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Hors-quota : l’Union paysanne passe à l’action

Productions hors-quota

Les 4 productions visées pour le hors-quota sont : oeufs, lait, dindon, poulet.

L’Union paysanne vient de déposer à la Régie des marchés agricoles et agroalimentaire du Québec une première demande pour hausser le hors-quota dans le poulet à 2000 oiseaux au lieu de 100 actuellement.

Nous interviendrons également dans les prochains mois afin de demander à la RMAAQ que le hors-quota dans le dindon passe à 300 (au lieu de 25), et à 300 pondeuses pour les oeufs (au lieu de 100). Nous demanderons aussi qu’un hors-quota de 50 litres soit établi dans le lait comme en Alberta. Évidemment pasteurisé.

Vous aimeriez avoir le droit de produire l’une de ses productions ou plusieurs maintenant ou dans quelques années? Écrivez nous à l’adresse : paysanne@unionpaysanne.com en envoyant votre nom, nom de ferme, adresse et là où les productions que vous ciblez.

Pas besoin d’être membre de l’Union paysanne. Déjà plusieurs membres autant de la CAPÉ que de la Fédération de la Relève agricole ont donné leur nom. Déjà 120 fermes se sont inscrites en 10 jours. Si vous nous avez déjà fait parvenir vos informations, simplement ignorer ce message. N’hésitez pas à partager autour de vous. Réseaux sociaux, courriels, etc. 

Sirop d’érable : L’UPA prend le contrôle du sirop d’érable des québécois.

Lachute, 09 juin 2016. La nouvelle est tombée hier, la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec, donne à un syndicat de l’UPA le droit de contrôler 5 millions d’entailles supplémentaires dans le sirop d’érable en plus du droit de fixer elle-même les hausses de quota des années à venir. Cela revient donc à donner le contrôle complet d’un secteur alimentaire à un syndicat déjà en situation de monopole. Ici le Québec peut être fier il n’a rien à envier aux régimes totalitaires. Lire la suite

Enfin une enquête sur l’industrie du sirop d’érable

Lachute, mardi 19 mais 2015. L’Union paysanne salue l’initiative du ministre Pierre Paradis de mandater Florent Gagné pour faire un rapport complet sur l’industrie acéricole du Québec. Rappelons que cette enquête répond à l’insistance de l’Union paysanne qui demande depuis des mois qu’on se penche sur le secteur acéricole.  «Les pertes sur les marchés mondiaux, les poursuites contre des acériculteurs, l’effet de cartel de l’agence de vente de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, autant de raisons qui demandaient des actions», souligne Daniel Gaudreau, acériculteur de l’Estrie.

Le problème du sirop d’érable, selon l’Union paysanne, est un épiphénomène du monde agricole. La source semble provenir de la Régie des marchés agricoles et agroalimentaires du Québec (RMAAQ) qui ne jouerait pas son rôle. Dans le cas du sirop d’érable, des signaux d’alarme ont été levés par des acériculteurs et par l’industrie depuis des années sans que la RMAAQ ne bouge.

«Le rôle et le leadership de la Régie des marchés agricoles doivent être revus par le ministre,» souligne Benoit Girouard, président de l’Union paysanne. «Agence de vente obligatoire dans le sirop, faillite de Colbex-Levinoff et autres dossiers lui sont passés entre les mains ces dernières années sans qu’elle joue son rôle de garde-fou», continue le président de l’Union paysanne.

L’Union paysanne assure au ministre Paradis son entière collaboration afin que tout le secteur acéricole sorte gagnant de cette enquête. «Il n’est jamais trop tard pour bien faire, par contre je ne sais pas s’il est trop tard pour moi et si mon entreprise survivra jusqu’à la fin de l’enquête» dit Steve Côté de Sawyerville qui s’est fait saisir toute sa production par la FPAQ, une troisième fois en trois ans.

Nous attendrons  les détails du mandat qui sera confié à Florent Gagné. Dans l’intervalle nous l’invitons à rencontrer Normand Bolduc, ancien fonctionnaire qui avait été mandaté il y a 10 ans pour faire enquête sur le secteur acéricole et dont le rapport avait été tassé. Son témoignage serait assurément éclairant.

