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Assemblée de fondation du Centre Paysan

Fondation du Centre Paysan à Lachute

Lachute, 29 mai 2014. Plus d’une trentaine de personnes se sont réunies à Lachute le 17 mai dernier afin de se regrouper en coopérative de solidarité et fonder le Centre paysan, la toute première école d’agroécologie paysanne au Canada. Il existe actuellement plus d’une quarantaine d’écoles de ce type à travers le monde reliées à La Via Campesina1 et dédiées, tout comme le Centre paysan, à la formation, la publication, l’accompagnement des agriculteurs et des communautés dans l’acquisition de savoir-faire paysan et agroécologique.

 

Assemblee

 

Ketsia Johns fut déléguée par l’Union paysanne durant 1 mois dans l’une de ces écoles d’agroécologie à Cuba. Elle a pu rapporter à l’assemblée présente son expérience, ses apprentissages et son désir de s’impliquer au développement d’un projet semblable en sol québécois.

En après-midi, les résultats d’un sondage exhaustif sur les besoins de formation et d’éducation en lien avec le Centre paysan furent dévoilés. Un nombre incroyable de 350 participants ont répondu à ce qui représentait un long sondage confirmant par le fait même l’engouement pour la mission du Centre paysan.

 

1er conseil d’administration

Un premier conseil d’administration fut élu de façon unanime : Colette Lavergne à la vice-présidence, Ketsia Johns à titre de secrétaire, Benoit Girouard comme président et Karen Dixon au titre de trésorière. 2

Nous remercions la MRC d’Argenteuil de nous avoir si chaleureusement accueillis. Nous pouvons la citer en exemple par le leadership qu’elle exerce afin de donner un nouveau souffle à l’agriculture régionale et à l’agriculture de proximité. C’est d’ailleurs l’un des facteurs qui a motivé l’implantation du Centre paysan à Lachute dans cette MRC.

C’est dans cet esprit de partenariat que le Centre paysan souhaite se déployer afin d’offrir des formations de paysan à paysan dans toutes les régions du Québec. Le C.A. est à pied d’œuvre pour offrir dès cet automne une offre de formations axées sur les besoins concrets de la population. D’ici là, beaucoup de travail, à commencer par rassembler le milieu de l’agroécologie autour du Centre paysan.

 

1 : La Via Campesina

La Via Campesina (la « voie paysanne » en espagnol) est un mouvement international qui coordonne des organisations de petits et moyens paysans, de travailleurs agricoles, de femmes rurales, de communautés indigènes d’Asie, des Amériques, d’Europe et d’Afrique. Ce réseau a vu le jour en 1993. Il milite pour le droit à la souveraineté alimentaire et pour le respect des petites et moyennes structures paysannes.

 

2 : CV résumé

Colette Lavergne Colette Lavergne : BSc Biologie, Université Laval. Étude en médecine, Université Laval. Maîtrise en gestion de programmes en santé internationale, Faculté de médecine, Université de Paris Sud. Présidente fondatrice de Aro CoopérAction InterNational. Travaille depuis 20 ans dans le domaine du développement durable, principalement en agriculture biologique (agroécologie), protection de l’environnement et commerce équitable.

 

Benoit Girouard Benoit Girouard : Études diverses en agriculture, mais surtout autodidacte. A géré pendant 5 ans deux fermes maraîchères ultra diversifiées à Laval avant de lancer sa propre entreprise. Approfondit depuis plus de 15 ans une vision de la ferme comme agroécosystème. Développe une technique novatrice d’élevage de lapin sur pâturage et autres méthodes alternatives de soins aux animaux avec utilisation de la forêt. Actuel président de l’Union paysanne.

 

Karen Dixon Karen Dixon : BSc Science des sols  conservation, Université Mc Gill. Agronome-conseil en 2002 pour un club-conseil en agroenvironnement. Actuellement conseillère et formatrice en démarrage d’entreprise – Fonds d’Emprunt des Laurentides.

 

 

Ketsia Johns Ketsia Johns : BSc. Agronomie, Université Laval. Termine actuellement une maîtrise en agroforesterie. Possède de l’expérience particulièrement en culture maraîchère biologique, en culture de plantes médicinales, en recherche appliquée ainsi qu’en gestion de projet et d’organisation.

 

 

Pour plus d’info sur le centre paysan :

 

Pièce-jointe :

 

8avril Affiche

Invitation à rencontrer la délégation de La Via Campesina à Québec

Les 7 et 8 avril prochain se tiendra à Québec le Dialogue continental sur l’Agriculture Familiale. Les discussions lors de cette rencontre tourneront autour de la ferme familiale, ses réalités, ses défis, les caractéristiques de sa résilience, ainsi que les politiques à mettre en place pour appuyer le développement de l’agriculture familiale.

La Via Campesina*, organisation phare du mouvement paysan et instigatrice de l’idée de la souveraineté alimentaire, sera présente sur place. Sa délégation sera formée de Maxime Laplante, Vice-Président de l’Union paysanne, Joan Brady, Présidente femme de l’Union nationale des fermiers (NFU) du Canada et de Ben Burkett, Président de la National Family Farm Coalition des États-Unis.

À noter qu’Ibrahim Coulibaly du Mali a également été invité à titre d’Ambassadeur Spécial de l’AIAF.

C’est grâce au partenariat entre la FAO et La Via Campesina que des fermiers et des paysans représentants des organisations membres de La Via Campesina ont été invité en tant que conférenciers et participants. Ils auront ainsi l’opportunité de questionner la notion d’agriculture familiale qui ici semble tout dire et ne rien dire.

