adoptées par les gouvernements capitalistes néolibéraux de nos pays (Québec-Canada) ont un impact destructeur sur la capacité d’autres peuples à assurer leur souveraineté alimentaire. Nous devons d’abord et avant tout continuer à nous mobiliser ici pour mettre un terme aux politiques publiques néolibérales de nos gouvernements et États qui sont néfastes non seulement pour la paysannerie québécoise, mais aussi pour celles d’autres pays.


 

Pour en savoir plus sur La Via Campesina:
http://viacampesina.org/fr/
http://tv.viacampesina.org/?lang=fr

 

Comité international de l’Union paysanne

Le comité international est formé de membres de l’Union paysanne. Il a pour objectif d’aider à resserrer les liens entre l’Union paysanne et ses alliés au Canada et à l’étranger, principalement La Via Campesina (LVC) et les organisations qui en font partie.

Pour ce faire, le travail du comité se divise en deux volets principaux.

Volet 1 – Relations internationales

Le comité appuie l’Union paysanne dans ses communications avec La Via Campesina et ses alliés. Il assure également la participation de l’Union Paysanne aux conférences, aux instances décisionnelles, et au sein des groupes de travail de La Via Campesina, particulièrement au niveau de la région Amérique du Nord (Canada, États-Unis, Mexique).
Le comité se maintient informé et il peut également appuyer des campagnes, pétitions, et organiser des activités de solidarité internationale avec les alliés de l’Union paysanne.

Volet 2 – Formation

Afin que le plus grand nombre de membres puissent s’inspirer des expériences de luttes, de l’expertise et des analyses rassemblées par La Via Campesina, le comité partage les communiqués et déclarations de LVC, de même que l’information relative à l’actualité internationale concernant les organisations paysannes et les grands enjeux qui intéressent l’Union paysanne.

Le comité travaille ainsi à renforcer les liens entre les milieux urbains, ruraux et internationaux.

Survol de la participation de l’Union paysanne dans La Via Campesina

Depuis ses tout premiers débuts l’Union paysanne fait partie du mouvement international La Via Campesina. L’Union paysanne s’est d’ailleurs grandement inspirée du travail de la Confédération Paysanns en France, et José Bové est venu au Québec afin d’appuyer la fondation de l’Union paysanne.

Au fil des ans, des membres paysans et de la relève agricole de l’Union paysanne ont représenté l’organisation à différentes réunions de La Via Campesina (Conférence internationales, Conférences de mi-terme, réunions régionales, réunions de Commissions thématiques, forums internationaux, etc). La participation de l’Union paysanne à ces rencontres permet de contribuer à l’élaboration de stratégies et de positions communes en vue de faire front commun entre organisations membres de La Via Campesina. Celles-ci constituent une source d’inspiration constante à continuer la lutte pour la défense des droits paysans.

Action et conférence de presse en solidarité avec Haiti à Montréal Juin 2010Au Québec, l’Union paysanne a contribué à l’organisation de nombreux événements en partenariats avec des alliés du mouvement paysan international afin de partager l’analyse des enjeux internationaux selon la perspective paysanne, et aussi faire connaître les luttes des paysans afin de de les appuyer ou de s’en inspirer.

Par exemple, en 2003, une tournée de 3 paysans mexicains fut organisée par le Comité pour la justice sociale et le Comité pour les droits humains en Amérique latine en collaboration avec l’Union paysanne.

L’Union paysanne a aussi collaboré à organiser des visites de fermes et d’institutions d’enseignement à Victoriaville, La Pocatière, Mirabel, Québec, Montréal et Kamouraska.

D’année en année, l’Union paysanne a souligné le 17 avril, Journée Internationale des Luttes paysannes, de différentes façons, notamment par:

  • Une journée de discussion à Montréal abordant plusieurs thèmes tels que les droits humains des paysans mexicains et l’avenir de l’herboristerie.
  • Des soirées avec le Comité pour la justice sociale et avec le Comité des droits humains en Amérique Latine (CDHAL) sur la situation de la paysannerie au Brésil et au Québec, sur les OGM, sur les communautés zapatistes, etc.

