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L’Union paysanne invite ses membres et les agriculteurs concernés à ne pas bloquer les sentiers de motoneige.

Lachute, 30 janvier 2017.  L’Union paysanne invite aujourd’hui les agriculteurs concernés à ne pas bloquer le passage sur leurs terres agricoles. Consciente à la fois de la souveraineté d’un propriétaire terrien et de la générosité des agriculteurs, l’Union paysanne ne peut pourtant que condamner la tactique syndicale de l’UPA.

L’appel lancé par l’UPA, en plus d’être contre-productif, revient à prendre en otage une autre industrie qui a une grande proximité avec le monde agricole : le tourisme. Sans oublier que certains agriculteurs ont des activités agricoles hivernales à la ferme et qu’ils en seront aussi affectés.  « C’est la 3e fois en 12 ans que l’UPA utilise ce moyen de pression et le résultat s’est traduit à chaque fois par des échecs et aucun gain pour les agriculteurs» ajoute Benoit Girouard, président de l’Union paysanne. Une fois le conflit terminé, ce sera encore aux agriculteurs sur le terrain à rebâtir les ponts et non au syndicat. Lire la suite

Union paysanne

Modification remboursement des taxes foncières agricoles

L’UPA ne dit pas tout aux agriculteurs

Lachute, 19 décembre 2016. L’Union paysanne a, dans les dernières semaines, consulté plusieurs agriculteurs, élus municipaux, fonctionnaires et anciens hauts fonctionnaires concernant les changements au programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA) annoncés au printemps 2016 par le ministre Pierre Paradis. Il était devenu essentiel d’avoir une vision plus large en raison de l’importante variabilité des chiffres et de l’attitude pyromane de l’UPA. Des scénarios apparaissent désormais plus clairement.

  • Une classe d’agriculteurs sera favorisée par la réforme, soit celle ayant une forte proportion en bâtiment et moins de terre.
  • Les plus petits verront leur compte augmenter légèrement.
  • Les producteurs en grande culture ainsi que les grands maraîchers paieront la facture la plus importante.

Les producteurs traditionnels avec peu de sol comme le poulet, le dindon, les œufs de consommation et d’incubation, les serristes, les fermes porcines intégrées verront leur retour de taxe se bonifier. Le calcul est simple: l’ancien taux s’appliquant aux bâtiments étaient de 70 % et passera au taux uniformisé de 78 %. Même ceux cultivant un certain nombre d’hectares en plus de leur production sans sol verront tout de même une bonification ou un coût très faible.

Les plus petites fermes, celles qui ont un revenu de moins de 25 000 $ (30 % des fermes au Québec) verront vraisemblablement leur compte de taxe augmenter légèrement. Encore là, si elles possèdent des bâtiments et peu de surface agricole, c’est le contraire qui se passera.

Les fermes céréalières et maraîchères ayant beaucoup de superficie agricole, versus peu de bâtiment, verront leur compte de taxe ce hausser de façon notable en raison des modifications du taux progressif par un taux unique à 78 %. Selon quelques cas consultés, on parle de 2 à 3 $ / acre en plus. Multipliez par le nombre d’âcres et les montants sont substantiels. Oui, il faut tout de même mentionner que ces entreprises valent quelques millions.

Ici, il n’est pas question de simplifier à l’extrême les cas possibles sur les 26 000 fermes que compte le Québec réparties dans 900 municipalités, mais des lignes de force se dessinent et nous tenons à donner aux producteurs agricoles une information plus horizontale de la question que celle fourni par l’UPA. Le tableau est loin d’être celui dépeint par le syndicat qui oubli au passage de dire que les agriculteurs du Québec sont les plus soutenus en Amérique du Nord.

Si l’Union paysanne arrive à déchiffrer ces aspects du dossier de la réforme, il n’est pas pensable que l’UPA ne l’ait pas vu. Alors pourquoi ne pas en informer les producteurs? En agissant comme elle le fait et en personnalisant sa vindicte, elle se sort de l’échiquier politique. Dans une situation de monopole syndical ce sont les agriculteurs au final qui se retrouvent orphelins de représentation. L’Union paysanne tient donc à dénoncer vivement l’attitude de l’UPA dans ce dossier. Elle ne peut parler pour l’ensemble des agriculteurs.