Le modèle agricole majoritairement en vigueur en Amériques du Nord est basé sur les intrants chimiques, les OGM, les monocultures à grande échelle, l’exploitation de travailleurs migrants vulnérables et l’élevage animal intensif. De plus, il est source d’endettement et de stress psychologique pour les fermiers ce qui est loin de favoriser l’aspect familiale.

La délégation de la Via Campesina cherchera donc à mettre de l’avant sa vision de la souveraineté alimentaire, c’est-à-dire d’une agriculture familiale paysanne et agroécologique soutenue par des politiques qui assurent une vie digne pour tous les fermiers et travailleurs agricoles et ruraux.

Nous souhaitons donc vous inviter à une rencontre avec la délégation de La Via Campesina afin de vous partager le contenu des discussions qui auront eu lieu, et d’ensuite discuter de possibles stratégies et collaborations futures dans le cadre de l’AIAF.

Charles-Eugène Bergeron de Développement et Paix introduira une proposition de mise sur pied d’un Caucus « Agro-écologie » pan-canadien dans le cadre du Forum Social des Peuples Canada-Québec Premières Nations (14-21/08/2014).

 

Dialogue continental sur l’Agriculture Familiale

Quand? Mardi le 8 avril, de 17h à 19h30
Où? Salle No. 212, Édifice des Services diocésains, 1073, boul. René-Lévesque Ouest, Québec , QC G1S 4R5 (Merci à Développement et Paix pour la salle)
Information et pré-inscriptions: (418) 683-9901
Événement Facebook : https://www.facebook.com/events/653829507999471/?ref=22
L’événement se déroulera en français et en anglais.

 

En espérant que vous pourrez vous joindre à nous!

Le comité international de l’Union paysanne
international@unionpaysanne.com
*La Via Campesina regroupe plus de 180 organisations locales et nationales dans 70 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et des Amériques. En tout, elle représente environ 200 millions de paysannes et de paysans. C’est un mouvement autonome, pluraliste et multiculturel, sans affiliation politique, économique ou autre On lui doit d’avoir défini le concept de la souveraineté alimentaire. Au Québec l’Union paysanne est l’organisation qui lui est affiliée.

 

L’Union paysanne et l’organisation paysanne La Via Campesina à Québec les 7 et 8 avril

Ste-Croix, 2 avril 2014 – Dans le cadre de l’année internationale de l’agriculture familiale, la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) soutient la tenue d’événements à travers le monde pour promouvoir l’agriculture familiale.

En tant que partenaire officiel de la FAO, La Via Campesina, organisation paysanne mondiale, participera au Dialogue Continental organisé à Québec les 7-8 avril. La Via Campesina souhaite faire reconnaître l’importance de soutenir et développer une agriculture paysanne actuellement étouffée par les politiques et pratiques agricoles dominantes. Des fermiers et paysans membres de l’Union paysanne, mais aussi de l’Union nationale des fermiers (NFU) et de la National Family Farm Coalition seront donc présents, ces organisations étant membres de La Via Campesina.

La division DI (développement international) de l’UPA qui est responsable de la rencontre, a reçu le financement nécessaire, dont 50 000$ provenant du MAPAQ. Le tout se déroulera au Château Frontenac, à 517$ le billet d’entrée, ce qui pose un sérieux frein à la participation de plusieurs organisations représentant des fermiers et paysans à travers l’Amérique du Nord à ce dialogue continental. D’autres informations quant à la participation de l’Union paysanne et de La Via Campesina à l’événement suivront. Nous invitons particulièrement les membres de la région de Québec à demeurer alertes et à communiquer avec nous pour en savoir davantage.

 


 

Pièce-jointe :

com-up_2014-04-02_La_Via_Campesina_Quebec_7-8_avril.pdf

Pour information :

Maxime Laplante
Vice-président Union paysanne
418-926-2473

           

Karen Rothschild
Comité international
450-458-2005

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

18 ans d’OMC, ça suffit! Le libre-échange bénéficie aux multinationales et aggrave la pauvreté !

Non à l’OMC et aux traités de libre échange

(Bali, 3 décembre 2013) Alors que les négociations officielles de l’OMC ont débuté ce mardi 3 décembre à Bali, Indonésie, les mouvements sociaux ont pris la rue. Gerak Lawan, une alliance de mouvements populaires Indonésiens contre le néocolonialisme et l’impérialisme, ainsi que l’assemblée des mouvements sociaux pour une Asie alternative (SMAA), une récente coordination des mouvements sociaux asiatiques, La Via Campesina et des représentants d’organisations du monde entier ont manifesté à Renon Square, à Denpasar, de 9h à 14h ce mardi 3 Décembre.

On nous oblige à accepter un accord juridiquement contraignant sur la facilitation du commerce laissant les paysans dans la faim. Nous réitérons notre appel à sortir l’agriculture de l’OMC.La manifestation a réuni au moins 1 000 paysans, syndicalistes, étudiants, femmes et jeunes originaires de plus de 30 pays. Ils ont exprimé leur rejet total de l’OMC et du système de libre-échange en place.

Pour Yoon Geum Soon, membre du comité de coordination international de la Via Campesina, mouvement global des paysans ayant plus de 200 millions de membres dans le monde, « Le paquet de Bali est un accord horrible pour le monde « en développement ». On nous oblige à accepter un accord juridiquement contraignant sur la facilitation du commerce laissant les paysans dans la faim. Nous réitérons notre appel à sortir l’agriculture de l’OMC » .

« Nous ne voulons pas entrer dans les discussions pour savoir si la clause de paix doit être de quatre ans ou de dix ans, car le fait est que l’OMC ne fait rien pour les paysans, et qu’à long terme, OMC est synonyme de mort pour nous. Les paysans Indiens n’accepteront jamais un tel accord », a déclaré Yudhvir Singh de BKU, le principal syndicat paysan en Inde.

