Articles

Retour sur le Congrès annuel et l’AGA 2016

Les 26 au 28 février dernier à Saint-Charles-sur-Richelieu au Mouton Village, plus d’une centaine de membres et visiteurs ont participés aux conférences, ateliers, à l’encan siencieux et à l’assemblée générale annuelle de l’Union paysanne.

Lors de la conférence d’ouverture du vendredi, Paul François, a déclaré  »STOP à l’agriculture mortifère » à la Monsanto. L’agriculteur français qui a eu gain de cause contre le géant de l’industrie agrochimique et le chercheur de l’IRDA Luc Belzile ont nommé « l’effet de réseau » comme étant un facteur favorisant la transition de l’agriculture conventionnelle vers l’agriculture biologique.

Le samedi, des jeunes leaders paysans du Canada, du Québec et des États-Unis ont présenté le rôle des organisations paysannes et des représentants régionaux dans la mise sur pied d’un modèle agroécologique local. Guy Kastler et Claudia Schievelbein, nos invités européens de La Via Campesina, ont terminé leur tournée canadienne au Congrès et partagé les luttes des paysans européens pour préserver leurs droits aux semences paysannes.

Les plans conjoints et la gestion de l’offre, les traités de libre-échange et le monopole syndical de l’Union des producteurs agricoles continuent de préoccuper les membres de l’Union paysanne.

Les participants ont malgré tout pris le temps de se rassembler autour de la musique Folk-Agricole de Yan Boissonnault, déguster le « Brie du monopole » et autres produits du terroir généreusement offerts par des fermes et entreprises d’un peu partout au Québec et préparés avec soin par Marc-Antoine Fontaine, chef cuisinier du Mouton Village, un site enchanteur à découvrir!

Enfin, l’Assemblée générale annuelle a élu deux nouvelles relèves agricoles sur son Conseil de Coordination : Laurence Perle Barchichat qui coordonne le comité agriculture alimentation du Forum Social Mondial, et Stéphanie Wang qui coordonne le comité international.

L’Union paysanne tient à remercier chaleureusement tous les bénévoles, conférenciers, artistes, commanditaires et partenaires qui ont contribué à faire de ce congrès un succès.

Panel Paul François
Photo de groupe!
UnionPaysanneAlliance

Union paysanne: Un appui mondial contre le monopole de l’UPA.

Lachute, lundi 29 février 2016. La centaine de congressistes du 15e congrès de l’Union paysanne a eu une surprise inattendue: un appui officiel de la Via Campesina à mettre fin au monopole de l’Union des producteurs agricoles.La Via Campesina est le plus important regroupement d’agriculteurs au monde avec plus de 164 organisations membres, provenant de 79 pays et représentant plus de 200 millions de paysannes et paysans à travers le monde. Elle constitue probablement l’un des plus importants mouvements sociaux des 20 dernières années.

Pierre-Olivier Brassard, délégué de l’Union paysanne, a reçu en main propre cette motion de la Via Campesina lors d’une rencontre en Turquie il y a quelques jours. Cet appui de niveau mondial vient remettre de la pression sur l’État Québécois qui ne s’est toujours pas conformé à la recommandation du rapport Pronovost qui demandait qu’on mette fin au monopole de l’UPA. Soulignons que Québec Solidaire, le Parti Vert, le parti Conservateur du Québec et même le parti Libéral ont adopté des motions demandant le retour au pluralisme d’association pour les agriculteurs. Idem chez une centaine d’organismes québécois et canadiens qui ont également donné leur appui.

Depuis 15 ans, c’est 5 rapports différents qui ont pointés du doigt l’UPA pour son étreinte qui coupe l’oxygène de l’agriculture québécoise. Cette étreinte se fait même sentir sur le garde-manger des québécois qui n’ont pas accès à plusieurs produits en raison des contraintes de plusieurs plans conjoints.

Mais ce qui milite le plus activement en faveur de la fin du monopole de l’UPA est la place qu’a prise l’Union paysanne. Son influence est reflétée dans les nombreux rapports qui ont marqué les 15 dernières années. Comment ne pas voir le travail de l’Union paysanne dans la plupart des recommandations du rapport Gagné en acériculture?