À trois occasions, l’Union paysanne a co-organisé (avec Inter-Pares, Greenpeace et d’autres) des événements à Montréal faisant partie de tournées pancanadiennes portant sur les effets des politiques canadiennes en matière d’OGM sur les systèmes alimentaires des pays du Sud. Les conférenciers venaient surtout de pays africains francophones.

Avec l’appui financier d’Inter-Pares et de Développement et Paix, l’Union paysanne a également organisé une réunion régionale de LVC à St-Côme, suivi d’un événement pour le public à Montréal, lequel avait été bien couvert par La Terre de chez nous.

 

Pour vous impliquer, en savoir davantage ou joindre la liste de diffusion des activités internationales de l’Union paysanne, veuillez contacter le comité international à l’adresse suivante : international@unionpaysanne.com

 

Poulets en basse cour.

Il est temps de reprendre notre garde-manger

Poulets en basse cour. Vous aimeriez produire plus de 100 poulets de chair? Plus de 100 poules pondeuses? Idem pour le dindon? Du lapin sans PPA? Vendre à la ferme ou en circuits courts, librement? Exactement comme le recommande le rapport Pronovost? L’Union paysanne le demande et pense qu’il est temps d’agir.

La mise en marché collective doit être réformée afin de donner de la place aux paysans. La mainmise de l’UPA sur notre garde manger a miné la souveraineté alimentaire et la diversification agricole de nos régions. Cela sans compter les milliers d’agriculteurs et de ruraux harcelés, poursuivis et pointés du doigt comme des contrevenants d’un système injuste.

Nous constituons donc une banque de nom des personnes qui souhaitent produire hors quota dans l’avenir, et qui ne peuvent le faire en ce moment. Écrivez-nous à l’adresse suivante:  «paysanne@unionpaysanne.com» en nous donnant votre nom complet, courriel, téléphone, ville, et en spécifiant la ou les productions qui vous intéressent.  Si vous souhaitez vous impliquer également dans nos actions faites nous le savoir.

Vos coordonnées resteront confidentielles et nous permettront de préparer des actions avant la fin de l’année. Il est temps de reprendre notre autonomie et de mettre fin aux cartels qui nous oppriment.

 

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Politique agricole : le Parti québécois doit refaire ses devoirs!

Le Parti québécois a déposé le 16 mai dernier une politique dite de souveraineté alimentaire. Nous, agriculteurs, citoyens, artisans de la terre et de la table, pensons que cette politique dénature le concept de souveraineté alimentaire et n’offre aucun moyen pour résoudre les crises qui se sont multipliées dans le monde agricole. Lire la suite

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Nous demandons une vraie politique agricole!

 

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Nous, soussignés, citoyens, agriculteurs, artisans de la terre et de la table, sommes convaincus que le modèle agricole en place est responsable des problèmes que nous vivons et qu’une politique agricole digne de ce nom doit appliquer les recommandations des rapports Pronovost, St-Pierre et Ouimet pour réorienter ce modèle.

 

 

 

Essentiellement, nous demandons :

