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Signez la pétition pour appuyer l’étiquetage obligatoire des aliments GM.

Les Canadiens ont le droit de savoir ce qu’ils mangent :

Les néo-démocrates ont déposé un projet de loi qui permettrait au Canada de se rallier à 64 autres pays dans le monde et de rendre obligatoire l’étiquetage des aliments GM.

Lorsque les familles se mettent à table pour souper, elles veulent savoir si les aliments qu’elles s’apprêtent à manger ont été génétiquement modifiés. D’ailleurs, 90 % des Canadiens appuient l’étiquetage obligatoire des aliments GM.

Plutôt que de passer à l’action, les gouvernements successifs se sont rangés du côté des grandes sociétés et ont préféré ne pas dire au reste des Canadiens ce qu’il y avait dans leur assiette.

Il peut en être autrement.

Retour sur le Congrès annuel et l’AGA 2016

Les 26 au 28 février dernier à Saint-Charles-sur-Richelieu au Mouton Village, plus d’une centaine de membres et visiteurs ont participés aux conférences, ateliers, à l’encan siencieux et à l’assemblée générale annuelle de l’Union paysanne.

Lors de la conférence d’ouverture du vendredi, Paul François, a déclaré  »STOP à l’agriculture mortifère » à la Monsanto. L’agriculteur français qui a eu gain de cause contre le géant de l’industrie agrochimique et le chercheur de l’IRDA Luc Belzile ont nommé « l’effet de réseau » comme étant un facteur favorisant la transition de l’agriculture conventionnelle vers l’agriculture biologique.

Le samedi, des jeunes leaders paysans du Canada, du Québec et des États-Unis ont présenté le rôle des organisations paysannes et des représentants régionaux dans la mise sur pied d’un modèle agroécologique local. Guy Kastler et Claudia Schievelbein, nos invités européens de La Via Campesina, ont terminé leur tournée canadienne au Congrès et partagé les luttes des paysans européens pour préserver leurs droits aux semences paysannes.

Les plans conjoints et la gestion de l’offre, les traités de libre-échange et le monopole syndical de l’Union des producteurs agricoles continuent de préoccuper les membres de l’Union paysanne.

Les participants ont malgré tout pris le temps de se rassembler autour de la musique Folk-Agricole de Yan Boissonnault, déguster le « Brie du monopole » et autres produits du terroir généreusement offerts par des fermes et entreprises d’un peu partout au Québec et préparés avec soin par Marc-Antoine Fontaine, chef cuisinier du Mouton Village, un site enchanteur à découvrir!

Enfin, l’Assemblée générale annuelle a élu deux nouvelles relèves agricoles sur son Conseil de Coordination : Laurence Perle Barchichat qui coordonne le comité agriculture alimentation du Forum Social Mondial, et Stéphanie Wang qui coordonne le comité international.

L’Union paysanne tient à remercier chaleureusement tous les bénévoles, conférenciers, artistes, commanditaires et partenaires qui ont contribué à faire de ce congrès un succès.

Panel Paul François
Photo de groupe!

Participation à l’AGA de Vigilance OGM

Le 2 avril 2016, Serge Giard, représentant de l’Union paysanne biologique siégeant sur le Conseil d’administration de Vigilance OGM, et Stéphanie Wang, représentante du conseil de coordination de l’Union paysanne, étaient à l’Assemblee générale annuelle de Vigilance OGM qui, après des gains importants en 2015, se prépare à une année 2016 historique.

Soyez vigilants et passez le message :

  • la luzerne OGM est en vente au Canada depuis 2 semaines et menace sérieusement de contaminer toute la luzerne sans apporter de bénéfices – il ne faut pas en acheter!
  • la pomme OGM et le maïs sucré OGM pourraient également se retrouver sur nos tablettes d’épicerie.

