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Marche contre Monsanto : Manifestons notre désaccord!

OGM : urgence et devoir d’agir

En cette année de l’agriculture familiale nommée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et dans le contexte d’une marche mondiale contre Monsanto, le géant de l’agro-chimie de Saint Louis au Missouri, qui aura lieu le 24 Mai 2014 à Montreal, il va sans dire que les organisations agricoles québécoises, comme l’Union paysanne et internationales, comme La Via Campesina, qui font la promotion d’une agriculture durable, biologique et respectueuse de l’environnement se doivent de prendre position contre ce leader mondial incontesté de l’agriculture industrielle ayant comme modus operandi le brevetage du vivant, l’intimidation des lanceurs d’alerte et la promotion de la junk science comme le dirait Marie-Monique Robin.

La petite histoire de Monsanto

Pour commencer, un petit historique de la compagnie va de soit.

En 1901, John Francis Quenny nomme sa nouvelle entreprise Monsanto Chemical Works, du nom de sa femme Olga Mendez Monsanto.

En 1902, la compagnie se lance dans la production de saccharine.

En 1917, Monsanto commence à produire de l’aspirine. En 1939, des scientifiques travaillant pour Monsanto participent au « projet Manhattan » qui aboutira à la production de la première bombe atomique de l’Histoire. Le Dr. Charles Thomas, qui sera plus tard membre du comité directoire, assistera aux tests et à l’explosion de la Bombe A.

En 1959, Monsanto découvre le 2, 4, 5-T et se lance dans la production de l’herbicide Lasso. L’herbicide de Monsanto, plus connu sous le surnom d’« Agent Orange », sera vendu à l’armée américaine pour défolier la jungle vietnamienne de 1961 à 1971. Il a été reconnu que ces herbicides contenaient de fortes concentrations de dioxine qui a causé des troubles médicaux parmi les soldats américains et continue d’affecter la santé de la population vietnamienne.

En 1993, la FDA autorise la mise sur le marché du Posilac de Monsanto, le nom commercial de l’hormone de croissance laitière (rBGH). Le Posilac est le premier produit issu de la recherche transgénique à être autorisé pour la consommation. Toujours en 1993, Monsanto dépose le brevet de son premier OGM résistant à l’herbicide Roundup, il s’agit du soja Roundup Ready (RR), et demande une mise en marché dès 1994.

En 1996, la firme de Saint-Louis contribue généreusement à la campagne pour la réélection du président Clinton, lequel rendra hommage à Monsanto dans son discours sur l’état de l’Union, le 4 février 1997.

En 2007, Monsanto est condamné en France pour publicité mensongère sur le caractère biodégradable du Roundup.

(Source : combat-monsanto.org)

Des nuages sombres (encore) à l’horizon

Il est donc impératif d’affirmer que si le passé est garant de l’avenir, la compagnie n’aura aucun scrupule à faire la mise en marché de ses produits poisons à travers le monde tout en faisant passer le profit en première instance et le bien commun de l’humanité en dernier.

Mais ce qui est le plus alarmant dans les tactiques de cette compagnie pour dominer les marchés agricole et asservir les agriculteurs est sans contredit le brevetage du vivant qui permet à Monsanto, par les lois sur la propriété intellectuelle, d’être propriétaire d’une plante et de ses semences contenant un gène introduit qui a été breveté par la dite compagnie propriétaire.

La vie n’est pas une marchandise.

Dans le magnifique livre de Vandana Shiva, on peut lire l’origine des dérives des droits de propriété intellectuelle : « Il faut savoir que 2 événements ont transformé la question des brevets en un enjeu politique crucial :

  • Le premier a été la décision de la Cour suprême des États-Unis de traiter la vie comme une invention et, par conséquent, de permettre à l’Office des brevets de ce pays d’accorder des brevets sur le vivant.
  • Le second a été l’insertion par les États-Unis des droits de propriété intellectuelle (DPI) dans l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT). Les brevets sur les formes de vie découlant de la biotechnologie ont engendré des conflits d’ordre moral, écologique, économique et politique. Très souvent, ce sont le savoir indigène et les innovations traditionnelles qui font l’objet de ces brevets détenus par des multinationales ».

