Articles

Vente directe d’oeufs en circuits courts, le MAPAQ franchi un premier pas.

Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ),

en phase préparatoire d’un projet de modification réglementaire, assouplira les exigenthumbnail of Assouplissement_MAPAQ_aide-mémoire_4mai2017ces visant la classification des oeufs de poule domestique destinés à la vente directe aux consommateurs.

Ce changement permettra aux agriculteurs de vendre leurs oeufs directement aux consommateurs en circuit court et, par conséquent, de faciliter l’accès à ces produits dans les marchés publics ou les paniers de livraison. Ces ventes devront être à l’intérieur de 150 km du lieu de production.

Pour l’ensemble des détails et des exigences consulter l’aide-mémoire ci-joint

L’Union paysanne est heureuse de ce premier pas franchi par le MAPAQ afin de donner une place aux paysans du Québec. C’était l’une de nos demandes de longue date. Il reste désormais à augmenter le hors-quota dans les œufs afin de donner un réel levier économique aux fermes de proximités.

Modification des taxes foncières agricoles

Modification des taxes foncières agricoles : 2500 agriculteurs de plus soutenus par l’État et la cotisation à l’UPA déliée du programme.

Lachute, 27 octobre 2016 : L’Union paysanne est heureuse d’apprendre que 2500 fermes de plus seront soutenues par les modifications apportées par le MAPAQ au Programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA). Même si cette protection supplémentaire ne se fera pas à coût nul, on peut globalement se réjouir. L’Union paysanne a eu la confirmation que le budget sera maintenu, voire augmenté, et qu’au final 2500 nouvelles fermes seront soutenues par le PCTFA.

L’Union des producteurs agricoles (UPA) et le PQ crient que certains agriculteurs verront leur compte de taxes augmenter? Ce sera effectivement le cas. Le MAPAQ estime que 50 % des augmentations seraient de moins de 300 $. Dans un souci d’équité entre les agriculteurs et de bien commun, il est surprenant de voir l’UPA se fâcher ainsi. Ce sont pourtant les mêmes fondements de la mise en marché collective qui devraient s’appliquer ici.

Loi 85

L’autre nouveauté du programme, qui explique peut-être plus la hargne actuelle de l’UPA contre les changements au PCTFA, est que l’obligation d’avoir cotisé à l’UPA ne sera plus liée au programme. Donc, si un agriculteur décide de boycotter sa cotisation à l’UPA, il recevra son remboursement. Si cela a du sens pour le commun des démocrates qu’on ne peut lier une cotisation syndicale avec le soutien de l’État, eh bien ce n’était pas le cas en agriculture au Québec.

En 1995, Marcel Landry, ministre péquiste de l’agriculture et ancien employé de l’UPA1, a mis en place la loi 85 obligeant les agriculteurs à payer leur cotisation à l’UPA s’ils voulaient obtenir le soutien de l’État. Une forme de relation incestueuse entre l’État et un syndicat. La bâtonnière de l’époque avait d’ailleurs écrit au ministre Landry pour lui dire que cette disposition de la loi était discriminatoire et abusive2.

Alors voilà que les changements au programme, en plus d’élargir la protection à des milliers de fermes, rétablira en partie le droit et la démocratie pour les agriculteurs. « L’Union paysanne a travaillé fort depuis 10 ans afin que la justice soit rétablie dans l’administration de ce programme, c’est un premier pas », souligne Benoit Girouard, président de l’organisation. « Maintenant nous demandons la même chose pour les programmes de la Financière agricole qui sont encore liés aux cotisations de l’UPA ou ses fédérations», mentionne Maxime Laplante, vice-président du mouvement paysan.

En terminant, l’Union paysanne est d’accord avec l’UPA sur le fait que la structure de ce programme est un gouffre financier sans fond qui devra être revu. Nous demandons d’ailleurs au ministre Paradis, après l’adoption de la politique bioalimentaire, de convoquer les organismes agricoles et municipaux autour d’une table afin de revoir ce programme de fond en comble. Notre organisation espère proposer des avenues qui ouvriront à un financement plus équitable de l’agriculture.

1. Marcel Landry, directeur régional UPA de 1986 à 1991, ensuite responsable vie syndicale 1991-1992, puis Directeur régional UPA Saint-Jean-Valleyfield 1993-1994. 21 février 1994: Élu député du Parti québécois dans Bonaventure à l’élection partielle. 26 septembre 1994: nommé ministre de l’agriculture.
2. Lettre au ministre Landry de la bâtonnière de l’époque à l’égard du projet de loi 85.