  • Que la vente des produits agricoles à la ferme et en circuits courts ne soit plus assujettie à un office de mise en marché et que « l’adoption d’un règlement imposant des limites aux ventes que chaque producteur a le droit d’effectuer dans ces lieux de vente soit interdite »; cela afin de diversifier notre agriculture, d’améliorer les revenus des petites et moyennes fermes et de répondre autant aux nombreux jeunes ruraux souhaitant débuter en agriculture qu’aux besoins et au savoir-faire des artisans des métiers de bouche.
  • Que l’Assurance Stabilisation des Revenus Agricoles (ASRA) soit graduellement remplacée par un programme de soutien universel basé sur les propositions du rapport St-Pierre. Ce rapport qualifiait le programme de l’ASRA d’inéquitable et d’improductif pour l’ensemble des agriculteurs et des productions. Que les intégrateurs soient graduellement exclus de l’ASRA et du soutien destiné aux agriculteurs afin de préserver l’agriculture familiale comme base d’un nouveau modèle agricole. Parallèlement, nous demandons la transition d’une politique de subvention vers une entente contractuelle entre l’agriculteur et l’État (Contrat vert), redonnant ainsi au fermier son rôle d’entrepreneur et de fiduciaire de l’environnement.
  • Que l’État repense l’accès aux territoires agricoles en gardant à l’esprit que le principal problème concerne la difficulté pour les jeunes ruraux d’avoir accès à la terre. Qu’il module la loi sur la protection du territoire agricole selon les régions et les besoins des communautés. Que le modèle agricole servant de référant soit revu pour incorporer les critères de multifonctionnalité, de production biologique et d’agriculture de niche.
  • Que le monopole syndical de l’Union des producteurs agricoles (UPA) soit remplacé par un réel pluralisme d’association, en accord avec les valeurs de la société québécoise et en lien avec le rapport Pronovost.

C’est pourquoi nous demandons au gouvernement actuel et à ceux qui suivront de placer ces réformes au cœur de la Politique agricole du Québec de façon à permettre le développement d’une agriculture capable de nourrir nos communautés et de mettre en valeur notre territoire.

 

Signer la pétition

{petition identifier= »politique_agricole »}

 

Merci de signer et partager cette lettre si, comme pour nous, elle correspond à votre vision de l’agriculture et à vos aspirations pour le Québec et ses régions!

À noter : seules les signatures provenant de résidents du Canada seront comptabilisées.

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L’Union paysanne boycottera la rencontre du ministre Gendron

St-Hyacinthe, jeudi 21 mars 2013. L’Union paysanne a décidé de boycotter la rencontre de demain sur la future politique agricole du Québec. Le gouvernement Marois, en galvaudant la souveraineté alimentaire, induit volontairement les agriculteurs et la population en erreur.

«Nous ne pouvons cautionner l’instrumentalisation d’un concept qui est assez bien défini par les paysans du monde entier et qui est combattu chez nous par l’UPA et les politiques en place depuis plus de 20 ans. De plus, ici, il vient servir les intérêts d’un parti politique et nous ne pouvons le cautionner », explique Benoit Girouard, président de l’Union paysanne.

Il est impensable d’amorcer une première politique agricole pour le Québec sur une telle erreur. Nous avions interpellé publiquement le Parti québécois sur cette question l’an passé et rien n’a changé. Le 10 mars dernier, une lettre fût envoyée au ministre Gendron lui demandant de modifier l’utilisation du terme souveraineté alimentaire pour celui d’autosuffisance alimentaire. Terme qui reflète minimalement la volonté du PQ et rejoint le travail fait par l’ancien ministre Jean Garon à la fin des années 70. Notre lettre est restée sans réponse.

Nous avons donc pris la position la plus juste en lien avec nos convictions. Il est nécessaire de conscientiser les agriculteurs et la population sur la fausse utilisation par le Parti québécois du concept de souveraineté alimentaire. Si nous voulions naviguer un tant soit peu dans cette direction, il faudrait appliquer le rapport Pronovost. Ceci reviendrait à rétablir un réel droit de vendre à la ferme, abolir le monopole de l’UPA, modifier le système des subventions agricoles afin qu’il favorise une production en lien avec les besoins de notre population, exclure les intégrateurs des subventions agricoles, ouvrir le territoire agricole aux ruraux et aux fermes de proximités, etc. Autant de choses auxquelles aucun gouvernement n’a encore voulu réellement s’attaquer.

« Le gouvernement Marois et l’UPA préfèrent s’attaquer conjointement à l’un des symboles des paysans du monde, la souveraineté alimentaire, en le détournant de sa signification réelle», rajoute Maxime Laplante, vice-président de l’Union paysanne. En effet, la souveraineté alimentaire est un concept développé par la Via Campesina, le plus important regroupement de paysans au monde, dont fait partie l’Union paysanne. À la fin de février 2007, 500 délégués provenant de 80 pays ont participé à l’élaboration de sa définition dans le cadre du Forum Mondial pour la Souveraineté Alimentaire, à Nyéléni au Mali.