Donc à travers une mise en marché de produits détruisant les abeilles, la bio-diversité, la santé des fermiers et des consommateurs, en prônant la possession de la vie et en basant leur recherche de brevets sur la bio-piraterie, en détruisant des communautés entières de paysans par la promotion de l’agriculture industrielle et la mono-culture agro-chimique, Monsanto est la figure de proue allant à l’encontre des valeurs de l’Union Paysanne et des paysans agro-écologiques du monde entier.

L’Union paysanne, membre de Vigilance OGM et de La Via Campesina, et son comité international vous encouragent au plus haut point à aller manifester votre mécontentement contre Monsanto :

Samedi 24 Mai à 14h00, au Square Dorchester à Montréal

Des événements similaires ont lieu partout dans le monde!

 

Pierre-Olivier Brassard, technicien horticole, Fermes Solidar à Chicoutimi
Membre du comité international de l’Union paysanne

 

semences et souveraineté alimemtaire

Les semences : un enjeu négligé

Dans le contexte agricole actuel où la norme est à la monoculture des champs, des espèces et de l’esprit, produire des semences biologiques et du patrimoine afin d’encourager la vie et travailler avec la nature est une lutte essentielle que l’Union paysanne souhaite souligner en cette journée internationale des luttes paysannes. C’est également l’occasion de soutenir les paysans et paysannes dans leur lutte pour le bien commun qui n’est pas une marchandise.

 

En ce 17 Avril, nous nous mobilisons pour nos semences paysannes!

Le 17 avril 1996, 19 paysans sont morts au Brésil pour avoir manifesté pacifiquement dans le but de reprendre le contrôle sur leur propre production alimentaire. En tant que citoyens et citoyennes, nous devons avoir conscience que notre alimentation soulève de nombreux enjeux politiques, sociaux et économiques. Actuellement au cœur d’une lutte contre le brevetage du vivant, les semences sont un exemple significatif de ce que représentent ces enjeux.

 

Les agriculteurs se mobilisent contre des lois criminalisant des pratiques ancestrales

Au Canada, les agriculteurs de l’Union Nationale des Fermiers mènent une campagne contre le projet de loi fédéral C-18 qui vise à amender la Loi sur la protection des obtentions végétales pour l’harmoniser avec la convention de l’Union internationale pour la protection des obtentions végétales (UPOV) de 1991. Ceci aurait pour conséquence d’accroître le pouvoir des semencières transnationales de recevoir des redevances et contraindre l’usage des variétés qu’elles développent.

En Europe, une loi proposée par la commission européenne veut rendre illégal le fait de faire pousser, vendre ou reproduire des semences qui n’auraient pas été approuvées par une nouvelle autorité : l’agence européenne des variétés végétales. La Via Campesina dénonce cette loi : « En réduisant les droits des paysans à ressemer leurs propres semences, en durcissant les conditions de reconnaissance des variétés par des petits entrepreneurs indépendants, en limitant la circulation et l’échange de graines entre associations et entre planteurs, la Commission Européennes balaye 10000 ans d’histoire ».

Nous vivons dans un monde d’interdépendance où les savoir-faire paysans sont reliés à la multitude des semences que la nature nous offre généreusement. Avec de telles lois, c’est une partie de la biodiversité qui est vouée à disparaitre, emportant avec elle un bout de notre culture et donc de notre identité.

En Inde, Vandana Shiva, chercheuse et activiste, dénonce l’industrie semencière qui tente de nous imposer un monopole. Elle explique que Monsanto a réussi à prendre le contrôle de la production du coton en Inde avec l’appui de gouvernements soumis au néolibéralisme et qu’aujourd’hui, 90% de la production agricole dépend des semences génétiquement modifiées et des poisons qui les accompagnent. Ce contexte a entraîné une destruction du mode de production paysan du coton et l’endettement généralisé des producteurs. Depuis 1995, on dénombre 284 000 suicides de paysans indiens. Vandana Shiva parle d’un véritable génocide occulté par les grands médias du monde entier et dont le principal coupable est Monsanto.

