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L’achat local, plus que jamais!

Deux nouvelles récentes quoique différentes frappent, à mon avis, car elles rappellent l’importance de l’achat local. La première est un contre-exemple. L’OMC vient de permettre au Canada et au Mexique d’imposer des droits de douane d’environ 1 milliard de dollars sur les produits en provenance des États-Unis. Lire la suite

Photo de Lee Kyun Hae.

À la mémoire de Lee, la lutte contre l’OMC continue

Appel à l’action de la Via Campesina : Conférence Ministérielle de l’OMC 2015

Photo de Lee Kyun Hae. (Harare, 10 septembre 2015). Aujourd’hui, la Via Campesina célèbre la Journée Internationale de Lutte Contre l’organisation mondiale du commerce (OMC), et commémore la vie et la contribution de son frère et leader M. Lee Kyun Hae, un fermier coréen dont le droit à vivre avec dignité a été détruit par l’OMC. M. Lee s’est sacrifié en 2003 pour dénoncer de manière radicale les responsables de la disparition des économies paysannes à travers le monde.

Cette année, en 2015, l’organisation mondiale du commerce va de nouveau frapper en promettant d’imposer « tous les aspects du paquet de Bali ». Le tueur multilatéral de paysans organisera sa 10e Conférence Ministérielle à Nairobi, au Kenya, du 15 au 18 décembre 2015. A l’ordre du jour : d’avantage de libéralisations des échanges commerciaux, avec des entreprises agro-industrielles ayant pour objectif de mettre fin aux quelques politiques publiques qui continuent de protéger les systèmes alimentaires de certains pays.

La Via Campesina continue de croire dur comme fer que l’OMC est une organisation au service des pays « développés » et des sociétés transnationales, qui impose des règles de libre-échange qui ne bénéficient qu’aux pays riches et concentrent encore plus de richesse entre les mains d’une minorité. Les résultats de la dernière Ministérielle de l’OMC (2013), appelés par commodité « Paquet de Bali » furent considérés comme une victoire par l’OMC pour avoir débloqué une série de négociations au point mort sur les échanges, dans l’agriculture et le développement. De son côté, La Via Campesina dénonce cette soi-disant « victoire » pour l’OMC et les multinationales car celle-ci se fait aux dépens de la majorité mondiale la plus pauvre. Alors que les paysans et les paysannes à travers le monde s’organisent pour atteindre la souveraineté alimentaire – en demandant à ce que les gouvernements nationaux soutiennent et défendent leurs communautés rurales, leurs systèmes de production et moyens d’existence – de puissantes voix à l’intérieur de l’OMC comptent en finir avec cette soi-disant « clause de paix » qui « autorise » les gouvernements nationaux à protéger leurs systèmes agricoles et alimentaires.

La Via Campesina continue de croire dur comme fer que l’OMC est une organisation au service des pays « développés » et des sociétés transnationales, qui impose des règles de libre-échange qui ne bénéficient qu’aux pays riches et concentrent encore plus de richesse entre les mains d’une minorité.

La Via Campesina réaffirme sa position sur le fait que l’OMC est une institution ratée et délégitimée, essayant désespérément de se relancer avec ce « Paquet de Bali » au prix très élevé de la souveraineté alimentaire, des moyens de survie, des emplois et du futur des peuples et de la planète. La Via Campesina réaffirme sa position sur le fait que l’OMC est une institution ratée et délégitimée, essayant désespérément de se relancer avec ce « Paquet de Bali » au prix très élevé de la souveraineté alimentaire, des moyens de survie, des emplois et du futur des peuples et de la planète. La Via Campesina réitère donc son appel pour une Fin de l’OMC et de la tyrannie du régime de libre-échange. Nous allons redoubler d’efforts dans la lutte contre les systèmes dirigés par les multinationales et nous continuerons à mettre en avant les alternatives populaires.

En décembre, La Via Campesina se mobilisera de manière décentralisée dans le but de faire pression sur les gouvernements nationaux et afin de les éloigner de cet ordre du jour de libre-échange. Nous serons également présents dans les rues du Kenya pour soutenir nos frères et sœurs d’Afrique et du monde entier, qui manifesteront contre l’OMC à Nairobi. Nous invitons tous ceux et celles qui luttent contre l’OMC à envoyer par email leurs plans d’action à l’adresse suivante [nomorewto.kenya.lvc@gmail.com] pour que cette 10e Conférence Ministérielle de l’OMC soit aussi sa dernière.

