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Soyez subversif… jardinez!

Au Québec, comme dans beaucoup de pays riches, me croiriez-vous si je vous disais que rien n’est plus subversif que de faire son jardin ou élever quelques animaux? Ça l’est peut-être encore plus au Québec qu’ailleurs. Alors qu’il n’y a rien de plus fondamental que la capacité de produire sa nourriture, le Québec est un peu le rideau de fer d’Amérique du Nord. Pourquoi? Lire la suite

Une pétition pour faire de la Gaspésie un territoire sans organisme génétiquement modifié (OGM)

Un apiculteur de la Baie-des-Chaleurs, John Forest, lance une pétition pour faire de la Gaspésie un territoire sans organisme génétiquement modifié (OGM).

L’homme de Maria, qui produit du miel biologique, estime que les pesticides et les herbicides détruisent ses essaims.

Le recours aux semences génétiquement modifiées pour résister aux pesticides et aux herbicides est donc un sujet de préoccupation important pour M. Forest. L’homme d’affaires, qui exploite chaque été près de 800 ruches, veut aussi préserver les 14 emplois de sa PME.

L’apiculteur demande donc à la population de signer une pétition pour bannir les semences de maïs et de soya transgéniques de la Gaspésie. « C’est de faire signer le plus de monde possible. Après ça, aller voir les députés, aller voir le MAPAQ, aller voir l’UPA », explique John Forest.

Pour signer la pétition (si vous habitez une région de la Gaspésie) :

Vous pouvez aussi signer cette pétition d’appui lancée par l’Union paysanne :

Source :  Une pétition pour une Gaspésie sans OGM (Radio-Canada)

 

Le Rocher Percé - Dessin de McLoed

Gaspésie sans OGM – Pétition en appui aux gens de la Gaspésie

Avec l’intérêt suscité par l’initiative de John Forest, un apiculteur bien connu de la Baie-des-Chaleurs en Gaspésie qui a mis en ligne une pétition pour une Gaspésie sans OGM et suite nombreux commentaires de nos membres et du public qui nous ont signifiés leur désir de soutenir cette cause jugée importante non-seulement pour la santé humaine mais également pour la survie de l’agriculture biologique au Québec.

L’Union paysanne vous permet dès à présent d’appuyer cette initiative en Gaspésie, qui pourrait être la première étape vers un Québec sans OGM!

 


 

Pétition pour l’exclusion de plantes OGM et organismes génétiquement modifiés en Gaspésie

Attendu que:

  • Les plantes génétiquement modifiées ont été mises en marché sans être étiquetées en dépit des risques écologiques et commerciaux qu’elles représentent;
  • L’État québécois soutient financièrement -par les programmes d’assurance revenu- les agriculteurs qui font des cultures commerciales de plantes génétiquement modifiées;
  • Au contraire des promesses des fabricants, les pratiques agricoles associées à ces technologies augmentent la quantité de pesticides appliquée dans le milieu;
  • Le secteur agroalimentaire gaspésien mise sur le développement des produits distincts et à valeur ajoutée, comme les aliments sans OGM, d’appellation spécifique ou biologiques;
  • La résolution 8053 de la MRC de la Haute-Gaspésie a fait de la Haute-Gaspésie une région Verte et Active qui souhaite bannir l’utilisation des OGM et faire du territoire une zone sans contamination.

Signer la pétition

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Le Rocher Percé - Dessin de McLoed


 

Pour en savoir plus :

 

Semenciers

Jardins de l’Écoumène VS Union des producteurs agricoles

Situés en zone blanche et ne détenant pas le statut de producteurs agricoles, les semenciers biologiques des Jardins de l’Écoumène entendent faire de la poursuite de l’UPA pour non-paiement de cotisation syndicale dont ils font l’objet, une contestation plus large du régime monopolistique agricole québécois.

