Articles

Journée internationale des luttes paysannes 2017 : Droits des paysans, droits universels!

Appel à la mobilisation de la Via Campesina

Vers une Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales !

 

(Harare, Mars 2017) Le mouvement paysan international La Via Campesina appelle ses membres et ses alliés à se mobiliser le 17 avril, Journée internationale des luttes paysannes. Cette année, nous souhaitons que le monde entier sache que les paysans, les paysannes et les autres personnes travaillant dans les zones rurales œuvrent sans relâche pour leurs droits. L’initiative pour les droits des paysans, lancée par La Via Campesina il y a 17 ans, est maintenant à un stade avancé pour être reconnue par les Nations unies comme une Déclaration sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales. Cette déclaration, si elle est approuvée, créera un instrument juridique international pour protéger les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales, et attirer l’attention sur les menaces et les discriminations dont ils sont victimes.

Au XXIème siècle, une telle déclaration est une nécessité urgente et évidente. Les paysans, qui produisent la masse des aliments consommés mondialement, continuent de subir criminalisation, discrimination, déplacements et persécutions malgré l’existence de nombreux instruments juridiques internationaux qui reconnaissent et protègent leurs droits.

Les droits fondamentaux des paysans sont de plus en plus précarisés à l’heure où la crise économique et écologique empire. L’expropriation foncière, l’éviction forcée, la discrimination basée sur le genre, l’absence de droit à la terre, le peu d’importance accordée au développement rural, les faibles revenus et le manque d’accès aux moyens de production, l’insuffisance de protection sociale et la criminalisation des mouvements qui défendent les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales sont autant de violations des droits universels des hommes et des femmes.

En Afrique, par exemple, plus de 7O% de la production agricole et des soins aux personnes sont assurés par les femmes. Pourtant, leurs droits en matière de propriété de biens, d’accès au crédit, à l’information et aux prises de décisions politiques sont très peu reconnus. Au Brésil, malgré de nombreuses années de luttes paysannes pour une réforme agraire globale, une redistribution équitable des terres n’a toujours pas eu lieu. En Europe, la politique agricole commune et la dérégulation du secteur laitier touchent des centaines de milliers de familles d’agriculteurs. La concentration des terres augmente et certains des paysans touchés sont forcés de vendre leur terre ; la participation des jeunes à l’agriculture n’a jamais été aussi faible. En Asie, comme dans le reste du monde, les accords de libre-échange et les accords bilatéraux ont détruits beaucoup de marchés locaux et continuent d’être une menace pour l’agriculture locale et traditionnelle.

Nous appelons les peuples du monde entier à célébrer la Journée internationale des luttes paysannes en continuant le travail pour renforcer la souveraineté alimentaire et le combat contre le réchauffement climatique et pour la préservation de la biodiversité ; à se battre pour une véritable réforme agraire et une meilleure protection contre l’accaparement des terres ; à continuer à conserver, utiliser et échanger nos semences ; et à renforcer les liens de solidarité entre nous. Toutes ces luttes nous apporte la force dont nous avons besoin pour défendre nos terres contre les intérêts des entreprises privées et pour lutter contre la persécution et la violence envers les paysans et les autres personnes travaillant dans les zones rurales. Cette année en juillet 2017, La Via Campesina tiendra au pays basque sa VIIe conférence internationale durant laquelle nous approfondirons notre analyse de la crise actuelle et nous déciderons de lignes d’action stratégiques pour renforcer notre mouvement.

Enfin, nous appelons les pays à soutenir la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales. Nous mobiliserons nos membres et nos alliés pour faire pression sur nos gouvernements afin que les prochaines négociations lors de la 4ème session du groupe de travail inter-gouvernemental à composition non limitée sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme à Genève, soient un succès. Nous pensons qu’en défendant les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales, c’est l’ensemble de l’humanité qui ressortira gagnante.

Rejoignez-nous le 17 avril en interpellant vos gouvernements, en organisant des manifestions, des débats et des discussions publiques, des projections de films, des marchés de produits paysans, des festivals ou des actions de solidarité – toutes vos idées et vos initiatives sont les bienvenues ! Partagez-les à l’adresse suivante : lvcweb@viacampesina.org afin que nous puissions les diffuser sur notre carte d’actions à l’avance. Envoyez aussi vos photos, vos vidéos et vos enregistrements audio pour que nous puissions les mettre en ligne sur notre site et notre Télé.

Il est vital que nos droits en tant que paysans et paysannes soient garantis. L’accès à la Terre est essentiel pour vivre dignement en milieu rural et pour que tous les peuples du monde atteignent la souveraineté alimentaire. Regardez et partagez notre nouvelle vidéo disponible ici !

Téléchargez l’affiche en haute résolution pour le web et l’affiche pour impression au format A3.

