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Communiqué: L’Union paysanne boycottera la 3e rencontre du Sommet sur l’alimentation

Lachute, 24 mai 2017 : L’Union paysanne a décidé de boycotter la 3e rencontre préparatoire du Sommet sur l’alimentation afin de protester contre le vide de l’exercice. Lors du lancement,  l’Union paysanne croyait à une réelle consultation des différents groupes, mais craignait la longueur de l’exercice. Eh bien l’exercice, en plus d’être long, ne permet pas d’approfondir la réflexion creusée par le rapport Pronovost. « On repasse dans les mêmes lieux communs, pas de réel débat et un temps de parole insignifiant» témoigne Maxime Laplante, vice-président. Tandis que beaucoup d’orateurs occupent la foule, on a l’impression que la future politique agricole du Québec est déjà écrite.

L’Union paysanne, après avoir participé aux deux premières rencontres visant les consommateurs et les transformateurs, a été très surprise de constater la surreprésentation de l’UPA dans le volet destiné aux consommateurs. Il est encore plus dérangeant de constater que, dans ce troisième volet consacré aux producteurs agricoles, aucun espace ne sera donné afin de discuter du monopole syndical de l’UPA.

Cette question est en suspend depuis le rapport Pronovost en 2008. Cette rencontre aurait pu permettre un débat réel sur la question entre les différents groupes de représentants agricoles, mais la question a été soigneusement évitée. « On voudrait réduire l’agriculture à une donnée économique, mais les agriculteurs attendent qu’on leur redonne un réel droit d’association. La démocratie ne semble pas prioritaire pour notre gouvernement », souligne Benoit Girouard, président de l’Union paysanne.

Notre organisation a été au cœur des différentes réflexions agricoles des quinze dernières années et a motivé la tenue de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire du Québec en 2008, mais nous ne perdrons plus notre temps. Nous invitons le ministre Laurent Lessard à s’inspirer du rapport Pronovost et St-Pierre afin d’amener l’agriculture du Québec dans un renouveau.  Repasser dans les mêmes sentiers encore et encore ne peut que condamner l’agriculture du Québec à avoir moins de fermes. Accepter cette logique revient à abdiquer devant les marchés alors que nous pouvons être maîtres de notre développement en agriculture.

Nos administrateurs agriculteurs et bénévoles seront donc dans leurs champs à semer, cela  sera plus profitable pour la population du Québec. Il reste un volet intéressant à ces consultations, soit les consultations web auprès de la population. Nous invitons le MAPAQ à mousser encore plus ce volet afin de développer une première politique agricole innovatrice et en phase avec la population du Québec. Soyons courageux et osons le changement.

Pour information :

Benoit Girouard                                                                                Maxime Laplante

Président Union paysanne                                                              Vice-président

450-495-1910                                                                                    581-888-0941

 

 

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Le Sommet sur l’alimentation prend son envol

Le Sommet sur l’alimentation, convoqué par le ministre Paradis, prend son envol. Toute la population du Québec est invitée à y participer, car agriculture et alimentation c’est l’affaire de tous. Avez-vous répondu aux questionnaires? Avez-vous laissez votre empreinte en écrivant quel genre d’agriculture et d’alimentation vous voulez? Pour le faire, faites le ici.

C’est le temps de faire entendre, haut et fort, que nous voulons un système alimentaire plus équitable et durable. C’est le temps de tisser une vraie Alliance de la Terre à la Table. Les OGM, le bio, plus de petits élevages avec un bien-être animal élevé, etc.

Union paysanne

Sommet sur l’Alimentation : le ministre Paradis vise les bonnes cibles

Union paysanne Lachute, mercredi 7 septembre 2016. L’Union paysanne se réjouit de voir aujourd’hui les détails du Sommet sur l’Alimentation, enfin dévoilés par le ministre Pierre Paradis. Si le Parti libéral tient ses promesses, cette consultation devrait être la dernière avant de doter le Québec d’une réelle et vraie première politique agroalimentaire. Une politique qui a été demandée et grandement motivée par le travail de l’Union paysanne depuis presque 10 ans. Après une tentative, par le Parti québécois, d’instaurer en 2013 une politique agricole qui s’est avérée déconnectée de la population et des agriculteurs, est-ce que cette fois sera la bonne?