Continuez de dire à vos épiceriers que vous ne voulez pas de fruits et légumes OGM, c’est une stratégie efficace qui a déjà forcé une quarantaine de détaillant à exiger de leurs fournisseurs qu’ils ne produisent pas des variétés génétiquement modifiées de maïs sucré!

AGA Vigilance OGM 2016

 

Le Québec doit taxer les pesticides

Lachute, 22 octobre 2015. L’Union paysanne a été choquée par le reportage de Radio-Canada1 dévoilant que le Québec avait perdu le contrôle sur la quantité de pesticides utilisés en milieu agricole.

Le reportage fait état autant d’un laxisme gouvernemental face à cette question, que des moyens prodigieux de l’industrie chimique pour nous faire avaler leurs poisons. Les agriculteurs, qui ont une responsabilité vis-à-vis l’épandage de ces produits, sont surtout pris dans l’étau de l’agriculture chimique. Ils ne font pas le poids en l’absence de soutien et de valorisation.

En entrevue2 à Paul Arcand, le ministre de l’Agriculture Pierre Paradis semblait prendre conscience du problème en exprimant un désir réel de renverser la tendance. Contrairement à ce qu’il répondait à Paul Arcand, il y a effectivement des pesticides autorisés au Québec et qui sont interdits ailleurs dans le monde. L’Atrazine, mais aussi près d’une dizaine d’autres molécules sont interdites en Europe, mais sont épandues sur nos champs québécois.

« Avec plus de 4 millions kilogrammes d’ingrédient actif utilisé en ce moment au Québec, quelques dollars par kilo permettraient facilement de récolter près de 30 millions de dollars annuellement » Tout en s’accordant avec lui sur l’importance de l’éducation de la terre à la table sur les dangers des pesticides, il ne faut pas non plus faire de l’angélisme. Les résultats passés de son ministère et de celui de l’environnement démontrent que le travail n’a pas été fait où que la cible ait été ratée. Le ministre Paradis en entrevue radio reconnaissait la portée cancérigène des pesticides; cela doit maintenant se refléter dans des actions concrètes afin de protéger les agriculteurs et la population.

L’un de ces moyens que lui suggère l’Union paysanne, c’est la taxation des pesticides.

« Le fruit de cette taxe devra être directement utilisé auprès des agriculteurs afin d’accélérer leur transition vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement en ciblant le bio comme priorité. » Plusieurs pays de l’Union européenne taxent ou ont taxé les pesticides. Encore aujourd’hui le Danemark, l’Italie et la Belgique taxent les pesticides. La France envisage le retour à la taxation après l’avoir enlevé. Une telle taxe permettrait à l’état québécois de récolter des sommes significatives.

« Avec plus de 4 millions kilogrammes d’ingrédient actif utilisé en ce moment au Québec, quelques dollars par kilo permettraient facilement de récolter près de 30 millions de dollars annuellement » souligne Benoit Girouard, président de l’Union paysanne.

« Le fruit de cette taxe devra être directement utilisé auprès des agriculteurs afin d’accélérer leur transition vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement en ciblant le bio comme priorité. » ajoute Maxime Laplante, agronome et vice-président de l’organisation.

L’Union paysanne interpelle donc le ministre de l’Agriculture et de l’Environnement à être proactif. Le Québec doit réduire de façon importante son utilisation des pesticides au moyen d’actions concertées, concrètes et mesurables.

D’autres moyens peuvent être ajoutés :

  • Bonification de programme de soutien aux développements des entreprises en luttes intégrées
  • Obligation de formation en agriculture biologique pour l’obtention du titre d’agronome
  • Inclure dans le certificat d’épandage de pesticides un volet alternatives.
  • Augmentation des bandes tampons afin de protéger les rivières et cours d’eau.
  • Remboursement de la certification des producteurs biologiques.