Suivez-nous sur les réseaux sociaux : @viacampesinaFR et Facebook.com/viacampesinaOFFICIAL

Pour plus d’informations sur le processus auprès des Nations unies, cliquez ici.

Nous alimentons nos peuples et nous construisons un mouvement pour changer le monde !

1 Le 17 avril 1996, 19 paysans ont été tués lors d’une attaque de la police militaire de l’état amazonien du Para au Brésil contre un grand nombre de membres du Mouvement des travailleurs sans terre (MST) qui bloquaient une autoroute afin de réclamer une réforme agraire. Deux autres personnes sont décédées des suites de leurs blessures plusieurs jours plus tard, et des centaines d’autres ont été si gravement blessées qu’elles n’ont pas pu continuer à travailler dans l’agriculture. La Via Campesina, qui à ce moment-là tenait sa deuxième conférence internationale à Tlaxcala au Mexique, a déclaré le 17 avril Journée internationale des luttes paysannes.

Via-info-fr@viacampesina.org
http://viacampesina.org/Via-info-fr/

,

Communiqué pour la Journée internationale des droits humains

À l’occasion de la Journée internationale des droits humains, le 10 décembre dernier, le CDHAL et l’Union paysanne ont tenu à saluer deux initiatives majeures de la part du Conseil des droits humains des Nations Unies : la Déclaration sur les droits des paysans et paysannes et des autres personnes travaillant en zones rurales ; et le projet mené par le groupe de travail intergouvernemental dont le mandat est d’élaborer un traité international juridiquement contraignant sur les sociétés transnationales et autres entreprises et les droits humains.

Ces deux initiatives s’inscrivent dans la définition large des droits humains où tous les droits (civils et politiques, et sociaux, économiques et culturels) sont indivisibles et interdépendants.

Ses longues années de solidarité avec les luttes des mouvements sociaux latino-américains ont fait savoir au CDHAL que les instruments internationaux existants ne suffisent pas à faire respecter les droits civils et politiques des communautés paysannes et autochtones. L’Union paysanne, de par son adhérence au mouvement paysan international, La Via Campesina, constate que dans plusieurs pays les efforts des paysans de faire respecter leurs droits socio-économiques sont punis par de graves violations de leurs droits civils : harcèlements, détentions, assassinats. La résistance des paysans à l’accaparement de leurs terres pour des fins d’agro-exportation, à la contamination des eaux par l’industrie extractive, ou à la privatisation des semences par le moyen des brevets des grandes sociétés semencières est trop souvent confrontée à des actes de violence de la part des forces de l’ordre de l’État et des agents de sécurité privés.

La Déclaration sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant en zones rurales a donc une double tâche : celle de réitérer les obligations des États ainsi que l’universalité des droits déjà reconnus, tels que les droits à la vie, à la liberté, à l’intégrité physique et à la sécurité de la personne ; et celle de formuler de nouveaux droits socio-économiques spécifiquement applicables aux paysans et aux autres personnes travaillant dans les zones rurales, tels que le droit à la terre et aux autres ressources naturelles, le droit aux semences et à la biodiversité, et même le droit de ne pas utiliser de produits agrochimiques.

La rédaction de la Déclaration et l’élaboration de l’éventuel traité sur les transnationales et les droits humains s’accomplissent à travers des processus de discussion et négociation parmi les pays membres du Conseil des droits humains et de consultations avec la société civile, au terme desquels les textes finaux seront soumis à l’Assemblée générale des Nations Unies. C’est grâce au travail de la société civile internationale que ces processus ont été entamés et qu’ils continuent à avancer, malgré les objections posées par certains pays du Nord.

En effet, il est regrettable que ces deux initiatives, portées par des pays du Sud particulièrement la Bolivie, aient reçu très peu d’appuis de la part des membres européens du Conseil des droits humains et que les États-Unis s’y soient même opposés. Dans un tel contexte, il serait souhaitable, voire essentiel, que le gouvernement canadien, qui a exprimé son intention de reprendre sa place au sein des instances des Nations Unies, prenne le leadership des pays du Nord en accordant son plein appui au projet de Déclaration des droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales et à l’élaboration du traité sur les sociétés transnationales et les droits humains. Devant la complémentarité évidente entre la Déclaration sur les droits des paysans et la Déclaration sur les droits des peuples autochtones, le Canada se doit d’honorer ses promesses auprès de ses Premières Nations ainsi que de respecter les droits des petits et moyens fermiers canadiens tout en (dans les mots d’Olivier De Schutter ancien rapporteur des Nations Unies sur le droit à l’alimentation) s’assurant « que l’agriculture vivrière ne soit pas remplacée par l’agriculture industrielle ».