L’agriculture du Québec doit prendre un virage et le ministre Paradis semble en avoir compris autant le défi que la portée. Si le Québec a le potentiel de devenir la petite Europe d’Amérique du Nord, c’est à condition de donner une marge de manoeuvre aux artisans de la terre et de la table. Une marge qui n’existe pas sous la férule de l’UPA.

Sinon, sur le terrain des actions, l’Union paysanne lancera en 2016 une campagne pour augmenter le hors-quota dans tous les secteurs visés, ainsi que des actions ciblées afin de défendre les acériculteurs du Québec. Évidemment, le sommet sur l’alimentation proposé par le Ministre Paradis pour le printemps 2016 sera la priorité. Les membres de l’Union paysanne ne peuvent que se réjouir d’une rencontre pluraliste, mettant la population au centre des enjeux.

L’Union paysanne a clairement indiqué au ministre Paradis son intention de participer à l’exercice. L’agriculture québécoise a un fort potentiel non exploité en raison de la quantité de contraintes qui pèsent sur les agriculteurs québécois. Cela explique en grande partie la perte de souveraineté alimentaire que nous connaissons.  Si on leur en donne la chance, la relève agricole et les agriculteurs du Québec sont prêts à contribuer encore plus activement au PIB de la province.

 

{slider Pour information}

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910
Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

{slider À propos de l’Union paysanne}

L’Union paysanne est une association d’agriculteurs et de citoyens qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tous ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysannes. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

{/sliders}

UnionPaysanneAlliance

Paul François, le premier agriculteur à gagner contre Monsanto pour intoxication en conférence au congrès de l’Union paysanne.

Sous le thème « Multiplier la paysannerie », l’Union paysanne a invité des agriculteurs et travailleurs agricoles d’Europe, des États-Unis et du Québec dont la résistance et les efforts portent fruit. (Frelighsburg, 22 février 2016) Après s’être intoxiqué gravement au pesticide Lasso de Monsanto au point de frôler plusieurs fois la mort, s’être battu dix ans contre le géant de l’industrie agrochimique pour recevoir une indemnisation et finalement recevoir, dans une décision historique rendue par la cour d’appel de Lyon, un jugement en sa faveur, l’agriculteur français Paul François sera en conférence d’ouverture du congrès de l’Union paysanne vendredi le 26 février prochain de 18:30 à 20:30.

Sous le thème « Multiplier la paysannerie », l’Union paysanne a invité des agriculteurs et travailleurs agricoles d’Europe, des États-Unis et du Québec dont la résistance et les efforts portent fruit. « Nos conférenciers sont des agriculteurs et militants reconnus internationalement pour leur travail de longue date pour la défense des droits à la terre et aux semences. Leur présence en sol québécois est une opportunité unique à ne pas manquer », affirme Stéphanie Wang, membre du comité organisateur du congrès et du comité international de l’Union paysanne.

« Nos conférenciers sont des agriculteurs et militants reconnus internationalement pour leur travail de longue date pour la défense des droits à la terre et aux semences. Leur présence en sol québécois est une opportunité unique à ne pas manquer. »L’Union paysanne a déjà dévoilé le programme détaillé du congrès sur son site internet. Elle dévoile aujourd’hui le menu que le cuisinier a concocté spécialement pour les participants du congrès à partir des produits d’artisans de la Montérégie et d’ailleurs au Québec. Restaurateur de père en fils depuis trois générations, Marc-Antoine Fontaine servira à ses convives des légumes biologiques, un méchoui rassembleur et même des insectes. Avec son frère Samuel et leur père Richard, il recevra les participants au Mouton Village, un établissement membre de l’Union paysanne situé dans un site enchanteur à 40 minutes de Montréal.

L’Union paysanne invite tout amoureux de la terre et de la table à se joindre à son 15e Congrès annuel qui aura lieu du 26 au 28 février prochain à St-Charles-sur-Richelieu en Montérégie.

