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Sirop d’érable : 1000 entreprises ne verront pas le jour

Lachute, 18 octobre 2016 : La semaine dernière, la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ) annonçait en grande pompe la création de 200 nouvelles entreprises…par tirage au sort. Si le fait de tirer au sort une place en agriculture vous déroutent, sachez que c’est une façon de faire fréquente parmi les cartels agricoles. Alors que le Québec manque supposément d’agriculteurs, voilà que les syndicats de l’UPA font tirer des places dans le secteur des œufs, du lait, du poulet et du sirop. « Manque-t-on d’agriculteurs ou plutôt manque-t-on de places pour la relève agricole », souligne Maxime Laplante, vice-président de l’Union paysanne.

Pourtant la FPAQ a dévoilé que 1200 personnes ont appliqué pour participer aux tirages. 1200 personnes prêtes à démarrer une nouvelle entreprise. Connaissez-vous un secteur semblable au Québec? « La vraie nouvelle n’est donc pas que 200 personnes ont gagné un tirage, mais plutôt que 1000 entreprises ne verront pas le jour en raison du système mis en place par la FPAQ », ajoute Benoit Girouard, président de l’Union paysanne. Certains entrepreneurs attendaient depuis 9 ans. Ces 1000 entrepreneurs auraient pu lancer leur entreprise depuis 10 ans s’ils avaient habité les autres provinces canadiennes ou aux États-unis. « 1000 nouvelles entreprises c’est plusieurs milliers d’emplois rattachés », évalue Maxime Laplante, vice-président de l’Union paysanne. Le plus ridicule dans tout cela c’est que la FPAQ, il y a quelques semaines, a dû importer 6 millions de livres de sirop d’érable biologique des Etats-Unis, car son entrepôt était à sec. Tout cela alors qu’un millier de fermes ne peuvent être mise sur pied.

Des 5 millions d’entailles disponibles seulement 40 000 entailles étaient destinées à la relève agricole, une honte. Pendant ce temps, Samuel Sioui, un jeune amérindien venu de Wendake, demandait un contingent de 15 000 entailles en terres publiques. Il n’a pas gagné. Il lui sera donc impossible de faire ce que ses ancêtres ont enseigné aux colons blancs. Un amérindien privé de sa capacité d’opérer une sucrerie sur des terres qui étaient autrefois les siennes, on ne peut tomber plus bas.

Selon les dires du ministre Pierre Paradis, la FPAQ l’avait assuré qu’il y aurait du quota pour tout le monde. C’était une promesse faite dans la crainte de voir le rapport Gagné appliqué. Rapport qui demandait de mettre fin aux quotas et de revoir des aspects de la mise en marché collective. Aujourd’hui le résultat est éclatant. Il n’y aura pas de quota pour tout le monde et la majeure partie des 5 millions d’entailles accordées par la Régie des marchés agricoles a été redistribuée entre les mains de ceux qui en avaient déjà. En ce sens c’est le même scénario vécu dans le lait, les œufs, le poulet. Lorsqu’il y a des quotas disponibles ils sont avant tout répartis entre les mains de ceux qui en possèdent déjà, augmentant par le fait même l’effet de cartellisation du système et laissant la relève agricole sur le banc de touche.

Rappelons que tout ce système de quotas a été imposé il y a 10 ans sans référendum préalable auprès des acériculteurs. Un premier rapport (Bolduc) remettait en cause la clarté des rencontres tenues par la FPAQ et sa volonté à imposer son système de quotas. Le fonctionnaire en question avait été remercié peu après en raison des pressions de la FPAQ. Un deuxième rapport, commandé l’an passé par le ministre Paradis, est venu redire en somme les conclusions du premier. Le secteur de l’Érable fonce dans un mur. Il a perdu plus de 10% de ses parts sur le marché mondial et cette tendance devrait se poursuivre.

Il est minuit moins une pour agir. Le rapport Gagné doit être appliqué. L’Union paysanne demande donc au ministre Pierre Paradis de tout faire ce qui est en son pouvoir afin de permettre aux 1000 entreprises bloquées par la FPAQ d’être crées. Ce sont environ 3000 emplois de PME, en régions, axés sur les marchés de niche et qui profiteraient à l’ensemble de la société québécoise. Avons-nous le luxe de nous en passer?

