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Vous voulez que ça change? On a besoin de vous!

L’Union paysanne prend la défense de la paysannerie en faisant la promotion d’un autre modèle agricole et alimentaire. Pour y arriver, nous avons besoin de bras et de têtes qui veulent pousser dans le sens du changement. Voici une multitude de tâches reflétant nos besoins. Si jamais vous pensez pouvoir nous aider, vous pouvez nous écrire à coordination@unionpaysanne pour nous dire les tâches qui vous intéressent.

 

  • Conseil de coordination de l’Union paysanne: Constitué de 11 personnes, il coordonne le mouvement en lien avec les décisions et le plan d’action du congrès. Il se réunit 6-7 fois par année et fait relâche l’été. Plusieurs des postes seront à renouveler lors du prochain congrès les 18 et 19 novembre prochain.

 

  • Représentants régionaux: Nous cherchons des paysans-nes en mesure de donner un visage à l’Union paysanne dans leur région (Témiscamingue, Mauricie, Outaouais, Côte-Nord, Gaspésie-île de la Madeleine, etc.). Cela peut consister à recevoir quelques appels de personnes de votre région, tenir un kiosque lors d’événements, faire la promotion de l’Union paysanne autour de vous et, si vous vous sentez à l’aise, de répondre parfois aux médias locaux. Vous serez soutenus en tout temps et de la formation vous sera offerte.

 

  • Responsable de comité : Vous aimeriez voir l’abattage à la ferme permis? Le retour du lait cru? L’augmentation du hors-quota devenir réalité? Voilà autant de dossiers qui ont besoin de bras et de têtes pour avancer. Vous aimeriez que ça change? Contactez-nous

 

  • Financement: Le financement est stratégique dans la situation de monopole de l’UPA. Nous aimerions rassembler une petite équipe dévouée à cet aspect afin de soutenir les actions de l’Union paysanne; penser à des campagnes, collaborer au souper-bénéfice, etc.

 

  • Foires et événements: Plusieurs fois par année, nous sommes sollicités pour tenir un kiosque lors d’événements. Il nous faudrait une personne pour coordonner le tout: établir un calendrier, calculer les frais et faire le lien avec les bénévoles. Le rôle des bénévoles est de monter le kiosque, parler de l’Union paysanne et de recruter des membres lors des évènements. Pas besoin de vous dire que cette tâche a de l’importance.

 

  • Répertoire et communauté paysanne: Nous aimerions référencer sur Google Map nos paysans et artisans qui le désirent afin de leur donner de la visibilité. Du même souffle, nous voudrions développer une réelle communauté d’intérêt qui permettrait aux membres et amis de l’Union paysanne de s’afficher et d’offrir aux autres membres des privilèges ou rabais. Un autre dossier concret  prendre en main. Ça vous parle? Contactez-nous!

 

S’engager…et savoir quitter.

Benoit GirouardIl y a dans la vie de toute personne des moments où l’on voit un chemin s’imposer, non pas avec force, mais avec douceur. Comme une invitation à prendre le large et à visiter de nouveaux horizons. C’est ce qui m’est arrivé depuis quelques temps. Après 16 ans d’implication à l’Union paysanne, dont 10 ans à titre de président, je vous annonce que je ne solliciterai pas de nouveau mandat au congrès de novembre prochain.

Voilà 16 ans, j’ai mis beaucoup de choses de côté afin de me consacrer à défendre un modèle agricole et alimentaire plus juste et plus respectueux des écosystèmes et des populations. En 2001, à la naissance de l’Union paysanne, je n’aurais pu imaginer en être un jour le président et encore moins aussi longtemps. J’avais 25 ans, j’étais vert et la stature des cofondateurs Maxime et Roméo forçait le respect.

Je venais de recevoir un prix de mon UPA régional pour mon bilan environnementale d’une ferme que je gérais tout en découvrant les travers du syndicalisme agricole traditionnel.  J’avais prévu démarrer ma ferme, après en avoir géré deux, mais le cul de sac agricole québécois m’est apparu dans toute sa fermeture. La ferme que je souhaitais mettre sur pied (hors-quota, lait cru, abattage à la ferme, etc.) était illégal au Québec. Et dire que je n’étais même pas réellement libre de m’associer à l’organisation de mon choix.

L’Union paysanne naissait et j’y ai retrouvé d’autres apatrides qui comme moi ne se reconnaissaient pas dans le modèle agricole dominant. Je n’y allais pas pour faire carrière, j’y allais car j’étais révolté. Le reste a été une suite de oui à s’impliquer; un oui à agir, un oui à se salir les mains, un oui quotidien. J’espère avoir apporté à l’Union paysanne autant qu’elle m’a redonné, mais j’en doute. Elle a été pour moi une école de formation et de vie et j’en partirai meilleur.