 

Qu’en est-il au Québec?

Au Québec, nous ne sommes pas à l’abri. Avec l’accroissement annuel de la superficie des grandes cultures dédiées aux OGM et la négligence des autorités quant à l’importance d’encourager une production semencière localisée répondant aux besoins de tous les types de production, nous avons complètement perdu notre autonomie semencière.

Les Jardins de l’Écoumène figure parmi les rares semenciers biologiques au Québec. Dans cette capsule vidéo, Jean-François Lévêque parle des défis reliés à la production semencière au Québec, et explique en quoi les semences sont fondamentales à la vie.

 


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Voir cette vidéo sur la chaîne Youtube de l’Union paysanne.

 

À ce combat d’une vie qu’est la production de semences biologiques, Jean-François Lévêque et Guylaine St-Vincent refusent de payer leur cotisation syndicale à l’UPA (seul syndicat officiellement reconnu par la loi). Jean-François Lévêque s’explique : « les raisons pour lesquelles je ne veux pas adhérer à l’UPA sont simples. Étant un producteur biologique je ne veux pas faire partie d’une organisation syndicale dont je ne partage pas la vision. L’UPA prône une agriculture productiviste qui est à l’opposée de ma façon de travailler la terre. Adhérer à ce syndicat, serait pour moi un non-sens et irait dans la direction opposée à tout le travail que j’ai effectué depuis des années ».

En cette journée des luttes paysannes, soyons vigilants et vigilantes. La société évolue constamment et la démocratie ne doit pas en pâtir. Le brevetage du vivant n’est pas acceptable dans une société démocratique, le vivant doit être réservé au collectif, notamment aux paysans et paysannes qui sont là pour sauvegarder la Terre et son patrimoine dans le partage et la solidarité.

 

Pour en savoir plus :

Campagne de l’Union Nationale des Fermiers contre le projet de loi fédéral C-18

Les Jardins de l’Écoumène VS l’Union des producteurs agricoles

Série de messages vidéos enregistrés pour célébrer le 17 avril sur le site ViaCampesina TV

Réseau Combat Monsanto

Entrevue avec Vandana Shiva

 

Sept questions sur les enjeux agricoles pour les partis politiques

Lachute, samedi 15 mars 2014 Depuis maintenant 12 ans, l’Union paysanne porte la voix des agriculteurs, des paysans et de la population en faveur d’une agriculture et d’une alimentation à échelle réellement humaine.

Toute campagne électorale est un moment privilégié pour sonder les différents partis sur leurs positions et les engagements qu’ils sont prêts à prendre. Mais, étrangement, il est rare d’entendre parler d’agriculture et d’alimentation même si celles-ci représentent une part importante de l’économie du Québec. L’Union paysanne estime donc pertinent de soumettre aux partis politiques 7 questions à saveur agricole et alimentaire.

En effet, afin de bien comprendre où se situe chaque parti politique en matière d’agriculture et d’alimentation, l’Union paysanne leur demande de répondre à 7 questions qui couvrent une partie des intérêts des agriculteurs et de la population québécoise. Leurs réponses seront dévoilées lors du Conseil national de l’organisation à St-Hyacinthe le 29 mars prochain.

Nous les invitons donc, dès maintenant, à mettre les enjeux agricoles, de forêt, de ruralité et d’alimentation au cœur de cette campagne… électorale.

 

Questions
  1. À l’heure actuelle, le Canada permet la vente de fromages de lait cru importés qui sont soumis à des exigences inférieures que celles auxquelles les fromages de lait cru québécois sont soumis. Quels engagements votre parti est-il prêt à prendre pour remédier à cette situation inéquitable et favoriser la liberté de production des fromagers québécois?
  2. Quels engagements votre parti est-il prêt à prendre pour assurer la liberté d’association aux producteurs agricoles du Québec et garantir le pluralisme syndical comme dans tous les autres secteurs d’emploi au Québec?
  3. Quels engagements votre parti est-il prêt à prendre pour permettre aux Québécois qui le désirent d’avoir une production supérieure à 99 poulets, comme c’est le cas dans les autres provinces canadiennes où la limite permise varie de 500 à 2000?
  4. Quels engagements votre parti est-il prêt à prendre pour augmenter la production biologique au Québec?
  5. Quels engagements votre parti est-il prêt à prendre en matière d’étiquetage des OGM sachant que cette question fait l’objet d’une quasi unanimité chez les Québécois?
  6. Quels engagements votre parti est-il prêt à prendre afin de favoriser la relève agricole, qu’elle soit familiale ou non?
  7. Quels engagements comptez-vous prendre afin d’augmenter les achats institutionnels de produits du Québec malgré les accords de l’ALENA?