L’Union paysanne reconnaît que nous, agriculteurs, avons été les premiers responsables de l’explosion du coût des terres. Ce régime a profité à tout le monde pendant 40 ans. Aujourd’hui, nous détruisons l’avenir de l’agriculture, l’avenir de notre relève agricole en planifiant à court terme et en considérant l’état comme une banque sans limite.Les trois scénarios que nous soulevons ne prennent même pas en compte que les fermes sous gestion de l’offre pourront intégrer les coûts dans leur coût de production ce qui encore une fois viendra amoindrir les impacts potentiels des changements.

L’Union paysanne tient à saluer la décision du ministre Paradis, révélée dimanche soir dans la Vie Agricole, de nommer un expert indépendant afin d’analyser les chiffres actuellement au cœur du conflit. « Le ministre Paradis peut compter sur notre collaboration afin de collaborer avec cet expert» souligne Benoit Girouard, président de l’Union paysanne. « Au-delà des disputes de chiffres, nous espérons rapidement rencontrer le ministre Paradis afin de travailler sur des aménagements possibles dans le nouveau PCTFA qui viendraient amoindrir l’impact sur certaines fermes» ajoute t’il.

L’Union paysanne dès le début 2017 invitera les municipalités rurales à adopter un taux de taxation distinct sur leur portion de territoire agricole. La ville de l’Assomption et de St-André d’Argenteuil viennent d’ailleurs de le faire en 2016. Cette disposition a toujours été disponible, mais peu utilisée en raison de la générosité du PCTFA. Ce programme a toujours été plus utilisé comme une subvention aux municipalités rurales, que comme une aide concrète pour les agriculteurs. En 2001, le PCTFA coûtait 65,875 M $. Cette année, il sera de 145,5 M $ et atteindra 168 millions en 2019. Un panier sans fond.

En terminant, les changements au PCTFA sont de l’ordre du rafistolage et de la fermeture d’un robinet, pas d’une réelle solution à long terme. Il est nécessaire que dès l’adoption d’une première politique agricole de trouver un nouveau cadre de taxation rural. « Les agriculteurs méritent d’avoir un réel budget consacré entièrement à l’agriculture et une taxation qui favorise le transfert et la création de fermes », ajoute Maxime Laplante, agronome et vice-président de l’Union paysanne. «Par ailleurs, les municipalités rurales doivent avoir un financement adéquat alors que les agriculteurs sont de moins en moins nombreux » précise t’il. C’est un beau casse-tête, mais l’Union paysanne travaillera du côté de la solution et de la concertation et non de la confrontation.

Pour plus d’informations:

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910
Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

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L’Union paysanne est une association d’agriculteurs et de citoyens qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tous ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysannes. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

Remboursement taxes foncières agricoles… vs UPA

Modification des conditions de remboursement des taxes foncières agricoles

logo-lva-facebookÇa semble se confirmer, il ne serait plus nécessaire de cotiser à l’UPA pour obtenir le remboursement de taxes foncières agricoles. Selon un texte du journal La Vie Agricole, les deux conditions exigées pour obtenir un crédit de taxes foncières seraient les suivantes : être enregistré au MAPAQ et être en zone agricole.

Rappelons que cette obligation avait été mise en place en 1995 par un ex-employé de l’UPA devenu ministre, Marcel Landry. Le Barreau de l’époque avait écrit au ministre et dénoncé ce qui était une cogestion de l’État entre un syndicat et un ministère. On peut penser bien des choses du ministre Pierre Paradis… mais il l’a fait.

Pour consulter le texte complet de La Vie Agricole.

