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Accaparement des terres et financiarisation de l’agriculture au Québec: Quelle agriculture voulons-nous?

Saint-Germain-Kamouraska-terres-agricolesLachute, 29 octobre 2014. Les récentes rumeurs d’achat de terre agricole dans le Bas-Saint-Laurent par la société Pangea ont suscité de vives réactions, ce qui n’est probablement pas étranger au fait que le Bas-Saint-Laurent constitue l’une des régions où l’on retrouve le plus grand nombre de terres en friche et sous-utilisées.

Pour l’Union paysanne, l’achat de terre par des fonds d’investissement n’a pas sa place en agriculture, mais cette question ne pourra être résolue sans répondre à la question: quel modèle d’agriculture voulons-nous au Québec?

Le modèle agricole en place depuis plus de 30 ans nous laisse avec les agriculteurs les plus endettés d’Amérique du Nord, 50% de terres agricoles du Québec en friche et un bilan net déficitaire quand au nombre de fermes restantes chaque année. Celui qui est en place depuis plus de 30 ans nous laisse avec les agriculteurs les plus endettés d’Amérique du Nord, 50% de terres agricoles du Québec en friche et un bilan net déficitaire quand au nombre de fermes restantes chaque année. C’est cette condition sous-jacente qui fait naître des entreprises comme Pangea, qui sont ni plus ni moins l’équivalent des intégrateurs dans le secteur porcin.

Alors, que souhaitons-nous comme agriculture? Une agriculture où l’intégration verticale et horizontale se multiplient? Avec comme conséquence d’avoir moins de travailleurs par ferme, une concentration des capitaux et moins de fermes? Le gouvernement va devoir se prononcer puisque les intégrateurs ont accès aux programmes de soutien de l’État, ce qui revient à financer en partie ce modèle par nos impôts.

Nous ne pouvons bêtement barrer la route à de telles sociétés d’investissement sans ouvrir des voies pour la relève agricole. La meilleure façon d’y arriver reste la mise en place d’une réelle première politique agricole basée sur une vraie souveraineté alimentaire. L’Union paysanne en a d’ailleurs fait une proposition1 au gouvernement.

Afin de poursuivre la réflexion, l’Union paysanne tiendra d’ailleurs son Congrès dans le Bas-Saint-Laurent à la fin février. D’ici là, une réponse claire du gouvernement libéral quant à sa vision du modèle agricole québécois serait souhaitée.

1- http://bit.ly/1u3kUQC

 

Pièce-jointe :

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Politique agricole: Le ministre Gendron doit réformer le soutien en agriculture au Québec

Lachute, le vendredi 27 septembre 2013 – Le Parlement européen vient de s’entendre sur une importante modification de la Politique Agricole Commune (PAC)1. Il confirme ainsi son rôle de leader dans le développement de politiques agricoles plus vertes. Les gros exploitants verront leur soutien amputé de 30 % qui sera redirigé vers les plus petites fermes. Un supplément d’aide ira aux jeunes durant les 5 premières années d’implantation et 30 % des paiements directs seront  liés au respect par les exploitants de trois pratiques agricoles bénéfiques pour l’environnement : « diversification des cultures, maintien de prairies permanentes et préservation de l’environnement ».

Cette réforme est le fruit du travail combiné des paysans et des populations d’Europe en faveur d’une agriculture écologique, sociétale et locale. Si des aspects de la PAC reste questionnable, elle demeure loin en avance sur ce qui se fait au Québec. L’Union paysanne, ici, tente de changer les mentalités politiques, et particulièrement celles du MAPAQ, afin de réorienter les subventions agricoles vers l’agroécologie et les plus petites fermes. Malgré les rapport Pronovost et St-Pierre, les gouvernements font la sourde oreille. Le PQ n’y échappe pas. Il a aboli une mesure libéral qui visait à amorcer une réforme de l’Assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) pour en dégager des sommes qui auraient pu être réorientées.

Le Québec est l’un des endroits les plus soutenu en agriculture au monde. Les 2/3 de ce soutien provient de l’ASRA, liée aux volumes de productions. C’est un programme archaïque auquel tient mordicus l’UPA, car il favorise les gros producteurs. Vampirisé par les intégrateurs, l’ASRA ne laisse que des miettes aux petits. «La transformation de ce programme est la clé de voute d’un renouveau de l’agriculture québécoise. C’est le soutien qui dicte le modèle.» souligne Maxime Laplante, agronome et vice-président de l’Union paysanne.

Le ministre François Gendron en jetant sur la table 5 millions de dollars sur 5ans pour l’agriculture de proximité2, semble avoir déjà  la tête plus aux élections qu’au future de l’agriculture . «Sur la même période, l’ASRA coûtera plus de 2,5 milliards de dollars pour maintenir artificiellement le prix du porc, du bœuf et du maïs.» rappelle Benoit Girouard, président de l’Union paysanne.

La révolution verte entrevue par le rapport Pronovost se fait encore attendre et l’Union paysanne ne cessera d’en être le porte-parole et le promoteur.