Il est de bon ton de se demander si on a changé quelque chose par notre passage. Je laisserai à d’autres le soin d’en juger, particulièrement à mes détracteurs. Ce que je sais par contre c’est reconnaître la semence qui lève. Depuis 16 ans, je ne compte plus le nombre de jeunes agriculteurs (trices) qui de près ou de loin se réclament du courant de l’Union paysanne, en plus des rapports qui ont repris nos analyses et qui ont bouleversé le statu quo. Nos mémoires et nos travaux sont cités et repris.

L’Union paysanne, c’est beaucoup plus qu’un mouvement qui, bon an mal an, réussi à survivre au centre d’un système agricole hermétique. L’Union paysanne, c’est une vision de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Une vision qui se retrouve désormais dans une relève agricole moins traditionnelle, dans l’agriculture urbaine, dans les productions locales et à valeur ajoutée, dans l’essor d’un bio décomplexé, dans la plupart des centres d’enseignements et même chez de plus en plus d’agronomes. Les paysans sont en marche et il faudrait être aveugle pour ne pas le voir.

La paysannerie, ce n’est pas un syndicat! C’est une vision de l’agriculture et du rapport que chacun entretien avec la terre. C’est aussi d’assumer de devenir un gestionnaire avisé d’un agroécosystème et d’en être une sentinelle. C’est en fait un changement de paradigme face à l’agriculture industrielle des 50 dernières années. C’est un retour aux sources. Si la paysannerie s’incarne dans l’Union paysanne, même si elle essaime partout, c’est parce qu’elle a su mettre de l’avant l’idée d’une agriculture réellement équitable et porteuse de souveraineté alimentaire.

J’ai donc tenté au sein de cette organisation de reproduire, à une autre échelle, le travail noble de l’agriculteur : semer. Pour ma part, j’y ai récolté des amitiés durables. Ils sont nombreux les visages qui me viennent en tête depuis la fondation et qui en plus de m’épauler, m’ont fait confiance. Je ne pourrais les nommer tous sans en oublier, mais je ne pourrais partir sans souligner l’amitié indéfectible de Maxime Laplante, co-fondateur de l’Union paysanne. Il a tout partagé avec moi du combat, ses hauts et ses bas. Il s’est abreuvé du même fiel et du même miel. Un compagnon et à la fois un guide sur la route. C’est d’ailleurs à lui que je dois le texte de Goethe qui a guidé mon implication et que je vous partage plus bas.

Sachez que je quitte mes fonctions officielles, mais que je continuerai quelques mandats déjà engagés comme le dossier du hors-quota, ainsi que le recours collectif sur la liaison des programmes de l’état et de la cotisation à l’UPA. Je soutiendrai la transition avec le nouveau conseil de coordination que l’Union paysanne aura à la fin de l’AGA de novembre. Je continuerai à jamais de porter les luttes paysannes du Québec en moi, mais je le ferai différemment. Le changement n’attend que vous, mais pour y arriver il vous faut….l’engagement.

 

Benoit Girouard, président Union paysanne

 

L’engagement

« Tant qu’on ne s’est pas engagé, persistent l’hésitation, la possibilité de se retirer, et toujours aussi, dès qu’il s’agit d’initiative ou de création, une certaine inefficacité.

Il y a une vérité élémentaire dont l’ignorance a déjà miné nombre de grandes idées et de plans merveilleux: c’est que dès l’instant où l’on s’engage, la Providence intervient, elle aussi. Il se produit toutes sortes de choses qui autrement ne se seraient pas produites. Toute une série d’événements jaillissent de la décision, comme pour l’appuyer par toutes sortes d’incidents imprévus, de rencontres et de secours matériel, dont on n’aurait jamais rêvé qu’ils puissent survenir.

Quoi que vous puissiez faire, quoi que vous rêviez de faire, entreprenez-le.

L’audace donne du génie, de la puissance, de la magie.

Mais commencez maintenant. » (Goëthe)

 

Hausse du hors quota: Jean Nobert, avocat, défendra la cause!

Lachute, 12 juillet 2017 L’Union paysanne est fière d’annoncer que Me Jean Nobert1, avocat chez Dion Rhéaume, a accepté de représenter l’organisation et une centaine de producteurs dans leur demande de hausser les hors quota dans différents secteurs de production au Québec. Rappelons que, à l’automne 2016, l’Union paysanne a déposé une demande à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec afin de hausser le hors quota dans le poulet, les œufs et le dindon. L’audition n’est toujours pas fixée.

À l’heure actuelle, une personne produisant plus de 100 poulets ou 25 dindons, ou produisant plus de 100 poules pondeuse sans quota est passible de poursuite par l’un des syndicats de l’Union des producteurs agricoles (UPA). En plus d’être arbitraire, cette limite de production est la plus basse au Canada et dans le reste du monde.