Les manifestations pacifiques ont également rappelé l’échec de l’OMC. Après 18 ans, l’OMC a  seulement permis le développement des multinationales. Selon le World Investment Report 2013 de la CNUCED, « les multinationales représentent environ 80% du commerce mondial ». Les règles du libre-échange ont aggravé la concentration de la richesse mondiale.

Bali est un moyen de faire revivre l’OMC pour trouver de nouveaux moyens de croissance du commerce mondial. Mais cela ne conduira qu’à favoriser la surexploitation de ressources limitées et la concentration de la richesse dans quelques mains.Alors que nous faisons l’expérience des limites de la planète, la croissance du commerce mondial, dans sa quête d’expansion infinie, ralentit. En 2012, le commerce mondial n’a augmenté que de 0,02 % en valeur, alors que l’économie mondiale a progressé de 1,3%. Il est clair que nous sommes entrés dans une nouvelle étape de l’économie mondiale qui se caractérise par un net ralentissement.

Selon Pablo Solon, ancien ambassadeur bolivien à l’ONU, maintenant directeur exécutif de Focus on the Global South : « Il est clair que le paquet de Bali est un moyen de faire revivre l’OMC pour trouver de nouveaux moyens de croissance du commerce mondial. Mais cela ne conduira qu’à favoriser la surexploitation de ressources limitées et la concentration de la richesse dans quelques mains ».

Les mouvements sociaux réclament non seulement le rejet du paquet Bali, mais également de l’OMC et de l’ensemble du régime de libre-échange. Pour Lidy Nacpil de Jubilé Sud, « 18 ans d’OMC, c’est assez. Ce qu’il nous faut est une alternative au libre-échange et un système qui soit basé sur la justice économique. »

 


 

Source :

Communiqué de presse de la Via Campesina, Gerak Lawan et de l’assemblée des mouvements sociaux pour une Asie alternative (SMAA)

 

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La Via Campesina : Processus régional des jeunes et nouvelles de Jakarta

Aux membres jeunes et à la relève de l’Union Paysanne qui souhaiteraient en savoir davantage sur le travail des jeunes de Via Campesina en Amérique du nord : voici un message du coordonateur régional des jeunes de Via Campesina annonçant un appel conférence le 28 août prochain!

Si cela vous intéresse ou si vous avez des questions, veuillez écrire à: international@unionpaysanne.com

Comité international de l’UP


 

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La 6e Conférence internationale de Jakarta a mené à plusieurs grands résultats qui auront des effets importants sur le processus des jeunes (et le fonctionnement global du mouvement) dans nos régions, aux niveaux international et dans les principaux domaines thématiques du mouvement. Ceci affectera également notre direction et les structures de coordination de l’organisation.

Il y a deux documents ci-dessous en pièces-jointes qui ont été produits lors de l’Assemblée des jeunes de LVC.

1/ La « Déclaration des Jeunes» a été l’articulation de clôture de la jeunesse. C’est pour servir un message à nos camarades du monde entier, que les jeunes ont une vision pour l’avenir et une meilleure compréhension des causes profondes et des symptômes des crises actuelles.

2/ Le « Plan d’action » est le cadre, les thèmes directeurs de la jeunesse dans les années à venir. Il n’est pas destiné à être imposé dans nos régions, il a été rédigé comme une synthèse de toutes les grandes intersections dans lesquelles nous nous engageons dans nos différents pays et régions. Vous trouverez sur ce document, que notre région est responsable de la co-coordination de deux thèmes – Migrations et Agroécologie. La pièce centrale de ce plan d’action est le fonctionnement interne et l’accent mis sur le renforcement de notre niveau d’auto-organisation. S’il vous plaît répondre en arrière si vous souhaitez mettre ces documents en espagnol et en français.

Pour nous, dans notre région, nous avons quelques pistes claires pour s’engager avec les autres, à l’étranger et au pays. Tout d’abord, la prochaine réunion régionale sera organisée par l’Association des travailleurs agricoles de la Floride (FWAF) dans Apopka, en Floride à la mi Janvier 2014 (date exact à déterminer). Ce serait une bonne opportunité de se rencontrer en personne, de s’engager dans la formation et le partage de nos expériences et de nous auto-organiser pour les prochaines perspectives à court et à long terme. Deuxièmement, il y a la possibilité de participer à une formation en agroécologie. Cette formation est organisée par l’ANAP, à Cuba, en Novembre prochain, les dates sont du 10 au 29. Il y a eu une demande pour former une délégation américaine et CA, et, idéalement, ce serait largement composée par des jeunes.

Pour débuter ce processus, il va y avoir un appel conférence (en anglais) des jeunes de la région, le mercredi 28 Août (heure à déterminer).
Sur cet appel, nous allons discuter de la conférence de Jakarta et le processus de la jeunesse au niveau international, continuer à construire un mécanisme collectif pour faciliter le partage, la communication et les échanges.

Paix.

P.S. Voici quelques photos de Jakarta, avec Audio et Vidéo!

https://picasaweb.google.com/wang.stephaniekp/Indonesia?authkey=Gv1sRgCOGQoMfmrL7CgAE&feat=email

http://tv.viacampesina.org/June-2013-Follow-the-VI

Blain Snipstal

 


 

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Evening Folks,

Hope this message finds you well and in the midst of a bountiful summer.

Several Months have elapsed since our previous communiques in regards to our regional process and lead-up to the 6th International Conference of La Via in Jakarta – that took place this past June.

While in Jakarta, there were several major outcomes from the conference that will have large effects on the youth process (and overall functioning of the movement) in our regions, at the international levels and within the major thematic areas of the movement. The affects will also be seen in our leadership and coordination structures.