Depuis 1972, l’Union des producteurs agricoles (UPA) détient un monopole syndical en agriculture au Québec. Depuis 40 ans, des milliers de producteurs agricoles québécois demandent de pouvoir adhérer librement au syndicat de leur choix, sans pour autant trouver écho à leur demande maintes fois répétée. En fait, les producteurs en zone verte (agricole) sont liés à la gorge par la Loi 85 de 1995 qui fait du paiement de la cotisation syndicale à l’UPA une des conditions d’admission au programme de remboursement de taxes foncières. Situés en zone blanche et ne détenant pas le statut de producteurs agricoles, les semenciers biologiques des Jardins de l’Écoumène entendent faire de la poursuite de l’UPA pour non-paiement de cotisation syndicale dont ils font l’objet, une contestation plus large du régime monopolistique agricole québécois.

Parmi les rares semenciers biologiques au Québec

Depuis ses débuts en 2001, la mission de l’entreprise Les Jardins de l’Écoumène consiste à concevoir un habitat humain et viable à long terme pour fournir de façon durable les aliments, l’énergie et les autres besoins essentiels, le tout en respectant le bon fonctionnement des écosystèmes naturels. L’adoption d’une éthique basée sur la permaculture, qui accorde une importance centrale au soin de la terre et des gens ainsi qu’à la distribution des surplus, inspira grandement Jean-François Lévêque et Guylaine St-Vincent à agir de façon réfléchie et durable en travaillant avec la Nature plutôt que contre elle. Une fois ces bases amorcées, l’idée et la passion de produire des semences du patrimoine biologiques leur sont apparues indubitables. Plus de 12 ans se sont écoulés depuis leurs débuts et ils continuent, encore aujourd’hui, à faire prospérer les Jardins de l’Écoumène selon des axes écologiques et économiques.

Historique des événements

À l’été 2010, l’UPA s’est manifestée à Jean-François et Guylaine par une visite et par une série d’avis de cotisation. Le 11 juin 2010, la fédération de l’UPA de Lanaudière leur impose de s’inscrire à la liste des producteurs agricoles. Le 20 août 2010, ils envoient une lettre de refus de cotisation à l’UPA, dénonçant leur non-respect du libre-choix d’association tel qu’inscrit dans la Charte canadienne des droits et libertés. Suite à la réception d’une mise en demeure, ils envoient une seconde lettre à l’UPA le 24 novembre 2012. Le 24 octobre 2012, ils reçoivent une mise en demeure pour cotisation impayée, dont la somme s’élève à 2266,25 $ pour les années 2010 à 2012 inclusivement. Le 1er novembre 2013, à la Cour des petites créances de Joliette, le juge Borduas a entendu l’UPA, représenté par Denis Roy, contre Jean-François Lévesque et Guylaine St-Vincent. Le juge a décidé de suspendre sa décision jusqu’à ce que la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) tranche sur le statut de producteur des semenciers. Jean-François et Guylaine assumeront leur propre défense devant la Régie des marchés agricoles le 23 avril 2014.

Comparution à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ)
Les semenciers n’ont ni «statut de producteur» ni numéro d’enregistrement ministériel (NIM). Pourtant, l’UPA leur réclame 2266,25$ de prélevés syndicaux pour les années 2010-2012. Comment l’UPA a-t-elle obtenu les informations des semenciers? C’est ce que Jean-François Lévêque entend éclaircir en interrogeant des représentants du MAPAQ et de l’UPA lors de l’audience publique à la RMAAQ le 23 avril prochain.

 

Capsules vidéo avec Jean-François Lévêque :

Les Jardins de l’Écoumène devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires
La production de semences: ses défis et son importance
Pourquoi soutenir les agriculteurs dans leurs luttes juridiques (à venir)

Communiqués :

L’UPA traîne un producteur biologique en justice pour qu’il adhère de force à son organisation
Les Jardins de l’Écoumène devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires

Capsules vidéo sur les entraves à la liberté d’association au Québec :

Capsule 1 – Poursuite par l’UPA contre un agriculteur biologique
Capsule 2 – Libre d’être membre de l’UPA, ou pas?

Capsule 3 – L’UPA : 40 ans de mainmise et de monopole sur l’agriculture du Québec
Capsule 4 – Le remboursement de taxes foncières agricoles
Capsule 5 – Une loi injuste et dépassée

 

thumb Jean François Lévêque

Les Jardins de l’Écoumène devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires

 

Contestation du régime monopolistique

Depuis 1972, l’Union des producteurs agricoles (UPA) détient un monopole syndical en agriculture au Québec.
Mais depuis 40 ans, des milliers de producteurs agricoles québécois demandent de pouvoir adhérer librement au syndicat de leur choix, sans pour autant trouver écho à leur demande maintes fois répétée.

