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Le travail de l’Union paysanne porte fruit

Lachute, 4 septembre 2015.« …Cette époque-là où l’agriculteur doit être membre d’un syndicat pour accéder à ses remboursements de taxes est révolue. » Le ministre Pierre Paradis ne pouvait être plus clair lors d’une entrevue donnée à La Vie Agricole. L’Union paysanne se réjouit de voir ses efforts porter fruit afin de rétablir un régime démocratique pour les agriculteurs du Québec. « …Cette époque-là où l’agriculteur doit être membre d’un syndicat pour accéder à ses remboursements de taxes est révolue. »
Pierre Paradis, Ministre de l’agriculture

L’Union paysanne demandait depuis longtemps la fin de ce qui apparaît impensable aujourd’hui, la liaison d’une cotisation syndicale au soutien de l’État. Eh oui! Les agriculteurs doivent payer une cotisation à l’UPA pour avoir droit au programme de remboursement de taxe foncière agricole.

Cette histoire qui pourrait avoir été prise dans un pays aux pratiques totalitaristes avait été rendue possible grâce à de curieuses circonstances qui aujourd’hui mériteraient enquête. Le ministre péquiste Marcel Landry, qui avait mis en place cette loi en 1995, avait été à l’emploi de l’UPA, entre autres comme directeur régional, de 1986 jusqu’à la veille des élections…en 1994.

« dans ce contexte, cette disposition inusitée semble à la fois abusive et discriminatoire »
Lettre du Barreau au ministre Marcel Landry, 11 décembre 1995.
Le Barreau, à l’époque, avait écrit au ministre de façon cinglante, « dans ce contexte, cette disposition inusitée semble à la fois abusive et discriminatoire »1. Le ministre Paradis a donc entendu l’Union paysanne et semble maintenant prêt à rétablir un régime moins discriminatoire pour les agriculteurs et les agricultrices du Québec.

L’Union paysanne invite du même souffle le ministre à s’attaquer  aux autres programmes administrés par la Financière agricole du Québec et qui sont liés au paiement de la cotisation à l’UPA. Autant de pratiques discriminatoires mises en place à l’époque où l’UPA régnait en maître sur des institutions gouvernementales.

Soulignons que, depuis son arrivée, le ministre Pierre Paradis semble administrer l’agriculture pour l’ensemble des agriculteurs en plus d’insuffler plus de démocratie dans ce secteur essentiel au Québec.

1 – Lettre du Barreau au ministre Marcel Landry, 11 décembre 1995

 

Pièce-jointe : com-up_2015-09-04_taxe-agricole.pdf

 

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

 

 

Semenciers

Jardins de l’Écoumène VS Union des producteurs agricoles

Situés en zone blanche et ne détenant pas le statut de producteurs agricoles, les semenciers biologiques des Jardins de l’Écoumène entendent faire de la poursuite de l’UPA pour non-paiement de cotisation syndicale dont ils font l’objet, une contestation plus large du régime monopolistique agricole québécois.

Depuis 1972, l’Union des producteurs agricoles (UPA) détient un monopole syndical en agriculture au Québec. Depuis 40 ans, des milliers de producteurs agricoles québécois demandent de pouvoir adhérer librement au syndicat de leur choix, sans pour autant trouver écho à leur demande maintes fois répétée. En fait, les producteurs en zone verte (agricole) sont liés à la gorge par la Loi 85 de 1995 qui fait du paiement de la cotisation syndicale à l’UPA une des conditions d’admission au programme de remboursement de taxes foncières. Situés en zone blanche et ne détenant pas le statut de producteurs agricoles, les semenciers biologiques des Jardins de l’Écoumène entendent faire de la poursuite de l’UPA pour non-paiement de cotisation syndicale dont ils font l’objet, une contestation plus large du régime monopolistique agricole québécois.

Parmi les rares semenciers biologiques au Québec

Depuis ses débuts en 2001, la mission de l’entreprise Les Jardins de l’Écoumène consiste à concevoir un habitat humain et viable à long terme pour fournir de façon durable les aliments, l’énergie et les autres besoins essentiels, le tout en respectant le bon fonctionnement des écosystèmes naturels. L’adoption d’une éthique basée sur la permaculture, qui accorde une importance centrale au soin de la terre et des gens ainsi qu’à la distribution des surplus, inspira grandement Jean-François Lévêque et Guylaine St-Vincent à agir de façon réfléchie et durable en travaillant avec la Nature plutôt que contre elle. Une fois ces bases amorcées, l’idée et la passion de produire des semences du patrimoine biologiques leur sont apparues indubitables. Plus de 12 ans se sont écoulés depuis leurs débuts et ils continuent, encore aujourd’hui, à faire prospérer les Jardins de l’Écoumène selon des axes écologiques et économiques.

