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Le travail de l’Union paysanne porte fruit

Lachute, 4 septembre 2015.« …Cette époque-là où l’agriculteur doit être membre d’un syndicat pour accéder à ses remboursements de taxes est révolue. » Le ministre Pierre Paradis ne pouvait être plus clair lors d’une entrevue donnée à La Vie Agricole. L’Union paysanne se réjouit de voir ses efforts porter fruit afin de rétablir un régime démocratique pour les agriculteurs du Québec. « …Cette époque-là où l’agriculteur doit être membre d’un syndicat pour accéder à ses remboursements de taxes est révolue. »
Pierre Paradis, Ministre de l’agriculture

L’Union paysanne demandait depuis longtemps la fin de ce qui apparaît impensable aujourd’hui, la liaison d’une cotisation syndicale au soutien de l’État. Eh oui! Les agriculteurs doivent payer une cotisation à l’UPA pour avoir droit au programme de remboursement de taxe foncière agricole.

Cette histoire qui pourrait avoir été prise dans un pays aux pratiques totalitaristes avait été rendue possible grâce à de curieuses circonstances qui aujourd’hui mériteraient enquête. Le ministre péquiste Marcel Landry, qui avait mis en place cette loi en 1995, avait été à l’emploi de l’UPA, entre autres comme directeur régional, de 1986 jusqu’à la veille des élections…en 1994.

« dans ce contexte, cette disposition inusitée semble à la fois abusive et discriminatoire »
Lettre du Barreau au ministre Marcel Landry, 11 décembre 1995.
Le Barreau, à l’époque, avait écrit au ministre de façon cinglante, « dans ce contexte, cette disposition inusitée semble à la fois abusive et discriminatoire »1. Le ministre Paradis a donc entendu l’Union paysanne et semble maintenant prêt à rétablir un régime moins discriminatoire pour les agriculteurs et les agricultrices du Québec.

L’Union paysanne invite du même souffle le ministre à s’attaquer  aux autres programmes administrés par la Financière agricole du Québec et qui sont liés au paiement de la cotisation à l’UPA. Autant de pratiques discriminatoires mises en place à l’époque où l’UPA régnait en maître sur des institutions gouvernementales.

Soulignons que, depuis son arrivée, le ministre Pierre Paradis semble administrer l’agriculture pour l’ensemble des agriculteurs en plus d’insuffler plus de démocratie dans ce secteur essentiel au Québec.

1 – Lettre du Barreau au ministre Marcel Landry, 11 décembre 1995

 

Pièce-jointe : com-up_2015-09-04_taxe-agricole.pdf

 

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

 

 

Enfin une enquête sur l’industrie du sirop d’érable

Lachute, mardi 19 mais 2015. L’Union paysanne salue l’initiative du ministre Pierre Paradis de mandater Florent Gagné pour faire un rapport complet sur l’industrie acéricole du Québec. Rappelons que cette enquête répond à l’insistance de l’Union paysanne qui demande depuis des mois qu’on se penche sur le secteur acéricole.  «Les pertes sur les marchés mondiaux, les poursuites contre des acériculteurs, l’effet de cartel de l’agence de vente de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec, autant de raisons qui demandaient des actions», souligne Daniel Gaudreau, acériculteur de l’Estrie.

Le problème du sirop d’érable, selon l’Union paysanne, est un épiphénomène du monde agricole. La source semble provenir de la Régie des marchés agricoles et agroalimentaires du Québec (RMAAQ) qui ne jouerait pas son rôle. Dans le cas du sirop d’érable, des signaux d’alarme ont été levés par des acériculteurs et par l’industrie depuis des années sans que la RMAAQ ne bouge.

«Le rôle et le leadership de la Régie des marchés agricoles doivent être revus par le ministre,» souligne Benoit Girouard, président de l’Union paysanne. «Agence de vente obligatoire dans le sirop, faillite de Colbex-Levinoff et autres dossiers lui sont passés entre les mains ces dernières années sans qu’elle joue son rôle de garde-fou», continue le président de l’Union paysanne.