There are two documents attached that were produced from the Youth conference. The « youth Declaration » was the closing articulation of the youth. It’s to serve as a message to our comrades around the world, that the youth have a vision for the future and an understanding the root causes and symptoms of the current crises. The « Action Plan » is the framework, the guiding themes for the youth in the coming years. It is not meant to be imposed in our regions, it was drafted as a synthesis of all the major intersections that we are engaging in our individual countries and regions. You will find on this document, that our region is co-coordinating two themes – Migrations and Agroecology. The central piece to this action plan is the internal functioning and the focus on strengthening our levels of self-organization. Please respond back if you would like these documents in Spanish and French.

For us, in our region, we have some clear avenues to engage with each other in person, both abroad and domestically. First, the next regional meeting will be hosted by the Farm Workers Association of FLorida (FWAF) in Apopka, Florida in Mid January of 2014 (exact dated TBD). This would be a strong opportunity to encounter each other in person, engage in training and sharing of our experiences and self-organize ourselves for the next short and long-term horizons. Secondly, there is an opportunity to participate in a Agroecology training specifically for LVC activists. This training is being hosted by ANAP, in Cuba in this coming November, the dates are from the 17 – 27. There has been a request to form a US and CA delegation, and ideally this would be heavily comprised by youth.

To keep this thread moving, there is going to be a youth call on Wednesday, August 28th. The times for this have yet to be determined. The week of the 26th, we will send out a call-in number/info on the call as well as a proposed agenda. On this call we will discuss the Jakarta conference and the youth process internationally, continue to build a collective mechanism for us to share, communicate and have exchanges, along with any suggestions you all may have. In the coming days, you all will receive and invitation to join a group titles « LVC Youth – NA » to help aid our communication. Once you receive this, please accept and send it along to all other youth/young folks who are comrades of yours that are engaged in the struggles of your organizations and local work.

Peace.

P.s. Here are some photos from Jakarta, along with Audio and Video!

https://picasaweb.google.com/wang.stephaniekp/Indonesia?authkey=Gv1sRgCOGQoMfmrL7CgAE&feat=email

http://tv.viacampesina.org/June-2013-Follow-the-VI

Blain Snipstal

 


 

Pièces-jointes :

LVC_3e_assemblee_des_jeunes.pdf

LVC_Declaration_Jeunes_Jakarta.pdf

2013-07-24-agroe s

Invitation : Formation et rencontre internationale d’Agroécologie à Cuba

Aux membres et ami(e)s de l’Union Paysanne,

Voici une invitation à participer à une série d’événements en agroécologie organisée par l’Asociación Nacional de Agricultores Pequeños (ANAP-Vía Campesina, Association nationale des petits agriculteurs) de Cuba et La Via Campesina :

 

 

  • 10-16 Novembre : formation sur l’agroécologie à Cuba donnée par l’ANAP
  • 17-24 Novembre : 4e rencontre internationale d’agroécologie
  • 24-29 Novembre : formation sur la méthode de paysan-à-paysan donnée par La Via Campesina

Dans le passé, cette rencontre a été un espace important de formation pour les camarades d’autres pays. C’est également une tradition pour la Commission d’agriculture paysanne durable de LVC d’organiser une délégation internationale à cet événement de LVC.

L’Union Paysanne encourage ses membres paysans et paysannes, citoyens et citoyennes, étudiants et étudiantes, amis et amies de l’Union Paysanne à prendre part à cet événement unique pour tous ceux et celles qui souhaitent en apprendre davantage sur les aspects autant techniques, politiques, économiques, sociaux et culturels de l’agriculture paysanne agroécologique.

Cuba, un pays éloigné, oui mais qui a une grande expertise en agroécologie. L’agroécologie est une démarche scientifique alliant l’agriculture à la protection et la régénération de l’environnement.

Cuba est une école à ciel ouvert. Voici quelques exemples de ce que nous pouvons y apprendre :

  • Arrosage sélectif
  • Cultures en nid
  • Combinaisons de plantes (cultures mixtes)
  • Barrières biologiques
  • Engrais, pesticides et insecticides biologiques (plantes, insectes)
  • Système des coopératives très bien ancré
  • Système d’entraide « paysan-à-paysan » (partage des savoirs entre diverses personnes pratiquant une agriculture écologique)

Toute personne intéressée à faire partie de la délégation de l’Union Paysanne à un ou l’autre de ces événements est invité à nous écrire par courriel au plus tard le 12 septembre à minuit, car un soutien financier pourrait être disponible, particulièrement pour les membres de 35 ans et moins.

 

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Une bourse de l’Union paysanne pour un voyage de représentation à Cuba!

Pour encourager la participation de ses membres paysans et paysannes, une bourse de 500$ sera octroyée à un/une membre qui agira à titre de délégué officiel :

Tous les détails sur les bourses ici.

 


 

 

Le Comité International de l’Union Paysanne

international@unionpaysanne.com

 

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Page couverture d’une publication à propos du mouvement de Campesino à Campesino de l’ANAP à Cuba.

 

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Entrevue avec Emmanuel Beauregard, membre et délégué de l’Union paysanne lors de la 6e Conférence Internationale de La Via Campesina (LVC) tenue à Jakarta

 

Entrevue avec Emmanuel Beauregard, membre et délégué de l’Union paysanne lors de la 6e Conférence Internationale de La Via Campesina (LVC) tenue à Jakarta en Indonésie du 6 au 13 Juin 2013­.

 

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Appel de la VI Conférence de La Via Campesina – Egidio Brunetto (du 9 au 13 Juin 2013)

(Djakarta, 12 Juin 2013) Nous, à La Vía Campesina, en appelons à toutes les organisations rurales et urbaines et aux mouvements sociaux à construire une nouvelle société fondée sur le souveraineté alimentaire et la justice. Nous sommes rassemblés ici, honorant la mémoire de nos ami(e)s et dirigeant(e)s et de celles et ceux dont le courage et l’engagement nous inspirent.