Union paysanne

Sommet sur l’Alimentation : le ministre Paradis vise les bonnes cibles

Union paysanne Lachute, mercredi 7 septembre 2016. L’Union paysanne se réjouit de voir aujourd’hui les détails du Sommet sur l’Alimentation, enfin dévoilés par le ministre Pierre Paradis. Si le Parti libéral tient ses promesses, cette consultation devrait être la dernière avant de doter le Québec d’une réelle et vraie première politique agroalimentaire. Une politique qui a été demandée et grandement motivée par le travail de l’Union paysanne depuis presque 10 ans. Après une tentative, par le Parti québécois, d’instaurer en 2013 une politique agricole qui s’est avérée déconnectée de la population et des agriculteurs, est-ce que cette fois sera la bonne?

La force de l’actuelle consultation, selon l’Union paysanne, réside dans la place plus que favorable accordée à la population du Québec sans négliger pour autant les agriculteurs et les transformateurs. Rappelons que l’agroalimentaire québécois a depuis trop longtemps évolué en vase clos par des consultations bipartites entre l’État et le monopole syndical. Notre association croit depuis sa fondation que l’avenir de l’agroalimentaire sera fait de ponts entre les consommateurs et les agriculteurs à la faveur d’un virage dans le modèle agricole québécois. Le ministre Paradis semble l’avoir compris.

Le MAPAQ a eu la bonne idée d’utiliser une plateforme web afin de récolter les commentaires de la population. Soulignons que la participation de Claude Lafleur à la portion agricole du Sommet est de notre avis une bonne prise. Il sera à même d’inspirer bon nombre d’agriculteurs à se pousser vers l’avant et à ne pas avoir peur du changement.

Le point négatif de ce sommet réside dans sa longueur. Les habitudes de vie politique du Québec nous ont trop souvent habitués à des changements de ministre aux deux ans. Le ministre Paradis, qui s’approche du plus long mandat en agriculture depuis 25 ans, sera-t-il à son poste à l’automne 2017? L’agriculture du Québec ne peut souffrir plus longtemps de délais ou, pire encore, d’une politique vide.

« Le Québec a le potentiel de devenir la petite Europe d’Amérique du Nord ». Pour y arriver, cela commande du courage politique, de la vision et de faire de la place. Il est temps d’écouter les voix progressistes de l’agriculture et de la transformation alimentaire du Québec qui voient que le secteur agroalimentaire d’ici est plus qu’une balance commerciale et des traités de libre-échange.

Selon l’Union paysanne, la future politique agroalimentaire doit d’abord servir les Québécois (es), en quantité et en qualité. Elle doit protéger les fermes du Québec en préservant leur nombre sur l’ensemble du territoire du Québec.

Dans le mot agriculture, il y a le mot culture. Le Québec, par ce Sommet, a la chance de réaliser que parler d’agriculture et de nourriture ne peut se restreindre à parler d’argent et à copier l’Ontario.

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Benoit Girouard
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Sirop d’érable : L’UPA prend le contrôle du sirop d’érable des québécois.

Lachute, 09 juin 2016. La nouvelle est tombée hier, la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec, donne à un syndicat de l’UPA le droit de contrôler 5 millions d’entailles supplémentaires dans le sirop d’érable en plus du droit de fixer elle-même les hausses de quota des années à venir. Cela revient donc à donner le contrôle complet d’un secteur alimentaire à un syndicat déjà en situation de monopole. Ici le Québec peut être fier il n’a rien à envier aux régimes totalitaires. Lire la suite

Un rapport sur la relève agricole qui commande des actions

Lachute, 27 avril 2016. Certains avaient reproché à la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire du Québec de ne pas avoir assez traité de la relève agricole dans son rapport de 2007. Et bien, Jean Pronovost vient de boucler la boucle avec succès. Le rapport « À l’écoute de la relève agricole », sorti hier, fait le tour des questions qui préoccupent les jeunes de la relève agricole. Prix des terres, transfert familial, gestion de l’offre, accès au territoire, financement, plan conjoints, etc. Lire la suite

Pour nourrir le Québec, donnons une place aux paysans

Campagne Pour nourrir le Québec… donnons une place aux paysans

L’Union paysanne lance la campagne « Pour nourrir le Québec… donnons une place aux paysans ». Cette campagne demande au ministre Pierre Paradis de rapatrier la gestion du hors-quota1 au sein du MAPAQ afin que son contrôle échappe aux cartels qui le gèrent. Nous sommes nombreux à s’être buté à des refus des offices de producteurs depuis 20 ans.