L’Union paysanne assure au ministre Paradis son entière collaboration afin que tout le secteur acéricole sorte gagnant de cette enquête. «Il n’est jamais trop tard pour bien faire, par contre je ne sais pas s’il est trop tard pour moi et si mon entreprise survivra jusqu’à la fin de l’enquête» dit Steve Côté de Sawyerville qui s’est fait saisir toute sa production par la FPAQ, une troisième fois en trois ans.

Nous attendrons  les détails du mandat qui sera confié à Florent Gagné. Dans l’intervalle nous l’invitons à rencontrer Normand Bolduc, ancien fonctionnaire qui avait été mandaté il y a 10 ans pour faire enquête sur le secteur acéricole et dont le rapport avait été tassé. Son témoignage serait assurément éclairant.

 

Pièce-jointe : com-up_2015-05-19_enquete-sirop.pdf

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Daniel Gaudreau
Représentant Acéricole
819-657-4528

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Pierre Paradis et Jean Pronovost.

Jean Pronovost pour la relève agricole

Lachute, vendredi 13 février 2015 – L’Union paysanne tient à saluer l’annonce faite ce matin par le ministre de l’Agriculture, M. Pierre Paradis, de mandater Jean Pronovost afin qu’il aille à la rencontre des jeunes agriculteurs du Québec. Les obstacles à l’établissement d’une relève agricole sont nombreux et s’y attaquer devient urgent.  

« Nous le disons depuis des années, la fatalité agricole doit cesser, nous devons refuser la perte d’une seule entreprise agricole. Le changement viendra par la relève », affirme Benoit Girouard, président de l’Union paysanne.

Le choix de Jean Pronovost est des plus judicieux. Il a présidé avec un doigté rare la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire du Québec, l’une des plus importantes commissions de toute l’histoire du Québec au plan de la participation. Sachant être à l’écoute, M. Pronovost a réussi à saisir les enjeux complexes du monde agricole québécois et favoriser un large consensus autour des conclusions de son rapport.

L’Union paysanne tient également à souligner le geste de conciliation et d’ouverture posé par le ministre Pierre Paradis qui fait appel aux différents représentants du monde agricole pour soutenir le travail de Jean Pronovost. « Nous lui assurons notre entière collaboration », indique le président de l’Union paysanne.

 

Paradis-Pronovost

 

Pièce-jointe :com-up_2015-02-13_Releve-CP.pdf

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Commission Robillard et réforme du soutien à l’agriculture: rien de neuf.

Lachute, le 24 novembre 2014. L’Union paysanne réagit avec retenue à la proposition de la Commission Robillard de convertir l’Assurance Stabilisation des Revenus agricoles (ASRA) en un programme d’assurance. Rien de neuf ici, puisque la commission Pronovost l’avait évoqué en 2007 et que le rapport St-Pierre en avait expliqué la transition en 2009.

Réaction retenue, parce qu’en substance rien n’est défini. Si cette réforme est souhaitée par l’Union paysanne, c’est à condition que ce soutien soit mieux réparti et non aboli. « Le gouvernement Couillard ne peut pas faire d’exercice purement comptable avec l’ASRA et c’est ce que propose la Commission Robillard. » souligne Benoit Girouard, président de l’organisation.

Même si l’ASRA équivaut à jeter de l’argent par les fenêtres, comme le soulignait encore récemment1 Jean Pronovost, l’ex-président de la CAAAQ2, il ne faut pas se la refermer sur les doigts. Une transition est nécessaire. « Notre agriculture n’est pas trop soutenue, elle est mal soutenue. L’ASRA est un programme aux effets pervers, inéquitable pour les régions, les jeunes et l’agriculture de créneaux », termine le président de l’Union paysanne.

Nous invitons le ministre de l’Agriculture Pierre Paradis à réformer le programme de l’ASRA et le soutien à l’agriculture en général, mais en partant de la lecture faite par le rapport Pronovost et le rapport St-Pierre.

1- http://lvaquotidien.typepad.com/lvavideo/2014/11/jean-pronovost-et-lasra.html
2- Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire du Québec, rapport Pronovost

 

Pièce-jointe :

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.