Historique des événements

À l’été 2010, l’UPA s’est manifestée à Jean-François et Guylaine par une visite et par une série d’avis de cotisation. Le 11 juin 2010, la fédération de l’UPA de Lanaudière leur impose de s’inscrire à la liste des producteurs agricoles. Le 20 août 2010, ils envoient une lettre de refus de cotisation à l’UPA, dénonçant leur non-respect du libre-choix d’association tel qu’inscrit dans la Charte canadienne des droits et libertés. Suite à la réception d’une mise en demeure, ils envoient une seconde lettre à l’UPA le 24 novembre 2012. Le 24 octobre 2012, ils reçoivent une mise en demeure pour cotisation impayée, dont la somme s’élève à 2266,25 $ pour les années 2010 à 2012 inclusivement. Le 1er novembre 2013, à la Cour des petites créances de Joliette, le juge Borduas a entendu l’UPA, représenté par Denis Roy, contre Jean-François Lévesque et Guylaine St-Vincent. Le juge a décidé de suspendre sa décision jusqu’à ce que la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) tranche sur le statut de producteur des semenciers. Jean-François et Guylaine assumeront leur propre défense devant la Régie des marchés agricoles le 23 avril 2014.

Comparution à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ)
Les semenciers n’ont ni «statut de producteur» ni numéro d’enregistrement ministériel (NIM). Pourtant, l’UPA leur réclame 2266,25$ de prélevés syndicaux pour les années 2010-2012. Comment l’UPA a-t-elle obtenu les informations des semenciers? C’est ce que Jean-François Lévêque entend éclaircir en interrogeant des représentants du MAPAQ et de l’UPA lors de l’audience publique à la RMAAQ le 23 avril prochain.

 

Capsules vidéo avec Jean-François Lévêque :

Les Jardins de l’Écoumène devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires
La production de semences: ses défis et son importance
Pourquoi soutenir les agriculteurs dans leurs luttes juridiques (à venir)

Communiqués :

L’UPA traîne un producteur biologique en justice pour qu’il adhère de force à son organisation
Les Jardins de l’Écoumène devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires

Capsules vidéo sur les entraves à la liberté d’association au Québec :

Capsule 1 – Poursuite par l’UPA contre un agriculteur biologique
Capsule 2 – Libre d’être membre de l’UPA, ou pas?

Capsule 3 – L’UPA : 40 ans de mainmise et de monopole sur l’agriculture du Québec
Capsule 4 – Le remboursement de taxes foncières agricoles
Capsule 5 – Une loi injuste et dépassée

 

François Gendron.

Le ministre François Gendron doit mener une enquête sur les agissements de l’UPA en agriculture

Le 1er novembre dernier, la cour des petites créances de Joliette recevait l’UPA en poursuite contre une entreprise de semences biologiques. L’entreprise visée par la poursuite ne possède pas le statut de producteur agricole, mais l’UPA lui réclame quand même plus de 2000$ en cotisations syndicales. Fait surprenant, le juge n’a pas tranché le litige, mais référé le dossier au tribunal de la Régie des marchés agricoles.

François Gendron. François Gendron, le Ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec

Selon le représentant de l’UPA, le ministère de l’agriculture du Québec n’a aucun rôle à jouer lorsqu’il s’agit de déterminer si un fermier peut être déclaré producteur agricole ou non. Pourtant la loi est claire et c’est bien le MAPAQ qui détermine le statut de producteur agricole1. Statut qu’il faut demander. C’est d’ailleurs ce même ministère qui, en vertu d’une entente validée par la Commission d’accès à l’information du Québec, transmet la liste des agriculteurs «enregistrés», à l’UPA. Lors de l’audition, l’UPA a même tenté d’obtenir les renseignements financiers de l’entreprise, alors qu’il revient au MAPAQ de recueillir ces données.

Une trentaine de personnes s’étaient déplacées pour aller soutenir les propriétaires des Jardins de l’Écoumène contre les attaques de l’UPA. Pour l’Union paysanne, il s’agissait d’une autre démonstration d’abus de pouvoir de la part de l’UPA, qui tente de se substituer au MAPAQ.