En fait, les producteurs en zone verte (agricole) sont liés à la gorge par la Loi 85 de 1995 qui fait du paiement de la cotisation syndicale à l’UPA une des conditions d’admission au programme de remboursement de taxes foncières. Situés en zone blanche et ne détenant pas le statut de producteurs agricoles, les semenciers biologiques des Jardins de l’Écoumène entendent faire de la poursuite de l’UPA pour non-paiement de cotisation syndicale dont ils font objet, une contestation plus large du régime monopolistique agricole québécois.

 

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Cliquez ici pour accéder à la première d’une série de capsules tournées avec Jean-François.

 

Invitation à l’audience publique du 23 avril 2014 à Joliette

Le 23 avril prochain, à Joliette, Jean-François Lévêque des Jardins de l’Écoumène s’auto représentera contre l’avocat de l’UPA et fera témoigner des employés de l’UPA et du MAPAQ au sujet du statut de producteur des semenciers. L’Union paysanne interviendra également afin de les appuyer.

Nous vous invitons également à démontrer votre appui en assistant et/ou en intervenant lors de l’audience publique qui aura lieu le 23 avril à 9h30 à l’adresse suivante:

 

Audience publique devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires
Date : 23 avril 2014 à 9h30
Lieu : Salle Schubert, Château Joliette,
450 Rue Thomas, Joliette (Québec), J6E 3R1

 


 

L’Union paysanne et l’organisation paysanne La Via Campesina à Québec les 7 et 8 avril

Ste-Croix, 2 avril 2014 – Dans le cadre de l’année internationale de l’agriculture familiale, la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) soutient la tenue d’événements à travers le monde pour promouvoir l’agriculture familiale.

En tant que partenaire officiel de la FAO, La Via Campesina, organisation paysanne mondiale, participera au Dialogue Continental organisé à Québec les 7-8 avril. La Via Campesina souhaite faire reconnaître l’importance de soutenir et développer une agriculture paysanne actuellement étouffée par les politiques et pratiques agricoles dominantes. Des fermiers et paysans membres de l’Union paysanne, mais aussi de l’Union nationale des fermiers (NFU) et de la National Family Farm Coalition seront donc présents, ces organisations étant membres de La Via Campesina.

La division DI (développement international) de l’UPA qui est responsable de la rencontre, a reçu le financement nécessaire, dont 50 000$ provenant du MAPAQ. Le tout se déroulera au Château Frontenac, à 517$ le billet d’entrée, ce qui pose un sérieux frein à la participation de plusieurs organisations représentant des fermiers et paysans à travers l’Amérique du Nord à ce dialogue continental. D’autres informations quant à la participation de l’Union paysanne et de La Via Campesina à l’événement suivront. Nous invitons particulièrement les membres de la région de Québec à demeurer alertes et à communiquer avec nous pour en savoir davantage.

 


 

Pièce-jointe :

com-up_2014-04-02_La_Via_Campesina_Quebec_7-8_avril.pdf

Pour information :

Maxime Laplante
Vice-président Union paysanne
418-926-2473

           

Karen Rothschild
Comité international
450-458-2005

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

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Capsule 5 – Une loi injuste et dépassée

 

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La Loi 85 qui concède un monopole à l’UPA en agriculture est injuste pour les agriculteurs, contre-productive car elle inhibe la diversité et surtout, elle est dépassée, datant de plus de 30 ans. Cet état de fait affecte non-seulement la relève agricole, les fermes, les régions rurales, mais également l’ensemble des citoyens par notre alimentation, notre environnement, notre qualité de vie, la vitalité économique des régions.

Il est grand temps de faire un bon ménage dans le domaine de l’agriculture québécoise. Les libéraux de M. Charest nous ont donné la commission Pronovost (CAAAQ). Que fera le parti québécois maintenant? Le statut quo et les belles paroles? On veut de l’Action et une vraie démocratie en agriculture pour une vraie souveraineté alimentaire au Québec!