 

{slider Pièces-jointes|closed}

Communiqué Congrès 2016

Invitation, Programme et Menu du Congrès 2016

{slider Pour information}

Sur la tournée de Paul François :
Marie-Neige Besner
Responsable des communications, Vigilance OGM
514-264-7956
 
Sur le congrès annuel 2016 :
Stéphanie Wang
Comité international, Union paysanne
581-337-28
unionpaysanne.com/congres-2016

{/sliders}

 

Conférence notre santé, l’agriculture et l’alimentation

Conférence notre santé, l’agriculture et l’alimentation à Victoriaville

Avec Paul François, agriculteur qui a gagné son procès contre Monsanto.

Elle aura lieu le mercredi 23 septembre à 19h au grand auditorium du Cégep de Victoriaville.

La conférence sera précédée de la projection du documentaire « La mort est dans le pré » et sera suivie d’une période de questions. Enfin, Daniel Carmantrand parlera de l’impact de l’agriculture dans l’alimentation.

Paul François est un agriculteur français qui cultive 400 hectares de céréales (l’équivalent de 727 terrains de football). En 2004, après avoir utilisé un herbicide produit par Monsanto, il est victime d’une intoxication aigüe et souffre depuis d’importants troubles neurologiques. Suite à cet accident et après avoir été hospitalisé plusieurs mois, il décide de trainer la firme devant les tribunaux. Après avoir réussi à rassembler les éléments prouvant que Monsanto connaissait et aurait dû indiquer la dangerosité du produit, la firme est reconnue responsable des problèmes de santé de l’agriculteur, et condamnée en 2012. Cette décision a été confirmée en appel le 10 septembre 2015.

En parallèle, il a participé à la création de l’association Phyto-Victimes en 2010 qui a pour rôle de conseiller et d’accompagner les agriculteurs et agricultrices victimes de maladies suite à l’utilisation de pesticides.

Il nous dressera un portrait de l’agriculture française et son évolution depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, où l’on est passé d’une situation d’insuffisance alimentaire à une autosuffisance au milieu des années 50. Mais après avoir constaté que les rendements stagnaient et que les sols étaient appauvris dans les années 90, il a opéré une remise en cause progressive de ce modèle agricole. Il nous expliquera le sens de son combat et de sa transition en agriculture biologique d’une centaine d’hectares.

 

marche-contre-monsanto

Marche contre Monsanto : Manifestons notre désaccord!

OGM : urgence et devoir d’agir

En cette année de l’agriculture familiale nommée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et dans le contexte d’une marche mondiale contre Monsanto, le géant de l’agro-chimie de Saint Louis au Missouri, qui aura lieu le 24 Mai 2014 à Montreal, il va sans dire que les organisations agricoles québécoises, comme l’Union paysanne et internationales, comme La Via Campesina, qui font la promotion d’une agriculture durable, biologique et respectueuse de l’environnement se doivent de prendre position contre ce leader mondial incontesté de l’agriculture industrielle ayant comme modus operandi le brevetage du vivant, l’intimidation des lanceurs d’alerte et la promotion de la junk science comme le dirait Marie-Monique Robin.

La petite histoire de Monsanto

Pour commencer, un petit historique de la compagnie va de soit.

En 1901, John Francis Quenny nomme sa nouvelle entreprise Monsanto Chemical Works, du nom de sa femme Olga Mendez Monsanto.

En 1902, la compagnie se lance dans la production de saccharine.

En 1917, Monsanto commence à produire de l’aspirine. En 1939, des scientifiques travaillant pour Monsanto participent au « projet Manhattan » qui aboutira à la production de la première bombe atomique de l’Histoire. Le Dr. Charles Thomas, qui sera plus tard membre du comité directoire, assistera aux tests et à l’explosion de la Bombe A.

En 1959, Monsanto découvre le 2, 4, 5-T et se lance dans la production de l’herbicide Lasso. L’herbicide de Monsanto, plus connu sous le surnom d’« Agent Orange », sera vendu à l’armée américaine pour défolier la jungle vietnamienne de 1961 à 1971. Il a été reconnu que ces herbicides contenaient de fortes concentrations de dioxine qui a causé des troubles médicaux parmi les soldats américains et continue d’affecter la santé de la population vietnamienne.