La souveraineté alimentaire accorde une importance primordiale aux conditions sociales et environnementales de production des aliments. Elle prône une répartition équitable des moyens de production entre les paysans, au moyen si nécessaire d’une réforme agraire et d’une redistribution de terres. La souveraineté alimentaire est axée sur l’agriculture familiale destinée à alimenter la population locale et nationale. Elle réclame des droits pour tous ceux qui travaillent en milieu agricole. Ce qui inclut la liberté d’association pour les agriculteurs et le droit des travailleurs migrants de se syndiquer. La souveraineté alimentaire passe obligatoirement par la souveraineté de ses paysans, ce qui échappe en grande partie aux agriculteurs québécois.

La souveraineté alimentaire exige des techniques agricoles qui favorisent l’autonomie des paysans. Elle est donc favorable à l’agriculture biologique et à l’agriculture paysanne. Elle s’oppose à la domination des transnationales sur nos systèmes alimentaires ainsi qu’aux techniques et pratiques qui nuisent à l’environnement et à la santé humaine, tels que les plantes et animaux génétiquement modifiés, les pesticides et les monocultures d’agrocarburants. Voilà dans les grandes lignes ce à quoi ressemble la souveraineté alimentaire définie par les paysans du monde.

L’Union paysanne a introduit le concept de souveraineté alimentaire au Québec, car elle y croit, et y travaille concrètement comme membre de la Via Campesina. Cela explique pourquoi nous ne faisons pas partie de la Coalition sur la souveraineté alimentaire, un bébé de l’UPA qui galvaude également le terme de souveraineté alimentaire. Il est dommage que tant d’organisations du Québec se soient fait prendre au piège tendu.

Il est encore temps pour le gouvernement Marois de corriger le tir et montrer sa compréhension réelle des enjeux agricoles. De plus c’est un respect minimum pour les luttes paysannes d’un milliard de paysans.

 


 

Pièce-jointe :

com-up_2013-03-21_boycott.pdf

 

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tous ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

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La Via Campesina : 1993-2013, 20 ans de lutte

Appel à soutenir La Via Campesina

Soutenez la lutte pour notre avenir: agissez pour la souveraineté alimentaire!

En 2013, La Via Campesina célébrera son 20e anniversaire. C’est en effet en 1993 que des paysans et des paysannes des quatre continents ont donné naissance à ce mouvement lors d’une réunion à Mons, en Belgique. A cette époque, la logique de la mondialisation commençait à imprégner fortement les politiques agricoles et agro-alimentaires. Pour faire face à ce phénomène et à ses conséquences, les paysans et les paysannes ont décidé de se regrouper pour définir une stratégie commune et se donner les moyens de lutter ensemble. Ils souhaitaient aussi participer aux décisions les affectant directement et s’assurer que leurs voix soient entendues. Au cours de ces 20 dernières années, les luttes locales des organisations paysannes nationales ont été renforcées par l’appartenance à ce mouvement international dynamique. Toutes partagent en effet un combat commun et se soutiennent mutuellement.

La Via Campesina est maintenant reconnue comme un acteur important dans les débats sur l’alimentation mondiale et l’agriculture. Elle est entendue par de nombreuses institutions mondiales telles que l’agence des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole (FIDA), la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC), le Comité des Nations unies sur la sécurité alimentaire mondial (CSA), le Conseil des droits humains des Nations unies, la Convention sur la Diversité biologique (CDB). Elle est aussi largement reconnue parmi les autres mouvements sociaux depuis le niveau local jusqu’au niveau international.