Pour plus d’informations:

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910
Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

Télécharger ce communiqué :

thumbnail of com-2016-10-27-up-remboursement-taxe

L’Union paysanne est une association d’agriculteurs et de citoyens qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tous ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysannes. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

Remboursement taxes foncières agricoles… vs UPA

Modification des conditions de remboursement des taxes foncières agricoles

logo-lva-facebookÇa semble se confirmer, il ne serait plus nécessaire de cotiser à l’UPA pour obtenir le remboursement de taxes foncières agricoles. Selon un texte du journal La Vie Agricole, les deux conditions exigées pour obtenir un crédit de taxes foncières seraient les suivantes : être enregistré au MAPAQ et être en zone agricole.

Rappelons que cette obligation avait été mise en place en 1995 par un ex-employé de l’UPA devenu ministre, Marcel Landry. Le Barreau de l’époque avait écrit au ministre et dénoncé ce qui était une cogestion de l’État entre un syndicat et un ministère. On peut penser bien des choses du ministre Pierre Paradis… mais il l’a fait.

Pour consulter le texte complet de La Vie Agricole.

Le vigneron sachant vendanger… sait planifier avant de déguster

Quel type de vin voulez-vous produire?

Quel type de vin voulez-vous produire?

En tant que vigneron, quel type de vin voulez-vous produire? Quelles occasions accompagnera-t-il? Quelles seront ses notes : herbacées, florales ou fruitées? Comme dégustation rime avec préparation, la planification de vos vendanges est essentielle pour travailler avec un ingrédient de base de qualité : le raisin. Étudier sa maturité pourrait donc vous intéresser. À la bonne heure!

Le mardi 23 août s’est tenu un webinaire intitulé « planifier ses vinifications : ça commence par le suivi de maturité ». Animé par Jérémie d’Hauteville, œnologue, et Karine Pedneault, Ph.D., chercheuse scientifique à l’Université Saint-Anne, l’atelier est maintenant disponible au catalogue du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) au coût de 9,99 $.

Guide des bonnes pratiques en viticulture (CRAAQ)

Guide des bonnes pratiques en viticulture (CRAAQ).

Le Québec, avec son climat nordique, pose plusieurs défis à la viticulture. Ce n’est pas tout d’adapter les cépages à sa région, en tenant notamment compte de la période moyenne de jours sans gel. Optimiser les composés qui se développent dans le raisin durant la belle saison, par une planification adéquate des vendanges, c’est augmenter la qualité du vin produit. Pour en juger, des indicateurs aromatiques peuvent être suivis. Les « terpènes », par exemple, selon leur concentration, offrent tantôt des notes florales et fruitées, tantôt des arômes mentholés. Pour améliorer votre efficacité d’analyse, des outils et des conseils pratiques vous seront donc transmis dans cette vidéo.

Le CRAAQ diffuse également plusieurs publications en lien avec le sujet, notamment un guide technique sur l’implantation d’un vignoble au Québec. Il est signé par Evelyne Barriault, agronome au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) et présidente du Comité vigne et vin du CRAAQ. Un autre ouvrage paraîtra sous peu, sur les bonnes pratiques en viticulture cette fois.

Pour un aperçu de nos ouvrages et de nos outils web, rendez-vous sur le site du CRAAQ.

À la vôtre!
L’équipe du CRAAQ

Union paysanne

Sommet sur l’Alimentation : le ministre Paradis vise les bonnes cibles

Union paysanne Lachute, mercredi 7 septembre 2016. L’Union paysanne se réjouit de voir aujourd’hui les détails du Sommet sur l’Alimentation, enfin dévoilés par le ministre Pierre Paradis. Si le Parti libéral tient ses promesses, cette consultation devrait être la dernière avant de doter le Québec d’une réelle et vraie première politique agroalimentaire. Une politique qui a été demandée et grandement motivée par le travail de l’Union paysanne depuis presque 10 ans. Après une tentative, par le Parti québécois, d’instaurer en 2013 une politique agricole qui s’est avérée déconnectée de la population et des agriculteurs, est-ce que cette fois sera la bonne?

La force de l’actuelle consultation, selon l’Union paysanne, réside dans la place plus que favorable accordée à la population du Québec sans négliger pour autant les agriculteurs et les transformateurs. Rappelons que l’agroalimentaire québécois a depuis trop longtemps évolué en vase clos par des consultations bipartites entre l’État et le monopole syndical. Notre association croit depuis sa fondation que l’avenir de l’agroalimentaire sera fait de ponts entre les consommateurs et les agriculteurs à la faveur d’un virage dans le modèle agricole québécois. Le ministre Paradis semble l’avoir compris.