Si vous avez pris le temps de lire notre document « Vers une gestion de l’offre 2.0 au Canada », vous avez pu constater que le Québec, et de loin,  est l’endroit au Canada le plus restrictif en matière de hors-quota au Canada. Par exemple, alors que vous ne pouvez pas produire plus de 100 poulets au Québec, il est possible d’en faire plus de 1000 et même 2000 dans l’Ouest Canadien. Le constat est semblable dans les œufs et le dindon. Voir le tableau

Hors-Quota-au-Canada

Une hausse des seuils de production hors-quota au Québec déclencherait une petite révolution qui permettrait…

  • à nombre d’agriculteurs de diversifier leur production et d’augmenter leur revenu
  • à la relève agricole de démarrer avec moins d’investissements de base,
  • aux régions d’avoir des productions plus locales
  • aux petits abattoirs d’avoir une clientèle nouvelle et de se maintenir en région
  • de voir émerger des productions quasi inexistantes : œufs et poulets de pâturage, sans OGM, biologiques, etc.

Vous voulez nous aider? Deux façons

Carte postale Union paysanne (verso)

Si vous avez un commerce, une cabane à sucre, un bureau, des collègues de travail, etc.,  vous serez surpris du nombre que vous récolterez. Cette campagne est majeure pour les paysans du Québec et avec votre appui nous pourrions atteindre des chiffres étonnants. Déjà les premières 5000 cartes postales papiers sont pratiquement épuisées, mais l’objectif est d’en faire signer 10 000 avec votre aide. Cette campagne durera jusqu’en septembre.
1 : Le hors-quota est le nombre d’unités que peut produire une personne sans détenir un quota. Ce seuil est actuellement déterminé par les offices de producteurs qui, tout en détenant les quotas, se retrouvent en situation de cartel.

 

UnionPaysanneAlliance

L’Union paysanne participera au sommet de l’alimentation convoqué par le ministre Paradis

Lachute, lundi 7 décembre 2015 – Le 2 décembre dernier, lors de sa visite au Congrès de l’UPA, le ministre Pierre Paradis a annoncé la tenue, au printemps 2016, d’un Sommet sur l’Alimentation. Sommet qui doit réunir la population, les agriculteurs et les intermédiaires de l’alimentation autour d’une même table.

L’Union paysanne annonce qu’elle participera  à ce sommet en espérant dégager le plus grand consensus possible autour d’un modèle agricole et alimentaire québécois. Notre organisation a toujours cru que le Québec a le potentiel de devenir la petite Europe d’Amérique du Nord. Cela, à condition de faire des choix; des choix qui n’ont toujours pas été faits, 8 ans après la commission Pronovost.

Mais, ce qui intéresse encore plus l’Union paysanne, c’est la promesse du ministre Paradis de procéder rapidement à la suite du Sommet, afin de doter le Québec d’une première politique agroalimentaire. « Une première politique c’est le socle, la boussole qui donne la direction et tout le reste des règles gouvernementales doivent s’y attacher », souligne Benoit Girouard, président de l’Union paysanne. « On parle de conquête des marchés tout en parlant d’augmenter notre approvisionnement local, il faudra ordonner les priorités en regard du choix des Québécois », ajoute-t-il.

Depuis 14 ans, l’Union paysanne se retrouve au coeur d’une relation unique entre agriculteurs et citoyens en regroupant ces deux groupes dans la même organisation. Un constat se détache, les positions des uns et des autres sont moins éloignées qu’on pense et l’idée du  ministre Paradis de les réunir autour d’une table est le bon choix. Les agriculteurs, plus que jamais, demandent de pouvoir vivre dignement de leur métier et cela n’est pas incompatible avec la demande des consommateurs pour des aliments plus sains et locaux.