En 1993, la FDA autorise la mise sur le marché du Posilac de Monsanto, le nom commercial de l’hormone de croissance laitière (rBGH). Le Posilac est le premier produit issu de la recherche transgénique à être autorisé pour la consommation. Toujours en 1993, Monsanto dépose le brevet de son premier OGM résistant à l’herbicide Roundup, il s’agit du soja Roundup Ready (RR), et demande une mise en marché dès 1994.

En 1996, la firme de Saint-Louis contribue généreusement à la campagne pour la réélection du président Clinton, lequel rendra hommage à Monsanto dans son discours sur l’état de l’Union, le 4 février 1997.

En 2007, Monsanto est condamné en France pour publicité mensongère sur le caractère biodégradable du Roundup.

(Source : combat-monsanto.org)

Des nuages sombres (encore) à l’horizon

Il est donc impératif d’affirmer que si le passé est garant de l’avenir, la compagnie n’aura aucun scrupule à faire la mise en marché de ses produits poisons à travers le monde tout en faisant passer le profit en première instance et le bien commun de l’humanité en dernier.

Mais ce qui est le plus alarmant dans les tactiques de cette compagnie pour dominer les marchés agricole et asservir les agriculteurs est sans contredit le brevetage du vivant qui permet à Monsanto, par les lois sur la propriété intellectuelle, d’être propriétaire d’une plante et de ses semences contenant un gène introduit qui a été breveté par la dite compagnie propriétaire.

La vie n’est pas une marchandise.

Dans le magnifique livre de Vandana Shiva, on peut lire l’origine des dérives des droits de propriété intellectuelle : « Il faut savoir que 2 événements ont transformé la question des brevets en un enjeu politique crucial :

  • Le premier a été la décision de la Cour suprême des États-Unis de traiter la vie comme une invention et, par conséquent, de permettre à l’Office des brevets de ce pays d’accorder des brevets sur le vivant.
  • Le second a été l’insertion par les États-Unis des droits de propriété intellectuelle (DPI) dans l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT). Les brevets sur les formes de vie découlant de la biotechnologie ont engendré des conflits d’ordre moral, écologique, économique et politique. Très souvent, ce sont le savoir indigène et les innovations traditionnelles qui font l’objet de ces brevets détenus par des multinationales ».

Donc à travers une mise en marché de produits détruisant les abeilles, la bio-diversité, la santé des fermiers et des consommateurs, en prônant la possession de la vie et en basant leur recherche de brevets sur la bio-piraterie, en détruisant des communautés entières de paysans par la promotion de l’agriculture industrielle et la mono-culture agro-chimique, Monsanto est la figure de proue allant à l’encontre des valeurs de l’Union Paysanne et des paysans agro-écologiques du monde entier.

L’Union paysanne, membre de Vigilance OGM et de La Via Campesina, et son comité international vous encouragent au plus haut point à aller manifester votre mécontentement contre Monsanto :

Samedi 24 Mai à 14h00, au Square Dorchester à Montréal

Des événements similaires ont lieu partout dans le monde!

 

Pierre-Olivier Brassard, technicien horticole, Fermes Solidar à Chicoutimi
Membre du comité international de l’Union paysanne

 

sauvons-nos-semences-nfu

L’Union Nationale des Fermiers (NFU) lance une campagne contre C-18

 DOCUMENT D’INFORMATION – PROJET DE LOI C­18

Une loi pour les multinationales agroindustrielles

Le projet de loi C‐18, intitulé Loi sur la croissance dans le secteur agricole a été introduit au Parlement le 9 Décembre 2013 en vue de modifier plusieurs lois agricoles fédérales. Si elle est adoptée, cette loi va conférer aux multinationales de l’agroalimentaire davantage de profits, de pouvoir et de contrôle sur nos systèmes alimentaires et agricoles, au détriment de l’autonomie des agriculteurs et de la souveraineté du pays. Suite à une lecture détaillée du projet de loi, l’Union Nationale des Fermiers a identifié les préoccupations clés suivantes :

Le projet de loi C­18 augmente la mainmise des multinationales sur les semences et augmente les coûts pour les agriculteurs

La loi C‐18 harmonise la Loi sur la protection des obtentions végétales (LPOV) du Canada avec l’Union Internationale pour la protection des obtentions végétales (UPOV) de 1991. Pour quel résultat? Un contrôle accru sur les semences par les sélectionneurs, appelés obtenteurs (plant breeders).