Voilà un éventail des propositions déjà faites par l’Union paysanne par le passé et qui pourraient être appliquées rapidement. Le ministre Paradis pourrait aussi s’attaquer à l’étiquetage des OGM et donner ainsi la chance à la population de choisir ce que leurs aliments doivent contenir. Il n’est pas normal que le libre-choix en termes d’OGM soit toujours refusé aux québécois en 2015.

En terminant nous invitons le ministre Paradis à ne pas perdre de temps en tables de concertations, qui ont déjà été faites, et de faire preuve d’audace afin de réduire la quantité de pesticides utilisés. Cette question touche la santé des agriculteurs, des écosystèmes et celle de la population du Québec.

 

1: Reportage de Thomas Gerbet, Radio-Canada, 21 octobre 2015
2: Entrevue de Pierre Paradis – Paul Arcand, 98,5 FM, 22 octobre 2015

 

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Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910
 
Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

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Multinationales

Le pouvoir des multinationales et leur impunité étouffent la voix des peuples

MultinationalesHarare, 9 juillet 2015. LVC dénonce le fait que les processus législatifs et de politiques internationales, qui devraient être vus comme des décisions démocratiques et citoyennes, sont de plus en plus dominés par les intérêts des grandes multinationales et cela avec la complicité des classes gouvernantes.1 De plus, on constate une forte tendance à criminaliserles populations qui luttent pour leurs droits ainsi qu’une impunité structurelle pour les crimes commis par ces mêmes multinationales.

Au niveau international, régional, national et local, nous observons que de plus en plus, les cadres législatifs se conçoivent, s’interprètent et se mettent en œuvre en fonction des intérêts des grandes entreprises et des multinationales, malgré la résistance des mouvements et des organisations qui défendent d’autres voies et l’intérêt général. A cela s’ajoute un manque de transparence vis-à-vis de la société civile.

Il est évident que les accords commerciaux internationaux avec des mécanismes de protection des investissements, la dérégulation du commerce et de la production et l’abandon de critères sociaux et sanitaires comme on peut le voir de façon flagrante dans les accords comme le TTIP, TPP, CETA, TISA et les APEs répondent aux demandes pressantes des multinationales et non pas aux intérêts des populations.

On crée aussi une confusion permanente du rôle des organisations qui représentent la société civile et l’intérêt public et des entités qui défendent les intérêts du secteur privé. Les multinationales sont traitées de la même façon que les organisations de la société civile alors qu’en fait, elles ne représentent personne et ne cherchent qu’à défendre les intérêts de leurs actionnaires. Ceci réduit l’espace public de manière considérable.

On crée et on appuie davantage des entités mixtes, des tables rondes ou des plateformes regroupant différents acteurs comme les instances gouvernementales, les organismes de recherche, les bailleurs, les ONGs et les organisations de la société civile alors que l’autonomie des mouvements sociaux n’est pas garantie et encore moins soutenue. Ces espaces poussent à des positions diluées et occultent les réalités du terrain. Un exemple clair est celui de l’ILC (International Land Coalition – Coalition internationale pour la terre) qui est une organisation qui compte sur des fonds de plus en plus importants ces dernières années et qui se présente, de façon opportuniste, à la fois comme un organisme de recherche, un bailleur et un représentant de la société civile. Or, le travail de ILC sert principalement à mitiger les effets négatifs de l’accaparement des terres plutôt que d’arrêter les accaparements eux-mêmes.

Comme mouvement social de paysans, de travailleurs agricoles, de paysans sans terre et de peuples indigènes nous sommes confrontés à une vision du monde réductrice et complètement capitaliste, basée sur un paradigme de croissance à tout prix, sur un marché qui dirige et résout tout et sur un modèle occidental imposé. Ce modèle comprend la privatisation et la marchandisation des biens communs et des droits de base comme l’eau et l’alimentation. Il inclut aussi le mépris pour les mouvements sociaux et un culte à l’entreprise comme l’unique acteur « utile » de la société. La chasse au bénéfice privé est l’élément dominant dans la prise de décision et dans la vision du monde. C’est une vision patriarcale, capitaliste, individualiste et occidentale du bien-être qui est promue et qui mène à une uniformité sur un marché mondialisé. Dans cette vision, le rôle et la responsabilité des Etats sont de plus en plus limités et superflus. Ceci réduit de manière considérable la capacité d’influence et d’incidence démocratique des acteurs de base.