Pour plus d’informations:

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910
Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

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Sirop d’érable : 1000 entreprises ne verront pas le jour

L’Union paysanne est une association d’agriculteurs et de citoyens qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tous ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysannes. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

Sirop d’érable : L’UPA prend le contrôle du sirop d’érable des québécois.

Lachute, 09 juin 2016. La nouvelle est tombée hier, la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec, donne à un syndicat de l’UPA le droit de contrôler 5 millions d’entailles supplémentaires dans le sirop d’érable en plus du droit de fixer elle-même les hausses de quota des années à venir. Cela revient donc à donner le contrôle complet d’un secteur alimentaire à un syndicat déjà en situation de monopole. Ici le Québec peut être fier il n’a rien à envier aux régimes totalitaires. Lire la suite

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Sirop d’érable : Deux rapports, même conclusion. Les acériculteurs sont attachés.

Lachute, 17 février 2016. L’UPA et la Fédération des Producteurs Acéricoles du Québec (FPAQ) ont manifesté hier leur grogne envers le rapport Gagné, comme elles l’ont fait avant avec les rapports Bolduc, Pronovost, St-Pierre, etc.

Oui, selon l’étude commandée par la FPAQ elle-même (Rapport Forest-Lavoie, 2014), le Québec a bel et bien perdu 10% du marché mondial. […] Pendant ce temps, la FPAQ poursuit en justice tous ceux qui contournent son système et replonge le Québec dans des scénarios dignes du rideau de fer. C’est à se demander quelle mouche a piqué l’UPA alors que le rapport Gagné est en fait peu applicable à moins de modifier la Loi sur la mise en marché des produits agricoles. Des modifications qui sont justement demandées par tous les rapports des quinze dernières années et par un grand nombre d’agriculteurs. Malheureusement, l’UPA tient à son monopole sur la production agricole, ce qui complique toute évolution.

Les faits contenus dans le rapport Gagné sont aussi clairs que ceux du précédent rapport Bolduc; deux rapports, deux constats identiques : La FPAQ manque à ses devoirs de démocratie. De plus, il y a un manque d’équilibre entre les pouvoirs conférés aux syndicats agricoles et la liberté des agriculteurs à être maîtres de leur entreprise.

Oui, selon l’étude commandée par la FPAQ elle-même (Rapport Forest-Lavoie, 2014), le Québec a bel et bien perdu 10% du marché mondial. De plus, dans le cadre des consultations, plusieurs analystes ont évoqué une perte de 10% supplémentaire si un virage n’était pas pris. Cela représente exactement les prévisions formulées par l’Union paysanne au début des années 2000. Pendant ce temps, la FPAQ poursuit en justice tous ceux qui contournent son système et replonge le Québec dans des scénarios dignes du rideau de fer.  Les producteurs ne cessent de répéter qu’ils ont peur de la Fédération.

La FPAQ n’a procédé à aucun référendum auprès des producteurs pour mettre en place son plan conjoint. Pourtant, comme le relatait le rapport Bolduc, les rencontres régionales de l’époque furent entachées d’irrégularités.

Mise sous tutelle

Alors qu’une étude interne à la FPAQ démontre que plus de 3000 acériculteurs sont insatisfaits de son travail, la Régie des marchés agricoles devrait agir. À moins de correctifs importants, qui ont été demandés à plusieurs reprises à la FPAQ, il serait justifié de mettre le plan conjoint acéricole sous tutelle. Alors qu’une étude interne à la FPAQ démontre que plus de 3000 acériculteurs sont insatisfaits de son travail, la Régie des marchés agricoles devrait agir. À moins de correctifs importants, qui ont été demandés à plusieurs reprises à la FPAQ, il serait justifié de mettre le plan conjoint acéricole sous tutelle.

Les tentatives de la FPAQ, visant à faire croire que sans sa main de fer la situation serait pire et que le marché serait un fouillis, ressemble à une campagne de peur d’un syndicat pris de panique. En 2016, nous devons dénoncer ce manque de confiance dans la liberté des acériculteurs du Québec à déterminer leur façon de gérer leur entreprise. Non, ce n’est pas au syndicat à contrôler ce qui est bon pour un agriculteur.

L’Union paysanne réitère sa confiance dans les conclusions du rapport Gagné et demande au ministre Paradis d’agir afin de redonner aux acériculteurs du Québec le contrôle de leur entreprise.

 

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Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910
 
Daniel Gaudreau
Représentant comité-acéricole
819-657-4528

{slider À propos de l’Union paysanne}

L’UNION PAYSANNE a pour but de regrouper en une force collective organisée et représentative tous ceux qui sont en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysannes.