La Via Campesina, mouvement paysan international rassemble plus de 200 millions de paysan(e)s, petits producteurs, paysan(e)s sans terre, femmes, jeunes, autochtones, les migrant(e)s et les travailleurs et travailleuses agricoles et alimentaires, de 183 organisations provenant de 88 pays. Nous sommes ici en Asie, terre de la majorité des paysan(e)s du monde pour célébrer nos deux premières décennies de luttes.

Depuis notre rencontre de Mons (Belgique) en 1993 et celle de Tlaxcala (Mexique) en 1996, où nous avons élaboré notre vision radicale sur la souveraineté alimentaire, nous avons réussi à replacer les paysannes et paysans au centre de la résistance au modèle du commerce néo-libéral ainsi que du processus de construction d’alternatives.

Nous, peuples de la terre, sommes des acteurs essentiels dans la construction non seulement d’un modèle agricole différent, mais aussi d’un monde juste, diversifié et égalitaire. Nous sommes celles et ceux qui nourrissons l’humanité et prenons soin de la nature. Les générations futures dépendent de nous pour protéger notre terre. Maintenant plus que jamais un autre monde est nécessaire. La destruction de notre terre, provoquée par la surexploitation et la dépossession des peuples et par l’appropriation des ressources naturelles a engendré la crise climatique actuelle, et de profondes inégalités mettant en danger l’humanité et la vie. La Via Campesina refuse catégoriquement cette destruction menée par les grandes entreprises.

Nous construisons de nouvelles relations entre les peuples et la nature, basées sur la solidarité, la coopération et la complémentarité. C’est une éthique de vie qui anime toutes nos luttes. La Via Campesina s’engage à donner une visibilité à toutes les luttes locales dans le monde entier, s’assurant qu’elles soient comprises dans une perspective internationale. Elle s’engage également à intégrer dans un mouvement global pour la souveraineté alimentaire, le changement social et l’autodétermination pour les peuples du monde. Nous appelons nos organisations, nos alliés, amies, amis, et tous ceux et celles qui œuvrent à un avenir meilleur, à rejeter ‘l’économie verte’ et à construire la souveraineté alimentaire.

NOTRE MANIERE D’ALLER DE L’AVANT

La souveraineté alimentaire maintenant – transformer notre monde

La Souveraineté Alimentaire est l’élément central de la lutte pour la justice sociale, rassemblant de nombreux secteurs tant ruraux qu’urbains. La souveraineté alimentaire est le droit fondamental pour que tous les peuples, nations et États puissent contrôler leurs propres systèmes et politiques alimentaires et agricoles, garantissant à chacun une alimentation adaptée, abordable, nutritive et culturellement appropriée. Elle requiert le droit des peuples à définir et contrôler leurs modes de production, de transformation et distribution aux niveaux locaux et internationaux.

Depuis bientôt deux décennies notre vision de souveraineté alimentaire a inspiré une génération d’activistes engagé(e)s dans le changement social. Notre vision du monde passe par une révolution agricole ainsi qu’une transformation socio-économique et politique.

La souveraineté alimentaire articule l’importance cruciale de la production locale et soutenable, le respect des droits humains pour tous, des prix équitables pour les aliments et les produits agricoles, des échanges équitables entre pays, et la sauvegarde des communs contre la privatisation.

Aujourd’hui, nous sommes confronté(e)s à une crise majeure de notre histoire, qui est systémique. Les systèmes alimentaires, d’emplois, énergétiques, économiques, climatiques, écologiques, éthiques, sociaux, politiques et institutionnels s’effondrent dans de nombreuses parties du monde. La crise énergétique amplifiée par la raréfaction des énergies fossiles est traitée avec de fausses solutions allant des agrocarburants à l’énergie nucléaire; cette dernière constituant l’une des plus grandes menaces de la vie sur terre.

Nous rejetons le capitalisme caractérisé par des mouvements destructeurs de capitaux financiers et spéculatifs dans l’agriculture industrielle, la terre et la nature. Il génère de vastes accaparements de terres et des expulsions brutales de paysannes et paysans de leurs territoires, détruit communautés, cultures et écosystèmes. Il crée un grand nombre de migrant(e)s et de sans emplois, augmentant les inégalités existantes.

Les transnationales, en connivence avec les gouvernements et les institutions internationales, imposent – sous prétexte du concept d’économie verte – des monocultures d’OGM, des projets miniers, des barrages et des exploitations de gaz de schiste par fracturation à grande échelle, de grandes plantations forestières et d’agrocarburants, ainsi que la privatisation de nos mers, fleuves et lacs et de nos forêts. La Souveraineté Alimentaire remet le contrôle des communs dans les mains des populations.

L’Agro-écologie est notre option aujourd’hui et pour l’avenir

L’agriculture paysanne, la pêche artisanale et le pastoralisme produisent la plus grande partie de l’alimentation. L’agro-écologie paysanne est un système social et écologique qui comprend une grande variété de savoirs et de pratiques ancrées dans chaque culture et zone géographique. Elle élimine la dépendance aux agrotoxiques et la production animale industrielle hors sol, utilise des énergies alternatives et garantit une alimentation saine et abondante. Elle renforce la dignité, honore les savoirs paysans traditionnels et innovants. Elle restaure la fertilité et l’intégrité de la terre. La production alimentaire du futur doit être basée sur un nombre croissant de personnes produisant de manière plus résiliente et diversifiée.