1: http://bit.ly/18ojTDF
2: http://bit.ly/1fnonBW

 

Pièce-jointe : 

com-up_2013-09-27_SoutienAgri.pdf (129 ko)

 

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

 

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Le ministre Gendron envoie ses miettes aux terroirs

Lachute, 6 juin 2013. L’Union paysanne se désole des miettes annoncées aujourd’hui par le ministre François Gendron dans le cadre d’un nouveau Programme d’appui au développement des appellations réservées et des termes valorisants (PADARTV)1. Ce programme assorti d’une enveloppe budgétaire de 1,6 million de dollars, pour la période 2013-2016, constitue tout simplement une insulte aux artisans des terroirs.

Sur la même période de temps, l’Assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) coûtera à l’état plus de 2 milliards de dollars pour simplement garantir les prix agricoles. Non pas pour améliorer le niveau de vie des agriculteurs ou encourager la diversification, mais seulement pour combler l’écart avec le marché.

C’est ce programme qui sclérose le modèle agricole québécois. Le gouvernement de Pauline Marois refuse de le modifier, favorisant au passage les intégrateurs au détriment de l’ensemble des agriculteurs. Malgré les recommandations du rapport Pronovost et du rapport St-Pierre, le gouvernement actuel ne semble pas avoir compris les attentes de la population du Québec en matière d’agroalimentaire. Le développement d’appellations réservées coûte au bas mot plus de 200 000$ sans compter tout le reste. Le montant alloué représente bel et bien des miettes.

Pour l’Union paysanne, la gestion de l’agriculture par le gouvernement Marois est pour l’instant une suite de profondes déceptions. Nous attendons encore une politique agricole qui reprendra les recommandations du rapport Pronovost, et qui redonnera aux agriculteurs et à la population une fierté, de la Terre à la Table.

 

1: http://bit.ly/111OJ0g

 


 

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Caroline Pageau
Administratrice
418-934-3361

 

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tous ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Pièce-jointe : com-up_2013-06-06_appellations.pdf (92 ko)

 

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Politique agricole : le Parti québécois doit refaire ses devoirs!

Le Parti québécois a déposé le 16 mai dernier une politique dite de souveraineté alimentaire. Nous, agriculteurs, citoyens, artisans de la terre et de la table, pensons que cette politique dénature le concept de souveraineté alimentaire et n’offre aucun moyen pour résoudre les crises qui se sont multipliées dans le monde agricole. Lire la suite

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Nous demandons une vraie politique agricole!

 

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Nous, soussignés, citoyens, agriculteurs, artisans de la terre et de la table, sommes convaincus que le modèle agricole en place est responsable des problèmes que nous vivons et qu’une politique agricole digne de ce nom doit appliquer les recommandations des rapports Pronovost, St-Pierre et Ouimet pour réorienter ce modèle.

 

 

 

Essentiellement, nous demandons :

  • Que la vente des produits agricoles à la ferme et en circuits courts ne soit plus assujettie à un office de mise en marché et que « l’adoption d’un règlement imposant des limites aux ventes que chaque producteur a le droit d’effectuer dans ces lieux de vente soit interdite »; cela afin de diversifier notre agriculture, d’améliorer les revenus des petites et moyennes fermes et de répondre autant aux nombreux jeunes ruraux souhaitant débuter en agriculture qu’aux besoins et au savoir-faire des artisans des métiers de bouche.
  • Que l’Assurance Stabilisation des Revenus Agricoles (ASRA) soit graduellement remplacée par un programme de soutien universel basé sur les propositions du rapport St-Pierre. Ce rapport qualifiait le programme de l’ASRA d’inéquitable et d’improductif pour l’ensemble des agriculteurs et des productions. Que les intégrateurs soient graduellement exclus de l’ASRA et du soutien destiné aux agriculteurs afin de préserver l’agriculture familiale comme base d’un nouveau modèle agricole. Parallèlement, nous demandons la transition d’une politique de subvention vers une entente contractuelle entre l’agriculteur et l’État (Contrat vert), redonnant ainsi au fermier son rôle d’entrepreneur et de fiduciaire de l’environnement.
  • Que l’État repense l’accès aux territoires agricoles en gardant à l’esprit que le principal problème concerne la difficulté pour les jeunes ruraux d’avoir accès à la terre. Qu’il module la loi sur la protection du territoire agricole selon les régions et les besoins des communautés. Que le modèle agricole servant de référant soit revu pour incorporer les critères de multifonctionnalité, de production biologique et d’agriculture de niche.
  • Que le monopole syndical de l’Union des producteurs agricoles (UPA) soit remplacé par un réel pluralisme d’association, en accord avec les valeurs de la société québécoise et en lien avec le rapport Pronovost.

C’est pourquoi nous demandons au gouvernement actuel et à ceux qui suivront de placer ces réformes au cœur de la Politique agricole du Québec de façon à permettre le développement d’une agriculture capable de nourrir nos communautés et de mettre en valeur notre territoire.

 

Signer la pétition

{petition identifier= »politique_agricole »}

 

Merci de signer et partager cette lettre si, comme pour nous, elle correspond à votre vision de l’agriculture et à vos aspirations pour le Québec et ses régions!

À noter : seules les signatures provenant de résidents du Canada seront comptabilisées.

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