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Producteurs artisans-fromagers: L’Union paysanne interpelle les acteurs du milieu

thumb fromage-gruyereLachute, jeudi 28 novembre. L’Accord de libre-échange Canada-Europe, selon toute vraisemblance, sera ratifié et entrera en vigueur en 2015-2016. Cela veut dire que les producteurs artisans-fromagers, principalement du Québec, subiront une concurrence déloyale provenant des fromages fins européens. L’Union paysanne croit qu’il est possible d’agir afin de rétablir un équilibre dans le marché et favoriser notre souveraineté alimentaire.

Nous demandons à la FPLQ d’enlever les prélevés des producteurs artisans-fromagers biologiques sur le transport de leur lait… vu qu’il n’est pas transporté! L’Union paysanne demande donc à la Fédération des producteurs de lait du Québec (FPLQ) d’abroger l’obligation faite aux producteurs artisans-fromagers de racheter leur propre lait à un prix plus élevé.  En plus d’être une demande fréquente de leur part depuis 10 ans, ces frais ne sont pas justifiables pour quiconque connaît bien les dépenses qu’ils doivent faire pour la  promotion de leurs fromages tout au long de l’année.

Nous demandons également à la FPLQ d’enlever les prélevés des producteurs artisans-fromagers biologiques sur le transport de leur lait…vu qu’il n’est pas transporté. Il serait d’ailleurs peut-être temps pour la FPLQ de revoir l’ensemble des prélevés faits aux producteurs artisans-fromagers afin de refléter plus adéquatement leur métier.

Le fédéral peut facilement mettre en place des mesures de remboursement des coûts reliés aux mesures de salubrité que lui-même impose. Le gouvernement fédéral qui a négocié cet accord n’est pas sans savoir que les normes de contrôle et de salubrité sont moindres en Europe qu’au Canada. Un plus grand fardeau financier et technique pèse donc de ce côté-ci de l’Atlantique. Hormis l’opinion de l’Union paysanne sur l’aspect aseptisé et hypocondriaque de la salubrité au Canada nous pensons que le fédéral peut facilement mettre en place des mesures de remboursement des coûts reliés aux mesures de salubrité que lui-même impose. Nous invitons le ministre de l’Agriculture Gerry Ritz à mettre en place un tel programme dès 2014.

Au niveau provincial, il revient au ministre de l’Agriculture, M. François Gendron, de préparer des scénarios d’impact de l’arrivée de fromages fins européens sur nos tablettes. En dernier recours, si la FPLQ et le gouvernement fédéral ne prennent pas leurs responsabilités, nous demandons au ministre de prévoir un programme de soutien direct afin de soutenir les producteurs artisans-fromagers. C’est un enjeu de souveraineté alimentaire.

Ici, il n’est pas question d’emprunter un ton alarmiste. Des solutions sont possibles dans le meilleur intérêt d’un secteur de notre économie qui est dynamique. Les producteurs artisans-fromagers représentent bien ce que la souveraineté alimentaire apporte de mieux au Québec. Qualité, proximité et économie régionale dynamique.

 


 

Pièce-jointe :

com-up_2013-11-28_Fromage.pdf (128 ko)

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

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Pour une Politique agricole de la Terre à la Table

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Pourquoi une politique agricole ?

En fait parce que le Québec n’en a pas! Une multitude de lois ont forgé notre agriculture, mais aucune première politique ne vient orienter l’ensemble. Il en a résulté une gouvernance à vue de nez, sans gouvernail, avec une direction qui change au gré des crises agricoles.

Prenez action avec nous!

 

Pour une politique agricole de la Terre à la Table

Notre politique propose des mesures concrètes qui touchent aux enjeux au cœur de la vie agricole et du développement socioéconomique du Québec. Plus précisément, notre politique couvre :

  • La nécessité de passer d’une logique de subventions agricoles à une logique de contrat avec l’État afin de ne plus soutenir le volume produit, mais plutôt la qualité du travail des agriculteurs.
  • La réorientation du soutien vers l’ensemble des fermes québécoises, et non plus vers un groupe sélect de gros producteurs.
  • L’exclusion des intégrateurs du soutien de l’État, car le Québec ferait le choix de la ferme à échelle humaine et non plus d’un modèle industriel.
  • L’éco-conditionnalité non plus simplement comme une simple théorie, mais comme une réalité. La protection des ressources doit devenir une priorité.
  • L’ouverture du territoire, de la mise en marché collective, de la gestion de l’offre aux jeunes, aux néo-agriculteurs et à l’agriculture paysanne.
  • L’aplanissement des irritants pour les artisans, les fromagers, les producteurs d’alcool, et les producteurs du terroir, contenus dans la Loi sur la mise en marché des produits agricoles.
  • Le statut d’entrepreneur qu’il faut redonner aux agriculteurs.
  • La valorisation des agriculteurs dans leur rôle de fiduciaires de l’environnement.
  • L’inclusion du facteur de nordicité de notre agriculture dans le rôle de soutien de l’État.

Et finalement, le rétablissement de la démocratie en agriculture par la fin du monopole syndical de l’Union des producteurs agricoles, réelle épine à l’épanouissement de l’agriculture du Québec.

Le projet de politique de souveraineté alimentaire dévoilé par le ministre Gendron le 22 mars dernier nous a convaincu qu’il nous fallait agir. La récupération politique, par le PQ, du concept de souveraineté alimentaire est honteuse. Il induit en erreur à la fois les agriculteurs et la population face à un concept élaboré par les groupes de paysans du monde entier et qui va bien au-delà de ce que le ministre Gendron propose.

Les membres paysans et citoyens de l’Union paysanne sont fiers de déposer cette politique agricole de la Terre à la Table, car elle correspond aux aspirations et aux souhaits des agriculteurs et de la population.

 


Pièces-jointes :

com-up_2013-05-15_Politique-Agri.pdf

PourUnePolitiqueAgricole.pdf

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

 

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Les producteurs de sirop d’érable vont au Parlement

(6 mai 2013, Lachute) Les érables n’ont pas encore terminé de couler que la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, affiliée à l’UPA, a repris les opérations de saisie auprès de ses propres membres.

Cette Fédération a même entrepris d’effectuer des saisies « préventives » de plusieurs centaines de milliers de dollars, tout cela à même un budget juridique financé par ces mêmes membres. Les producteurs paient eux-mêmes les avocats qui vont ensuite les poursuivre au nom de leur propre syndicat!

Pour plusieurs, qui ont travaillé tout le printemps et qui ont pourtant en main un permis fédéral d’exportation, la coupe est pleine. La Fédération est partie avec leur production, en leur laissant les factures d’opération. Ces acériculteurs vont tenir une vigile devant le Parlement, pour tenter de convaincre les élus d’enfin mettre fin au monopole de l’UPA et de cesser ce cartel du sirop d’érable.

Pendant que le Québec ferme les yeux devant les manœuvres de contrôle exagéré de l’UPA, les autres provinces innovent et développent leur production acéricole. Le rapport Pronovost était clair à ce sujet : l’agriculture du Québec manque d’oxygène, étouffe sous le contrôle de l’UPA.

 


 

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Manger local, même l’hiver

Article de Laetitia Deconinck, dans Le Soleil, sur le Marché de solidarité régionale de Québec, une initiative des AmiEs de la Terre de Québec.

Lire l’article…

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/agro-alimentaire/201101/22/01-4362843-manger-local-meme-lhiver.php