Pour plus d’informations:

Karen Rothschild
Comité international de l’Union paysanne
450-458-2005
Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL)
514-257-8710, poste 334

Télécharger ce communiqué :

thumbnail of en-cette-journee-internationale-des-droits-humains-2016-12-10

 

L’Union paysanne est une association d’agriculteurs et de citoyens qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tous ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysannes. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

L’ŒUVRE LÉGER et l’Union paysanne sont fiers de souligner le démarrage d’un nouveau partenariat

Montréal, 29 novembre 2016, L’ŒUVRE LÉGER et l’Union paysanne s’associent afin de fournir des services conseil en agriculture et mise en marché agricole dans le cadre du projet Innovation et Mobilisation pour la Sécurité Alimentaire (IMSA). Le projet IMSA financé par Affaires Mondiales Canada, se déroule sur deux continents pour une période de cinq ans et vise à augmenter la sécurité alimentaire des femmes, des hommes et des jeunes des zones rurales arides et semi-arides du Burkina Faso de la Bolivie et du Pérou. L’appui de l’Union paysanne visera, auprès des agriculteurs de chacun de ces trois pays, à renforcer la chaîne de valeur en agriculture, depuis la production agricole jusqu’à la commercialisation.

À propos de L’Union paysanne

ecusson-sloganL’Union paysanne a pour but de regrouper en une force collective organisée et représentative tous ceux qui sont en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. Elle est la seule organisation québécoise membre de La Via Campesina, la plus grande association de paysans et de paysannes dans le monde. En ce sens elle a travaillé à l’élaboration du concept de souveraineté alimentaire et d’un autre modèle agricole.

À propos de L’ŒUVRE LÉGER

LEGER-Ma2Depuis plus de 65 ans, L’ŒUVRE LÉGER travaille à la réduction de la pauvreté et de l’exclusion sociale en misant sur la capacité des populations à mettre en place les structures, les moyens et les outils pour organiser la réponse aux besoins fondamentaux. À ce jour, plus de 25 millions de personnes ont obtenu l’aide de L’ŒUVRE LÉGER dans le cadre de projets mobilisateurs et innovants.

 

L’ŒUVRE LÉGER
130 avenue de l’Épée
Montréal (Québec) H2V 3T2
Téléphone : 514 495-2409
Télécopieur : 514 495-2059
info@leger.org
facebook.com/loeuvre leger


Pour plus d’informations :

Benoit Girouard
Union paysanne
450-495-1910
Catherine Aubry
L’ŒUVRE LÉGER
514-495-2409

Télécharger ce communiqué :

thumbnail of com-2016-10-27-up-remboursement-taxe

L’Union paysanne est une association d’agriculteurs et de citoyens qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tous ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysannes. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

Déclaration du 17 Avril 2016 : Journée internationale des luttes paysannes

Il y a 20 ans, le 17 avril 1996, à Eldorado dos Carajás dans l’État de Pará au Brésil, 19 paysannes et paysans furent assassinés. Ceux-ci étaient membres du Mouvement des travailleurs ruraux sans terres (MST) et luttaient pacifiquement pour l’accès à la terre. En hommage aux victimes du massacre, le mouvement paysan international La Via Campesina a déclaré cette date la Journée internationale des luttes paysannes. Lire la suite

8mars2016

8 mars : s’organiser et lutter pour conquérir nos droits

Communiqué de la Via Campesina


(Harare, 8 mars 2016)
Aujourd’hui, à l’occasion de la journée internationale des femmes, La Via Campesina appelle à agir contre la violence capitaliste dans le monde entier ; cette violence, en plus de s’exercer contre les femmes, s’inscrit plus largement dans un contexte social d’exploitation et de spoliation, où les femmes paysannes, autochtones, noires, sans terre ou salariées agricoles ont toujours été opprimées et lésées dans leurs droits légitimes.

La Via Campesina souligne l’importance de l’organisation et de la lutte qui constituent un espace de libération et de prise de conscience, qui garantit la participation politique des femmes en tant que sujets historiques, afin de construire une société juste où l’ethnie, le genre ou l’orientation sexuelle n’ont pas d’importance.

Le mouvement paysan international est vivement préoccupé de voir que l’oppression exercée contre les femmes par le capital et le patriarcat augmente dans le monde entier, avec la progression des politiques conservatrices qui portent atteinte à la vie et aux droits des femmes.

En Turquie, où nous venons d’organiser notre Assemblée intermédiaire des femmes de La Via Campesina, nous avons constaté que les politiques deviennent de plus en plus néolibérales et conservatrices, ce qui aggrave la situation des femmes dans ce pays. Les femmes continuent d’être privées de la liberté la plus essentielle et de leurs droits fondamentaux, et sont victimes de violences et de féminicides. Dans cette région de la planète, les féminicides ont augmenté de façon dramatique ces dernières années. Les filles sont obligées de se marier très jeunes. De plus, dans la sphère économique, ce sont les femmes qui occupent la majorité des emplois précaires. Les femmes assurent de nombreuses tâches dans les zones rurales, toutefois, elles n’ont pas de liberté économique, ni accès à la propriété, et encore moins de droits sociaux.

