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Le ministre Gendron peut étiqueter les OGM

Lachute, le jeudi 13 juin 2013 – «Donc, à partir du moment où un ministre responsable doit se coller aux préoccupations d’une population, moi, c’est plus ça qui m’a animé par rapport au dépôt de ce projet de loi là. Et je suis certain qu’il est bien accueilli dans l’opinion publique en général. » C’est par ces propos que le ministre Gendron a répondu à l’animateur Paul Arcand qui s’interrogeait sur la raison qui l’avait poussé à sortir la quincaillerie pour le problème marginal d’accaparement des terres agricoles par des étrangers.

L’Union paysanne est heureuse d’entendre que le ministre gouverne selon les préoccupations de la population. Ainsi, il devrait être en mesure de répondre à l’une des attentes les plus souvent exprimées par la population depuis 10 ans : l’étiquetage des OGM. Cette demande dépasse largement le faux problème de l’accaparement des terres agricoles par des étrangers. Comme le ministre le sait sûrement, les Québécois sont soucieux de leur alimentation et souhaitent avoir accès à toute l’information qu’ils sont en droit d’avoir sur les aliments qu’ils consomment. Il en va de leur santé et de leur droit de choisir. «Il n’est plus acceptable que le ministre Gendron se rabatte derrière des excuses comme ses prédécesseurs», souligne Benoit Girouard, président de l’Union paysanne. «Nous sommes d’ailleurs prêts à l’accompagner dans l’élaboration d’une telle législation, car le Québec a les pleins pouvoirs pour le faire», rajoute-t-il.

Finalement nous souhaitons rappeler au ministre Gendron que l’application des recommandations du rapport Pronovost, la fin du monopole de l’UPA, et la réduction des pesticides rallient également une majorité de Québécois.  Nous appuyant sur ses propos à Paul Arcand, nous espérons qu’il se montrera conséquent.

 


 

Pièce-jointe :

com-up_2013-06-13_EtiquetageOGM.pdf (115 ko)

 

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

 

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Le ministre Gendron envoie ses miettes aux terroirs

Lachute, 6 juin 2013. L’Union paysanne se désole des miettes annoncées aujourd’hui par le ministre François Gendron dans le cadre d’un nouveau Programme d’appui au développement des appellations réservées et des termes valorisants (PADARTV)1. Ce programme assorti d’une enveloppe budgétaire de 1,6 million de dollars, pour la période 2013-2016, constitue tout simplement une insulte aux artisans des terroirs.

Sur la même période de temps, l’Assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) coûtera à l’état plus de 2 milliards de dollars pour simplement garantir les prix agricoles. Non pas pour améliorer le niveau de vie des agriculteurs ou encourager la diversification, mais seulement pour combler l’écart avec le marché.

C’est ce programme qui sclérose le modèle agricole québécois. Le gouvernement de Pauline Marois refuse de le modifier, favorisant au passage les intégrateurs au détriment de l’ensemble des agriculteurs. Malgré les recommandations du rapport Pronovost et du rapport St-Pierre, le gouvernement actuel ne semble pas avoir compris les attentes de la population du Québec en matière d’agroalimentaire. Le développement d’appellations réservées coûte au bas mot plus de 200 000$ sans compter tout le reste. Le montant alloué représente bel et bien des miettes.

Pour l’Union paysanne, la gestion de l’agriculture par le gouvernement Marois est pour l’instant une suite de profondes déceptions. Nous attendons encore une politique agricole qui reprendra les recommandations du rapport Pronovost, et qui redonnera aux agriculteurs et à la population une fierté, de la Terre à la Table.

 

1: http://bit.ly/111OJ0g

 


 

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Caroline Pageau
Administratrice
418-934-3361

 

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tous ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Pièce-jointe : com-up_2013-06-06_appellations.pdf (92 ko)

 

PourUnePolitiqueAgricole m

Pour une Politique agricole de la Terre à la Table

PourUnePolitiqueAgricole m

Pourquoi une politique agricole ?

En fait parce que le Québec n’en a pas! Une multitude de lois ont forgé notre agriculture, mais aucune première politique ne vient orienter l’ensemble. Il en a résulté une gouvernance à vue de nez, sans gouvernail, avec une direction qui change au gré des crises agricoles.

Prenez action avec nous!

 

Pour une politique agricole de la Terre à la Table

Notre politique propose des mesures concrètes qui touchent aux enjeux au cœur de la vie agricole et du développement socioéconomique du Québec. Plus précisément, notre politique couvre :

  • La nécessité de passer d’une logique de subventions agricoles à une logique de contrat avec l’État afin de ne plus soutenir le volume produit, mais plutôt la qualité du travail des agriculteurs.
  • La réorientation du soutien vers l’ensemble des fermes québécoises, et non plus vers un groupe sélect de gros producteurs.
  • L’exclusion des intégrateurs du soutien de l’État, car le Québec ferait le choix de la ferme à échelle humaine et non plus d’un modèle industriel.
  • L’éco-conditionnalité non plus simplement comme une simple théorie, mais comme une réalité. La protection des ressources doit devenir une priorité.
  • L’ouverture du territoire, de la mise en marché collective, de la gestion de l’offre aux jeunes, aux néo-agriculteurs et à l’agriculture paysanne.
  • L’aplanissement des irritants pour les artisans, les fromagers, les producteurs d’alcool, et les producteurs du terroir, contenus dans la Loi sur la mise en marché des produits agricoles.
  • Le statut d’entrepreneur qu’il faut redonner aux agriculteurs.
  • La valorisation des agriculteurs dans leur rôle de fiduciaires de l’environnement.
  • L’inclusion du facteur de nordicité de notre agriculture dans le rôle de soutien de l’État.