« Rien ne justifie qu’une poignée de producteurs détenant des quotas limite l’ensemble des autres producteurs agricoles et de la population du Québec dans des petites productions de créneaux », souligne Benoit Girouard, président de l’Union paysanne. « Avec la prise en charge du dossier par Me Jean Nobert, nous avons confiance de rétablir un espace pour les petites productions au Québec à un niveau égal à celui des autres provinces canadiennes. Son parcours unique2 servira assurément les producteurs. S’il le faut nous ne nous arrêterons pas à la Régie des marchés agricoles du Québec », ajoute-t-il.

De son côté, Me Nobert estime que cette action a une portée qui va au-delà de l’intérêt des producteurs demandant ce changement. « Une hausse des hors quota aura un effet positif sur le dynamisme de l’économie dans les régions rurales puisque cela permettra à de nouveaux agriculteurs de s’assurer un revenu d’appoint au moment de s’établir ou de développer des productions », conclut Me Nobert.

1 : http://www.dionrheaume.com/equipe/jean-nobert/

2 : Jean Nobert a été producteur laitier et président de la Fédération des producteurs de lait à la fin des années 90

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Pour information : Benoit Girouard, Président Union paysanne : 450-495-1910

Hors-quota : l’Union paysanne passe à l’action

Productions hors-quota

Les 4 productions visées pour le hors-quota sont : oeufs, lait, dindon, poulet.

L’Union paysanne vient de déposer à la Régie des marchés agricoles et agroalimentaire du Québec une première demande pour hausser le hors-quota dans le poulet à 2000 oiseaux au lieu de 100 actuellement.

Nous interviendrons également dans les prochains mois afin de demander à la RMAAQ que le hors-quota dans le dindon passe à 300 (au lieu de 25), et à 300 pondeuses pour les oeufs (au lieu de 100). Nous demanderons aussi qu’un hors-quota de 50 litres soit établi dans le lait comme en Alberta. Évidemment pasteurisé.

Vous aimeriez avoir le droit de produire l’une de ses productions ou plusieurs maintenant ou dans quelques années? Écrivez nous à l’adresse : paysanne@unionpaysanne.com en envoyant votre nom, nom de ferme, adresse et là où les productions que vous ciblez.

Pas besoin d’être membre de l’Union paysanne. Déjà plusieurs membres autant de la CAPÉ que de la Fédération de la Relève agricole ont donné leur nom. Déjà 120 fermes se sont inscrites en 10 jours. Si vous nous avez déjà fait parvenir vos informations, simplement ignorer ce message. N’hésitez pas à partager autour de vous. Réseaux sociaux, courriels, etc. 

Pour nourrir le Québec, donnons une place aux paysans et à la relève agricole.

C’est n’est plus un secret pour personne, il n’y a pas d’ouverture, ni pour la relève agricole, ni pour les paysans dans les secteurs sous quota au Québec. Cette situation, qui perdure depuis plus de 40 ans, est due en grande partie à la résistance des cartels1 qui contrôlent ces secteurs à partager avec les jeunes générations. Lire la suite

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« Pour un poulet différent au Québec »

Campagne

« Pour un poulet différent au Québec »

 

Une campagne de sensibilisation lancée par la Coopérative La Mauve.

Les limites de la production de poulets hors quota touchent directement de nombreux agriculteurs et, par le fait même, l’approvisionnement de boucheries et marchés d’alimentation, et finalement les consommateurs en général.

Au Québec, la quantité de poulets que nous pouvons produire sans détenir de quotas est fixée à 100 poulets alors que c’est 2000 en Colombie-Britannique et en Alberta, 1000 en Saskatchewan et au Manitoba et 300 en Ontario. Au Canada, la production de poulets est régie par la gestion de l’offre. Au Québec, la quantité de poulets que nous pouvons produire sans détenir de quotas est fixée à 100 poulets par les Éleveurs de volaille du Québec, une fédération affiliée à l’Union des producteurs agricoles. Dans les autres provinces, les chiffres sont différents : 2000 en Colombie-Britannique et en Alberta, 1000 en Saskatchewan et au Manitoba et 300 en Ontario.

Cette campagne vise à sensiblilser la population sur ces faits. C’est un appel d’autant plus fondé puisqu’il concorde avec la signature controversée du Partanariat Trans-Pacifique (PTP), qui ouvre une brèche dans le système de gestion de l’offre au Canada, notamment dans le poulet. La Mauve souhaite ajouter sa voix au débat sur la question : nous proposons non pas l’abolition de la gestion de l’offre ni son maintien intégral, mais bien sa modernisation afin de continuer à protéger certains secteurs agricoles des aléas du libre-marché, tout en permettant l’émergeance d’une agriculture différenciée au Québec. Une vidéo, qui circule déjà depuis un moment dans les réseaux sociaux, est rattachée à une pétition en ligne.