L’Union paysanne estime qu’il est urgent que le MAPAQ reprenne le contrôle de l’agriculture, au lieu de l’abandonner à l’UPA comme c’est le cas actuellement. Quoi qu’en dise l’UPA en cour, le Ministre de l’agriculture est clairement responsable de l’application de la loi sur les producteurs agricoles (article 57). Poursuivre une entreprise biologique de semences est clairement une manœuvre arbitraire de bâillonnement. Pourquoi l’UPA ne poursuit-elle pas les géants de l’industrie des semences transgéniques que sont Monsanto, Syngenta ou Novartis?

Le ministre François Gendron doit mener une enquête sur les agissements de l’UPA. Il est urgent d’appliquer les recommandations du rapport Pronovost en agriculture, incluant celle de mettre fin au monopole de cette organisation sur l’agriculture du Québec.

 

Référence :

  1. http://bit.ly/16VjagY

 

Pièce-jointe :

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

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Capsule 2 – Libre d’être membre de l’UPA, ou pas??

La liberté d’association n’existe pas vraiment au Québec. C’est là toute la subtilité du fonctionnement inféodé par l’UPA. Pas obligé d’être «membre», mais obligé de cotiser 350$, 700$ voire 1000$ selon le nombre propriétaires de la ferme.

Les entraves sont si nombreuses lorsqu’on n’est PAS membre de l’UPA (pas de retour de taxes, difficulté d’accès aux services et programmes du gouvernement, etc.) qu’on en arrive à se demander sérieusement s’il y a vraiment une liberté en matière d’adhésion syndicale en agriculture au Québec.

 

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Comment une organisation alternative de représentation en agriculture pourrait-elle exister au Québec et se financer alors que même les petites fermes paysannes déclarant pas moins de 5000$ par année en ventes doivent d’abord débourser leur cotisation à l’UPA?

On en demande beaucoup trop aux petits producteurs et on leur en donne trop peu. C’est la raison d’être de l’Union paysanne de défendre la ferme familiale, la ferme diversifiée, la ferme paysanne, la ferme écologique.

Nous entendons faire valoir la place de la paysannerie dans le paysage agricole du Québec, venez nous appuyer le 1er novembre prochain au Palais de Justice de Joliette dans la cause de Jean-François Lévesque et Guylaine St-Vincent!

 

Lien de la vidéo : http://youtu.be/u1dFxuBCigI

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Voir aussi :

 

liberte-association-agriculture

Pour rétablir le droit d’association en agriculture au Québec

Une nouvelle pétition demandant la liberté d’association en agriculture au Québec vient d’être mise en ligne sur le site Avaaz.org avec le texte suivant :


« Nous vous appelons à demander au ministre de l’agriculture du Québec et à l’ensemble des députés de rétablir la liberté d’association pour les agriculteurs québécois. »


 

 

liberte-association-agriculture

Pourquoi la liberté d’association?

Les agriculteurs au Québec sont forcés d’adhérer à l’Union des producteurs agricoles en situation de monopole. C’est le seul endroit au monde. Ce monopole a amené notre agriculture dans un cul de sac, sans compter les milliers de poursuites contre les agriculteurs qui contestent son pouvoir dans tous les secteurs. Rétablir la liberté d’association permettra un renouveau agricole au Québec en plus d’offrir un contre-pouvoir et de protéger les agriculteurs.

 

Pour en savoir plus :

Sur le site de l’Union paysanne :

Pour participer à la discussion :

 

Guylaine-et-Jean-Francois m

L’UPA traîne un producteur biologique en justice pour qu’il adhère de force à son organisation

Le premier novembre 2013 prochain, plutôt que d’exercer mon métier de semencier et de travailler à la réussite de mon entreprise, je devrai me présenter devant les tribunaux afin d’expliquer pourquoi je ne veux pas être membre de l’Union des producteurs agricoles (UPA), qui me force à adhérer à son syndicat et me réclame la somme de 2265.26 $ en «cotisations».

Les raisons pour lesquelles je ne veux pas adhérer à l’UPA sont simples. Étant un producteur biologique je ne veux pas faire partie d’une organisation syndicale dont je ne  partage pas la vision. L’UPA prône une agriculture productiviste qui est à l’opposé de ma façon de travailler la terre. Adhérer à ce syndicat, serait pour moi un non-sens et irait dans la direction opposée à tout le travail que j’ai effectué depuis des années.