Source : La Via Campesina

 

18 ans d’OMC, ça suffit! Le libre-échange bénéficie aux multinationales et aggrave la pauvreté !

Non à l’OMC et aux traités de libre échange

(Bali, 3 décembre 2013) Alors que les négociations officielles de l’OMC ont débuté ce mardi 3 décembre à Bali, Indonésie, les mouvements sociaux ont pris la rue. Gerak Lawan, une alliance de mouvements populaires Indonésiens contre le néocolonialisme et l’impérialisme, ainsi que l’assemblée des mouvements sociaux pour une Asie alternative (SMAA), une récente coordination des mouvements sociaux asiatiques, La Via Campesina et des représentants d’organisations du monde entier ont manifesté à Renon Square, à Denpasar, de 9h à 14h ce mardi 3 Décembre.

On nous oblige à accepter un accord juridiquement contraignant sur la facilitation du commerce laissant les paysans dans la faim. Nous réitérons notre appel à sortir l’agriculture de l’OMC.La manifestation a réuni au moins 1 000 paysans, syndicalistes, étudiants, femmes et jeunes originaires de plus de 30 pays. Ils ont exprimé leur rejet total de l’OMC et du système de libre-échange en place.

Pour Yoon Geum Soon, membre du comité de coordination international de la Via Campesina, mouvement global des paysans ayant plus de 200 millions de membres dans le monde, « Le paquet de Bali est un accord horrible pour le monde « en développement ». On nous oblige à accepter un accord juridiquement contraignant sur la facilitation du commerce laissant les paysans dans la faim. Nous réitérons notre appel à sortir l’agriculture de l’OMC » .

« Nous ne voulons pas entrer dans les discussions pour savoir si la clause de paix doit être de quatre ans ou de dix ans, car le fait est que l’OMC ne fait rien pour les paysans, et qu’à long terme, OMC est synonyme de mort pour nous. Les paysans Indiens n’accepteront jamais un tel accord », a déclaré Yudhvir Singh de BKU, le principal syndicat paysan en Inde.

Les manifestations pacifiques ont également rappelé l’échec de l’OMC. Après 18 ans, l’OMC a  seulement permis le développement des multinationales. Selon le World Investment Report 2013 de la CNUCED, « les multinationales représentent environ 80% du commerce mondial ». Les règles du libre-échange ont aggravé la concentration de la richesse mondiale.

Bali est un moyen de faire revivre l’OMC pour trouver de nouveaux moyens de croissance du commerce mondial. Mais cela ne conduira qu’à favoriser la surexploitation de ressources limitées et la concentration de la richesse dans quelques mains.Alors que nous faisons l’expérience des limites de la planète, la croissance du commerce mondial, dans sa quête d’expansion infinie, ralentit. En 2012, le commerce mondial n’a augmenté que de 0,02 % en valeur, alors que l’économie mondiale a progressé de 1,3%. Il est clair que nous sommes entrés dans une nouvelle étape de l’économie mondiale qui se caractérise par un net ralentissement.

Selon Pablo Solon, ancien ambassadeur bolivien à l’ONU, maintenant directeur exécutif de Focus on the Global South : « Il est clair que le paquet de Bali est un moyen de faire revivre l’OMC pour trouver de nouveaux moyens de croissance du commerce mondial. Mais cela ne conduira qu’à favoriser la surexploitation de ressources limitées et la concentration de la richesse dans quelques mains ».

Les mouvements sociaux réclament non seulement le rejet du paquet Bali, mais également de l’OMC et de l’ensemble du régime de libre-échange. Pour Lidy Nacpil de Jubilé Sud, « 18 ans d’OMC, c’est assez. Ce qu’il nous faut est une alternative au libre-échange et un système qui soit basé sur la justice économique. »

 


 

Source :

Communiqué de presse de la Via Campesina, Gerak Lawan et de l’assemblée des mouvements sociaux pour une Asie alternative (SMAA)