Le certificat d’obtention (plant breeders’ right) est une forme de droit de propriété intellectuelle similaire au brevet. Il donne aux développeurs de nouvelles variétés végétales le pouvoir de recevoir des redevances et/ou de restreindre leur usage.

La loi C‐18 prolonge la période de validité des certificats d’obtention de 15 à 20 ans.

La loi C‐18 donne aux obtenteurs le pouvoir d’autoriser toute reproduction, préparation (nettoyage et traitement), ensachage, stockage, importation et exportation de variétés de semences ou de tout autres matériels de multiplication faisant objet d’un certificat d’obtention.

La loi C‐18 permet aux obtenteurs d’exiger des redevances, non seulement sur l’achat des semences, mais sur le produit des récoltes [end‐point royalties]. Ces redevances seront déduites des ventes de grains. Dans le cas des variétés fourragères protégées, les redevances pourraient être perçues à chaque coupe de foin.

La loi C‐18 gonfle de millions de dollars les revenus annuels des multinationales de l’agroalimentaire détenant des certificats d’obtention au Canada, dont Monsanto, Bayer, Dow, DuPont, Cargill, Glencore International, Syngenta, Bunge, Limagrain et BASF.

Qu’en est-­il du « privilège de l’agriculteur »?

À l’heure actuelle, les agriculteurs canadiens peuvent conserver leurs semences à leur guise, qu’il s’agisse de variétés de semence protégées par un certificat d’obtention ou non, en autant qu’elles ne fassent pas l’objet d’un brevet.

La loi C‐18 transforme le droit des agriculteurs de conserver des semences protégées en un « privilège » octroyé par le gouvernement. Elle donne également au gouvernement le pouvoir de retirer ce privilège.

La loi C‐18 permet aux agriculteurs de sauvegarder et de conditionner leurs semences, mais non de les stocker. Ainsi, une compagnie semencière pourra poursuivre un agriculteur en justice pour avoir entreposé des semences en vue de les semer le printemps suivant/les années subséquentes, une pratique adoptée par les agriculteurs depuis belle lurette pour se protéger contre les mauvaises récoltes.

Bref, la loi C‐18 permet au gouvernement d’adopter des règlements pour restreindre ou imposer des conditions sur l’utilisation des produits de récoltes. Certaines classes d’agriculteurs, de variétés végétales et de cultures pourraient être retirés du « privilège de l’agriculteur. »

Le développement de nouvelles variétés

Les restrictions sur la sauvegarde des semences par les agriculteurs entraîne un transfert massif de richesse des agriculteurs vers les compagnies semencières et n’est pas nécessaire pour le développement de nouvelles variétés utiles.

Si les agriculteurs doivent acheter des semences chaque année, les multinationales pourront simplement offrir un produit voué au marché de masse et n’auront aucun incitatif pour développer des variétés adaptées aux conditions régionales spécifiques.

Les obtenteurs privés pourront choisir d’éviter de développer des variétés qui ne leur seront pas profitables, c’est‐à‐dire qui ne sont pas liées à la vente de leurs autres produits.

Les sélectionneurs publics canadiens sont reconnus internationalement et ont fait des contributions considérables à l’agriculture canadienne. De plus, ils travaillent dans l’intérêt public et peuvent développer, avec les agriculteurs, des variétés qui sont adaptées aux différentes régions et qui sont moins dépendantes des intrants. Les agriculteurs et nos systèmes alimentaires sont ainsi mieux outiller pour s’adapter aux changements climatiques.

Les variétés développées par les sélectionneurs publics sont plus susceptibles de demeurer enregistrées suite à la période de validité du certificat d’obtention.

Le financement public orienté vers des fonds de recherche contrôlés par des agriculteurs a bien servi le Canada et continuera de le faire.