Le MAPAQ a eu la bonne idée d’utiliser une plateforme web afin de récolter les commentaires de la population. Soulignons que la participation de Claude Lafleur à la portion agricole du Sommet est de notre avis une bonne prise. Il sera à même d’inspirer bon nombre d’agriculteurs à se pousser vers l’avant et à ne pas avoir peur du changement.

Le point négatif de ce sommet réside dans sa longueur. Les habitudes de vie politique du Québec nous ont trop souvent habitués à des changements de ministre aux deux ans. Le ministre Paradis, qui s’approche du plus long mandat en agriculture depuis 25 ans, sera-t-il à son poste à l’automne 2017? L’agriculture du Québec ne peut souffrir plus longtemps de délais ou, pire encore, d’une politique vide.

« Le Québec a le potentiel de devenir la petite Europe d’Amérique du Nord ». Pour y arriver, cela commande du courage politique, de la vision et de faire de la place. Il est temps d’écouter les voix progressistes de l’agriculture et de la transformation alimentaire du Québec qui voient que le secteur agroalimentaire d’ici est plus qu’une balance commerciale et des traités de libre-échange.

Selon l’Union paysanne, la future politique agroalimentaire doit d’abord servir les Québécois (es), en quantité et en qualité. Elle doit protéger les fermes du Québec en préservant leur nombre sur l’ensemble du territoire du Québec.

Dans le mot agriculture, il y a le mot culture. Le Québec, par ce Sommet, a la chance de réaliser que parler d’agriculture et de nourriture ne peut se restreindre à parler d’argent et à copier l’Ontario.

Pour plus d’informations:

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910
Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

Télécharger ce communiqué :

thumbnail of com-up-2016-09-07-sommet-alimentationSommet sur l’Alimentation : le ministre Paradis vise les bonnes cibles

 

Pour nourrir le Québec, donnons une place aux paysans et à la relève agricole.

C’est n’est plus un secret pour personne, il n’y a pas d’ouverture, ni pour la relève agricole, ni pour les paysans dans les secteurs sous quota au Québec. Cette situation, qui perdure depuis plus de 40 ans, est due en grande partie à la résistance des cartels1 qui contrôlent ces secteurs à partager avec les jeunes générations. Lire la suite

Pour nourrir le Québec, donnons une place aux paysans

Campagne Pour nourrir le Québec… donnons une place aux paysans

L’Union paysanne lance la campagne « Pour nourrir le Québec… donnons une place aux paysans ». Cette campagne demande au ministre Pierre Paradis de rapatrier la gestion du hors-quota1 au sein du MAPAQ afin que son contrôle échappe aux cartels qui le gèrent. Nous sommes nombreux à s’être buté à des refus des offices de producteurs depuis 20 ans.

Si vous avez pris le temps de lire notre document « Vers une gestion de l’offre 2.0 au Canada », vous avez pu constater que le Québec, et de loin,  est l’endroit au Canada le plus restrictif en matière de hors-quota au Canada. Par exemple, alors que vous ne pouvez pas produire plus de 100 poulets au Québec, il est possible d’en faire plus de 1000 et même 2000 dans l’Ouest Canadien. Le constat est semblable dans les œufs et le dindon. Voir le tableau

Hors-Quota-au-Canada

Une hausse des seuils de production hors-quota au Québec déclencherait une petite révolution qui permettrait…

  • à nombre d’agriculteurs de diversifier leur production et d’augmenter leur revenu
  • à la relève agricole de démarrer avec moins d’investissements de base,
  • aux régions d’avoir des productions plus locales
  • aux petits abattoirs d’avoir une clientèle nouvelle et de se maintenir en région
  • de voir émerger des productions quasi inexistantes : œufs et poulets de pâturage, sans OGM, biologiques, etc.

Vous voulez nous aider? Deux façons

Carte postale Union paysanne (verso)

Si vous avez un commerce, une cabane à sucre, un bureau, des collègues de travail, etc.,  vous serez surpris du nombre que vous récolterez. Cette campagne est majeure pour les paysans du Québec et avec votre appui nous pourrions atteindre des chiffres étonnants. Déjà les premières 5000 cartes postales papiers sont pratiquement épuisées, mais l’objectif est d’en faire signer 10 000 avec votre aide. Cette campagne durera jusqu’en septembre.
1 : Le hors-quota est le nombre d’unités que peut produire une personne sans détenir un quota. Ce seuil est actuellement déterminé par les offices de producteurs qui, tout en détenant les quotas, se retrouvent en situation de cartel.