Dans le sud-est de la Turquie, les problèmes rencontrés par les femmes empirent du fait de la situation de guerre, et des menaces concrètes pèsent sur leurs vies. La situation politique en Turquie n’offre actuellement aucune solution aux problèmes auxquels les femmes sont confrontées. En fait, les politiques actuelles accentuent les problèmes et la discrimination à l’encontre des femmes. C’est pourquoi les femmes s’organisent et sont aujourd’hui à la tête de nombreuses luttes écologiques, sociales et politiques.

Par ailleurs, nous avons appris avec une immense douleur l’assassinat de Berta Cáceres, chef de file paysanne du peuple autochtone lenca, qui était membre du Conseil civique des organisations populaires et autochtones du Honduras (COPINH), et qui s’était opposée à de nombreuses reprises aux actions et intentions néfastes du gouvernement du Honduras, qui accorde à des sociétés transnationales étrangères des concessions sur les ressources naturelles pour construire des barrages et s’emparer des ressources des peuples autochtones.

C’est pourquoi aujourd’hui, nous, les femmes et les hommes de La Via Campesina, face à cette situation de criminalisation, nous appelons en cette journée du 8 mars à la mobilisation et à l’organisation contre tout type d’oppression, en descendant dans les rues et sur les places de nos villes, villages et territoires pour dénoncer le modèle destructeur du capital et de l’agribusiness, en montrant comment ceux-ci portent atteinte à la vie des femmes, ce qui, en touchant directement les femmes paysannes, met en danger la souveraineté alimentaire des peuples. Nous continuerons de lutter pour de nouvelles relations entre les femmes et les hommes au sein de notre mouvement, ainsi que de promouvoir un modèle de société fondé sur la justice et l’égalité.

 

Berta toujours parmi nous ! Plus que jamais, la lutte continue !

Globalisons la lutte, globalisons l’espoir !

Longue vie à notre la solidarité avec les femmes turques !

Consultez également :

Manifeste des femmes de La Via Campesina

Vidéo : Femmes paysannes, semeuses de luttes et d’espoirs !

Cartes postales : Stop à la violence faite aux femmes

 

Face à l’assassinat de notre camarade Berta Cáceres

Communiqué et appel de La Via Campesina

beeejjcdLe mouvement paysan international La Via Campesina, interpellant l’opinion publique nationale et internationale, fait part de l’assassinat de notre chère camarade de lutte, Berta Cáceres, Coordinatrice générale du Conseil civique des organisations populaires et autochtones du Honduras (COPINH), ce jeudi 3 mars 2016 au matin.

L’assassinat de Berta Cáceres, survenu à son domicile, pendant son repos, expose à un risque plus élevé encore les défenseurs des droits humains, hommes et femmes, la population autochtone en résistance dans les communautés, ainsi que tous les membres des organisations du mouvement social et populaire qui mènent cette lutte légitime.

A plusieurs occasions, Berta Cáceres s’était prononcée contre les actions et les intentions néfastes émanant aussi bien de l’actuel gouvernement qui octroie des concessions de ressources naturelles, que des entreprises transnationales étrangères construisant des barrages et spoliant les ressources des peuples autochtones.

Berta Cáceresfaisait l’objet de mesures conservatoires exigeant de l’État du Honduras qu’il protège son intégrité physique.
Or, ce même État du Honduras a exercé des mesures de persécution à l’encontre de Berta Cáceres, pour sa lutte contre les entreprises étrangères qui anéantissent les ressources naturelles.

Le monde entier a reconnu les qualités de militante des droits humains de la camarade Berta Cáceres, qui s’est vue remettre le prestigieux Prix Goldman pour l’environnement pour la défense des ressources naturelles du pays en 2015.

Nous saluons la lutte historique qu’a menée notre camarade Berta Cáceres aux côtés de notre peuple afin de revendiquer le droit à la terre, ainsi que sa lutte pour la défense de notre souveraineté, pour une réforme agraire intégrale et pour la sécurité alimentaire de notre peuple.

Rappelons que le 9 avril 2014, le député et Coordinateur général de La Via Campesina Honduras, Rafael Alegría, avait présenté en plénière du Congrès national le projet de loi de Réforme agraire intégrale basé sur l’équité de genre pour la Souveraineté Alimentaire et le Développement Rural ; l’objectif étant de chercher des solutions, par la voie politique, à la problématique que vivent actuellement les paysans et paysannes ainsi que les peuples originaires du Honduras. Ce projet n’a à ce jour pas été pris en compte par le Bureau directeur du Congrès national.