Avec la loi C­18 des tierces parties obtiennent plus de contrôle sur les règlements en matière de salubrité des aliments, de santé et d’environnement

La loi C‐18 modifie la Loi relative aux aliments du bétail, la Loi sur les engrais, la Loi sur les semences, la Loi sur la santé des animaux et la Loi sur la protection des végétaux – des lois qui concernent à la fois les vaccins vétérinaires, la qualité des semences, les maladies végétales, les ingrédients pour aliments des animaux, et les substances permises dans les engrais. Ceci permettra à des tierces parties d’influencer les règlements en matière de salubrité des aliments, de santé et d’environnement, sans être redevables aux citoyens et citoyennes.

La loi C‐18 modifie ces lois pour permettre aux requérants de soumettre des résultats de tests, des évaluations et des études réalisés par des gouvernements étrangers pour appuyer l’autorisation et l’octroi des licences de produits agricoles au Canada. Ceci mine les scientifiques du domaine public, permet à l’industrie de faire un choix très sélectif, et de préférer les études en provenance du monde entier leur étant favorables.

En consolidant « l’incorporation par renvoi, » la loi C‐18 modifie ces lois afin que les règlements puissent renvoyer à des documents extérieurs, indépendamment de leurs sources, soit dans leurs versions à une date donnée, soit avec modifications successives. Ainsi, par l’entremise de la loi C‐18, le gouvernement fédéral pourra donner à des tierces parties le pouvoir de créer et modifier des règlements sans l’apport du public. Plutôt que de protéger nos systèmes alimentaires et agricoles dans l’intérêt des Canadiens et Canadiennes, ces amendements accélèrent l’harmonisation avec nos partenaires commerciaux. Ceci favorisera le commerce en faveur de puissantes multinationales, leur donnant un plus grand contrôle sur nos règlements.

La loi C­18 mène à un endettement agricole accru

La loi C‐18 modifie la Loi sur les programmes de commercialisation agricole afin de changer l’administration du Programme de paiement anticipé. Bien que les agriculteurs à court d’argent risquent de voir d’un bon œil un accès facilité aux prêts d’exploitation, certaines considérations s’imposent:

La loi C‐18 change la définition du « producteur » éligible au programme afin d’inclure des non‐agriculteurs, notamment des entreprises « contrôlées » par des Canadiens. Cette loi détend également les exigences d’éligibilité en matière de propriété canadienne.

L’implication financière dans la production agricole est la seule et unique base d’éligibilité au programme.

La loi C‐18 permet aux sociétés d’investissements foncières d’utiliser les modalités favorables du Programme de paiement anticipé pour financer leurs opérations, libérant de l’argent pour acquérir des terres.

Bien que la loi C‐18 facilite l’accès aux prêts pour les agriculteurs qui doivent travailler à l’extérieur de la ferme, elle permet aussi aux sociétés d’investissements de faire compétition avec les vrais agriculteurs.

Améliorer l’accès au crédit, et donc à l’endettement agricole, n’est pas une solution viable au problème du revenu agricole. Ce n’est qu’une façon de transférer le problème sans s’attaquer aux causes structurelles qui sont à l’origine du problème.

Ce que vous pouvez faire:

Contactez votre député(e) et autres élu(e)s pour leur dire que vous ne soutenez pas le projet de loi C‐18.

Recueillez des signatures pour la pétition « Le droit de sauvegarder les semences » de l’UNF et livrez‐la à votre député(e).

Envoyer la carte postale « Sauvons nos semences » de l’UNF à votre député(e).

Joignez‐vous à l’UNF.

Faites un don à la campagne « Une loi sur les semences pour les agriculteurs et non les multinationales! Non au projet de loi C­18 » de l’UNF.

Les recommandations de l’Union nationale des fermiers :

De mettre fin au projet de loi C­18

De réinstaurer et d’accroître le financement aux institutions publiques de sélection variétale et aux scientifiques du domaine public, et rétablir les programmes publics de sélection variétale

De réorienter les lois agricoles canadiennes vers les principes de souveraineté alimentaire – une alimentation saine, une pérennité écologique et un contrôle démocratique.

Adopter une nouvelle loi sur les semences fondée sur les Principes pour une Loi paysanne sur les semences de l’UNF.

