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François Gendron.

Le ministre François Gendron doit mener une enquête sur les agissements de l’UPA en agriculture

Le 1er novembre dernier, la cour des petites créances de Joliette recevait l’UPA en poursuite contre une entreprise de semences biologiques. L’entreprise visée par la poursuite ne possède pas le statut de producteur agricole, mais l’UPA lui réclame quand même plus de 2000$ en cotisations syndicales. Fait surprenant, le juge n’a pas tranché le litige, mais référé le dossier au tribunal de la Régie des marchés agricoles.

François Gendron. François Gendron, le Ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec

Selon le représentant de l’UPA, le ministère de l’agriculture du Québec n’a aucun rôle à jouer lorsqu’il s’agit de déterminer si un fermier peut être déclaré producteur agricole ou non. Pourtant la loi est claire et c’est bien le MAPAQ qui détermine le statut de producteur agricole1. Statut qu’il faut demander. C’est d’ailleurs ce même ministère qui, en vertu d’une entente validée par la Commission d’accès à l’information du Québec, transmet la liste des agriculteurs «enregistrés», à l’UPA. Lors de l’audition, l’UPA a même tenté d’obtenir les renseignements financiers de l’entreprise, alors qu’il revient au MAPAQ de recueillir ces données.

Une trentaine de personnes s’étaient déplacées pour aller soutenir les propriétaires des Jardins de l’Écoumène contre les attaques de l’UPA. Pour l’Union paysanne, il s’agissait d’une autre démonstration d’abus de pouvoir de la part de l’UPA, qui tente de se substituer au MAPAQ.

L’Union paysanne estime qu’il est urgent que le MAPAQ reprenne le contrôle de l’agriculture, au lieu de l’abandonner à l’UPA comme c’est le cas actuellement. Quoi qu’en dise l’UPA en cour, le Ministre de l’agriculture est clairement responsable de l’application de la loi sur les producteurs agricoles (article 57). Poursuivre une entreprise biologique de semences est clairement une manœuvre arbitraire de bâillonnement. Pourquoi l’UPA ne poursuit-elle pas les géants de l’industrie des semences transgéniques que sont Monsanto, Syngenta ou Novartis?

Le ministre François Gendron doit mener une enquête sur les agissements de l’UPA. Il est urgent d’appliquer les recommandations du rapport Pronovost en agriculture, incluant celle de mettre fin au monopole de cette organisation sur l’agriculture du Québec.

 

Référence :

  1. http://bit.ly/16VjagY

 

Pièce-jointe :

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Le ministre Gendron envoie ses miettes aux terroirs

Lachute, 6 juin 2013. L’Union paysanne se désole des miettes annoncées aujourd’hui par le ministre François Gendron dans le cadre d’un nouveau Programme d’appui au développement des appellations réservées et des termes valorisants (PADARTV)1. Ce programme assorti d’une enveloppe budgétaire de 1,6 million de dollars, pour la période 2013-2016, constitue tout simplement une insulte aux artisans des terroirs.

Sur la même période de temps, l’Assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) coûtera à l’état plus de 2 milliards de dollars pour simplement garantir les prix agricoles. Non pas pour améliorer le niveau de vie des agriculteurs ou encourager la diversification, mais seulement pour combler l’écart avec le marché.

C’est ce programme qui sclérose le modèle agricole québécois. Le gouvernement de Pauline Marois refuse de le modifier, favorisant au passage les intégrateurs au détriment de l’ensemble des agriculteurs. Malgré les recommandations du rapport Pronovost et du rapport St-Pierre, le gouvernement actuel ne semble pas avoir compris les attentes de la population du Québec en matière d’agroalimentaire. Le développement d’appellations réservées coûte au bas mot plus de 200 000$ sans compter tout le reste. Le montant alloué représente bel et bien des miettes.

Pour l’Union paysanne, la gestion de l’agriculture par le gouvernement Marois est pour l’instant une suite de profondes déceptions. Nous attendons encore une politique agricole qui reprendra les recommandations du rapport Pronovost, et qui redonnera aux agriculteurs et à la population une fierté, de la Terre à la Table.

 

1: http://bit.ly/111OJ0g

 


 

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Caroline Pageau
Administratrice
418-934-3361

 

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tous ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Pièce-jointe : com-up_2013-06-06_appellations.pdf (92 ko)

 

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Politique agricole : le Parti québécois doit refaire ses devoirs!

Le Parti québécois a déposé le 16 mai dernier une politique dite de souveraineté alimentaire. Nous, agriculteurs, citoyens, artisans de la terre et de la table, pensons que cette politique dénature le concept de souveraineté alimentaire et n’offre aucun moyen pour résoudre les crises qui se sont multipliées dans le monde agricole. Lire la suite

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Nous demandons une vraie politique agricole!

 

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Nous, soussignés, citoyens, agriculteurs, artisans de la terre et de la table, sommes convaincus que le modèle agricole en place est responsable des problèmes que nous vivons et qu’une politique agricole digne de ce nom doit appliquer les recommandations des rapports Pronovost, St-Pierre et Ouimet pour réorienter ce modèle.

