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Où est la meilleure bio-sécurité?

À la fin octobre, la Régie des marchés agricoles entendra l’Union paysanne qui demande de hausser la production hors-quota à 2000 poulets, 300 dindons et 300 pondeuses, comme c’est déjà le cas dans de nombreuses régions à travers le Canada.

Évidemment, les détenteurs de quotas voudront bloquer ce projet, ne voulant laisser aucune marge hors de leur contrôle. Les fédérations de l’UPA, pour entraver les petits élevages, prétendront que ceux-ci constituent une menace pour la santé et la salubrité.

Et pourtant, la réalité est toute différente. Les études scientifiques neutres, c’est-à-dire qui n’émanent pas des industriels de la volaille, démontrent clairement que les maladies des volailles se propagent principalement par le transport de fumier, de moulée, de volaille, d’humains les côtoyant. De plus, la corrélation est extrêmement forte entre l’apparition d’épidémies aviaires et la forte densité des élevages. Logique. Difficile d’imaginer un éleveur de 1000 poulets en train d’exporter du fumier dans une autre région ou de faire circuler divers ouvriers, techniciens et vétérinaires dans les troupeaux d’oiseaux.

Le département de l’agriculture aux Etats-Unis relate ainsi l’analyse de cas de deux pays voisins, le Laos et la Thaïlande. Dans le premier pays, les élevages sont petits, multiples et dispersés sur l’ensemble du territoire. À côté, en Thaïlande, prévalent les élevages industriels. Comme par hasard, le Laos est largement exempt de maladies aviaires, contrairement à la nation voisine.

La Suisse a beaucoup moins de problèmes d’épidémies animales depuis qu’elle a restreint le transport industriel d’animaux et de volailles sur son territoire. Dans le cas des oiseaux, les épidémies suivent les routes de transport et non les trajets migratoires.

La littérature scientifique fait également état du plus grand risque de mutation des maladies dans les grands élevages, en raison de la grande promiscuité des oiseaux.

Lorsque le Québec, il y a quelques années, a ordonné le confinement obligatoire des oiseaux, une mesure unique au monde, les autorités sanitaires du MAPAQ m’ont avoué avoir mis ces mesures en place non pas pour des raisons de santé humaine mais uniquement dans le but de protéger les intérêts de l’industrie des exportateurs de volaille.

En somme, le risque de maladies est plus grand dans les grands élevages concentrés. L’enjeu réel qui sera porté devant la Régie des marchés agricoles, ce n’est pas la santé ou la salubrité, mais plutôt une bataille commerciale dans laquelle un cartel en situation de monopole n’entend pas laisser émerger de concurrence, aussi minime soit-elle.

Pour ma part, je préfère manger des œufs et de la volaille provenant d’un petit élevage. Et vous?

Maxime Laplante, agr

Président de l’Union paysanne

thumb Jean François Lévêque

Les Jardins de l’Écoumène devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires

 

Contestation du régime monopolistique

Depuis 1972, l’Union des producteurs agricoles (UPA) détient un monopole syndical en agriculture au Québec.
Mais depuis 40 ans, des milliers de producteurs agricoles québécois demandent de pouvoir adhérer librement au syndicat de leur choix, sans pour autant trouver écho à leur demande maintes fois répétée.

En fait, les producteurs en zone verte (agricole) sont liés à la gorge par la Loi 85 de 1995 qui fait du paiement de la cotisation syndicale à l’UPA une des conditions d’admission au programme de remboursement de taxes foncières. Situés en zone blanche et ne détenant pas le statut de producteurs agricoles, les semenciers biologiques des Jardins de l’Écoumène entendent faire de la poursuite de l’UPA pour non-paiement de cotisation syndicale dont ils font objet, une contestation plus large du régime monopolistique agricole québécois.

 

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Cliquez ici pour accéder à la première d’une série de capsules tournées avec Jean-François.

 

Invitation à l’audience publique du 23 avril 2014 à Joliette

Le 23 avril prochain, à Joliette, Jean-François Lévêque des Jardins de l’Écoumène s’auto représentera contre l’avocat de l’UPA et fera témoigner des employés de l’UPA et du MAPAQ au sujet du statut de producteur des semenciers. L’Union paysanne interviendra également afin de les appuyer.

Nous vous invitons également à démontrer votre appui en assistant et/ou en intervenant lors de l’audience publique qui aura lieu le 23 avril à 9h30 à l’adresse suivante:

 

Audience publique devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires
Date : 23 avril 2014 à 9h30
Lieu : Salle Schubert, Château Joliette,
450 Rue Thomas, Joliette (Québec), J6E 3R1