 

Pièce-jointe : com-up_2015-05-19_enquete-sirop.pdf

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Daniel Gaudreau
Représentant Acéricole
819-657-4528

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Semenciers

Jardins de l’Écoumène VS Union des producteurs agricoles

Situés en zone blanche et ne détenant pas le statut de producteurs agricoles, les semenciers biologiques des Jardins de l’Écoumène entendent faire de la poursuite de l’UPA pour non-paiement de cotisation syndicale dont ils font l’objet, une contestation plus large du régime monopolistique agricole québécois.

Depuis 1972, l’Union des producteurs agricoles (UPA) détient un monopole syndical en agriculture au Québec. Depuis 40 ans, des milliers de producteurs agricoles québécois demandent de pouvoir adhérer librement au syndicat de leur choix, sans pour autant trouver écho à leur demande maintes fois répétée. En fait, les producteurs en zone verte (agricole) sont liés à la gorge par la Loi 85 de 1995 qui fait du paiement de la cotisation syndicale à l’UPA une des conditions d’admission au programme de remboursement de taxes foncières. Situés en zone blanche et ne détenant pas le statut de producteurs agricoles, les semenciers biologiques des Jardins de l’Écoumène entendent faire de la poursuite de l’UPA pour non-paiement de cotisation syndicale dont ils font l’objet, une contestation plus large du régime monopolistique agricole québécois.

Parmi les rares semenciers biologiques au Québec

Depuis ses débuts en 2001, la mission de l’entreprise Les Jardins de l’Écoumène consiste à concevoir un habitat humain et viable à long terme pour fournir de façon durable les aliments, l’énergie et les autres besoins essentiels, le tout en respectant le bon fonctionnement des écosystèmes naturels. L’adoption d’une éthique basée sur la permaculture, qui accorde une importance centrale au soin de la terre et des gens ainsi qu’à la distribution des surplus, inspira grandement Jean-François Lévêque et Guylaine St-Vincent à agir de façon réfléchie et durable en travaillant avec la Nature plutôt que contre elle. Une fois ces bases amorcées, l’idée et la passion de produire des semences du patrimoine biologiques leur sont apparues indubitables. Plus de 12 ans se sont écoulés depuis leurs débuts et ils continuent, encore aujourd’hui, à faire prospérer les Jardins de l’Écoumène selon des axes écologiques et économiques.

Historique des événements

À l’été 2010, l’UPA s’est manifestée à Jean-François et Guylaine par une visite et par une série d’avis de cotisation. Le 11 juin 2010, la fédération de l’UPA de Lanaudière leur impose de s’inscrire à la liste des producteurs agricoles. Le 20 août 2010, ils envoient une lettre de refus de cotisation à l’UPA, dénonçant leur non-respect du libre-choix d’association tel qu’inscrit dans la Charte canadienne des droits et libertés. Suite à la réception d’une mise en demeure, ils envoient une seconde lettre à l’UPA le 24 novembre 2012. Le 24 octobre 2012, ils reçoivent une mise en demeure pour cotisation impayée, dont la somme s’élève à 2266,25 $ pour les années 2010 à 2012 inclusivement. Le 1er novembre 2013, à la Cour des petites créances de Joliette, le juge Borduas a entendu l’UPA, représenté par Denis Roy, contre Jean-François Lévesque et Guylaine St-Vincent. Le juge a décidé de suspendre sa décision jusqu’à ce que la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) tranche sur le statut de producteur des semenciers. Jean-François et Guylaine assumeront leur propre défense devant la Régie des marchés agricoles le 23 avril 2014.

Comparution à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ)
Les semenciers n’ont ni «statut de producteur» ni numéro d’enregistrement ministériel (NIM). Pourtant, l’UPA leur réclame 2266,25$ de prélevés syndicaux pour les années 2010-2012. Comment l’UPA a-t-elle obtenu les informations des semenciers? C’est ce que Jean-François Lévêque entend éclaircir en interrogeant des représentants du MAPAQ et de l’UPA lors de l’audience publique à la RMAAQ le 23 avril prochain.

 

Capsules vidéo avec Jean-François Lévêque :

Les Jardins de l’Écoumène devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires
La production de semences: ses défis et son importance
Pourquoi soutenir les agriculteurs dans leurs luttes juridiques (à venir)

Communiqués :

L’UPA traîne un producteur biologique en justice pour qu’il adhère de force à son organisation
Les Jardins de l’Écoumène devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires

Capsules vidéo sur les entraves à la liberté d’association au Québec :

Capsule 1 – Poursuite par l’UPA contre un agriculteur biologique
Capsule 2 – Libre d’être membre de l’UPA, ou pas?