Le problème serait pourtant simple à régler. En théorie si l’UPA ne me convient pas je n’ai qu’à adhérer à un autre syndicat agricole plus près de mes valeurs. En théorie… Car concrètement c’est impossible. Au Québec il n’y a pas d’alternative au monopole de l’UPA. Bien des agriculteurs ont contesté ce monopole avant moi. L’UPA a serré la vis aux contestataires en obtenant du gouvernement du Québec, la loi 85 en 1995. En bref, cette loi force les agriculteurs à payer leur cotisation à l’UPA pour pouvoir recevoir leur remboursement de taxe foncière agricole…

Nous savons tous que la démocratie s’exprime par le pluralisme et la possibilité de choisir. Le système d’accréditation unique de l’UPA n’offre pas de choix. Les agriculteurs québécois sont les seuls au monde à être privés du droit de choisir leur syndicat. Il est temps de changer ce système dépassé et antidémocratique. Cela est souhaitable et possible. Et je tiens à souligner que ce n’est pas un rêveur déconnecté qui fait cette affirmation, mais un entrepreneur rationnel à la tête d’une PME en pleine croissance, qui créé des emplois dans sa région et contribue à l’économie québécoise. Le tout, dans le respect de la biodiversité et de l’environnement!

À l’heure où le Québec fait un grand ménage dans l’industrie de la construction et dans le monde municipal, pourquoi ne pas en profiter pour donner un autre coup de balai et mettre fin au monopole syndical de l’UPA?

 

« […] dans une société démocratique, on peut difficilement justifier le maintien d’un régime qui oblige un groupe de personnes à adhérer à une structure unique d’association, régime qui, au demeurant, ne prévoit aucun dispositif pour vérifier la volonté des personnes d’y adhérer ou d’y maintenir leur participation. Cette situation est malsaine et nuit même à la crédibilité de l’UPA. »

– Extrait du rapport Pronovost (CAAAQ) p.235

 

Jean-François Lévêque et Guylaine St-Vincent, semencier artisanal.

 


 

Guylaine-et-Jean-Francois m

 


 

Pièces-jointes :

 

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Capsule 1 – Poursuite par l’UPA contre un agriculteur biologique

capsule1 liberte-associationLe premier novembre 2013 prochain, plutôt que d’exercer son métier de semencier et de travailler à la réussite de son entreprise, un agriculteur bio devra se présenter devant les tribunaux afin d’expliquer pourquoi il ne veut pas être membre de l’Union des producteurs agricoles (UPA), qui le force à adhérer à leur syndicat et lui réclame la somme de 2265.26 $ en «cotisations».

L’Union paysanne sera là pour défendre les intérêt de ce petit producteur de la région de Lanaudière.

 

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Lien de la vidéo : http://youtu.be/ljFUe5EKznw

Capsule suivante »

 

Voir aussi :

 

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Boycott de la cotisation de l’UPA


Lachute (Québec)
– Pour redonner à l’agriculture sa vitalité, son autonomie et sa prospérité, il faut lui rendre sa liberté. Il faut la dégager d’un modèle unique qui n’est plus représentatif des agriculteurs d’aujourd’hui et ne répond plus à leurs besoins.

Pour donner à l’agriculture québécoise un avenir digne et prospère…il faut rétablir la liberté d’association en agriculture. En onze ans d’existence, l’Union paysanne a parcouru beaucoup de chemin. Sa vision et sa mission se sont précisées et elle s’est adjoint des collaborateurs de confiance qui forment aujourd’hui une équipe chevronnée, solide et unie. L’Union paysanne a aussi, et surtout, rallié plus de 3000 agriculteurs qui, comme elle, croient fermement à la nécessité de rétablir la liberté d’association en agriculture au Québec.

 

{tab Pourquoi la liberté d’association?}

 

Pourquoi rétablir la liberté d’association en agriculture?

Parce que sans liberté d’association, l’agriculture québécoise tourne en rond et s’enlise dans un modèle agricole qui ne répond plus à ses besoins, l’empêche d’avancer et obscurcit l’avenir des générations actuelles et futures d’agriculteurs. Un modèle unilatéral qui n’est pas représentatif de la pluralité des voix et des acteurs qui composent le monde agricole québécois d’aujourd’hui. Un modèle unique qui n’a d’égal nulle part ailleurs sur la planète et qui s’est mis en place graduellement au fur et à mesure que l’organisation syndicale unique qui représente actuellement les agriculteurs québécois étendait son empire avec la bénédiction des gouvernements.