 


 

Pièce-jointe :

com-up_2013-03-15_Questions_Elections.pdf

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Le ministre Gendron peut étiqueter les OGM

Lachute, le jeudi 13 juin 2013 – «Donc, à partir du moment où un ministre responsable doit se coller aux préoccupations d’une population, moi, c’est plus ça qui m’a animé par rapport au dépôt de ce projet de loi là. Et je suis certain qu’il est bien accueilli dans l’opinion publique en général. » C’est par ces propos que le ministre Gendron a répondu à l’animateur Paul Arcand qui s’interrogeait sur la raison qui l’avait poussé à sortir la quincaillerie pour le problème marginal d’accaparement des terres agricoles par des étrangers.

L’Union paysanne est heureuse d’entendre que le ministre gouverne selon les préoccupations de la population. Ainsi, il devrait être en mesure de répondre à l’une des attentes les plus souvent exprimées par la population depuis 10 ans : l’étiquetage des OGM. Cette demande dépasse largement le faux problème de l’accaparement des terres agricoles par des étrangers. Comme le ministre le sait sûrement, les Québécois sont soucieux de leur alimentation et souhaitent avoir accès à toute l’information qu’ils sont en droit d’avoir sur les aliments qu’ils consomment. Il en va de leur santé et de leur droit de choisir. «Il n’est plus acceptable que le ministre Gendron se rabatte derrière des excuses comme ses prédécesseurs», souligne Benoit Girouard, président de l’Union paysanne. «Nous sommes d’ailleurs prêts à l’accompagner dans l’élaboration d’une telle législation, car le Québec a les pleins pouvoirs pour le faire», rajoute-t-il.

Finalement nous souhaitons rappeler au ministre Gendron que l’application des recommandations du rapport Pronovost, la fin du monopole de l’UPA, et la réduction des pesticides rallient également une majorité de Québécois.  Nous appuyant sur ses propos à Paul Arcand, nous espérons qu’il se montrera conséquent.

 


 

Pièce-jointe :

com-up_2013-06-13_EtiquetageOGM.pdf (115 ko)

 

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

 

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Banniere25mai

Marche Mondiale contre Monsanto le 25 mai 2013

Trois événements contre Monsanto samedi le 25 mai 2013 à Montréal, Québec et Sherbrooke.

Monsanto est une des compagnies les plus puissantes de la planète dans le domaine de l’agroalimentaire.

Elle possède 90 % des semences génétiquement modifiées (OGM) de la planète. L’entreprise produit des OGM conçus pour résister à son herbicide vedette, le « Roundup » : le but étant de vendre les deux ensemble. Monsanto est ainsi devenue un symbole du système agricole non durable qui s’avère de plus en plus néfaste et dangereux, environnementalement et socialement. Il est urgent de prendre un virage à 180 ° dans le domaine agroalimentaire.

Les solutions existent, elles demandent des politiques provinciales et fédérales pour les mettre en place. L’agriculture doit permettre de développer nos régions dans le respect des écosystèmes et de la santé humaine, donc sans OGM et sans pesticides. Nous avons rapidement besoin d’une agriculture écologique pour remplacer l’industrie agrotoxique encouragée par des entreprises comme Monsanto.

Banniere25mai

Pour lire et signer la Déclaration pour la marche contre Monsanto – 25 mai 2013.

 

Day-of-Action-April-9-Flyer-French_medium

Journée d’action pour stopper la luzerne OGM!