Elle préconise une agriculture axée, d’une part sur la souveraineté alimentaire, en vue de procurer à notre population une nourriture saine et diversifiée, dans le respect de la nature, des sols, des animaux, de l’environnement et des communautés; d’autre part, sur l’occupation du territoire, de façon à assurer le maintien de campagnes vivantes avec des paysans nombreux.

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UnionPaysanneAlliance

Rapport Gagné sur le secteur acéricole : l’Union paysanne enthousiaste

Lachute, jeudi 11 février 2016 : L’Union paysanne accueille avec joie le dévoilement, ce midi, du rapport Gagné sur l’industrie du sirop d’érable. Il s’agit d’un rapport très attendu par l’Union paysanne qui fut la toute première organisation à sonner l’alarme sur les dérives du système mis en place par la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ).

« Il y a ce qu’il faut pour ramener la paix dans les érablières face au régime de peur créé par la FPAQ depuis le début des années 2000 » À la lecture des 21 recommandations formulées par Florent Gagné, l’Union paysanne constate qu’il a su saisir l’essence des problèmes en proposant des mesures qui, une fois appliquées, devraient ramener le secteur acéricole québécois dans sa position dominante au plan mondial. De plus, dans les recommandations faites, « il y a ce qu’il faut pour ramener la paix dans les érablières face au régime de peur créé par la FPAQ depuis le début des années 2000 », souligne Daniel Gaudreau, acériculteur et représentant du secteur acéricole à l’Union paysanne.

L’Union paysanne demande d’ailleurs à la FPAQ, dans un geste de bonne volonté, d’abandonner toutes les poursuites contre des producteurs acéricoles du Québec qui ont simplement tenté de vivre de leur métier dans un système hermétique. « Ces acériculteurs ne sont pas les bandits que la FPAQ a tenté de faire croire, mais plutôt les canaris qui au fond des mines témoignent de l’air vicié », conclut Daniel Gaudreau.

« Ces acériculteurs ne sont pas les bandits que la FPAQ a tenté de faire croire, mais plutôt les canaris qui au fond des mines témoignent de l’air vicié. » De la conférence de presse du ministre Pierre Paradis, l’Union paysanne retient qu’il a réitéré qu’il n’a pas l’habitude de tabletter les rapports qu’il a commandés. Après un premier rapport sur la problématique acéricole qui fut tabletté, le rapport Bolduc, un second rapport présenté aujourd’hui va, encore une fois, dans le sens des recommandations faites par l’Union paysanne. « Le ministre Pierre Paradis a maintenant la chance de réécrire une toute nouvelle finale ou plutôt un nouveau début pour l’un des fleurons du Québec », souligne Benoit Girouard, président de l’Union paysanne. « Le rapport Gagné s’inscrit dans la continuité des rapports Bolduc, Pronovost, St-Pierre et Ouimet qui ont tous demandé depuis 13 ans un rééquilibrage des forces en agriculture afin de redonner aux agriculteurs québécois le contrôle de leur ferme et de ce qu’ils produisent », ajoute-t-il.

Les producteurs acéricoles québécois sont à la fois des artisans et des chefs d’entreprises. Il est clair que le système actuel est exagérément contraignant et qu’il a menotté les producteurs du Québec vs ceux des autres provinces et des États-Unis. En attendant le travail à venir, l’Union paysanne se contente aujourd’hui de se réjouir devant l’horizon qui se dégage à nouveau pour les érablières du Québec.

 

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Benoit Girouard
Président Union paysanne
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Daniel Gaudreau
Représentant comité-acéricole
819-657-4528

{slider À propos de l’Union paysanne}

L’UNION PAYSANNE a pour but de regrouper en une force collective organisée et représentative tous ceux qui sont en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysannes.

Elle préconise une agriculture axée, d’une part sur la souveraineté alimentaire, en vue de procurer à notre population une nourriture saine et diversifiée, dans le respect de la nature, des sols, des animaux, de l’environnement et des communautés; d’autre part, sur l’occupation du territoire, de façon à assurer le maintien de campagnes vivantes avec des paysans nombreux.