Pour plus d’information, visitez http://www.nfu.ca/issue/mettre-fin-au-projet-de-loi-c-18

Contact : Terry Boehm, centaur2@sasktel.net

Une loi sur les semences pour les agriculteurs et non les multinationales – Arrêtons le projet de loi C-18 (février 2014) Union Nationale des Fermiers – www.nfu.ca – nfu@nfu.ca — 306-652-9465 – 2717 av. Wentz, Saskatoon SK S7K 4B6

 

Banniere25mai

Marche Mondiale contre Monsanto le 25 mai 2013

Trois événements contre Monsanto samedi le 25 mai 2013 à Montréal, Québec et Sherbrooke.

Monsanto est une des compagnies les plus puissantes de la planète dans le domaine de l’agroalimentaire.

Elle possède 90 % des semences génétiquement modifiées (OGM) de la planète. L’entreprise produit des OGM conçus pour résister à son herbicide vedette, le « Roundup » : le but étant de vendre les deux ensemble. Monsanto est ainsi devenue un symbole du système agricole non durable qui s’avère de plus en plus néfaste et dangereux, environnementalement et socialement. Il est urgent de prendre un virage à 180 ° dans le domaine agroalimentaire.

Les solutions existent, elles demandent des politiques provinciales et fédérales pour les mettre en place. L’agriculture doit permettre de développer nos régions dans le respect des écosystèmes et de la santé humaine, donc sans OGM et sans pesticides. Nous avons rapidement besoin d’une agriculture écologique pour remplacer l’industrie agrotoxique encouragée par des entreprises comme Monsanto.

Banniere25mai

Pour lire et signer la Déclaration pour la marche contre Monsanto – 25 mai 2013.

 

Day-of-Action-April-9-Flyer-French_medium

Journée d’action pour stopper la luzerne OGM!

Appel urgent à l’action émis par l’Union nationale des fermiers-Ontario : Empêchez la commercialisation de la luzerne GM!

Mardi, le 9 avril 2013
De 12h à 13h
À l’extérieur des bureaux régionaux des députés

Contactez l’UNF et le RCAB pour collaborer et organiser un événement dans votre communauté le 9 avril.

Télécharger l’affiche en PDF (2,8 Mo)

Qu’est-ce que cette journée d’action inclura?

Des rassemblements à l’extérieur des bureaux des députés de l’Ontario et des autres provinces. Cette journée peut aussi inclure des rencontres avec votre député à son bureau de circonscription. Apportez vos bannières. Faites entendre votre voix. Ensemble nous pouvons stopper la commercialisation de la luzerne GM.

Pourquoi est-il urgent de stopper la luzerne GM?

La luzerne génétiquement modifiée (GM) de Monsanto pourrait être enregistrée pour être utilisée dans l’est du Canada dès le mois d’avril. Les variétés de luzerne GM Roundup Ready sont prêtes à franchir la dernière étape avant d’être mises en marché – elles n’ont plus besoin que du sceau d’approbation de l’Agence canadienne d’inspection des aliments. L’Association canadienne du commerce des semences et ses membres corporatifs, dont Monsanto, Pioneer et Forage Genetics International, cherchent activement des appuis pour lancer la luzerne GM sur les marchés.

Comme la luzerne est une plante pérenne pollinisée par les abeilles, la luzerne génétiquement modifiée peut se croiser par pollinisation avec la luzerne non GM et biologique, et menacer la survie des fermes familiales à travers le Canada. Les agriculteurs des Prairies ont déjà rejeté la luzerne GM pour ces mêmes raisons et l’industrie tente maintenant d’introduire la luzerne GM dans l’est du Canada.

Cet appel à l’action est émis par UNF-Ontario.

 

 



 

Information additionnelle:

Pourquoi la Luzerne GM constitue-t-elle une telle menace?

La contamination par cet OGM est inévitable, car la luzerne est une culture pérenne pollinisée par les insectes. En Ontario, les mauvaises herbes deviennent résistantes au glyphosate (l’ingrédient actif de l’insecticide Roundup de Monsanto) : une autre plante tolérante au glyphosate telle que la luzerne Roundup Ready multiplierait ces mauvaises herbes résistantes. La luzerne est la plupart du temps cultivée avec d’autres graminées et elle s’établit facilement sans l’utilisation d’herbicides. Les agriculteurs ne veulent pas ou n’ont pas besoin de la luzerne Roundup Ready. Si elle est génétiquement modifiée (GM, aussi appelée issue du génie génétique), la luzerne commercialisée dans l’est du Canada aura des impacts négatifs sur un grand nombre d’agriculteurs et de systèmes agricoles, tant conventionnels que biologiques. Pour davantage d’information, visitez www.rcab.ca/luzerne

Pourquoi la Luzerne est-elle importante?