Appel urgent à l’action émis par l’Union nationale des fermiers-Ontario : Empêchez la commercialisation de la luzerne GM!

Mardi, le 9 avril 2013
De 12h à 13h
À l’extérieur des bureaux régionaux des députés

Contactez l’UNF et le RCAB pour collaborer et organiser un événement dans votre communauté le 9 avril.

Télécharger l’affiche en PDF (2,8 Mo)

Qu’est-ce que cette journée d’action inclura?

Des rassemblements à l’extérieur des bureaux des députés de l’Ontario et des autres provinces. Cette journée peut aussi inclure des rencontres avec votre député à son bureau de circonscription. Apportez vos bannières. Faites entendre votre voix. Ensemble nous pouvons stopper la commercialisation de la luzerne GM.

Pourquoi est-il urgent de stopper la luzerne GM?

La luzerne génétiquement modifiée (GM) de Monsanto pourrait être enregistrée pour être utilisée dans l’est du Canada dès le mois d’avril. Les variétés de luzerne GM Roundup Ready sont prêtes à franchir la dernière étape avant d’être mises en marché – elles n’ont plus besoin que du sceau d’approbation de l’Agence canadienne d’inspection des aliments. L’Association canadienne du commerce des semences et ses membres corporatifs, dont Monsanto, Pioneer et Forage Genetics International, cherchent activement des appuis pour lancer la luzerne GM sur les marchés.

Comme la luzerne est une plante pérenne pollinisée par les abeilles, la luzerne génétiquement modifiée peut se croiser par pollinisation avec la luzerne non GM et biologique, et menacer la survie des fermes familiales à travers le Canada. Les agriculteurs des Prairies ont déjà rejeté la luzerne GM pour ces mêmes raisons et l’industrie tente maintenant d’introduire la luzerne GM dans l’est du Canada.

Cet appel à l’action est émis par UNF-Ontario.

 

 



 

Information additionnelle:

Pourquoi la Luzerne GM constitue-t-elle une telle menace?

La contamination par cet OGM est inévitable, car la luzerne est une culture pérenne pollinisée par les insectes. En Ontario, les mauvaises herbes deviennent résistantes au glyphosate (l’ingrédient actif de l’insecticide Roundup de Monsanto) : une autre plante tolérante au glyphosate telle que la luzerne Roundup Ready multiplierait ces mauvaises herbes résistantes. La luzerne est la plupart du temps cultivée avec d’autres graminées et elle s’établit facilement sans l’utilisation d’herbicides. Les agriculteurs ne veulent pas ou n’ont pas besoin de la luzerne Roundup Ready. Si elle est génétiquement modifiée (GM, aussi appelée issue du génie génétique), la luzerne commercialisée dans l’est du Canada aura des impacts négatifs sur un grand nombre d’agriculteurs et de systèmes agricoles, tant conventionnels que biologiques. Pour davantage d’information, visitez www.rcab.ca/luzerne

Pourquoi la Luzerne est-elle importante?

Communément récoltée comme foin, la luzerne est un fourrage riche en protéines qui nourrit les animaux tels que vaches laitières, bovins, agneaux, volaille et porcs. Elle est aussi utilisée pour fournir des nutriments et de la matière organique au sol, ce qui la rend particulièrement importante en agriculture biologique. Si elle est introduite, la luzerne GM ruinera les marchés d’exportation des produits de la luzerne, contaminera les fermes familiales, rendra plus difficile le contrôle des mauvaises herbes pour les agriculteurs et menacera l’avenir des aliments et de l’agriculture biologiques au Canada.

Comment puis-je organiser une action dans ma communauté?

L’Union nationale des fermiers-Ontario et le Réseau canadien d’action sur les biotechnologies ont produit une trousse incluant des instructions sur la façon de réussir votre activité. Le RCAB a des affiches, des dépliants et de l’information sur la luzerne GM et d’autres outils pour vous aider. Envoyez un courriel à info@cban.ca

La résolution suivante a été adoptée le 2 mars 2013 à la Convention de la Région 3 de l’UNF/AGA UNF-Ontario : « Il est résolu que l’Union nationale des fermiers-Ontario demande aux organisations de fermiers en Ontario et à travers le Canada, aux autres organisations civiles et aux consommateurs concernés de joindre les membres de UNF-O pour une journée d’action contre la commercialisation de la luzerne GM qui sera tenue aux bureaux des députés le 9 avril 2013 ».