Par contre, pour y arriver, un nouveau modèle agricole devra voir le jour et c’est à cela que doit servir une première politique agroalimentaire. Nous attendons du ministre Paradis, qu’à la suite du Sommet de l’Alimentation, qu’il procède dès 2016 à des actions concrètes. Pour l’Union paysanne ce sommet est bien le dernier avant longtemps.

 

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com-up-2015-12-07-sommet-alimentation.pdf

{slider Pour information}

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910
 
Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

{slider À propos de l’Union paysanne}

L’Union paysanne est une association d’agriculteurs et de citoyens qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tous ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysannes. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

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Le Québec doit taxer les pesticides

Lachute, 22 octobre 2015. L’Union paysanne a été choquée par le reportage de Radio-Canada1 dévoilant que le Québec avait perdu le contrôle sur la quantité de pesticides utilisés en milieu agricole.

Le reportage fait état autant d’un laxisme gouvernemental face à cette question, que des moyens prodigieux de l’industrie chimique pour nous faire avaler leurs poisons. Les agriculteurs, qui ont une responsabilité vis-à-vis l’épandage de ces produits, sont surtout pris dans l’étau de l’agriculture chimique. Ils ne font pas le poids en l’absence de soutien et de valorisation.

En entrevue2 à Paul Arcand, le ministre de l’Agriculture Pierre Paradis semblait prendre conscience du problème en exprimant un désir réel de renverser la tendance. Contrairement à ce qu’il répondait à Paul Arcand, il y a effectivement des pesticides autorisés au Québec et qui sont interdits ailleurs dans le monde. L’Atrazine, mais aussi près d’une dizaine d’autres molécules sont interdites en Europe, mais sont épandues sur nos champs québécois.

« Avec plus de 4 millions kilogrammes d’ingrédient actif utilisé en ce moment au Québec, quelques dollars par kilo permettraient facilement de récolter près de 30 millions de dollars annuellement » Tout en s’accordant avec lui sur l’importance de l’éducation de la terre à la table sur les dangers des pesticides, il ne faut pas non plus faire de l’angélisme. Les résultats passés de son ministère et de celui de l’environnement démontrent que le travail n’a pas été fait où que la cible ait été ratée. Le ministre Paradis en entrevue radio reconnaissait la portée cancérigène des pesticides; cela doit maintenant se refléter dans des actions concrètes afin de protéger les agriculteurs et la population.

L’un de ces moyens que lui suggère l’Union paysanne, c’est la taxation des pesticides.

« Le fruit de cette taxe devra être directement utilisé auprès des agriculteurs afin d’accélérer leur transition vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement en ciblant le bio comme priorité. » Plusieurs pays de l’Union européenne taxent ou ont taxé les pesticides. Encore aujourd’hui le Danemark, l’Italie et la Belgique taxent les pesticides. La France envisage le retour à la taxation après l’avoir enlevé. Une telle taxe permettrait à l’état québécois de récolter des sommes significatives.

« Avec plus de 4 millions kilogrammes d’ingrédient actif utilisé en ce moment au Québec, quelques dollars par kilo permettraient facilement de récolter près de 30 millions de dollars annuellement » souligne Benoit Girouard, président de l’Union paysanne.

« Le fruit de cette taxe devra être directement utilisé auprès des agriculteurs afin d’accélérer leur transition vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement en ciblant le bio comme priorité. » ajoute Maxime Laplante, agronome et vice-président de l’organisation.

L’Union paysanne interpelle donc le ministre de l’Agriculture et de l’Environnement à être proactif. Le Québec doit réduire de façon importante son utilisation des pesticides au moyen d’actions concertées, concrètes et mesurables.

D’autres moyens peuvent être ajoutés :

  • Bonification de programme de soutien aux développements des entreprises en luttes intégrées
  • Obligation de formation en agriculture biologique pour l’obtention du titre d’agronome
  • Inclure dans le certificat d’épandage de pesticides un volet alternatives.
  • Augmentation des bandes tampons afin de protéger les rivières et cours d’eau.
  • Remboursement de la certification des producteurs biologiques.