De nouveaux marchés sont créés pour soi-disant résoudre les problèmes que ce marché a créés. C’est ce que l’on voit dans l’exemple des marchés carbones (REDD) qui ont généré de la spéculation foncière, des évictions de communautés et une plus grande contamination en lieu et place de la réduction des émissions carbones recherchée. On propose des solutions technologiques comme les transgéniques et des fertilisants sans prendre en compte une analyse du pouvoir et des intérêts actifs et sans vision à long terme. Le marché d’un cadastre social pour les populations affectées par les barrages montre que les problèmes sociaux sont aussi gérés comme un marché. Nous mentionnons également les partenariats public-privé (PPP) où les entreprises remplacent les Etats dans des constructions obscures qui ne profitent qu’aux entreprises. La terre, l’eau, les semences et nos terroirs, biens communs gérés par les communautés, deviennent des marchandises sous le diktat du titre foncier, du brevetage du vivant via des lois foncières et semencières diligentées, dépossédant les peuples de leurs droits, qui sont les garants de l’avenir de la planète et de l’humanité.

Des initiatives sous prétexte de « lutter contre la faim dans le monde » se mettent en place avec la complicité des Etats occidentaux et des pressions sur de nombreux Etats comme la Nouvelle Alliance pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition (NASAN) soutenue par le G8 ou l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) qui s’inscrivent insidieusement dans les programmes de développement agricole nationaux et sous-régionaux pour imposer un modèle agricole occidentale et introduire des OGMs et des produits prohibés dans les pays et s’accaparer de leurs ressources naturelles comme la terre et l’eau.

Il existe un manque permanent de solutions structurelles et durables, à cause de la pression pour maintenir un statu quo et par crainte de limiter les bénéfices de quelques uns.

Nous vivons une augmentation de la criminalisation des syndicalistes, des activistes de l’environnement et des paysan(ne)s qui luttent pour leurs droits ou pour le droit de la nature. Rien qu’au Honduras, il y a des centaines de paysans et de paysannes en procès pour défendre leurs droits. Les violences contre les défenseurs de l’environnement ont augmenté de manière exponentielle ces dernières années.2

Nous soulignons l’importance d’ouvrir aux organisations de base les espaces où les normes internationales sont discutées et adoptées et de développer des mécanismes de consultation transparente, d’information et de divulgation conduits par les mouvements eux-mêmes. Nous mentionnons ici la Déclaration des Droits des paysans et des travailleurs ruraux qui se développe au sein du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies comme un exemple positif.3

Nous avons besoin de nouveaux processus de démocratie participative, transparente qui partent de la base (national, régional et mondial) pour appliquer la souveraineté des peuples dans le monde d’aujourd’hui et non pas leur oppression.

Nous avons besoin de mécanismes régionaux et internationaux contraignants pour arrêter les crimes contre l’humanité commis par les multinationales. Dans ce sens, nous accueillons positivement l’initiative du Conseil de Droits de l’Homme qui s’est fixé comme objectif un Traité contraignant pour punir les crimes des multinationales et nous soutenons la campagne pour le Démantèlement du pouvoir du secteur privé.4

Nous reconnaissons que le rôle de l’État est de représenter les intérêts des peuples. Donc, l’État a le devoir de s’opposer à tout politique ou traité international qui mine les droits humain ou sa propre souveraineté. Il est essentiel de soutenir la souveraineté et la responsabilité des Etats au lieu de les saper au niveau international.

