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Colbex Levinoff : La Régie des marchés agricole doit mettre la Fédération des producteurs de bovins sous tutelle

29 mars 2012, St-Hyacinthe. L’Union paysanne demandera officiellement à la Régie des marchés agricoles de mettre sous tutelle la Fédération des producteurs de bovins du Québec en regard du plan conjoint qu’elle administre. 

L’article 38 de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles permet à la Régie de, «…confier l’application de ce plan, de ce règlement ou de l’une ou l’autre de leurs dispositions à une personne ou à un organisme qu’elle désigne et qu’elle peut remplacer.»

Benoit Girouard, président de l’Union paysanne, explique qu’«Il est maintenant temps de remettre de l’ordre dans le cafouillis de la Fédération et de protéger les producteurs de bovins du Québec». La FPBQ a nettement montré ne pas être en mesure de gérer son plan conjoint qui lui a permis de mettre la main sur deux des abattoirs importants du Québec : Zénon-Billette et Colbex Lévinoff. Le premier, peu de temps après son acquisition, a fait faillite et a dû être payé par les producteurs dont plusieurs y ont laissé leur chemise. Le second est actuellement en faillite technique et fait peser encore une fois sur les producteurs de bovins un deuxième échec en seulement 5 ans, qui risque cette fois de leur coûter les yeux de la tête.

D’innombrables acteurs ont des responsabilités diverses dans l’échec de ces deux dossiers, autant au gouvernement qu’à la Régie, mais c’est d’abord au conseil d’administration de la FPBQ que revient la palme d’avoir imaginé une telle folie. La Régie doit maintenant agir afin de protéger les intérêts des producteurs de bovins. Elle peut, en regard de l’article 39 de la Loi sur la mise en marché, prendre possession des actifs, livres et documents servant à l’application du plan conjoint de la FPBQ et tenter de rétablir une mise en marché ordonnée dans le secteur des bovins de réforme. Elle l’a fait auprès du Syndicat des producteurs de lapins en 2008 dans un dossier aux conséquences moins graves.

Le ministre Pierre Corbeil n’a toujours pas statué sur la demande d’enquête de l’Union paysanne dans tout le dossier de l’abattoir Colbex-Levinoff. Dans l’attente, notre organisation assure les producteurs de bovins du Québec qu’elle se fera le chien de garde de leurs intérêts en ne permettant pas que cette folie des grandeurs ne leur retombe sur les épaules.

 


 

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Pour Information :
Benoit Girouard, président Union paysanne : 450-495-1910
Maxime Laplante, vice-président : 418- 926-2473

Colbex Levinoff: L’Union paysanne demande une enquête publique au ministre Corbeil

13 mars 2012, St-Hyacinthe. «N’en jetez plus, la cour est pleine». C’est dans ces mots que s’exprime Benoit Girouard, président de l’Union paysanne, en regard du dossier de l’abattoir Colbex qu’il suit depuis son début. Les derniers mois ont permis de mettre en lumière ce qui s’apparente à l’un des plus importants fouillis agricoles des 10 dernières années et dont l’issue n’est pas encore connue.

À la lumière de la longue suite illogique d’évènements pour le moins étranges autour de l’abattoir, l’Union paysanne en arrive aujourd’hui à demander au ministre Corbeil de déclencher dans les plus brefs délais une enquête publique sur tout ce qui concerne l’abattoir Colbex-Levinoff. Rappelons que cet abattoir accueille en quasi-monopole les vaches de réforme du Québec, c’est-à-dire essentiellement les vaches laitières qui sont retirées de la production de lait.

Si le projet même d’acquisition de l’abattoir en 2004 par la Fédération des producteurs de bovins du Québec (FPBQ) constituait une énigme pour les fonctionnaires et les économistes, et bien le mystère, tout en s’éclaircissant un peu, comporte d’importantes zones d’ombres où les jeux de coulisse semblent régner.

  • Que ce soit par les avis nombreux et défavorables de fonctionnaires provenant de différents ministères quant à l’implication du gouvernement dans le montage financier de la Fédération, ce qui n’a pas empêché l’ex-ministre Françoise Gauthier, contre leur avis, de signer cette entente.
  • Que ce soit par le montant de la vente qui dépasse de 6 fois le coût d’un abattoir neuf, tel que mentionné dès le début du dossier par de nombreux experts.
  • Que ce soit par le peu de garantie demandée par la Régie des marchés agricoles pour exempter la FPBQ de l’application des articles 60 et 128 de la loi sur la mise en marché des produits agricoles dans un dossier qui aurait dû en demander beaucoup en raison de la position dominante dans le marché confié à la Fédération.
  • Que ce soit par la non-intervention de la Régie des marchés lors de la vente des 20% d’actifs restant des frères Cola à la FPBQ et qui n’a jamais été soumis au vote des producteurs de bovins du Québec, les vrais détenteurs des actifs et surtout…..des dettes de l’abattoir Colbex.
  • Que ce soit par la mauvaise gestion globale du dossier par ses différents acteurs qui ont mené une entreprise privée rentable à une faillite technique qui retombera sur les producteurs de bovins du Québec dont les coûts sont encore inconnus.

Le ministre et son gouvernement ont donc une responsabilité envers les producteurs de bovins pris dans l’échafaudage nébuleux de leur fédération et qui, en raison du monopole de l’UPA, n’ont pas d’outils pour se défendre et faire valoir leurs droits.

Mais ce qui commande surtout cette enquête publique… c’est l’intérêt des producteurs de bovins du Québec, car pour l’instant depuis le début de cette saga, les intérêts de la FPBQ et de l’UPA ont passé en premier.


Pour Information :
Benoit Girouard, président Union paysanne : 450-495-1910
Maxime Laplante, vice-président : 418- 926-2473