Pour toutes ces raisons, La Via Campesina dénonce le gouvernement du Honduras et les entreprises transnationales qui extraient et pillent les ressources naturelles du pays.
Nous exigeons des organismes internationaux de défense des droits humains qu’ils somment l’État du Honduras de punir les auteurs de ce méprisable assassinat.
La Via Campesina en appelle à des actions de protestation devant les ambassades du Honduras du monde entier afin d’exiger que la lumière soit faite sur cet acte criminel.
En solidarité, nous présentons nos condoléances à la famille de notre camarade Berta Cáceres, ainsi qu’au peuple Lenca et au peuple du Honduras, à la souffrance desquels nous nous associons face à cette perte irréparable.

TEGUCIGALPA M.D.C., 3 MARS 2016

GLOBALISONS LA LUTTE, GLOBALISONS L’ESPOIR !
BERTHA CÁCERES RESTE PRÉSENTE !
PLUS QUE JAMAIS, LA LUTTE CONTINUE !

 

Victoire du mouvement paysan dans sa lutte pour la reconnaissance de ses droits à l’ONU

Communiqué de presse de La Vía Campesina.

(Genève, 05 octobre 2015). A la fin de la 30ème session du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, le Conseil a voté à majorité la résolution qui mandate pour les deux prochaines années le groupe intergouvernemental de travail à composition non limitée à poursuivre la négociation, à finaliser et présenter un projet de texte de déclaration des Nations unies sur les droits des paysannes et des paysans et autres personnes travaillant en milieu rural.

La résolution a été présentée par le Gouvernement bolivien, l’Equateur, Cuba, l’Afrique du Sud et a été sponsorisée entre autre par la Suisse, le Brésil, l’Erythrée et l’Argentine dans un effort conjoint de toutes les régions pour appuyer l’avancée du processus. En votation finale, seul les Etats-Unis ont voté contre la résolution. Les gouvernements de l’UE se sont abstenus et ont poursuivi leur stratégie de vote en bloc, comme en juin 2014 pour la précédente résolution 26/26. 31 pays ont voté en faveur, 15 se sont abstenus et 1 s’est opposé.*

La Via Campesina, le mouvement international regroupant plus de 180 organisations paysannes à travers le monde et qui représente plus de 200 millions de paysannes et paysans, accompagné du Cetim et de Fian ont donné ainsi une impulsion historique à ce processus en permettant qu’il soit négocié au sein du mécanisme des Nations unies avec pour objectif de combler les lacunes dans la législation sur les droits humains concernant les droits de la population paysanne et des communautés rurales comme les pêcheurs, les peuples nomades, les pastoralistes, les travailleurs ruraux, les sans terres, les femmes rurales et les peuples indigènes. Le projet de texte actuel présenté par la Bolivie en février 2015 et discuté par les Etats membres du Conseil lors du dernier groupe de travail intergouvernemental préconise une déclaration qui contienne un ensemble de droits en vue d’améliorer les conditions de celles et ceux qui produisent 80% des denrées alimentaires dans le monde et vivent dans les zones rurales.

Les jours précédents cette votation, des leaders paysans de différents continents se sont rendus à Genève pour sensibiliser les gouvernements sur les cas croissant d’exclusion, d’accaparement des terres, de répression, de criminalisation dont souffrent les organisations paysannes et les effets dévastateurs provoqués par les produits chimiques sur la santé de la population rurale et paysanne. Parallèlement, de nombreuses activités se sont déroulées dans les capitales pour appuyer le travail réalisé à Genève.

La Via Campesina et ses alliés redoubleront d’efforts pour démontrer qu’il n’existe pas de fossé entre le nord et le sud en ce qui concerne la vulnérabilité des droits de la population paysanne. Ceci vis-à-vis de la réticence de certains Etats du nord à accepter la nécessité d’une telle déclaration. La Via Campesina défend un modèle d’agriculture paysanne tant dans le nord que dans le sud basé sur l’agro-écologie et l’égalité entre paysannes et paysans.

Enfin, La Via Campesina souhaite adresser ses sincères remerciements au Gouvernement de la Bolivie, de l’Afrique du Sud, de l’Equateur et de Cuba pour leurs efforts constant au sein du Conseil des Droits de l’Homme afin de faire avancer cette initiative émanent des mouvements paysans et faisant preuve ainsi d’une gouvernance basée sur le dialogue participatif entre les organisations paysannes, la société civile et les gouvernements.

* Résultats de la votation :

En faveur (31): Algérie, Botswana, Congo, Côtes d’ivoire, Éthiopie, Gabon, Ghana, Kenya, Maroc, Namibie, Nigeria, Afrique du Sud, Sierra Léon, Bangladesh, Chine, Inde, Indonésie, Kazakhstan, Maldives, Pakistan, Arabie Saoudite, Émirats Arabes, Vietnam, Argentine, Bolivie, Brésil, Cuba, El Salvador, Paraguay, Venezuela, Russie

Abstentions (15): France, Allemagne, Irlande, Pays Bas, Portugal, Royaume Uni, Macédoine, Monténégro, Lettonie, Estonie, Albanie, Mexique, Qatar, Japon, Corée

Contre (1): États Unis

 

Photo de Lee Kyun Hae.