 

UnionPaysanneAlliance

Stratégie québécoise sur les pesticides : l’Union paysanne reste sur son appétit

Lachute, le 23 novembre 2015. L’Union paysanne a pris connaissance de la nouvelle Stratégie québécoise sur les pesticides, dévoilée ce dimanche par le ministre de l’Environnement, David Heurtel. D’entrée de jeu, nous sommes heureux du ton et du vocabulaire employés dans le document qui indique clairement que les pesticides comportent des risques pour la santé des québécois et particulièrement pour ceux qui sont en première ligne : les agriculteurs.

Par contre, le défi dans l’atteinte des objectifs désignés par le ministère de l’Environnement reste entier, puisque les cibles de réduction de 25 % que s’était fixées1 le ministère de l’Agriculture et l’Industrie, en 2011, apparaissent déjà comme inatteignables. C’est donc dire qu’à moins d’actions musclées la Stratégie québécoise sur les pesticides risque d’avoir des résultats mitigés.

« De l’audace sera ici nécessaire afin de réellement réduire en volume net l’utilisation de pesticides et non pas seulement en fonction du risque. » Concernant le besoin de muscle, il nous apparaît étonnant que le ministre n’ait pas fixé de date pour l’interdiction de l’atrazine.  L’Europe, qui l’a interdit depuis plus de 10 ans, en retrouve encore dans l’environnement. La définition même de pesticides les plus à risques, si elle s’arrête à l’atrazine, est hautement questionnable. Le glyphosate, l’herbicide le plus utilisé au Québec, dont la vente a augmenté de 72 % de 2006 à 2012 (+27 % en général sur l’ensemble des pesticides), vient d’être classé comme « cancérogène probable », dernier échelon avant la qualification de « cancérogène certain » par le Centre International de la Recherche sur le Cancer (CIRC). Eh bien, le glyphosate s’est retrouvé dans presque 100 % des échantillons prélevés de nos rivières (rapport du ministère de l’environnement). « De l’audace sera ici nécessaire afin de réellement réduire en volume net l’utilisation de pesticides et non pas seulement en fonction du risque », précise Maxime Laplante, agronome et vice-président de l’Union paysanne.

Un autre des défis consistera à avoir une politique coordonnée et intégrée entre le ministère de l’Agriculture et celui de l’Environnement sur la question de la réduction des pesticides alors que depuis longtemps leurs politiques respectives se sont opposées. S’il semble évident que les agronomes peuvent jouer un rôle dans le contrôle des pesticides les plus à risque, on peut tout de même se questionner sur l’application réelle sur le terrain.  Depuis longtemps, des agronomes ont un rôle partagé de vendeur et de conseiller en matière de pesticides.

De plus, l’Union paysanne a souvent questionné le fait qu’aucune formation en agriculture biologique ne soit obligatoire pour obtenir le titre d’agronome. En 2015, cela s’apparente à un menuisier qui n’aurait pas de marteau dans son coffre d’outils. Si les agronomes veulent jouer un rôle accru dans la diminution des pesticides au Québec, le gouvernement doit s’assurer de leur indépendance face aux compagnies de pesticides et d’une formation adéquate qui comprendrait les outils de l’agriculture biologique. Le dernier point, et non le moindre en cette époque dite d’austérité, est qu’il faudra que le MAPAQ réinvestisse dans l’embauche d’agronomes directement sur le terrain.

« Pour y arriver, il sera nécessaire de développer une vision large de l’agriculture comme socle majeur de notre province et non pas seulement comme vecteur économique. Il ne suffit plus d’en pelleter dans la cour des agriculteurs. » Concernant l’introduction d’incitatifs économiques (redevances, permis et compensations) mentionnée par le ministre Heurtel, cela demeure un outil valable à condition que les sommes prises aux agriculteurs soient directement réinvesties auprès des agriculteurs pour l’amélioration des pratiques.  Il nous apparait ainsi aberrant que les fermiers biologiques doivent payer pour obtenir leur certification.

En terminant, l’Union paysanne insiste sur le besoin d’un changement de culture qui doit s’opérer de haut en bas de la chaîne impliquée dans la réduction des pesticides afin que cette énième stratégie ne soit pas que des voeux pieux. « Il ne suffit plus d’en pelleter dans la cour des agriculteurs », ajoute Benoit Girouard président de l’Union paysanne.