Cet appel à l’action a été émis par l’Union nationale des fermiers-Ontario, le 9 mars 2013.

 

 


 

Pour en savoir plus

rcab.ca/9avril

Télécharger l’affiche en PDF (2,8 Mo)

 

Vers une Déclaration des droits humains des paysans

En ce 10 décembre 2012, Journée internationale des droits humains, deux organisations québécoises tiennent à souligner une importante avancée dans la reconnaissance des droits humains de cette moitié de la population mondiale qui vit toujours en milieu rural.

À l’issu d’un processus amorcé en septembre passé, le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies adopta la résolution sur la Promotion des droits des paysans et des autres personnes vivant en milieu rural. Ainsi, le 27 septembire dernier, le Conseil des droits de l’Homme a mis en branle un processus menant à une éventuelle Déclaration sur les droits humains des paysans et des autres personnes vivant en milieu rural. Cette démarche est d’autant plus significative que les paysans eux-mêmes seront consultés au cours des travaux menant à l’élaboration du texte final de la Déclaration.

C’est à partir du constat de la vulnérabilité des communautés paysannes et de la nécessité de mesures spéciales pour garantir leurs droits, que le comité consultatif a élaboré le premier projet de déclaration. Le Rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation, Olivier De Schutter, proche du processus, considère qu’en protégeant l’accès à la terre et aux autres moyens de production une telle déclaration renforcerait l’agriculture paysanne de subsistance face à l’agriculture industrielle. Ceci offre, de l’avis de l’Union paysanne et du Comité pour la Justice sociale, une réelle solution au problème de la faim qui, à l’échelle mondiale, poursuit sa croissance malgré les promesses décennales de l’agro-industrie.

Les organisations québécoises sont consternées par l’absence d’appui à cette initiative de la part des pays riches du Nord. En effet, huit pays européens et les États-Unis se sont opposés à la résolution, qui, parrainée par la Bolivie, a néanmoins reçu l’appui de vingt-trois pays membres du Conseil. (Notons quinze abstentions.)

Selon Maxime Laplante de l’Union paysanne (organisation québécoise faisant partie de la coalition internationale la Via Campesina) la Déclaration, même à son stade actuel, servirait à aider le mouvement paysan à résister aux efforts des grandes compagnies transnationales, appuyées par des instances internationales et des gouvernements de certains pays du Nord, de remplacer l’agriculture écologique paysanne par une agriculture, dite plus productive, hautement dépendante des intrants chimiques et de la biotechnologie. Car, en plus du droit à la terre, la Déclaration met en évidence les droits des paysans de garder, de vendre ou d’échanger les semences, de protéger l’environnement et de ne pas être affectés par la contamination résultant de l’utilisation de produits chimiques et des OGM. Dans ce contexte, la proposition actuelle, dénoncée par la Via Campesina, d’autoriser la plantation au nord du Mexique de 2,4 million d’hectares de maïs génétiquement modifié, au détriment des semences traditionnelles et de l’agriculture paysanne, est en soi une violation des droits humains.

En Amérique centrale, le CJS a constaté les ravages causées par les activités des compagnies minières qui polluent l’eau et la terre, brisant des communautés entières et leurs moyens de subsistance en échange de quelques emplois qui disparaîtront sitôt le sol vidé de ses ressources. Également, les grandes plantations industrielles, dont la production est généralement destinée à l’exportation, souvent pour des biocarburants, remplacent les milliers de petits producteurs, leur coupant leur emploi, leur source de revenu, leur capacité de transmettre leur identité culturelle aux prochaines générations, tout en raréfiant les produits alimentaires dont le coût augmente.