L’agro-écologie vise à défendre la biodiversité, refroidit la planète et protège nos sols. Notre modèle agricole peut, non seulement nourrir l’ensemble de l’humanité mais c’est aussi le seul moyen d’arrêter l’avancée de la crise climatique grâce à une production locale en harmonie avec les forêts, les cours d’eau ; l’amélioration de la biodiversité et en replaçant les matières organiques dans les cycles naturels.

Justice sociale et climatique, et solidarité

En nous basant sur notre diversité géographique et culturelle, notre mouvement pour la souveraineté alimentaire s’est renforcé en intégrant la justice sociale et l’égalité. En pratiquant la solidarité plutôtque la compétition, en rejetant le patriarcat, le racisme, le colonialisme et l’impérialisme, nous nous battons pour des sociétés participatives et démocratiques, sans exploitations d’enfants, de femmes, d’hommes ni de la nature.

Nous exigeons la justice climatique et sociale. Ceux qui souffrent le plus du chaos climatique et environnemental ne sont pas ceux qui en sont responsables. Ceux qui poussent aux fausses solutions de l’économie verte empirent la situation. C’est pourquoi la dette climatique et écologique doit être réparée.

Nous exigeons l’arrêt immédiat des mécanismes de marché de carbone, géo-ingénierie, REDD, agrocarburants. Nous maintiendrons de manière permanente notre combat contre les entreprises transnationales en manifestant notre opposition par un boycott de leurs produits et en refusant toute coopération avec leur pratiques d’exploitations. Les accords de libre échange et d’investissements ont crée les conditions de vulnérabilité extrême et des injustices pour des millions d’entre nous. Leur mise en œuvre engendre violence, militarisation et criminalisation de la résistance. Un autre résultat tragique est le déplacement massif des populations qui migrent pour ne trouver que des emplois faiblement rémunérés, précaires et dangereux où sévissent des violations de droits humains et la discrimination.

La Via Campesina a réussi à mettre les droits des paysan(ne)s à l’ordre du jour du Conseil des Droits Humains des Nations Unies, nous demandons donc à tous les gouvernements nationaux d’appliquer ces droits. Notre combat pour les droits humains est au cœur de la solidarité et inclut les droits et la protection sociale des travailleurs/ses migrants et des travailleurs/ses du secteur alimentaire.

Un monde sans violence et sans discrimination contre les femmes Notre lutte vise à construire une société basée sur la justice, l’égalité et la paix. Nous demandons le respect de tous les droits des femmes. En rejetant le capitalisme, le patriarcat, la xénophobie, l’homophobie et les discriminations basées sur le genre, les races ou l’ethnicité, nous réaffirmons notre engagement pour la totale égalité des femmes et des hommes. Ceci implique la fin de toutes les formes de violences domestiques, sociales et institutionnelles contre les femmes en zones rurales et urbaines. Notre campagne contre les violences faites aux femmes est au cœur de nos luttes.

Paix et démilitarisation

Les guerres et conflits d’appropriations, prolifération de bases militaires, criminalisation des résistances augmentent. Ces violences sont intrinsèques au système capitaliste mortifère basé sur la domination, l’exploitation et le pillage. Nos engagements sont ceux du respect, de la dignité, de la Paix.
Nous pleurons et honorons les centaines de paysannes et paysans qui ont été menacés, persécutés, incarcérés ou même assassinés dans leurs luttes. Nous exigeons que tous ceux qui violent les droits humains et les droits de la Nature et qui perpétuent ces crimes soient poursuivis et punis. Nous exigeons la libéralisation immédiate des prisonniers politiques.

La terre et les territoires

Nous défendons une Réforme Agraire intégrale. Elle sécurise l’ensemble des droits fonciers, reconnaît les droits des peuples autochtones à leurs territoires , garantit l’accès et le contrôle des zones de pêche et écosystèmes aux communautés de pêcheurs, reconnaît les routes pastorales. Seules ces réformes garantissent un avenir pour les jeunes des campagnes.
La réforme agraire intégrale se caractérise par une distribution massive de terre, de ressources productives, assurant des conditions de vie satisfaisantes et garantissant un accès permanent aux jeunes, femmes, aux sans-emplois, aux sans-terres, aux personnes déplacées et à tous ceux et celles qui veulent s’engager dans la production alimentaire agro-écologique à petite échelle. La terre n’est pas une marchandise. Les lois et régulations existantes doivent être renforcées et de nouvelles lois sont nécessaires pour la protéger des spéculations et des accaparements.

Les semences, les communs et l’eau

Les semences sont au cœur de la souveraineté alimentaire. Des centaines d’organisations à travers le monde se joignent à nous pour mettre en œuvre le principe des «Semences comme Patrimoine des Peuples au Service de l’Humanité ». Notre défi est maintenant de continuer à garder nos semences de vie dans les mains de nos communautés, en multipliant les semences dans nos fermes et nos territoires. Nous continuons à lutter contre l’appropriation abusive des semences due à diverses formes de propriété intellectuelle et contre la contamination des stocks par la technologie OGM. Nous nous opposons à la distribution de paquets technologiques combinant semences OGM avec l’utilisation massive de pesticides.

Nous allons continuer à partager les semences sachant que notre connaissance, notre science, nos pratiques de gardiens de la diversité des semences sont cruciales pour l’adaptation au changement climatique.
Les cycles de la vie coulent au travers de l’eau. L’eau est un élément essentiel des écosystèmes et de toute vie. L’eau est un commun et donc elle doit être préservée.

MISER SUR NOS FORCES

Notre force est la création et le maintien de l’unité dans la diversité.

Nous présentons notre vision inclusive, large, pratique, radicale et pleine d’espoir comme une invitation à se joindre à nous dans la transformation de nos sociétés et la protection de la Terre Mère.