Capsule 3 – L’UPA : 40 ans de mainmise et de monopole sur l’agriculture du Québec
Capsule 4 – Le remboursement de taxes foncières agricoles
Capsule 5 – Une loi injuste et dépassée

 

Réunion du Comité politique et justice de l’Union Paysanne

Samedi le 15 mars prochain de 10h30 à 15h, l’Union paysanne se réunit autour de son Comité Politique et Justice. Ce comité s’active sur les actions les plus concrètes de l’Union paysanne. Si vous souhaitez vous impliquer…c’est l’endroit! Voici les points qui seront discutés :

  • Campagne de Boycott des cotisations
  • Accès à la liste des producteurs
  • Recours en justice pour faire abolir la loi 85
  • Actions pour faire bouger la Régie des marchés agricoles

Nous aborderons également le cas précis de Jean-François Lévesque, un semencier qui fait face à l’UPA devant la RMAAQ.

Samedi, 15 mars prochain
10h30 à 15h00
Restaurant St-Hubert
1900 rue Raymond Blais, Sainte-Julie

Merci de nous confirmer votre présence.

 

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Référendum auprès des producteurs de blé de consommation humaine

Opération blé entend faire la promotion d’un avenir sans agence de vente obligatoire. Saint-Hyacinthe, le 3 mai 2012 – Un processus référendaire se déroule actuellement au Québec dans le secteur agricole.

C’est la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) qui tient ce scrutin auprès des producteurs agricoles sur le maintien ou non de l’agence de vente unique et obligatoire dans le secteur du blé destiné à l’alimentation humaine.

Ainsi, tous les producteurs ayant utilisé l’Agence de vente au moins une fois depuis son instauration en 2005 recevront un bulletin de vote de la Régie vers la semaine du 14 mai. Ils devront retourner leur bulletin rapidement car il devra être de retour entre les mains de la Régie au plus tard le 4 juin. Le décompte des votes aura lieu deux jours plus tard, soit le 6 juin.

C’est dans ce contexte qu’un groupe de producteurs, « Opération blé », lance aujourd’hui ses activités afin de promouvoir une façon différente de mettre en valeur la production du blé québécois. « Notre regroupement s’activera au cours des prochaines semaines à rejoindre l’ensemble des producteurs éligibles à voter» a indiqué M. Clément Leblanc, l’un des producteurs présent. «Nous allons leur proposer une nouvelle vision d’avenir et les inciter à voter contre le maintien de l’Agence de vente obligatoire » M. Leblanc a précisé qu’une page Facebook a été créée sur le sujet.

« Oui à l’avenir, NON À L’AGENCE »

La Régie a accepté en mars dernier de tenir ce référendum en raison du mécontentement d’un nombre important de producteurs depuis la mise en place de l’Agence.

Ce mécontentement trouve plusieurs explications. D’abord, l’objectif de relancer la production du blé de consommation humaine n’a pas été atteint. De surcroît, l’Agence de vente s’est avéré un système de plus en plus lourd, complexe et coûteux pour le producteur en multipliant les contraintes, les prélevés et les frais fixes au producteur.

Opération blé souhaite redonner la liberté aux producteurs de choisir son mode de mise en marché au moyen d’une solution d’avenir : la mise en marché concertée. Cette façon de faire laisse plus de place à l’adaptabilité, à l’efficacité et l’autonomie des producteurs.

« Il y a de l’avenir au Québec pour la production de blé de consommation humaine dans la mesure où les producteurs se voient imposer moins de frais, moins de paperasserie et moins de contraintes. Il faut encourager la production de produits à valeur ajoutée permettant au producteur de toucher un meilleur prix et au consommateur québécois de bénéficier de produits d’ici et de qualité » rappelle M. Leblanc.

Cette proposition s’inspire de formules déjà présentes dans d’autres sphères de l’agriculture québécoise. La tendance n’est plus au canal unique et obligatoire comme on peut le remarquer.

En Ontario par exemple les producteurs ont mis fin à l’Agence de vente obligatoire en 2003. La Commission canadienne du blé vient aussi de de se voir retiré son statut de canal unique et obligatoire pour la commercialisation du blé de l’ouest Canadien.

 

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Source : Clément Leblanc (418) 998-0497