 

Lien de la vidéo : http://youtu.be/Xrsvomn8BWo

« Capsule précédente | Capsule finale de cette série !

 


 

Voir aussi :

 

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Capsule 4 – Le remboursement de taxes foncières agricoles

 

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L’obligation pour les agriculteurs de cotiser à l’UPA afin de recevoir leurs retours de taxes foncières est probablement la plus importante contrainte à la liberté d’association syndicale en agriculture au Québec, car elle touche directement au portefeuille des fermiers. Cette loi injuste et antidémocratique (loi 85) a été votée et adoptée sous l’ancien ministre péquiste Marcel Landry et DOIT être revue pour la survie des petits agriculteurs.

 

Lien de la vidéo : http://youtu.be/kkLIdCqApW8

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Voir aussi :

 

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Capsule 3 – L’UPA : 40 ans de mainmise et de monopole sur l’agriculture du Québec

 

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L’UPA fait la loi depuis 40 ans au Québec, sans contre-poids et sans réel système de validation ou d’élection démocratique. Son monopole est enraciné jusque dans la loi elle-même, qui interdit à toute autre association d’accéder à la liste des agriculteurs du Québec. Comment dans ces conditions une voix alternative pourrait-elle émerger et s’organiser si cette dernière n’est même pas en mesure de rejoindre les parties concernées? Voilà deux autres entraves qui s’ajoutent à la liberté d’association en agriculture au Québec.

 

Lien de la vidéo : http://youtu.be/HYGdWg6f6Xk

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Voir aussi :

 

François Gendron.

Le ministre François Gendron doit mener une enquête sur les agissements de l’UPA en agriculture

Le 1er novembre dernier, la cour des petites créances de Joliette recevait l’UPA en poursuite contre une entreprise de semences biologiques. L’entreprise visée par la poursuite ne possède pas le statut de producteur agricole, mais l’UPA lui réclame quand même plus de 2000$ en cotisations syndicales. Fait surprenant, le juge n’a pas tranché le litige, mais référé le dossier au tribunal de la Régie des marchés agricoles.

François Gendron. François Gendron, le Ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec

Selon le représentant de l’UPA, le ministère de l’agriculture du Québec n’a aucun rôle à jouer lorsqu’il s’agit de déterminer si un fermier peut être déclaré producteur agricole ou non. Pourtant la loi est claire et c’est bien le MAPAQ qui détermine le statut de producteur agricole1. Statut qu’il faut demander. C’est d’ailleurs ce même ministère qui, en vertu d’une entente validée par la Commission d’accès à l’information du Québec, transmet la liste des agriculteurs «enregistrés», à l’UPA. Lors de l’audition, l’UPA a même tenté d’obtenir les renseignements financiers de l’entreprise, alors qu’il revient au MAPAQ de recueillir ces données.

Une trentaine de personnes s’étaient déplacées pour aller soutenir les propriétaires des Jardins de l’Écoumène contre les attaques de l’UPA. Pour l’Union paysanne, il s’agissait d’une autre démonstration d’abus de pouvoir de la part de l’UPA, qui tente de se substituer au MAPAQ.

L’Union paysanne estime qu’il est urgent que le MAPAQ reprenne le contrôle de l’agriculture, au lieu de l’abandonner à l’UPA comme c’est le cas actuellement. Quoi qu’en dise l’UPA en cour, le Ministre de l’agriculture est clairement responsable de l’application de la loi sur les producteurs agricoles (article 57). Poursuivre une entreprise biologique de semences est clairement une manœuvre arbitraire de bâillonnement. Pourquoi l’UPA ne poursuit-elle pas les géants de l’industrie des semences transgéniques que sont Monsanto, Syngenta ou Novartis?

Le ministre François Gendron doit mener une enquête sur les agissements de l’UPA. Il est urgent d’appliquer les recommandations du rapport Pronovost en agriculture, incluant celle de mettre fin au monopole de cette organisation sur l’agriculture du Québec.

 

Référence :

  1. http://bit.ly/16VjagY

 

Pièce-jointe :

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.