Pour y arriver, il sera nécessaire de développer une vision large de l’agriculture comme socle majeur de notre province et non pas seulement comme vecteur économique. L’agriculture apporte une contribution sociale, environnementale et santé, en plus de sa contribution économique. C’est ce qui positionne l’agriculteur comme première sentinelle de l’environnement. L’Union paysanne entend travailler avec le MAPAQ et le MDDELCC afin de trouver des solutions concrètes à la réduction des pesticides qui seront à la fois bénéfiques pour les agriculteurs et l’ensemble de nos concitoyens.

 

1 : Réduction de 25 % des risques pour la santé et l’environnement (exprimés à l’hectare traité) d’ici 2021, par rapport à la moyenne des années de référence 2006, 2007 et 2008. http://www.mapaq.gouv.qc.ca/fr/Publications/Strategie_phytosanitaire.pdf

 

{slider Pièces-jointes|closed}

com-up-2015-11-23-strategie-pesticides.pdf

{slider Pour information}

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910
 
Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

{/sliders}

 

Projet de loi 54: Le respect des impératifs biologiques doit devenir l’outil de mesure du bien-être animal au Québec.

Lachute, 24 septembre 2015. L’Union paysanne hier soir a présenté son mémoire lors des consultations de la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles (CAPERN) sur le projet de loi 54, Loi visant l’amélioration de la situation juridique de l’animal.

D’entrée de jeu l’Union paysanne a précisé qu’il n’est pas possible de parler d’améliorer les conditions de vie des élevages sans parler d’améliorer les conditions de vie des éleveurs. L’industrialisation de la nourriture et des élevages a une grande part de responsabilité dans les souffrances inutiles subies par les éleveurs et par les animaux de ferme.

Nous déplorons le gommage de la réalité utilisés par des groupes appartenant à l’industrie. Sous des termes alambiqués comme « code de conduite, standard de qualité et normes consensuelles », ces groupes semblent refuser de mettre le doigt sur le bobo.  Nous déplorons justement le gommage de la réalité utilisés par des groupes appartenant à l’industrie. Sous des termes alambiqués comme « code de conduite, standard de qualité et normes consensuelles », ces groupes semblent refuser de mettre le doigt sur le bobo.

Les fameux codes de bonnes pratiques vantés par l’industrie et l’UPA lors des audiences sont taillés sur mesure pour eux et non pour le respect des impératifs biologiques des animaux. En plus de faire crouler les éleveurs sous des règles normatives et une paperasse excessive, ils créent à toute fin pratique une fausse notion du bien-être animal. Il ne suffit pas de mettre un matelas sous les pieds des vaches laitières pour justifier qu’elles sont attachées en permanence pour plus de 90% d’entres elles au Québec.

Alors que l’Europe fait des pas de géant au Québec nous nous cachons derrière l’impondérable de la compétitivité. Comme si respecter les impératifs biologiques des animaux étaient incompatibles avec la rentabilité.

C’est pourquoi l’Union paysanne propose au ministre Pierre Paradis que les impératifs biologiques des animaux deviennent graduellement l’outil de mesure du bien-être animal au Québec.  C’est pourquoi l’Union paysanne propose au ministre Pierre Paradis que les impératifs biologiques des animaux deviennent graduellement l’outil de mesure du bien-être animal au Québec.

Un comité-conseil permanent, rattaché au MAPAQ, composé d’intervenants du monde agricole, de vétérinaires, de biologistes et de groupes de consommateurs, aurait le mandat d’établir cet indice du bien-être animal. Cet indice permettrait aux éleveurs de savoir où ils se situent en terme de bien-être animal et ensuite de se fixer des objectifs clairs et mesurables afin d’augmenter cet indice.

L’État devrait soutenir la progression des éleveurs dans le processus. Comme société nous ne pouvons plus faire l’économie du débat autour du bien-être animal des animaux de ferme. Il n’est plus possible non plus de faire abstraction du fait que les conditions de vie des éleveurs se sont elles aussi détériorées, soumises à l’industrialisation et au libre-échange. Plus que jamais la souveraineté alimentaire apparait comme une chance de rétablir un lien avec nos bêtes.

 

Pièces-jointes :

UP-Memoire-Loi-54-20sept2015.pdf

com-up_2015-09-24_droit-animaux.pdf

 

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910
 
Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

 

 

Soyez subversif… jardinez!

Au Québec, comme dans beaucoup de pays riches, me croiriez-vous si je vous disais que rien n’est plus subversif que de faire son jardin ou élever quelques animaux? Ça l’est peut-être encore plus au Québec qu’ailleurs. Alors qu’il n’y a rien de plus fondamental que la capacité de produire sa nourriture, le Québec est un peu le rideau de fer d’Amérique du Nord. Pourquoi? Lire la suite