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Sirop d’érable: Des gardiens de la GARDA sur des fermes

Lachute, mardi 31 mars 2015. À l’aube de l’ouverture de la saison de l’érable, un climat de peur s’est installé en acériculture au Québec et ce n’est pas en raison du climat. Des reportages ont montré encore une fois hier que la Fédération des producteurs acéricoles du Québec fait la loi dans les érablières. S’appuyant sur des lois immorales, la FPAQ a placé, sur des entreprises acéricoles familiales, des gardiens de la compagnie Garda afin de veiller à ce que les fermes respectent les règlements du syndicat. Sommes nous rendu au temps de la prohibition syndicale?

« C’est honteux, une comédie! La population québécoise doit savoir aujourd’hui qu’un syndicat a pris le contrôle du sirop d’érable québécois et force l’ensemble des acériculteurs à se conformer à des règles dignes du rideau de fer », affirme Benoit Girouard, président de l’Union paysanne. Que des entreprises familiales et des coopératives aient depuis 150 ans commercialisé le sirop d’érable directement avec des acheteurs et avec la population, ça ne compte plus. Depuis 10 ans, en toute légalité, le sirop d’érable du Québec se retrouve être la propriété d’un syndicat, avec la bénédiction des lois agricoles.

« Maintenant qu’on a perdu 10% du marché mondial, que des entreprises transfèrent aux États-Unis, qu’on se fait intimider à coups d’avocats et qu’on est plus chez nous dans nos érablières, est-ce que le ministre Paradis va saisir qu’il y a urgence d’agir? », ajoute Daniel Gaudreau, représentant acéricole de l’Union paysanne.

En 2015, la FPAQ s’est promis de donner un grand coup en terme de poursuite face aux acériculteurs qui ne veulent pas rentrer dans le rang et elle tient parole. « La commercialisation des produits agricoles contrôlée par un syndicat en situation de monopole ça ne vous rappelle pas l’Union soviétique? », ajoute Maxime Laplante, vice-président de l’Union paysanne.

Depuis 10 ans, les griefs contre la FPAQ et son agence de vente obligatoire s’accumulent. Les producteurs acéricoles n’arrivent toujours pas à se faire payer en entier. « Il faut le dire et le redire; quel entrepreneur accepterait année après année de ne pas être payé en entier? », ajoute Daniel Gaudreau. C’est ce qui explique pourquoi un très grand nombre de producteurs acéricoles contourne cette agence de vente. Il y a ceux qui se font prendre et ceux qui ne se sont pas encore fait prendre. Ce que la FPAQ taxe d’illégalité est en fait le commerce normal. « Qui accepterait de voir un syndicat contrôler le produit qu’il a fait, choisir à qui le produit sera vendu et ne pas être payé au complet? » ajoute Maxime Laplante.

Le rapport Pronovost n’avait-il pas demandé au gouvernement de revoir la loi sur la mise en marché agricole, en soulignant que dans le cas des agences de vente « Il s’agit, dans les faits, d’un monopole, d’un cartel organisé par une loi » ?

L’Union paysanne, de façon urgente,  demande au ministre de l’Agriculture Pierre Paradis d’agir. Nous sommes en 2015 et nous continuons d’appliquer en agriculture au Québec des règles des années 70 issues d’un concept honteux de monopole. Le garde-manger des Québécois est bel et bien contrôlé par un syndicat qui laisse les agriculteurs sans défense.à

 

Nous réitérons donc notre demande au ministre Pierre Paradis de…

  • déclencher dans les plus brefs délais une enquête sur l’agence de vente de la FPAQ afin de déterminer si, dans sa structure actuelle, elle nuit à la pérennité du secteur acéricole

et, durant le temps de l’enquête, de…

  • surseoir à toutes les poursuites et enquêtes amorcées par la FPAQ contre des producteurs acéricoles.

 

Pièce-jointe (et pour en savoir plus) : com-up_2015-03-31_sirop.pdf

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Producteur acéricole québécois prisonnier - Dessin de Mcleod (2004)

La domination du sirop d’érable québécois menacée

Lachute, mardi 27 janvier 2015.  « La domination québécoise dans le sirop d’érable est en péril et la Fédération des producteurs de sirop d’érable du Québec (FPAQ) en est la grande responsable. » C’est en ces termes que s’est exprimé aujourd’hui le président de l’Union paysanne, Benoit Girouard, après la lecture de l’article « Mise en marché collective du sirop sous surveillance » parue sur le site web de la Terre de Chez Nous de vendredi dernier.