  • La mobilisation populaire, la confrontation avec les puissants, la résistance active, l’internationalisme et l’engagement local sont des éléments nécessaires pour effectuer le changement social.
  • Dans notre lutte courageuse pour la souveraineté alimentaire nous continuons à bâtir des alliances stratégiques essentielles avec les mouvements sociaux, y compris avec les travailleurs/ses, les organisations urbaines, les immigrant(e)s, les groupes résistants aux méga-barrages et à l’industrie minière.
  • Nos principaux outils sont la formation, l’éducation et la communication. Nous encourageons l’échange des savoirs accumulés concernant les méthodes et contenus de formation culturelle, politique, idéologique et technique. Nous multiplions nos écoles et nos expériences d’enseignement et nos instruments de communication avec notre base.
  • Nous sommes déterminé(e)s à créer des espaces qui vont favoriser l’ émancipation des jeunes en milieu rural. Notre plus grand espoir pour l’avenir, c’est la passion, l’énergie et l’engagement pris par la jeunesse dans notre mouvement.

Nous allons de l’avant à partir de cette VIème Conférence Internationale de La Via Campesina, accueillant de nouvelles organisations, confiant(e)s en nos forces et rempli(e)s d’espoir pour l’avenir.

 

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Pour la terre et la souveraineté de nos peuples! Dans la solidarité et dans la lutte !

 


 

Texte tiré de La Via Campesina. Source de l’image : La Via Campesina (Tous droits réservés)

Pour plus d’informations : www.viacampesina.org/fr | www.tv.viacampesina.org
Photos de la Conférence International de La Via Campesina : http://www.flickr.com/photos/97053996@N03/

 

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17 avril 2013, Journée internationale des luttes paysannes

Le 17 avril, la Journée internationale des luttes paysannes, l’Union paysanne a participé à une vidéoconférence internationale, en se joignant à des représentants de mouvements sociaux du Brésil, des États-Unis, de la Grèce, de l’Inde et de l’Australie.

Il s’agissait de la présentation d’Alexandre Conceição du Mouvement des travailleurs ruraux sans terres (MST) brésilien. Alexandre a commencé par nous rappeler que cette journée internationale commémore le massacre par la police militaire brésilienne de 19 paysans membres du MST. Le 17 avril 1996, à Eldorado dos Carajás, dans l’État amazonien de Pará, 1 500 femmes et hommes appartenant au MST occupaient et bloquaient l’autoroute. Leur objectif était de faire pression sur les gouvernements régional et fédéral pour qu’ils lancent une réforme agraire. Vers 4 heures de l’après-midi, 155 policiers militaires nationaux ont entouré les manifestants avant de leur lancer des grenades lacrymogènes, de tirer des balles réelles et d’ouvrir le feu avec des mitraillettes.

Alexandre a expliqué que le fait que 17 des 19 victimes étaient des leaders locaux ou régionaux du MST démontre clairement la nature préméditée du crime, qui, dix-sept ans plus tard, demeure impuni. En effet, au Brésil, des actes de violence de la part des grands propriétaires terriens continuent à ce jour et ils sont largement impunis. Cette violence s’est même accrue avec l’utilisation de milices privées. Deux leaders du MST ont été assassinés au cours de cette année, et en 2008 un militant a été tué par le personnel d’une agence de sécurité contractée par la société transnationale Syngenta.

Durant tout ce mois d’avril, les membres du MST sont engagés dans des manifestations pacifiques, y compris des occupations de terres et des blocages des routes, pour protester contre l’impunité et réclamer que le programme de réforme agraire soit relancé. Depuis maintenant dix ans, 90 000 paysans sans terres vivent dans des tentes en attendant de recevoir des terres. Le ministère de la Réforme agraire a demandé l’expropriation légale d’un million d’hectares (qu’il entend distribuer aux sans-terres), mais le pouvoir judiciaire n’a pas accédé à cette demande; presque 200 procès demeurent bloqués devant les tribunaux.

Le MST constate que la scène agricole brésilienne est dominée par les grandes sociétés transnationales engagées dans la production et le commerce de monocultures destinées à l’exportation. Alexandre a mentionné la situation dramatique résultant de la sécheresse qui frappe actuellement le nord-est du pays. Autour d’un million de bœufs sont en train de mourir de faim, mais les grandes sociétés ont refusé la demande du gouvernement d’expédier du maïs pour les alimenter, car elles préfèrent exporter ce maïs aux États-Unis, où il servira surtout à la production d’éthanol.

Répondant aux questions de ses auditeurs, Alexandre a parlé du rôle du MST dans la construction d’une société plus juste. Les victoires que le MST a connues dans ses luttes pour la réforme agraire ont permis à des centaines de milliers de paysans de vivre dans la dignité tout en produisant une alimentation saine pour leurs familles et leurs communautés. Car, dans un pays qui utilise annuellement 5,1 litres de pesticides par habitant, les membres du MST sont en train de mettre en pratique une autre vision de l’agriculture: l’agroécologie.

Après avoir décrit la démocratie participative pratiquée au sein du MST, où toutes les grandes questions sont amplement discutées à tous les niveaux de l’organisation, Alexandre a terminé sa présentation en parlant de l’Alliance bolivarienne des mouvements sociaux latino-américains et en évoquant les réalisations des Brigades internationales du MST. Ces dernières ont travaillé auprès des communautés paysannes dans plusieurs pays, dont Haïti, après le tremblement de terre, et le Venezuela où elles ont collaboré à la création de l’École internationale d’agroécologie destinée aux jeunes paysans et paysannes des Amériques.
En invitant ses auditeurs à assister au 6e Congrès du MST, qui aura lieu en janvier 2014, Alexandre a souligné l’importance de la solidarité internationale avec les luttes du MST pour la justice sociale et son nécessaire combat contre le néo-impérialisme des sociétés transnationales.