L’Union paysanne résolument tournée vers l’avenir

up alliance150L’Union paysanne veut rétablir la liberté d’association en agriculture pour ouvrir la voie à une agriculture plurielle, représentative de toutes les réalités agricoles, une agriculture qui sera le reflet de la diversité des productions traditionnelles et nouvelles, une agriculture qui sera à l’image des hommes et des femmes qui lui donnent vie et la rendent possible au quotidien. Mais, pour redonner à l’agriculture sa vitalité, son autonomie et sa prospérité, il faut d’abord et avant tout lui rendre sa liberté.

Au Québec, depuis 1972, la Loi sur les producteurs agricoles a donné à l’UPA l’exclusivité de la représentativité des producteurs agricoles – des milliers de chefs d’entreprises agricoles ont été poursuivis pour ne pas avoir payé leur cotisation à l’UPA. Des manœuvres dénoncées dans «le petit livre noir sur le monopole de l’UPA». Des milliers de situations regrettables, aux conséquences parfois tragiques, qui se sont déroulées sous l’œil complice des gouvernements qui se sont succédé et qui ont eu peur d’affronter l’UPA.

La honte ne s’est pas arrêtée là. Depuis 1995 les agriculteurs sont contraints de payer leur cotisation à l’UPA pour avoir droit à leur remboursement de taxes foncières comme à bien d’autres programmes gouvernementaux. Cette situation est immorale et contraire à la démocratie. L’Assemblée nationale doit agir.

Le Rapport Pronovost

Lrapport-pronovost_me Rapport Pronovost, déposé en 2008, recommande « que la Loi sur les producteurs agricoles soit amendée afin de pouvoir reconnaître, sur la base de critères objectifs, une ou des associations professionnelles représentatives des producteurs agricoles ».

Dans son rapport, la Commission sur l’avenir de l’agriculture écrit également que « dans une société démocratique, on peut difficilement justifier le maintien d’un régime qui oblige un groupe de personnes à adhérer à une structure unique d’association […] »

En 2011, trois partis politiques ont inclus la fin du monopole de l’UPA dans leur plateforme : Québec Solidaire, l’ADQ et… le Parti Libéral. Un grand nombre de députés se sont positionnés en faveur de la liberté d’association en agriculture…souvent derrière des portes closes de peur de subir des pressions.

Voilà maintenant 10 ans que l’Union paysanne milite activement pour rétablir la démocratie en agriculture. Aujourd’hui, l’Union paysanne dit : c’est assez. Il est plus que temps de remettre l’agriculture québécoise entre les mains des agriculteurs et de leur redonner leur autonomie. C’est à nous agriculteurs de prendre le relais des politiciens qui ont oublié de défendre les droits des agriculteurs.

L’Union paysanne invite, dès maintenant, les agriculteurs à faire un premier geste afin de dénoncer cette situation intenable.


Vous pouvez aussi remplir ce formulaire et nous le retourner par la poste :

Formulaire_Liberte_Association.pdf

{tab Boycotter maintenant!}

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L’Union paysanne invite les producteurs agricoles du Québec à la désobéissance civile

sol-30aSt-Hyacinthe, Qc, 9 décembre 2011. La dernière semaine a été le théâtre d’événements qui ont démontré de manière éclatante qu’il n’existe pas de réelle liberté d’association en agriculture au Québec. Lorsqu’un gouvernement prive les agriculteurs du soutien de l’état parce que ces derniers refusent de payer une cotisation à un monopole syndical, force est de constater que la liberté d’association n’est qu’une vue de l’esprit.

Dans la pratique, les agriculteurs sont contraints de payer leur cotisation à l’Union des producteurs agricoles (UPA) pour avoir droit à leur remboursement de taxes foncières. Cette situation contraire à la démocratie a assez duré. Le Ministre Corbeil doit agir.