Et finalement, le rétablissement de la démocratie en agriculture par la fin du monopole syndical de l’Union des producteurs agricoles, réelle épine à l’épanouissement de l’agriculture du Québec.

Le projet de politique de souveraineté alimentaire dévoilé par le ministre Gendron le 22 mars dernier nous a convaincu qu’il nous fallait agir. La récupération politique, par le PQ, du concept de souveraineté alimentaire est honteuse. Il induit en erreur à la fois les agriculteurs et la population face à un concept élaboré par les groupes de paysans du monde entier et qui va bien au-delà de ce que le ministre Gendron propose.

Les membres paysans et citoyens de l’Union paysanne sont fiers de déposer cette politique agricole de la Terre à la Table, car elle correspond aux aspirations et aux souhaits des agriculteurs et de la population.

 


Pièces-jointes :

com-up_2013-05-15_Politique-Agri.pdf

PourUnePolitiqueAgricole.pdf

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

 

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

L’Union paysanne boycottera la rencontre du ministre Gendron

St-Hyacinthe, jeudi 21 mars 2013. L’Union paysanne a décidé de boycotter la rencontre de demain sur la future politique agricole du Québec. Le gouvernement Marois, en galvaudant la souveraineté alimentaire, induit volontairement les agriculteurs et la population en erreur.

«Nous ne pouvons cautionner l’instrumentalisation d’un concept qui est assez bien défini par les paysans du monde entier et qui est combattu chez nous par l’UPA et les politiques en place depuis plus de 20 ans. De plus, ici, il vient servir les intérêts d’un parti politique et nous ne pouvons le cautionner », explique Benoit Girouard, président de l’Union paysanne.

Il est impensable d’amorcer une première politique agricole pour le Québec sur une telle erreur. Nous avions interpellé publiquement le Parti québécois sur cette question l’an passé et rien n’a changé. Le 10 mars dernier, une lettre fût envoyée au ministre Gendron lui demandant de modifier l’utilisation du terme souveraineté alimentaire pour celui d’autosuffisance alimentaire. Terme qui reflète minimalement la volonté du PQ et rejoint le travail fait par l’ancien ministre Jean Garon à la fin des années 70. Notre lettre est restée sans réponse.

Nous avons donc pris la position la plus juste en lien avec nos convictions. Il est nécessaire de conscientiser les agriculteurs et la population sur la fausse utilisation par le Parti québécois du concept de souveraineté alimentaire. Si nous voulions naviguer un tant soit peu dans cette direction, il faudrait appliquer le rapport Pronovost. Ceci reviendrait à rétablir un réel droit de vendre à la ferme, abolir le monopole de l’UPA, modifier le système des subventions agricoles afin qu’il favorise une production en lien avec les besoins de notre population, exclure les intégrateurs des subventions agricoles, ouvrir le territoire agricole aux ruraux et aux fermes de proximités, etc. Autant de choses auxquelles aucun gouvernement n’a encore voulu réellement s’attaquer.

« Le gouvernement Marois et l’UPA préfèrent s’attaquer conjointement à l’un des symboles des paysans du monde, la souveraineté alimentaire, en le détournant de sa signification réelle», rajoute Maxime Laplante, vice-président de l’Union paysanne. En effet, la souveraineté alimentaire est un concept développé par la Via Campesina, le plus important regroupement de paysans au monde, dont fait partie l’Union paysanne. À la fin de février 2007, 500 délégués provenant de 80 pays ont participé à l’élaboration de sa définition dans le cadre du Forum Mondial pour la Souveraineté Alimentaire, à Nyéléni au Mali.

La souveraineté alimentaire accorde une importance primordiale aux conditions sociales et environnementales de production des aliments. Elle prône une répartition équitable des moyens de production entre les paysans, au moyen si nécessaire d’une réforme agraire et d’une redistribution de terres. La souveraineté alimentaire est axée sur l’agriculture familiale destinée à alimenter la population locale et nationale. Elle réclame des droits pour tous ceux qui travaillent en milieu agricole. Ce qui inclut la liberté d’association pour les agriculteurs et le droit des travailleurs migrants de se syndiquer. La souveraineté alimentaire passe obligatoirement par la souveraineté de ses paysans, ce qui échappe en grande partie aux agriculteurs québécois.

La souveraineté alimentaire exige des techniques agricoles qui favorisent l’autonomie des paysans. Elle est donc favorable à l’agriculture biologique et à l’agriculture paysanne. Elle s’oppose à la domination des transnationales sur nos systèmes alimentaires ainsi qu’aux techniques et pratiques qui nuisent à l’environnement et à la santé humaine, tels que les plantes et animaux génétiquement modifiés, les pesticides et les monocultures d’agrocarburants. Voilà dans les grandes lignes ce à quoi ressemble la souveraineté alimentaire définie par les paysans du monde.

L’Union paysanne a introduit le concept de souveraineté alimentaire au Québec, car elle y croit, et y travaille concrètement comme membre de la Via Campesina. Cela explique pourquoi nous ne faisons pas partie de la Coalition sur la souveraineté alimentaire, un bébé de l’UPA qui galvaude également le terme de souveraineté alimentaire. Il est dommage que tant d’organisations du Québec se soient fait prendre au piège tendu.

Il est encore temps pour le gouvernement Marois de corriger le tir et montrer sa compréhension réelle des enjeux agricoles. De plus c’est un respect minimum pour les luttes paysannes d’un milliard de paysans.

 


 

Pièce-jointe :

com-up_2013-03-21_boycott.pdf

 

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tous ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.