Communément récoltée comme foin, la luzerne est un fourrage riche en protéines qui nourrit les animaux tels que vaches laitières, bovins, agneaux, volaille et porcs. Elle est aussi utilisée pour fournir des nutriments et de la matière organique au sol, ce qui la rend particulièrement importante en agriculture biologique. Si elle est introduite, la luzerne GM ruinera les marchés d’exportation des produits de la luzerne, contaminera les fermes familiales, rendra plus difficile le contrôle des mauvaises herbes pour les agriculteurs et menacera l’avenir des aliments et de l’agriculture biologiques au Canada.

Comment puis-je organiser une action dans ma communauté?

L’Union nationale des fermiers-Ontario et le Réseau canadien d’action sur les biotechnologies ont produit une trousse incluant des instructions sur la façon de réussir votre activité. Le RCAB a des affiches, des dépliants et de l’information sur la luzerne GM et d’autres outils pour vous aider. Envoyez un courriel à info@cban.ca

La résolution suivante a été adoptée le 2 mars 2013 à la Convention de la Région 3 de l’UNF/AGA UNF-Ontario : « Il est résolu que l’Union nationale des fermiers-Ontario demande aux organisations de fermiers en Ontario et à travers le Canada, aux autres organisations civiles et aux consommateurs concernés de joindre les membres de UNF-O pour une journée d’action contre la commercialisation de la luzerne GM qui sera tenue aux bureaux des députés le 9 avril 2013 ».

Cet appel à l’action a été émis par l’Union nationale des fermiers-Ontario, le 9 mars 2013.

 

 


 

Pour en savoir plus

rcab.ca/9avril

Télécharger l’affiche en PDF (2,8 Mo)

 

Pourquoi prendre action pour stopper la luzerne OGM?

Voici une courte vidéo animée en anglais sur la luzerne OGM. C’est une initiative du Réseau Canadien d’Action sur les Biotechnologies (RCAB), qui vous suggère également d’envoyer une lettre au Ministre de l’agriculture afin de lui montrer votre sensibilité à ce sujet. Suivez la petite abeille qui est en train de comprendre la menace de la luzerne génétiquement modifiée. Regarder la vidéo.

 

Ecrivez une lettre au Ministre fédéral de l’Agriculture:

(texte suggéré)

Monsieur le Ministre Ritz,

Je vous écris pour vous prier de prendre des mesures immédiates pour bloquer la commercialisation de la luzerne génétiquement modifiée (GM) au Canada. La luzerne GM menace les marchés de tous les producteurs de luzerne ainsi que l’avenir de l’alimentation et de l’agriculture biologiques au Canada.

L’introduction de la luzerne génétiquement modifiée (GM) tolérante à l’herbicide (Roundup Ready) de Monsanto aurait de graves impacts négatifs sur de nombreux types d’agriculteurs et de systèmes agricoles, à la fois conventionnels et biologiques.

Les agriculteurs conventionnels et biologiques conviennent que la culture de la luzerne GM n’est ni nécessaire ni souhaitable. Parce que la luzerne est une culture vivace pollinisée par les abeilles, la contamination par la luzerne GM est inévitable. La luzerne GM a été approuvée au Canada en 2005, mais doit être soumise à une étape de plus avant de pouvoir être vendue légalement comme semence au Canada. S’il vous plaît, faites obstacle à la luzerne GM avant qu’elle contamine les champs des agriculteurs.

S’il vous plaît, prenez des mesures immédiates pour stopper la luzerne GM.

 


Pour en savoir plus : http://rcab.ca/content/view/full/997

Lien complet de la vidéo sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=tlbtIEVF77Q&context=C383a5d6ADOEgsToPDskLqMXdLgQDBu5FNEPcMBWBW