 

La pétition énonce clairement deux demandes :

  • Que le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation du Québec se réapproprie le droit de fixer la production hors quota;
  • Que la production hors quota de poulets au Québec soit augmentée à 2000 poulets par année.

Actuellement, on restreint les agriculteurs québécois de produire du poulet à petit échelle, pour la consommation locale. Pourtant, en signant le PTP, le gouvernement canadien accepte de céder 2,1% de notre marché du poulet à des producteurs étrangers. C’est illogique et inacceptable. Or, même si 1000 fermes québécoises produisaient chacune 2000 poulets hors quota, ceci ne représenterait que 1,15% du marché actuel.

On restreint les agriculteurs québécois de produire du poulet à petit échelle, pour la consommation locale. Nous croyons qu’il est temps que la gestion de l’offre redevienne un outil inclusif de développement collectif. En effet, les 756 fermes d’élevage de poulets au Québec produisent chacune en moyenne 230 000 poulets par année. En allant de l’avant avec notre demande, ceci laisserait place à toute une classe d’agriculteurs qui dynamisent le territoire et contribuent indéniablement à la souveraineté alimentaire du Québec. Nous croyons qu’il est temps que la gestion de l’offre redevienne un outil inclusif de développement collectif.

L’union paysanne appuie La coopérative La Mauve et emboîte ainsi le pas afin d’aider à rallier le plus grand nombre d’organisations représentatives d’une agriculture de proximité afin qu’elles donnent leur appui officiel à la campagne de sensibilisation et participent à sa diffusion. Elle sollicite également tous les consommateurs intéressés à se procurer du poulet différent au Québec à s’impliquer.

 

{slider Pour en savoir plus|closed}

À propos de cette campagne

Pour approfondir le sujet

À propos de la Coopérative La Mauve

La Mauve est une entreprise d’économie sociale œuvrant dans les domaines agroalimentaire et environnemental. Elle poursuit sa mission d’éducation à l’éco-alimentation et au développement durable grâce à des campagnes comme celle-ci. Elle assure aussi la mise en marché des produits de ses membres par le biais de son système de paniers et son épicerie-boucherie située au coeur du village de Saint-Vallier de Bellechasse.

Site Web de la Coopérative La Mauve

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Produire hors-quota et gestion de l’offre

L’Union paysanne vient de lancer un document qui, en fait, se veut une démarche afin de rénover le système de gestion de l’offre.

http://bit.ly/15NtLv5

Notre premier mandat en regard des propositions contenues dans nos travaux sera de travailler à faire augmenter le hors-quota dans le secteur des oeufs, du poulet, du dindon et du lait.

Nous ciblons les niveaux des provinces de l’Ouest. (voir tableau page 20).

Si nous réussissons ce travail, ce serait une petite révolution pour les fermes de proximités, biologiques, de créneaux à travers le Québec. Nous y mettrons toutes nos énergies et celles que vous accepteriez de nous prêter. Si jamais vous êtes intéressé à produire hors-quota dans l’éventualité où il augmenterait, envoyez-nous votre nom, nom de ferme s’il y a lieu, téléphone et les productions que vous feriez.

 

 

Quelques articles sur le web, pour en savoir plus :

 

Poulets en basse cour.

Il est temps de reprendre notre garde-manger

Poulets en basse cour. Vous aimeriez produire plus de 100 poulets de chair? Plus de 100 poules pondeuses? Idem pour le dindon? Du lapin sans PPA? Vendre à la ferme ou en circuits courts, librement? Exactement comme le recommande le rapport Pronovost? L’Union paysanne le demande et pense qu’il est temps d’agir.

La mise en marché collective doit être réformée afin de donner de la place aux paysans. La mainmise de l’UPA sur notre garde manger a miné la souveraineté alimentaire et la diversification agricole de nos régions. Cela sans compter les milliers d’agriculteurs et de ruraux harcelés, poursuivis et pointés du doigt comme des contrevenants d’un système injuste.

Nous constituons donc une banque de nom des personnes qui souhaitent produire hors quota dans l’avenir, et qui ne peuvent le faire en ce moment. Écrivez-nous à l’adresse suivante:  «paysanne@unionpaysanne.com» en nous donnant votre nom complet, courriel, téléphone, ville, et en spécifiant la ou les productions qui vous intéressent.  Si vous souhaitez vous impliquer également dans nos actions faites nous le savoir.

Vos coordonnées resteront confidentielles et nous permettront de préparer des actions avant la fin de l’année. Il est temps de reprendre notre autonomie et de mettre fin aux cartels qui nous oppriment.