Dans plusieurs pays du Sud, c’est tragiquement souvent au prix de leur vie que les paysans se mobilisent pour faire respecter leurs droits. Rappelons les décès survenus cette année au Honduras dans la vallée d’Aguàn où 300 000 paysans sans terre protestent encore aujourd’hui contre leurs conditions en occupant les terres de Facusse, riche propriétaire terrien. Bien que les agriculteurs du Nord ne subissent pas de graves violations de leur droit à la vie et à l’intégrité physique, ils souffrent, en tant que petits ou moyens agriculteurs, d’un manque de respect de leurs droits socio-économiques. À titre d’exemples, en Italie, le gouvernement central est présentement en Cour pour empêcher les instances régionales de la Calabre de favoriser la commercialisation des produits locaux. Au Québec, les petites fermes pratiquant une agriculture écologique diversifiée sont les parents pauvres du monde agricole. Sur tous les continents, des traités de libre échange, de plus en plus contraignants, et des plans d’investissement menacent l’agriculture paysanne locale.

C’est en honorant les défenseurs des droits des paysans partout dans le monde, que le Comité pour la justice sociale et l’Union paysanne saluent ce projet de Déclaration historique.

 

Maxime Laplante 418 926 2473
Karen Rothschild 450 458 2005

 

Pièce-jointe :

com-up-2012-12-10-declaration-droits-humains-paysans.pdf (71,5 ko)

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Guide de vulgarisation sur les organismes génétiquement modifiés : le Guide OGM 101

Le guide OGM 101 se veut un outil informatif sur la situation des OGM au Québec. Il a été produit par Vigilance OGM, qui regroupe de nombreux groupes de la société civile dont l’Union paysanne.

Tiré à 50 000 exemplaires, en format de poche, le Guide OGM 101 explique tout ce que les citoyens doivent savoir à propos des controversés OGM : Que sont-ils ? À quoi servent-ils? Où et dans quoi les retrouve-t-on ? Quels enjeux soulèvent-ils? Le Guide propose également des actions que les citoyens peuvent poser s’ils veulent éviter d’en consommer.

Restons informés et aux aguets!

Il nous paraît primordial d’informer et d’éduquer la population sur les enjeux et les risques associés aux manipulations génétiques des végétaux, en particulier les OGM qui entrent dans la chaîne alimentaire et l’environnement. On a constaté récemment que le ministère de l’Éducation a autorisé des manuels scolaires qui font l’apologie des OGM, au point qu’on les dirait commandités par l’industrie des biotechnologies. La publication de ce guide s’inscrit dans un contexte où le gouvernement du Québec refuse toujours aux consommateurs leur droit à l’information, un droit fondamental.

Télécharger le Guide OGM 101

Voici donc la version téléchargeable. Distribuez la à grande échelle.

Si vous voulez l’imprimer, voici le document pdf qui va vous faciliter la chose.

 

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Bonne lecture! Informons, éduquons, passons à l’action !

Pour de plus amples informations, visitez le site www.infoogm.qc.ca

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Le porc génétiquement modifié est mis en veilleuse

GM-Free-Pig_button Une coalition de groupes de citoyens exhorte Ottawa à refuser d’autoriser les animaux génétiquement modifiés destinés à la consommation humaine.

Ottawa, le 2 avril 2012 – Aujourd’hui, le Réseau canadien d’action sur les biotechnologies (RCAB) et Vigilance OGM se réjouissent d’apprendre que l’Université de Guelph (Canada), qui travaillait à la mise au point du controversé porc génétiquement modifié (GM) appelé Enviropig, a décidé de renoncer à la recherche active sur ce qui aurait pu devenir le premier animal génétiquement modifié destiné à la consommation humaine à être autorisé au monde.

Selon le journal Ontario Farmer, le groupe Ontario Pork de l’industrie porcine a décidé de cesser de financer la recherche sur le porc génétiquement modifié. Privée de ce financement, l’université aurait mis en veilleuse son programme de sélection des porcs GM.