À la mémoire de Lee, la lutte contre l’OMC continue

Appel à l’action de la Via Campesina : Conférence Ministérielle de l’OMC 2015

Photo de Lee Kyun Hae. (Harare, 10 septembre 2015). Aujourd’hui, la Via Campesina célèbre la Journée Internationale de Lutte Contre l’organisation mondiale du commerce (OMC), et commémore la vie et la contribution de son frère et leader M. Lee Kyun Hae, un fermier coréen dont le droit à vivre avec dignité a été détruit par l’OMC. M. Lee s’est sacrifié en 2003 pour dénoncer de manière radicale les responsables de la disparition des économies paysannes à travers le monde.

Cette année, en 2015, l’organisation mondiale du commerce va de nouveau frapper en promettant d’imposer « tous les aspects du paquet de Bali ». Le tueur multilatéral de paysans organisera sa 10e Conférence Ministérielle à Nairobi, au Kenya, du 15 au 18 décembre 2015. A l’ordre du jour : d’avantage de libéralisations des échanges commerciaux, avec des entreprises agro-industrielles ayant pour objectif de mettre fin aux quelques politiques publiques qui continuent de protéger les systèmes alimentaires de certains pays.

La Via Campesina continue de croire dur comme fer que l’OMC est une organisation au service des pays « développés » et des sociétés transnationales, qui impose des règles de libre-échange qui ne bénéficient qu’aux pays riches et concentrent encore plus de richesse entre les mains d’une minorité. Les résultats de la dernière Ministérielle de l’OMC (2013), appelés par commodité « Paquet de Bali » furent considérés comme une victoire par l’OMC pour avoir débloqué une série de négociations au point mort sur les échanges, dans l’agriculture et le développement. De son côté, La Via Campesina dénonce cette soi-disant « victoire » pour l’OMC et les multinationales car celle-ci se fait aux dépens de la majorité mondiale la plus pauvre. Alors que les paysans et les paysannes à travers le monde s’organisent pour atteindre la souveraineté alimentaire – en demandant à ce que les gouvernements nationaux soutiennent et défendent leurs communautés rurales, leurs systèmes de production et moyens d’existence – de puissantes voix à l’intérieur de l’OMC comptent en finir avec cette soi-disant « clause de paix » qui « autorise » les gouvernements nationaux à protéger leurs systèmes agricoles et alimentaires.

La Via Campesina continue de croire dur comme fer que l’OMC est une organisation au service des pays « développés » et des sociétés transnationales, qui impose des règles de libre-échange qui ne bénéficient qu’aux pays riches et concentrent encore plus de richesse entre les mains d’une minorité.

La Via Campesina réaffirme sa position sur le fait que l’OMC est une institution ratée et délégitimée, essayant désespérément de se relancer avec ce « Paquet de Bali » au prix très élevé de la souveraineté alimentaire, des moyens de survie, des emplois et du futur des peuples et de la planète. La Via Campesina réaffirme sa position sur le fait que l’OMC est une institution ratée et délégitimée, essayant désespérément de se relancer avec ce « Paquet de Bali » au prix très élevé de la souveraineté alimentaire, des moyens de survie, des emplois et du futur des peuples et de la planète. La Via Campesina réitère donc son appel pour une Fin de l’OMC et de la tyrannie du régime de libre-échange. Nous allons redoubler d’efforts dans la lutte contre les systèmes dirigés par les multinationales et nous continuerons à mettre en avant les alternatives populaires.

En décembre, La Via Campesina se mobilisera de manière décentralisée dans le but de faire pression sur les gouvernements nationaux et afin de les éloigner de cet ordre du jour de libre-échange. Nous serons également présents dans les rues du Kenya pour soutenir nos frères et sœurs d’Afrique et du monde entier, qui manifesteront contre l’OMC à Nairobi. Nous invitons tous ceux et celles qui luttent contre l’OMC à envoyer par email leurs plans d’action à l’adresse suivante [nomorewto.kenya.lvc@gmail.com] pour que cette 10e Conférence Ministérielle de l’OMC soit aussi sa dernière.

Source : La Via Campesina

 

Photo d'un paysan cubain.

