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Semences - Capsule 3

Défendre la culture, l’innovation et les savoir-faire paysans

La situation politique actuelle en agriculture au Québec ne permet pas de réelle innovation et favorise les plus gros au détriment de la vraie agriculture à échelle humaine que nous appelons également « paysanne ».

 

 

 

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Production : Union paysanne. Caméra et montage : Catherine Gallichand. Musique : Promise Land.

Voir cette vidéo sur Youtube : http://youtu.be/bfmZmNTnmXM

 

Sondage Centre paysan, quels sont vos besoins?

Lachute, vendredi 11 avril 2014. Le Centre paysan est une coopérative de solidarité qui vise à «Regrouper les personnes intéressées par les savoir-faire paysans, l’agroécologie, la diversification de l’agriculture et la souveraineté alimentaire afin d’en faire la promotion, par la formation, la recherche, et la diffusion de matériel didactique.»

Nous aimerions connaître vos besoins en matière de formation. Pour ce faire, nous lançons un sondage en ligne qui, sans être exhaustif, couvre une grande partie des sujets que nous toucherons. Nous vous invitons à y répondre dès maintenant en suivant ce lien:

https://fr.surveymonkey.com/s/centrepaysan

Ainsi nous serons mieux placés pour répondre aux besoins nombreux de tout ceux et celles qui s’intéressent à la paysannerie, de la terre à la table. Nous rappelons que vous pouvez faire partie du Centre paysan dès maintenant en remplissant le formulaire d’adhésion disponible sur notre page Facebook.

Localisation

Le Centre paysan aura son siège social à Lachute dans la région d’Argenteuil, mais projette d’offrir des formations sur mesure partout au Québec. Nous espérons y arriver en regroupant tous les passionnés d’agroécologie et de paysannerie afin qu’ils rendent leur savoir-faire accessible.

Continuez de surveiller l’actualité, car des nouvelles seront dévoilées presque chaque semaine d’ici l’AGA du 17 mai prochain.

 


 

Pièce-jointe :

com-up_2014-04-11_Sondage_Centre_Paysan.pdf

Pour information :
Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

L’Union paysanne relance le Centre paysan

Lachute, jeudi 3 avril 2014. L’Union paysanne est fière d’annoncer la relance du Centre paysan. Ce projet, que nous avions mis en veilleuse, n’attendait que le printemps pour ressurgir et cette fois  sous forme d’une coopérative de solidarité. Nous souhaitons répondre aux besoins nombreux de tout ceux et celles qui s’intéressent à la paysannerie, et ce, de la terre à la table.

Il y a actuellement au Québec, et ailleurs dans le monde, un engouement pour tout ce qui touche la paysannerie, l’agroécologie, l’agriculture de proximité, l’autosuffisance et la souveraineté alimentaire. «Ferme paysanne, marché de solidarité,  agriculture biologique, poulet sur pâturage, permaculture ne riment plus avec passéiste.» souligne Benoit Girouard, président de l’Union paysanne.

Au contraire, appuyée sur les savoirs traditionnels et la science, l’agriculture paysanne demande un grand savoir-faire. «Mettre 45 légumes en rotation sur 2 hectares avec une succession de récolte, demande presque du génie», rajoute le président de l’Union paysanne.

Le Centre Paysan visera donc à «Regrouper les personnes intéressées par les savoir-faire paysans, l’agroécologie, la diversification de l’agriculture et la souveraineté alimentaire afin d’en faire la promotion, par la formation, la recherche, et la diffusion de matériel didactique.»

Nous invitons donc, dès maintenant, tous les intéressé-e-s, à faire partie de la coopérative en remplissant leur adhésion.

Localisation

Le Centre paysan aura son siège social à Lachute dans la région d’Argenteuil. Territoire idéal selon nous pour remplir notre mission. Il sera  accessible pour la population du Grand Montréal dont la plupart réside à moins d’1h30 de Lachute.  L’implantation sera graduelle, mais des formations seront accessibles dès ce printemps. Lesquelles? Nous gardons un peu de suspense.

Le Centre paysan projette également d’offrir des formations sur mesure partout au Québec. Pour ce faire il espère regrouper tous les passionnés de la nouvelle agriculture et de l’agroécologie afin qu’ils rendent accessible leur savoir-faire.

Concours logo

Première étape de notre visibilité, le Centre paysan doit se doter d’un logo. Nous lançons donc aujourd’hui un concours afin de trouver notre logo. Un 1er prix de 500$ sera remis au créateur du logo choisi. Le logo sera dévoilé lors de l’AGA de fondation du Centre le 17 mai prochain à Lachute. (règles du concours disponibles ici)

Nous vous invitons à devenir membre dès maintenant et à surveiller l’actualité, car des nouvelles seront dévoilées presque chaque semaine d’ici l’AGA du 17 mai prochain.