La Via Campesina est devenue un mouvement mondial incontournable. Elle comprend désormais environ 150 organisations paysannes locales et nationales dans 70 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et des Amériques. La Via Campesina, ce sont 200 millions de paysans et de paysannes, unis dans une lutte commune pour réaliser la souveraineté alimentaire.

 

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Ce projet implique

  • la défense d’un système alimentaire qui apporte une nourriture saine aux populations locales et fournit des moyens de subsistance pour les communautés locales;
  • la promotion d’une agriculture paysanne durable principalement orientée vers les marchés locaux afin d’assurer une nourriture équitable et durable, aujourd’hui et pour les générations futures;
  • la reconnaissance du droits des paysans et des paysannes à vivre dans la dignité et sans risque de voir leurs luttes criminalisées, et ce d’autant plus qu’ils nourrissent actuellement 70% de la population mondiale.
  • l’accès sécurisé aux biens communs que sont la terre, l’eau, les semences, les différentes races d’animaux d’élevage pour les paysans et les paysannes. Sans cela, ils ne peuvent pas pratiquer une agriculture agro-écologique.
  • le rejet des entreprises multinationales de l’agro-industrie, du modèle néolibéral d’agriculture industrielle et les logiques et pressions commerciales qui y sont associées;

 

Grâce à La Via Campesina, des étapes significatives ont été franchies dans la promotion de la souveraineté alimentaire et de l’agriculture paysanne comme solution aux crises multiples actuelles que traverse le monde. La souveraineté alimentaire est au cœur des changements nécessaires pour construire l’avenir que nous voulons. C’est la seule voie possible si l’on veut nourrir toute l’humanité, tout en respectant les droits de la Terre. Mais pour aboutir vraiment à la souveraineté alimentaire, une véritable réforme agraire est nécessaire, afin de changer les systèmes et les relations structurelles qui régissent les biens communs que sont la terre, les semences et l’eau. Alors que la crise climatique s’est aggravée, nous n’avons eu de cesse d’expliquer, dans de nombreux forums internationaux, que nos modèles de production à petite échelle et agro-écologiques refroidissaient la planète, préservaient les écosystèmes, créaient des emplois et assuraient la sécurité alimentaire des plus pauvres. La Via Campesina est convaincue que pour accéder à un changement social profond, elle doit renforcer ses alliances avec les autres secteurs de la société.

 

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Pour les années à venir, aidez-nous à poursuivre nos efforts :

Pour intensifier le plaidoyer pour la souveraineté alimentaire auprès des institutions internationales et des gouvernements nationaux.
Pour améliorer nos outils de communication afin que la voix des paysans et des paysannes soit mieux entendue partout dans le monde.
Pour refroidir la planète en développant l’agriculture paysanne durable grâce à l’agro-écologie.
Pour préserver la biodiversité et défendre la souveraineté des semences par le soutien à des échanges de semences paysannes entre paysans.
Pour renforcer le leadership des femmes et des jeunes pour la souveraineté alimentaire.
Pour intensifier la lutte pour récupérer les biens communs que sont la terre, l’eau et les graines.

Votre contribution financière contribue à un système alimentaire basé sur la dignité et la solidarité
La Via Campesina a besoin de fonds pour continuer son travail gigantesque d’organisation des paysans et des paysannes partout à l’échelle mondiale, pour défendre les droits des Peuples à produire de la nourriture et à se nourrir sans détruire la planète. Votre contribution pour notre 20ème anniversaire nous permettra d’avancer dans la réalisation de ce projet commun !

Vous pouvez faire un don sur internet en utilisant « PayPal » Ou par virement bancaire

Qui est la Via Campesina? La voix des paysans et des paysannes du monde
Plus d’informations sur www.viacampesina.org

La Via Campesina

Via Campesina is an international movement of peasants, small- and medium-sized producers, landless, rural women, indigenous people, rural youth and agricultural workers. We are an autonomous, pluralist and multicultural movement, independent of any political, economic, or other type of affiliation. Born in 1993, La Via Campesina now gathers about 150 organisations in 70 countries in Asia, Africa, Europe, and the Americas.