Voilà un éventail des propositions déjà faites par l’Union paysanne par le passé et qui pourraient être appliquées rapidement. Le ministre Paradis pourrait aussi s’attaquer à l’étiquetage des OGM et donner ainsi la chance à la population de choisir ce que leurs aliments doivent contenir. Il n’est pas normal que le libre-choix en termes d’OGM soit toujours refusé aux québécois en 2015.

En terminant nous invitons le ministre Paradis à ne pas perdre de temps en tables de concertations, qui ont déjà été faites, et de faire preuve d’audace afin de réduire la quantité de pesticides utilisés. Cette question touche la santé des agriculteurs, des écosystèmes et celle de la population du Québec.

 

1: Reportage de Thomas Gerbet, Radio-Canada, 21 octobre 2015
2: Entrevue de Pierre Paradis – Paul Arcand, 98,5 FM, 22 octobre 2015

 

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com-up-2015-10-23-taxer-les-pesticides.pdf

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Projet de loi 54: Le respect des impératifs biologiques doit devenir l’outil de mesure du bien-être animal au Québec.

Lachute, 24 septembre 2015. L’Union paysanne hier soir a présenté son mémoire lors des consultations de la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles (CAPERN) sur le projet de loi 54, Loi visant l’amélioration de la situation juridique de l’animal.

D’entrée de jeu l’Union paysanne a précisé qu’il n’est pas possible de parler d’améliorer les conditions de vie des élevages sans parler d’améliorer les conditions de vie des éleveurs. L’industrialisation de la nourriture et des élevages a une grande part de responsabilité dans les souffrances inutiles subies par les éleveurs et par les animaux de ferme.

Nous déplorons le gommage de la réalité utilisés par des groupes appartenant à l’industrie. Sous des termes alambiqués comme « code de conduite, standard de qualité et normes consensuelles », ces groupes semblent refuser de mettre le doigt sur le bobo.  Nous déplorons justement le gommage de la réalité utilisés par des groupes appartenant à l’industrie. Sous des termes alambiqués comme « code de conduite, standard de qualité et normes consensuelles », ces groupes semblent refuser de mettre le doigt sur le bobo.

Les fameux codes de bonnes pratiques vantés par l’industrie et l’UPA lors des audiences sont taillés sur mesure pour eux et non pour le respect des impératifs biologiques des animaux. En plus de faire crouler les éleveurs sous des règles normatives et une paperasse excessive, ils créent à toute fin pratique une fausse notion du bien-être animal. Il ne suffit pas de mettre un matelas sous les pieds des vaches laitières pour justifier qu’elles sont attachées en permanence pour plus de 90% d’entres elles au Québec.

Alors que l’Europe fait des pas de géant au Québec nous nous cachons derrière l’impondérable de la compétitivité. Comme si respecter les impératifs biologiques des animaux étaient incompatibles avec la rentabilité.

C’est pourquoi l’Union paysanne propose au ministre Pierre Paradis que les impératifs biologiques des animaux deviennent graduellement l’outil de mesure du bien-être animal au Québec.  C’est pourquoi l’Union paysanne propose au ministre Pierre Paradis que les impératifs biologiques des animaux deviennent graduellement l’outil de mesure du bien-être animal au Québec.

Un comité-conseil permanent, rattaché au MAPAQ, composé d’intervenants du monde agricole, de vétérinaires, de biologistes et de groupes de consommateurs, aurait le mandat d’établir cet indice du bien-être animal. Cet indice permettrait aux éleveurs de savoir où ils se situent en terme de bien-être animal et ensuite de se fixer des objectifs clairs et mesurables afin d’augmenter cet indice.

L’État devrait soutenir la progression des éleveurs dans le processus. Comme société nous ne pouvons plus faire l’économie du débat autour du bien-être animal des animaux de ferme. Il n’est plus possible non plus de faire abstraction du fait que les conditions de vie des éleveurs se sont elles aussi détériorées, soumises à l’industrialisation et au libre-échange. Plus que jamais la souveraineté alimentaire apparait comme une chance de rétablir un lien avec nos bêtes.

 

Pièces-jointes :

UP-Memoire-Loi-54-20sept2015.pdf

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