L’article souligne que la FPAQ va, en 2015,  intensifier ses poursuites contre des producteurs acéricoles qu’elle accuse de contourner le système de  mise en marché collective qu’elle leur a imposé. L’Union paysanne dénonce cette vendetta qui se poursuit depuis plus de 10 ans. Les producteurs ciblés sont des entrepreneurs, étouffés dans le cartel légalisé que la fédération a établi autour du sirop d’érable québécois. Malheureusement, la mise en marché collective pratiquée par les fédérations de l’UPA n’a rien à envier aux régimes totalitaires.

L’Union paysanne croit que la FPAQ panique de plus en plus à mesure que nos prédictions de 2005 se réalisent l’une après l’autre. C’est ce qui explique la campagne de désinformation de la FPAQ auprès des producteurs et de l’industrie acéricole. L’Union paysanne tient aujourd’hui à rétablir une partie des faits.

Dès l’instauration des quotas de production par la FPAQ, nous avions annoncé que le Québec allait perdre tranquillement sa domination sur le marché mondial. Eh bien le rapport de la firme Forest Lavoie, dévoilé récemment et commandé par la Fédération elle-même, confirme les dires de l’Union paysanne.

«..les parts de marché du Québec sont passées de 78 %, lors de la période 2002 à 2006, à 69 % pour la période 2010 à 2013.»

Cette perte de part des marchés mondiaux était prévisible dès le départ et n’importe quel économiste sensé pouvait anticiper cette chute. Dans une économie de libre marché, la FPAQ a mis sur le dos des acériculteurs québécois un système de quota qui a restreint le développement de centaines d’entre eux. Le rapport Forest Lavoie témoigne des réalités du marché de façon nette.
«…le Québec dépend beaucoup des marchés d’exportation dans la mesure où environ 85 % de la production acéricole québécoise est écoulée sur ces marchés (États-Unis et autres pays). Bien que les États-Unis représentent la part du lion des exportations acéricoles québécoises (et canadiennes), les volumes de produits acéricoles exportés vers ce pays sont en stagnation depuis 2007. »

Alors que la FPAQ accuse depuis des années les autres états limitrophes de profiter de son système de quota, il faut plutôt comprendre qu’après avoir mis le feu en tout illogisme économique, la FPAQ accuse les voisins de se sauver des flammes.

Déjà, en 2005, l’économiste Pierre Fortin, après analyse, écrivait : «l’impact d’un contingentement(quota) de la production sur la situation financière des entreprises est négatif, et il est d’autant plus important que l’entreprise est de plus grande taille..»

Pour ajouter aux erreurs économiques de base, la FPAQ a bâti autour du sirop d’érable une administration à laquelle se rattachent une série de prélevés syndicaux, de frais de mise en marché et de gestion faisant artificiellement augmenter le coût de production du sirop d’érable québécois. Un système que les producteurs acéricoles des états voisins n’ont pas à supporter et dont le résultat logique est confirmé par le rapport Forest Lavoie.

«Comparativement, durant la période 2010 à 2013, les producteurs acéricoles québécois ont reçu un revenu inférieur, par livre produite, aux producteurs des États-Unis,
du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario.»

Les acériculteurs québécois se retrouvent donc piégés avec d’un côté l’incapacité de développer leur entreprise à armes égales avec les états voisins et de l’autre la dure réalité que les États-Unis possèdent près de la moitié des entailles potentielles exploitables à court terme de l’Amérique du Nord. Ils en exploitent seulement 6 % actuellement.
 (source rapport Forest-Lavoie)

Au final, ceux qui ont compris depuis le début que le système de la FPAQ allait malmener leur entreprise et tout le secteur acéricole sont qualifiés maintenant de contrevenants. Comme la FPAQ l’a indiqué, ils doivent s’attendre en 2015 à être pourchassés par leur syndicat, comme c’est le cas depuis près de 15 ans. «Pour nous, les «filous» sont en fait, pour la plupart, des entrepreneurs à qui nous devrons peut-être un jour d’avoir sauvé l’acériculture du Québec.» termine le président de l’Union paysanne.

L’Union paysanne dévoilera sous peu une plus large stratégie afin de permettre au secteur acéricole de souffler. Une chose est sûre, notre organisation ne restera pas sans bouger devant la liquidation pure et simple de notre fleuron agricole. La FPAQ devra un jour être jugée pour avoir conduit l’acériculture du Québec dans un cul-de-sac.

Mai05 2

Pièce-jointe : com-up_2015-01-27_Sirop.pdf

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
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Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.