« Il n’y a pas de demande ni de besoin pour les animaux génétiquement modifiés. Le gouvernement fédéral devrait cesser d’accepter les demandes d’autorisation concernant les animaux GM destinés à la consommation humaine », a indiqué Lucy Sharratt du RCAB, une coalition rassemblant 18 groupes qui ont fait campagne afin d’empêcher l’approbation des porcs GM destinés à la consommation. « L’Université de Guelph devrait maintenant retirer la demande d’autorisation qu’elle a faite auprès de Santé Canada et ne pas poursuivre sur la voie de la commercialisation. Il est temps de mettre fin à toute tentative visant à mettre des animaux GM sur le marché. »

Le porc Enviropig a été conçu en laboratoire à partir de matériel génétique issu d’une souris afin de réduire la quantité de phosphore dans ses excréments. L’Université de Guelph a amorcé ses recherches sur le porc GM en 1995 et a fait une demande d’approbation en matière d’innocuité alimentaire auprès des autorités du Canada et des États-Unis en 2009. Alors que le Canada approuvait la reproduction des porcs GM en février 2010, aucun gouvernement n’a approuvé la vente du porc Enviropig à des fins de consommation humaine, et aucun porc GM n’a été commercialisé.

« Il est évident que les consommateurs ne veulent pas manger de la viande d’animaux GM; nous sommes donc soulagés que le projet soit mis en veilleuse. Si la mise en marché du porc GM avait été autorisée, les consommateurs auraient évité de manger du porc, mentionne Paul Slomp, vice-président des jeunes de la National Farmers Union. « Ce porc GM, que l’on peut considérer comme un fiasco, aurait pu nuire de manière permanente aux marchés national et international du porc. »

Le RCAB et Vigilance OGM concentreront dorénavant leur attention sur un autre problème: un saumon de l’Atlantique GM ferait actuellement l’objet d’une procédure d’évaluation par le gouvernement canadien. Les ministères chargés de la réglementation refusent de dire aux Canadiens s’ils évaluent ou non ce poisson GM en vue de l’approuver.

Information: Lucy Sharratt, (en anglais) 613 241 2267, poste 25; Paul Slomp, National Farmers Union, (en anglais) 613 898 9136 ; Christine Gingras, Nature Québec, (pour Vigilance OGM), 418-648-2104, poste 2051; Charles Tanguay, Union des consommateurs; cell.: 514 743 0419

Pourquoi prendre action pour stopper la luzerne OGM?

Voici une courte vidéo animée en anglais sur la luzerne OGM. C’est une initiative du Réseau Canadien d’Action sur les Biotechnologies (RCAB), qui vous suggère également d’envoyer une lettre au Ministre de l’agriculture afin de lui montrer votre sensibilité à ce sujet. Suivez la petite abeille qui est en train de comprendre la menace de la luzerne génétiquement modifiée. Regarder la vidéo.

 

Ecrivez une lettre au Ministre fédéral de l’Agriculture:

(texte suggéré)

Monsieur le Ministre Ritz,

Je vous écris pour vous prier de prendre des mesures immédiates pour bloquer la commercialisation de la luzerne génétiquement modifiée (GM) au Canada. La luzerne GM menace les marchés de tous les producteurs de luzerne ainsi que l’avenir de l’alimentation et de l’agriculture biologiques au Canada.

L’introduction de la luzerne génétiquement modifiée (GM) tolérante à l’herbicide (Roundup Ready) de Monsanto aurait de graves impacts négatifs sur de nombreux types d’agriculteurs et de systèmes agricoles, à la fois conventionnels et biologiques.

Les agriculteurs conventionnels et biologiques conviennent que la culture de la luzerne GM n’est ni nécessaire ni souhaitable. Parce que la luzerne est une culture vivace pollinisée par les abeilles, la contamination par la luzerne GM est inévitable. La luzerne GM a été approuvée au Canada en 2005, mais doit être soumise à une étape de plus avant de pouvoir être vendue légalement comme semence au Canada. S’il vous plaît, faites obstacle à la luzerne GM avant qu’elle contamine les champs des agriculteurs.

S’il vous plaît, prenez des mesures immédiates pour stopper la luzerne GM.

 


Pour en savoir plus : http://rcab.ca/content/view/full/997

Lien complet de la vidéo sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=tlbtIEVF77Q&context=C383a5d6ADOEgsToPDskLqMXdLgQDBu5FNEPcMBWBW