Formation et rencontre internationale d’Agroécologie à Cuba en novembre 2015

 

Aux membres et ami(e)s de l’Union Paysanne,

Voici une invitation à participer à une série d’événements en agroécologie organisée par l’Asociación Nacional de Agricultores Pequeños (ANAP-Vía Campesina, Association nationale des petits agriculteurs) de Cuba et La Via Campesina :

  • 15 au 20 Novembre 2015 : 1 er Atelier sur l’agriculture familiale paysanne et autochtone donnée par l’ANAP.
  • 22 au 27 Novembre 2015 : 5e Rencontre internationale sur l’agroécologie, l’agriculture durable et le coopérativisme.
  • 30 Novembre au 4 décembre 2015 : Formation sur la méthode d’enseignement « Paysan-à-Paysan » donnée par La Via Campesina

 

Ci-dessous, vous trouverez plus de détails sur le contenu de cette invitation.

Toute personne intéressée à faire partie de la délégation de l’Union Paysanne, à l’un ou l’autre de ces 3 événements, est invitée à nous écrire par courriel le plus tôt possible, afin que nous puissions former le groupe et planifier une rencontre préparatoire dans les semaines à venir.

 

Colette Lavergne
Membre du Comité international et du Comité de coordination de l’Union paysanne
Vice-présidente du Centre paysan

 

Photo d'un paysan cubain.

 


 

Sur la méthode de paysan à paysan

La méthode de « Paysan à Paysan » (PàP) est la méthode la plus fructueuse de promotion et de partage d’innovations paysannes et d’apprentissage horizontal. Alors que les paysans innovent et partagent depuis des temps immémoriaux, la version la plus actualisée et formalisée a été développée au Guatemala et diffusée dans l’ensemble de la Méso – Amérique au début des années 1970.

PàP est une méthodologie de communication horizontale fr eiréenne (du pédagogue Paulo Freire), ou méthodologie de transformation sociale, basée sur les paysans promoteurs qui ont développé des solutions novatrices à des problèmes communs à un grand nombre d’agriculteurs, ou ont récupéré / redécouvert des solutions traditionnelles anciennes, et qui appliquent des méthodes d’éducation populaire pour partager avec leurs pairs en utilisant leurs propres parcelles comme salles de classe.

Un élément fondamental de la méthode PàP est que les paysans et paysannes ont beaucoup plus de chances de croire et d’imiter leurs camarades paysans qui utilisent avec succès une technique donnée sur leur propre ferme qu’un agronome souvent d’origine urbaine qui leur présente oralement une innovation. Il est de loin préférable qu’ils et elles puissent visiter les parcelles de leurs pairs pour voir de leurs propres yeux les solutions mises en pratique.

Comme le disent si bien les paysans et paysannes cubains : « lorsque le paysan voit, il croit. », La PàP est une méthode participa tive, basée sur la culture, les conditions et les besoins locaux des gens qui libère les connaissances, l’enthousiasme et la participation pour découvrir, reconnaître et socialiser les riches connaissances sur l’agriculture paysanne et communautaire liées à des conditions et identités historiques spécifiques de manière à ce qu’ils puissent en tirer profit.

 


 

 

Affiche-France-COP

L’agriculture paysanne est une vraie solution à la crise climatique

Appel à l’action de la Via Campesina pour la COP21 à Paris.

Les perturbations climatiques ont, une fois de plus cette année, causé des famines importantes, des migrations et une dégradation des conditions de vies pour des millions de familles des zones rurales, spécialement des femmes et des jeunes. Alors que les petits paysan-ne-s partout dans le monde produisent la nourriture consommée par une grande majorité de la population, les glaciers fondent à une vitesse alarmante, de nombreuses espèces animales et végétales disparaissent chaque jour, les îles et les nations sont petit à petit envahies par les océans, les sols s’érodent, les forêts brûlent et les catastrophes comme les ouragans, les tornades, les tremblements de terre et les tsunamis deviennent presque des faits divers.

Pendant ce temps, le système alimentaire mondial imposé aux peuples par les compagnies multinationales est non seulement un échec total mais aussi une des principales causes de la crise climatique induite par l’humain. La dépendance des combustibles fossiles pour produire, transformer et transporter est responsable selon les estimations de 44 à 57% des émissions à effet de serre au niveau mondial1. Au lieu de produire une alimentation nutritive pour les peuples du monde, les entreprises multinationales ont généré de la faim et de l’obésité, de l’accaparement des terres et un exode rural, et une crise climatique qu’ils espèrent résoudre par de fausses solutions vendues aux Nations unies.