 

 

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La Via Campesina : 1993-2013, 20 ans de lutte

Appel à soutenir La Via Campesina

Soutenez la lutte pour notre avenir: agissez pour la souveraineté alimentaire!

En 2013, La Via Campesina célébrera son 20e anniversaire. C’est en effet en 1993 que des paysans et des paysannes des quatre continents ont donné naissance à ce mouvement lors d’une réunion à Mons, en Belgique. A cette époque, la logique de la mondialisation commençait à imprégner fortement les politiques agricoles et agro-alimentaires. Pour faire face à ce phénomène et à ses conséquences, les paysans et les paysannes ont décidé de se regrouper pour définir une stratégie commune et se donner les moyens de lutter ensemble. Ils souhaitaient aussi participer aux décisions les affectant directement et s’assurer que leurs voix soient entendues. Au cours de ces 20 dernières années, les luttes locales des organisations paysannes nationales ont été renforcées par l’appartenance à ce mouvement international dynamique. Toutes partagent en effet un combat commun et se soutiennent mutuellement.

La Via Campesina est maintenant reconnue comme un acteur important dans les débats sur l’alimentation mondiale et l’agriculture. Elle est entendue par de nombreuses institutions mondiales telles que l’agence des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole (FIDA), la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC), le Comité des Nations unies sur la sécurité alimentaire mondial (CSA), le Conseil des droits humains des Nations unies, la Convention sur la Diversité biologique (CDB). Elle est aussi largement reconnue parmi les autres mouvements sociaux depuis le niveau local jusqu’au niveau international.

La Via Campesina est devenue un mouvement mondial incontournable. Elle comprend désormais environ 150 organisations paysannes locales et nationales dans 70 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et des Amériques. La Via Campesina, ce sont 200 millions de paysans et de paysannes, unis dans une lutte commune pour réaliser la souveraineté alimentaire.

 

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Ce projet implique

  • la défense d’un système alimentaire qui apporte une nourriture saine aux populations locales et fournit des moyens de subsistance pour les communautés locales;
  • la promotion d’une agriculture paysanne durable principalement orientée vers les marchés locaux afin d’assurer une nourriture équitable et durable, aujourd’hui et pour les générations futures;
  • la reconnaissance du droits des paysans et des paysannes à vivre dans la dignité et sans risque de voir leurs luttes criminalisées, et ce d’autant plus qu’ils nourrissent actuellement 70% de la population mondiale.
  • l’accès sécurisé aux biens communs que sont la terre, l’eau, les semences, les différentes races d’animaux d’élevage pour les paysans et les paysannes. Sans cela, ils ne peuvent pas pratiquer une agriculture agro-écologique.
  • le rejet des entreprises multinationales de l’agro-industrie, du modèle néolibéral d’agriculture industrielle et les logiques et pressions commerciales qui y sont associées;

 

Grâce à La Via Campesina, des étapes significatives ont été franchies dans la promotion de la souveraineté alimentaire et de l’agriculture paysanne comme solution aux crises multiples actuelles que traverse le monde. La souveraineté alimentaire est au cœur des changements nécessaires pour construire l’avenir que nous voulons. C’est la seule voie possible si l’on veut nourrir toute l’humanité, tout en respectant les droits de la Terre. Mais pour aboutir vraiment à la souveraineté alimentaire, une véritable réforme agraire est nécessaire, afin de changer les systèmes et les relations structurelles qui régissent les biens communs que sont la terre, les semences et l’eau. Alors que la crise climatique s’est aggravée, nous n’avons eu de cesse d’expliquer, dans de nombreux forums internationaux, que nos modèles de production à petite échelle et agro-écologiques refroidissaient la planète, préservaient les écosystèmes, créaient des emplois et assuraient la sécurité alimentaire des plus pauvres. La Via Campesina est convaincue que pour accéder à un changement social profond, elle doit renforcer ses alliances avec les autres secteurs de la société.

 

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Pour les années à venir, aidez-nous à poursuivre nos efforts :

Pour intensifier le plaidoyer pour la souveraineté alimentaire auprès des institutions internationales et des gouvernements nationaux.
Pour améliorer nos outils de communication afin que la voix des paysans et des paysannes soit mieux entendue partout dans le monde.
Pour refroidir la planète en développant l’agriculture paysanne durable grâce à l’agro-écologie.
Pour préserver la biodiversité et défendre la souveraineté des semences par le soutien à des échanges de semences paysannes entre paysans.
Pour renforcer le leadership des femmes et des jeunes pour la souveraineté alimentaire.
Pour intensifier la lutte pour récupérer les biens communs que sont la terre, l’eau et les graines.

Votre contribution financière contribue à un système alimentaire basé sur la dignité et la solidarité
La Via Campesina a besoin de fonds pour continuer son travail gigantesque d’organisation des paysans et des paysannes partout à l’échelle mondiale, pour défendre les droits des Peuples à produire de la nourriture et à se nourrir sans détruire la planète. Votre contribution pour notre 20ème anniversaire nous permettra d’avancer dans la réalisation de ce projet commun !

Vous pouvez faire un don sur internet en utilisant « PayPal » Ou par virement bancaire

Qui est la Via Campesina? La voix des paysans et des paysannes du monde
Plus d’informations sur www.viacampesina.org

La Via Campesina

Via Campesina is an international movement of peasants, small- and medium-sized producers, landless, rural women, indigenous people, rural youth and agricultural workers. We are an autonomous, pluralist and multicultural movement, independent of any political, economic, or other type of affiliation. Born in 1993, La Via Campesina now gathers about 150 organisations in 70 countries in Asia, Africa, Europe, and the Americas.