 

 

 

Essentiellement, nous demandons :

  • Que la vente des produits agricoles à la ferme et en circuits courts ne soit plus assujettie à un office de mise en marché et que « l’adoption d’un règlement imposant des limites aux ventes que chaque producteur a le droit d’effectuer dans ces lieux de vente soit interdite »; cela afin de diversifier notre agriculture, d’améliorer les revenus des petites et moyennes fermes et de répondre autant aux nombreux jeunes ruraux souhaitant débuter en agriculture qu’aux besoins et au savoir-faire des artisans des métiers de bouche.
  • Que l’Assurance Stabilisation des Revenus Agricoles (ASRA) soit graduellement remplacée par un programme de soutien universel basé sur les propositions du rapport St-Pierre. Ce rapport qualifiait le programme de l’ASRA d’inéquitable et d’improductif pour l’ensemble des agriculteurs et des productions. Que les intégrateurs soient graduellement exclus de l’ASRA et du soutien destiné aux agriculteurs afin de préserver l’agriculture familiale comme base d’un nouveau modèle agricole. Parallèlement, nous demandons la transition d’une politique de subvention vers une entente contractuelle entre l’agriculteur et l’État (Contrat vert), redonnant ainsi au fermier son rôle d’entrepreneur et de fiduciaire de l’environnement.
  • Que l’État repense l’accès aux territoires agricoles en gardant à l’esprit que le principal problème concerne la difficulté pour les jeunes ruraux d’avoir accès à la terre. Qu’il module la loi sur la protection du territoire agricole selon les régions et les besoins des communautés. Que le modèle agricole servant de référant soit revu pour incorporer les critères de multifonctionnalité, de production biologique et d’agriculture de niche.
  • Que le monopole syndical de l’Union des producteurs agricoles (UPA) soit remplacé par un réel pluralisme d’association, en accord avec les valeurs de la société québécoise et en lien avec le rapport Pronovost.

C’est pourquoi nous demandons au gouvernement actuel et à ceux qui suivront de placer ces réformes au cœur de la Politique agricole du Québec de façon à permettre le développement d’une agriculture capable de nourrir nos communautés et de mettre en valeur notre territoire.

 

Signer la pétition

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Merci de signer et partager cette lettre si, comme pour nous, elle correspond à votre vision de l’agriculture et à vos aspirations pour le Québec et ses régions!

À noter : seules les signatures provenant de résidents du Canada seront comptabilisées.

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La démocratie en agriculture n’est pas une priorité pour le ministre Gendron

8 février 2013 – La démocratie en agriculture n’est pas une priorité pour le parti Québécois; voilà en somme ce que vient de nous dire le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, François Gendron dans une entrevue à Radio-Canada1. Selon lui «ce n’est pas le problème le plus important»! Eh bien le ministre a dû rater l’actualité des 15 dernières années ou le monopole de l’UPA s’est retrouvé au cœur de la plupart de problématique agricole au Québec.

L’Union paysanne n’est pas du tout surprise de cette position idéologique du gouvernement péquiste. Lorsque les péquistes ont été au pouvoir par le passé, ils ont collaboré avec l’UPA afin d’étendre son monopole et son contrôle sur les agriculteurs. Nous en payons aujourd’hui les frais.

Pourtant, lors de son dernier congrès, le Parti Québécois a été à un cheveu d’entériner une proposition demandant la fin du monopole de l’UPA. D’habiles manœuvres techniques ont empêché qu’un vote final ne se tienne sur la question. Le Parti Québécois se retrouve donc isolé parmi les autres partis politiques comme Québec Solidaire, le Parti Libéral et le Parti Vert qui ont demandé la fin du monopole de l’UPA. La CAQ, de son côté, fait attendre sa position officielle, même si la défunte ADQ, qu’elle a avalée, avait statué en faveur de la fin de ce monopole.

Dans les campagnes et ailleurs, le PQ se retrouve à être encore et toujours associé à l’UPA, ce qui lui nuit grandement lors d’élections. Le Parti Libéral avait saisi l’enjeu car il allait mettre la question du monopole sur la table peu de temps avant le déclenchement des élections.

Pour avoir depuis 10 ans travaillé avec les différents partis politiques sur la question agricole et les régions, l’Union paysanne est triste de devoir affirmer que le Parti Québécois est de loin le plus décevant d’entre tous lorsque vient le temps de saisir les enjeux sur ses questions et d’esquisser des solutions. Ils ont depuis trop longtemps remis leur réflexion entre les mains de l’UPA, ne sachant plus désormais penser par eux-mêmes.

Il est temps que le ministre Gendron réalise que la fin du monopole de l’UPA est une question centrale au renouvellement de l’agriculture du Québec. Le rapport Pronovost, le rapport Bolduc, le rapport St-Pierre, l’avaient quant à eux saisi. Il est inexplicable que ce monopole se tienne toujours en selle.

Nous invitons le ministre Gendron à consulter ses collègues députés sur la question, puisque la très grande majorité d’entre eux nous ont dit être en faveur de redonner aux agriculteurs du Québec une vraie liberté d’association.

1: http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2013/02/05/007-politique-agricole-upa.shtml

 

Pour information:

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910
Maxime Laplante
Vice-président