Depuis 1972, des milliers de chefs d’entreprises agricoles ont été poursuivis pour ne pas avoir payé leur cotisation à l’UPA. Des milliers de situations regrettables, aux conséquences parfois tragiques, qui se sont déroulées sous l’œil complice du gouvernement. Aujourd’hui, cette complicité est encore plus manifeste considérant que trois partis politiques ont inclus dans leur plateforme la fin du monopole de l’UPA… y compris le parti Libéral. Le Rapport Pronovost recommande « que la Loi sur les producteurs agricoles soit amendée afin de pouvoir reconnaître, sur la base de critères objectifs, une ou des associations professionnelles représentatives des producteurs agricoles ». Pendant combien de temps encore ignorera-t-on le Rapport Pronovost?

Voilà maintenant 10 ans que l’Union paysanne milite activement pour rétablir la démocratie en agriculture. Aujourd’hui, l’Union paysanne dit : c’est assez. Il est plus que temps de remettre l’agriculture québécoise entre les mains des agriculteurs et de redonner aux agriculteurs l’autonomie et la possibilité de s’autogouverner qui leur reviennent de droit à titre de chefs d’entreprise.

Monsieur Corbeil, vous aurez un choix à faire en 2012. Allez-vous, oui ou non, briser le monopole qui brime les droits des agriculteurs depuis près de 40 ans et condamne l’agriculture québécoise à stagner dans un modèle issu des années 1970? L’Union paysanne n’attendra pas votre réponse et invite, dès maintenant, les agriculteurs à faire acte de désobéissance civile pour dénoncer cette situation intenable.

Nous invitons les personnes suivantes à communiquer instamment avec l’Union paysanne :

  • tous les agriculteurs intéressés à boycotter leur cotisation à l’UPA;
  • tous les agriculteurs qui souhaitent le faire, mais qui ne le peuvent pas en raison des pressions économiques qu’ils subissent.
  • toute personne qui envisage de pratiquer l’agriculture au cours des 5 prochaines années et qui souhaite être libre de s’associer au syndicat de son choix.

En 2012, l’Union paysanne entend prendre toutes les mesures nécessaires pour redonner aux agriculteurs québécois une réelle liberté d’association, comme c’est le cas partout ailleurs sur la planète. Plus que jamais, en 2012, l’Union paysanne aura besoin de vous, car ce n’est qu’en unissant nos efforts que nous pourrons redonner à l’agriculture québécoise sa liberté et son autonomie.

Pour nous rejoindre :

Par courriel : paysanne@unionpaysanne.com

Par téléphone : 450-230-5046
Par la poste : Union paysanne C.P 515
Succ. Bureau Chef
Saint-Hyacinthe, J2S 7B8

 


Pour Information :
Benoit Girouard, président Union paysanne : 450-495-1910
Maxime Laplante, vice-président : 418- 926-2473

Le président de l’Union paysanne recevra la visite d’un huissier

Benoit_Girouard_200Le président de l’Union paysanne, n’ayant pas payé sa cotisation syndicale à l’UPA, se voit réclamer par le Ministère de l’Agriculture, des pêcheries et de l’Alimentation du Québec son remboursement de taxe foncière agricole.

«J’ai reçu une lettre de huissier qui me donne 48 heures pour prendre contact, mais je ne paierai plus ma cotisation à l’UPA car son monopole a assez duré. Je ne rembourserai donc pas le MAPAQ car j’ai payé deux cotisations syndicales depuis trop longtemps. C’est ici que j’arrête de cautionner ce système antidémocratique», écrit Benoît Girouard, président de l’Union paysanne.

Pour ceux qui ne le savent pas encore, nombre de programmes de l’État québécois sont liés au paiement de la cotisation à l’UPA, dont l’un des plus importants, le remboursement des taxes foncières agricoles.

« Dans les faits, la loi 85 lie le soutien de l’État, donc de l’argent public, à une cotisation syndicale privée. C’était immoral à l’époque1 et c’est devenu insoutenable aujourd’hui·» souligne Maxime Laplante, agronome et vice-président de l’Union paysanne.

Le Barreau avait à l’époque dénoncé vivement cette loi, tout comme des milliers d’agriculteurs, dans le cadre d’une pétition. Malheureusement, le ministre de l’époque a préféré ignoré le Barreau tout comme le ministre Corbeil récemment dans son projet de loi 21.

« Il est maintenant temps pour le ministre Pierre Corbeil de se positionner·: allez vous oui ou non rétablir le pluralisme syndical en agriculture et abolir le monopole de l’UPA? Dans l’attente je ne paierai pas un sou à votre système qui brime mes droits… dites-le au huissier » interpelle Benoit Girouard.

1·: http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/commissions/capa-35-1/journal-debats/CAPA-951128.html


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