Plus de vingt ans depuis Rio (1992) et Kyoto (1997), les gouvernements n’ont cessé de se rencontrer pour leurs Conférences des Parties (COP) dans le cadre de la Convention-Cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC – UNFCCC). Ils n’ont à aucun moment réussi à protéger et à améliorer les droits humains de leurs citoyen-ne-s, y compris le droit à l’alimentation car ils ont envoyé aux différentes discussions climatiques des délégations qui ont toutes privilégié les intérêts du secteur privé au détriment des intérêts du bien-être public. Les accords et les négociations précédentes sont passés d’accords obligatoires ou contraignants à de simples promesses qui ne seront pas tenues. En même temps, les entreprises multinationales se sont assurées de l’appui politique de gouvernements cooptés pour garantir que leurs intérêts fassent partie des stratégies de fond de ces accords. Les marchés du carbone, les soi-disant Mécanismes de Développement Propre (Clean Development Mechanisms – CDMs), REDD et REDD+, les bioénergies, les agro-carburants ainsi que les paquets agricoles de l’agrobusiness appelés « sensibles au climat » sont quelques unes des propositions trompeuses maintenant sur la table. Au lieu de résoudre les problèmes, ces fausses solutions ne font que les aggraver. Au lieu de plafonner les émissions, ils créent des marchés artificiels et des opportunités pour que les gros pollueurs continuent à polluer et ne fassent quasiment rien pour réduire les effets des dérèglements climatiques. En défendant les intérêts du capitalisme et la privatisation des ressources naturelles, les entreprises multinationales mettent en danger la vie des citoyen-ne-s, des petits paysan-ne-s et des communautés indigènes dont les moyens de subsistance dépendent de la nature.

Quand on parle d’alimentation et d’agriculture, il est clair que l’agriculture paysanne et les systèmes alimentaires locaux ont démontré leur capacité à nourrir les peuples depuis des siècles. Selon le Programme pour l’Environnement des Nations unies, le Fond International pour le Développement Agricole, la FAO et le rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation, les petits paysan-ne-s produisent aujourd’hui jusqu’à 80% de la nourriture dans les pays non industrialisés (là où vit la majorité de la population). Voilà pourquoi, à la Via Campesina, nous déclarons une fois de plus que la Souveraineté Alimentaire, basée sur l’agroécologie paysanne, les connaissances traditionnelles, la sélection, conservation et partage de semences adaptées localement et le contrôle de nos terres, eaux et territoires, est une solution réelle, viable et juste à la crise climatique mondiale principalement produite par les multinationales. Afin de mettre en œuvre la souveraineté alimentaire nous avons besoin de changements profonds. Nous avons besoin, entre autres, de réformes agraires intégrales, de marchés publiques pour la production paysanne et de l’arrêt des accords désastreux de libre commerce promus par les entreprises multinationales. En bref, nous avons besoin de justice, à la fois sociale, économique, politique et climatique.

Dans la course vers la COP21, prévue du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris (France), des promesses commencent à fuser qui prétendent arriver à «un accord universel et juridiquement contraignant». Nous, à la Via Campesina, représentant plus de 200 millions de paysan-ne-s au sein de plus de 150 organisations, appelons les gouvernements qui se rencontreront à la COP21, à prioriser les besoins des peuples et non les intérêts des entreprises et à trouver un accord pour de réelles solutions climatiques en incluant les systèmes alimentaires paysans qui refroisissent la planète. Les solutions des entreprises sont de fausses solutions qui ne résoudront en rien la crise climatique. Nos solutions sont réelles et doivent être priorisées par les Nations unies. Pour garantir que notre voix soit entendue, nous allons nous mobiliser en alliance avec des millions de migrantes, de paysannes, de travailleures, les femmes, les jeunes, les étudiantes et militants pour la justice climatique dans les rues du Paris.

Nous appelons tous les mouvements sociaux, les organisations populaires, la société civile et les activistes du monde entier à se mobiliser dans le contexte de la COP 21 et à venir en masse à Paris mais aussi de façon décentralisée afin de mettre en avant nos propositions et de dire notre désaccord total avec les fausses solutions que les multinationales ont insérées dans celles de la CCNUCC (UNFCCC). Les gouvernements et leurs délégations traînent les pieds depuis trop longtemps déjà et ils doivent maintenant répondre aux besoins et aux attentes des peuples du monde. C’est le moment de définir de vraies solutions pour la souveraineté alimentaire et de stopper la main mise des entreprises sur le CCNUCC (UNFCCC).

 

Dates clefs à retenir

[28/29 Novembre] Mobilisations de Masse Initiales pour la Justice Climatique

[29 Novembre] Mobilisations Décentralisée Mondial pour la Justice climatique

[5/6 Décembre] Village Mondial / Foire aux Alternatives Populaires

[9 Décembre] “Journée de l’Agriculture Paysanne et de la Souveraineté Alimentaire”

[12 Décembre] “Dernier Mot” Mobilisation de Masse pour la Justice Climatique

LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE EST UNE VRAIE SOLUTION À LA CRISE CLIMATIQUE GLOBALE

L’AGROÉCOLOGIE PAYSANNE NOURRIT LE PEUPLE ET REFROIDIT LA TERRE

LA JUSTICE CLIMATIQUE INCLUT LES MIGRANTS, LES JEUNES ET LES FEMMES

 

Source : L’agriculture paysanne est une vraie solution à la crise climatique. (viacampesina.org)