La Via Campesina défend la souveraineté alimentaire comme une utopie rebelle à ce système exploiteur. Nous construisons nos alternatives dans la solidarité, chaque jour, depuis la base.

1 https://www.tni.org/en/briefing/state-power-2014#infographics
2 http://www.democracynow.org/2015/4/22/how_many_more_116_environmental_defenders
3 http://defendingpeasantrights.org/
4 http://www.stopcorporateimpunity.org/

 

Cet été… Je recrute deux membres!


Nous sommes de plus en plus nombreux à questionner ce que sont devenues agriculture et nourriture: pesticides, herbicides,  antibiotiques, hormones, OGM, standardisation et industrialisation.

Changer le visage de l’agroalimentaire québécois afin qu’il réponde aux aspirations de la population doit être une priorité et cela passe par une alliance de la Terre et de la Table.

L’Union paysanne est cette alliance.

Elle regroupe des agriculteurs et des citoyens qui veulent bâtir des alternatives au modèle industriel alimentaire et agricole.

L’Union Paysanne tente non seulement d’améliorer les écosystèmes à la ferme, mais aussi les conditions de vie des paysans. Elle agit de la Terre à la Table.

Vous êtes membre? Alors pourquoi ne pas en recruter un autre? Ou deux? Ou cinq? L’adhésion n’est que de 20$.Comment nous aider? Cet été, c’est l’occasion pour devenir encore plus nombreux. Que feriez-nous si nous étions 5000, 10 000 à faire pression sur le gouvernement pour réclamer des changements? Quelles seraient vos priorités?

Nous lançons donc un concours pour stimuler votre intérêt. Chaque membre qui en aura trouvé deux autres aura 1 billet de tirage pour notre concours.  Celui qui trouve un agriculteur et un citoyen en aura 2.

Le concours se termine le 15 août.

 


 

1er prix

  • Bon d’achat de 150$ à la Ferme Rheintal (Porc, bœuf, veau, etc.)
  • Bon d’achat de 50$ chez Aliksir, producteur d’huiles essentielles biologiques.
  • Bon d’achat de 25$ à la Fromagerie du Presbytère
  • 1 kg d’ail et herbes séchées de  la Plantation Amérindienne Siwi (valeur de 50$)
  • Bon d’achat de 30$ à la Ferme Cadet Roussel
  • 1 exemplaire « La culture écologique pour petites et grandes surfaces » par Yves Gagnon
  • 1 exemplaire « Flore printanière » par Gisèle Lamoureux

 


 

2e prix

  • Bon d’achat d’une valeur de 50$ chez TerroirsQuébec, la boutique du terroir en ligne
  • Bon d’achat de 25$ chez la fromagerie du Presbytère
  • 1 canard de Barbarie de la ferme Plumes et Légumes
  • 1 exemplaire « Flore printanière » par Gisèle Lamoureux
  • 1 exemplaire « La culture écologique des plantes légumières » par Yves Gagnon

 


 

Pour participer

Retourner ce formulaire avec le paiement à l’adresse ci-dessous :

Union Paysanne, C.P. 899, Succ. Bureau Chef, Lachute, Qc, J8H 4G5
Tél. : 450-230-5046
Courriel : paysanne@unionpaysanne.com
Site web : www.unionpaysanne.com

 

Soyez subversif… jardinez!

Au Québec, comme dans beaucoup de pays riches, me croiriez-vous si je vous disais que rien n’est plus subversif que de faire son jardin ou élever quelques animaux? Ça l’est peut-être encore plus au Québec qu’ailleurs. Alors qu’il n’y a rien de plus fondamental que la capacité de produire sa nourriture, le Québec est un peu le rideau de fer d’Amérique du Nord. Pourquoi? Lire la suite

Une pétition pour faire de la Gaspésie un territoire sans organisme génétiquement modifié (OGM)

Un apiculteur de la Baie-des-Chaleurs, John Forest, lance une pétition pour faire de la Gaspésie un territoire sans organisme génétiquement modifié (OGM).