La force de l’actuelle consultation, selon l’Union paysanne, réside dans la place plus que favorable accordée à la population du Québec sans négliger pour autant les agriculteurs et les transformateurs. Rappelons que l’agroalimentaire québécois a depuis trop longtemps évolué en vase clos par des consultations bipartites entre l’État et le monopole syndical. Notre association croit depuis sa fondation que l’avenir de l’agroalimentaire sera fait de ponts entre les consommateurs et les agriculteurs à la faveur d’un virage dans le modèle agricole québécois. Le ministre Paradis semble l’avoir compris.

Le MAPAQ a eu la bonne idée d’utiliser une plateforme web afin de récolter les commentaires de la population. Soulignons que la participation de Claude Lafleur à la portion agricole du Sommet est de notre avis une bonne prise. Il sera à même d’inspirer bon nombre d’agriculteurs à se pousser vers l’avant et à ne pas avoir peur du changement.

Le point négatif de ce sommet réside dans sa longueur. Les habitudes de vie politique du Québec nous ont trop souvent habitués à des changements de ministre aux deux ans. Le ministre Paradis, qui s’approche du plus long mandat en agriculture depuis 25 ans, sera-t-il à son poste à l’automne 2017? L’agriculture du Québec ne peut souffrir plus longtemps de délais ou, pire encore, d’une politique vide.

« Le Québec a le potentiel de devenir la petite Europe d’Amérique du Nord ». Pour y arriver, cela commande du courage politique, de la vision et de faire de la place. Il est temps d’écouter les voix progressistes de l’agriculture et de la transformation alimentaire du Québec qui voient que le secteur agroalimentaire d’ici est plus qu’une balance commerciale et des traités de libre-échange.

Selon l’Union paysanne, la future politique agroalimentaire doit d’abord servir les Québécois (es), en quantité et en qualité. Elle doit protéger les fermes du Québec en préservant leur nombre sur l’ensemble du territoire du Québec.

Dans le mot agriculture, il y a le mot culture. Le Québec, par ce Sommet, a la chance de réaliser que parler d’agriculture et de nourriture ne peut se restreindre à parler d’argent et à copier l’Ontario.

Pour plus d’informations:

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910
Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

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UnionPaysanneAlliance

L’Union paysanne participera au sommet de l’alimentation convoqué par le ministre Paradis

Lachute, lundi 7 décembre 2015 – Le 2 décembre dernier, lors de sa visite au Congrès de l’UPA, le ministre Pierre Paradis a annoncé la tenue, au printemps 2016, d’un Sommet sur l’Alimentation. Sommet qui doit réunir la population, les agriculteurs et les intermédiaires de l’alimentation autour d’une même table.

L’Union paysanne annonce qu’elle participera  à ce sommet en espérant dégager le plus grand consensus possible autour d’un modèle agricole et alimentaire québécois. Notre organisation a toujours cru que le Québec a le potentiel de devenir la petite Europe d’Amérique du Nord. Cela, à condition de faire des choix; des choix qui n’ont toujours pas été faits, 8 ans après la commission Pronovost.

Mais, ce qui intéresse encore plus l’Union paysanne, c’est la promesse du ministre Paradis de procéder rapidement à la suite du Sommet, afin de doter le Québec d’une première politique agroalimentaire. « Une première politique c’est le socle, la boussole qui donne la direction et tout le reste des règles gouvernementales doivent s’y attacher », souligne Benoit Girouard, président de l’Union paysanne. « On parle de conquête des marchés tout en parlant d’augmenter notre approvisionnement local, il faudra ordonner les priorités en regard du choix des Québécois », ajoute-t-il.

Depuis 14 ans, l’Union paysanne se retrouve au coeur d’une relation unique entre agriculteurs et citoyens en regroupant ces deux groupes dans la même organisation. Un constat se détache, les positions des uns et des autres sont moins éloignées qu’on pense et l’idée du  ministre Paradis de les réunir autour d’une table est le bon choix. Les agriculteurs, plus que jamais, demandent de pouvoir vivre dignement de leur métier et cela n’est pas incompatible avec la demande des consommateurs pour des aliments plus sains et locaux.

Par contre, pour y arriver, un nouveau modèle agricole devra voir le jour et c’est à cela que doit servir une première politique agroalimentaire. Nous attendons du ministre Paradis, qu’à la suite du Sommet de l’Alimentation, qu’il procède dès 2016 à des actions concrètes. Pour l’Union paysanne ce sommet est bien le dernier avant longtemps.

 

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{slider Pour information}

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910
 
Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

{slider À propos de l’Union paysanne}

L’Union paysanne est une association d’agriculteurs et de citoyens qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tous ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysannes. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

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