 

Pièces-jointes :

com-up_2014-04-03_Relance_Centre_Paysan.pdf

Declaration_Adhesion_Utilisateur_Centre_Paysan.pdf

Regles_Concours_Centre_Paysan.pdf

Pour information :

Benoit Girouard                         
Président Union paysanne                            
450-495-1910

 

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Assemblée des Opprimés, le 5 décembre 2011, Durban, Afrique du Sud

Déclaration de La Via Campesina – Nous, l’Assemblée des Opprimés, sommes réunis ce jour pour revendiquer la réforme du système capitaliste néolibéral dans son ensemble. La lutte contre le changement climatique est une lutte contre le capitalisme néolibéral, la paysannerie sans-terre, la dépossession, la faim, la pauvreté et la recolonisation des territoires des peuples d’Afrique et des pays du Sud.

Nous nous sommes  réunis pour faire savoir que l’action directe est la seule arme que possède les peuples opprimés permettant de mettre fin à l’oppression dans le monde et ce sous toutes ses formes.

Nous sommes réunis ici, à Durban, Afrique du Sud, où se tient la 17ème Conférence des Parties des Nations Unies pour débattre des mauvaises solutions proposées visant à faire face au changement climatique. Et nous constatons que l’avenir de la planète Terre et de l’humanité est en danger car les principaux responsables tentent d’échapper à leurs responsabilités et de faire table rase des faits.

Nous, La Via Campesina, mouvement international de paysans et paysannes, pratiquant une agriculture paysanne familiale durable,  sommes totalement consternés par le refus réitéré des pays développés et leurs tentatives de se soustraire à leur devoir historique pour lequel ils devraient fournir un réel effort de réduction des émissions, au lieu de promouvoir de fausses alternatives à la crise climatique, dictées par les conditions du marché.

Ici, à Durban,  les discussions portent sur la mise en place d’un « nouveau mandat ». Un mandat comportant des mécanismes commerciaux et un système d’engagement volontaire, ce qui permet de ne pas appliquer le programme obligatoire en vue de  l’élaboration d’engagements juridiquement contraignants pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. De plus, les pays développés persistent dans leur refus d’assumer leur responsabilité historique et de payer leur dette climatique. Ils soutiennent  la création d’un « fonds vert pour le climat » (GCF)  impliquant des capitaux privés et la Banque Mondiale. Enfin, il existe une volonté d’inclure l’agriculture dans les négociations mais en la considérant en termes de puits de carbone et non comme une source de nourriture ou un moyen d’assurer la souveraineté alimentaire.

Aux yeux de La Via Campesina, et considérant la tournure que prennent les négociations, il est préférable de ne rien signer plutôt que de signer un accord qui condamnerait l’humanité et la planète à un avenir avec des catastrophes climatiques.

Actuellement, l’heure est très grave pour l’agriculture et les petits producteurs, tout comme pour l’environnement. Les conséquences du changement climatique deviennent de plus en plus sévères, causant de mauvaises récoltes, la destruction des foyers et des habitats naturels, la famine et la mort. L’avenir de l’humanité et de notre planète est fortement menacé. Si ces mauvaises résolutions voient le jour, l’impact sera désastreux sur la nature, les générations futures et la planète toute entière.

Voici donc les revendications que nous portons à la connaissance des gouvernements participants aux négociations:

  • Nous appelons les pays du Sud,  à prendre la défense de leurs  propres peuples et des peuples du monde ainsi que celle de la planète avec dignité et conviction. De ce point de vue, le gouvernement d’Afrique du Sud a déjà abandonné et vendu son peuple aux spéculateurs.
  • Nous appelons les pays développés à assumer leur responsabilité historique à l’origine de cette crise climatique et de payer leur dette climatique, ainsi que de s’engager sur un objectif de réduction d’au moins 50% de leurs droits d’émissions par rapport aux niveaux de 1990 et ce sans condition et en excluant les marchés du carbone ou tout autre mécanisme de compensation.
  • Nous appelons les gouvernements à ne plus subventionner une agriculture industrielle qui engendre pollution et changements climatiques par l’usage massif qu’elle fait des produits pétrochimiques.
  • Nous appelons les gouvernements à promouvoir et subventionner l’agro-écologie.
  • Nous appelons tous les pays à écouter et à travailler pour le peuple, à cesser d’œuvrer sous le contrôle des grandes multinationales.
  • Nous appelons tous les pays à renoncer à vouloir sauver le système capitaliste et à ne plus faire payer  le peuple, y compris les petits producteurs, pour les conséquences de la crise économique et financière.
  • Nous, La Via Campesina, demandons la mise en œuvre de l’Accord des Peuples de Cochabamba. Et ici, aujourd’hui, à Durban et ou ailleurs, nous réitérons avec force nos solutions face aux effets de la crise climatique :
  • Le réchauffement de la planète doit être limité seulement à 1 degré Celsius.
  • Les pays développés doivent réduire d’au moins 50%  leurs droits d’émissions par rapport aux niveaux de 1990 et ce sans conditions et en excluant les marchés du carbone ou tout autre mécanisme de compensation.
  • Les pays riches doivent s’engager à rembourser la dette climatique avec un plan de financement à hauteur d’au moins 6% de leur PIB. Les fonds destinés au financement de la lutte contre les effets du changement climatique doivent être d’ordre publique, et ne peuvent être contrôlés par la Banque Mondiale ou d’autres entreprises privées.
  • Tous les mécanismes de marchés doivent être stoppés, y compris les programmes REDD, REDD++ et les marchés du carbone envisagés dans le programme pour l’agriculture.
  • Nous affirmons de nouveau qu’il ne peut y avoir de solution aux effets des changements climatiques ainsi qu’au système néolibéral prédateur qui en est la cause, sans une libération totale des femmes, des paysannes en particulier, du joug ancestral du patriarcat et de la discrimination sexiste.  Ainsi, nous exigeons une action d’ensemble contre le patriarcat et le sexisme :
  • Que l’on donne aux  femmes l’accès à la terre et à leurs droits de propriété par le biais d’un processus de redistribution choisie.
  • Les lois et les politiques doivent répondre aux besoins spécifiques des femmes.