L’homme de Maria, qui produit du miel biologique, estime que les pesticides et les herbicides détruisent ses essaims.

Le recours aux semences génétiquement modifiées pour résister aux pesticides et aux herbicides est donc un sujet de préoccupation important pour M. Forest. L’homme d’affaires, qui exploite chaque été près de 800 ruches, veut aussi préserver les 14 emplois de sa PME.

L’apiculteur demande donc à la population de signer une pétition pour bannir les semences de maïs et de soya transgéniques de la Gaspésie. « C’est de faire signer le plus de monde possible. Après ça, aller voir les députés, aller voir le MAPAQ, aller voir l’UPA », explique John Forest.

Pour signer la pétition (si vous habitez une région de la Gaspésie) :

Vous pouvez aussi signer cette pétition d’appui lancée par l’Union paysanne :

Source :  Une pétition pour une Gaspésie sans OGM (Radio-Canada)

 

Le Rocher Percé - Dessin de McLoed

Gaspésie sans OGM – Pétition en appui aux gens de la Gaspésie

Avec l’intérêt suscité par l’initiative de John Forest, un apiculteur bien connu de la Baie-des-Chaleurs en Gaspésie qui a mis en ligne une pétition pour une Gaspésie sans OGM et suite nombreux commentaires de nos membres et du public qui nous ont signifiés leur désir de soutenir cette cause jugée importante non-seulement pour la santé humaine mais également pour la survie de l’agriculture biologique au Québec.

L’Union paysanne vous permet dès à présent d’appuyer cette initiative en Gaspésie, qui pourrait être la première étape vers un Québec sans OGM!

 


 

Pétition pour l’exclusion de plantes OGM et organismes génétiquement modifiés en Gaspésie

Attendu que:

  • Les plantes génétiquement modifiées ont été mises en marché sans être étiquetées en dépit des risques écologiques et commerciaux qu’elles représentent;
  • L’État québécois soutient financièrement -par les programmes d’assurance revenu- les agriculteurs qui font des cultures commerciales de plantes génétiquement modifiées;
  • Au contraire des promesses des fabricants, les pratiques agricoles associées à ces technologies augmentent la quantité de pesticides appliquée dans le milieu;
  • Le secteur agroalimentaire gaspésien mise sur le développement des produits distincts et à valeur ajoutée, comme les aliments sans OGM, d’appellation spécifique ou biologiques;
  • La résolution 8053 de la MRC de la Haute-Gaspésie a fait de la Haute-Gaspésie une région Verte et Active qui souhaite bannir l’utilisation des OGM et faire du territoire une zone sans contamination.

Signer la pétition

{petition identifier= »gaspesie_sans_ogm_appui »}

 


 

Le Rocher Percé - Dessin de McLoed


 

Pour en savoir plus :

 

L’Union paysanne rencontre le ministre Pierre Paradis

Une rencontre s’est tenue ce lundi 25 août entre le ministre de l’Agriculture Pierre Paradis et le président de l’Union paysanne.  Elle a eu lieu, à la demande du ministre, sur une ferme. La rencontre a donc eu lieu chez les Serres Michel Jetté de Mirabel un membre de la première heure de l’Union paysanne en plus d’être l’une des plus anciennes fermes du Québec à faire de l’ASC.

Ce rendez-vous, qui a duré près de trois heures, à débuté par une visite de la ferme. La teneur des discussions bien évidemment ne sera pas dévoilée ici, mais il en ressort de l’avis du président de l’Union paysanne que ce fût une excellente rencontre. Tous les sujets chauds: orientation du soutien en agriculture, les OGM, l’agriculture biologique et bien sûr le monopole syndical ont été abordés. Attendons la suite comme dit le proverbe on juge un arbre à ses fruits… et celui-là semble avoir de bonnes racines.