Nous, La Via Campesina, exigeons qu’un terme soit mis à la marchandisation de notre Planète Terre. Nous rejetons les mécanismes des marchés du carbone. De plus, nous rejetons la possibilité d’inclure dans les négociations un programme de travail spécifique sur l’agriculture comme cela est aujourd’hui envisagé. Nous rejetons également tous les mécanismes de marché envisagés autour de l’agriculture.

Nous, La Via Campesina et les peuples du Monde, détenons les solutions à la crise climatique et nos appelons les gouvernements à les prendre en compte avant qu’il ne soit trop tard. A l’occasion de cette Assemblée des Opprimés, nous tenons à dire aux peuples du monde que la solution est entre leurs mains. C’est à travers la création de mouvements sociaux et la mobilisation des peuples dans la lutte pour le changement social que les peuples du monde viendront à bout de cette alliance mortifère entre les gouvernements et les entreprises multinationales.

En ce moment même en Afrique, cette alliance est en train de commettre l’une des plus grandes spoliations que l’histoire ait connues, en privant les paysans de leurs terres. Et nous savons ce qu’un tel accaparement des terres implique : plus d’agriculture industrielle, plus de pauvreté et d’exploitation, ainsi que l’augmentation des effets du changement climatique.

A ce stade, la seule contre-attaque possible est l’occupation des terres à l’initiative des  paysans sans-terre eux-mêmes. Du point de vue de la souveraineté alimentaire, de la réforme agraire et de la justice climatique, ces occupations méritent tout notre soutien.

L’agriculture paysanne durable et l’agro-écologie contribuent au refroidissement de la planète !

La souveraineté alimentaire est la solution !

L’agriculture paysanne n’est pas à vendre !

Globalisons la lutte ! Globalisons l’espoir !

Les semences paysannes – droits et pouvoir

«Le processus séculaire qui a créé et développé la diversité dans les champs a conduit à la mise en place d’une série des bases juridiques afin de garantir l’exercice des droits collectifs, permettant ainsi une coévolution continue. Il est de la responsabilité des États-nations de déterminer comment les ressources naturelles doivent être utilisées et comment leur usage doit être réparti. C’est à eux de décider quels droits doivent être accordés pour l’utilisation, l’accès et le contrôle de ces ressources et qui est le titulaire de ces droits.

Aujourd’hui, l’équilibre des pouvoirs au sein des États-nations et entre les différents États a modifié la nature de ces droits, en imposant par exemple la notion de propriété intellectuelle sur les semences et en tentant de réduire à néant les droits collectifs détenus par les collectivités ou les paysans. La forme et l’étendue de ces droits ont été élaborées et codifiées au fil du temps. Il est légitime de lutter et de mener des actions d’auto-défense contre la violation de ces droits collectifs, comme par exemple ceux qui garantissaient — ou garantissent encore — l’accès au foncier, à l’eau et aux ressources de la biodiversité, et aussi l’utilisation et le contrôle de ces ressources. Cette légitimité prime sur les réglementations et législations éventuellement en place, si celles-ci vont à l’encontre de ces droits. Le fait, pour les petits producteurs d’aliments, de reprendre leur autonomie et de recouvrir la souveraineté dans la gestion des ressources génétiques est un outil fondamental en vue d’adapter la production d’aliments aux besoins de la population mondiale ainsi qu’aux changements incessants des écosystèmes. Ceci doit être clairement expliqué (et fait comprendre).»

Antonio Onorati
Président de Crocevia et point focal international de la CIP pour la souveraineté alimentaire

Source : Bulletin Nyéléni, numéro 3, mars 2011