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« Pour un poulet différent au Québec »

Campagne

« Pour un poulet différent au Québec »

 

Une campagne de sensibilisation lancée par la Coopérative La Mauve.

Les limites de la production de poulets hors quota touchent directement de nombreux agriculteurs et, par le fait même, l’approvisionnement de boucheries et marchés d’alimentation, et finalement les consommateurs en général.

Au Québec, la quantité de poulets que nous pouvons produire sans détenir de quotas est fixée à 100 poulets alors que c’est 2000 en Colombie-Britannique et en Alberta, 1000 en Saskatchewan et au Manitoba et 300 en Ontario. Au Canada, la production de poulets est régie par la gestion de l’offre. Au Québec, la quantité de poulets que nous pouvons produire sans détenir de quotas est fixée à 100 poulets par les Éleveurs de volaille du Québec, une fédération affiliée à l’Union des producteurs agricoles. Dans les autres provinces, les chiffres sont différents : 2000 en Colombie-Britannique et en Alberta, 1000 en Saskatchewan et au Manitoba et 300 en Ontario.

Cette campagne vise à sensiblilser la population sur ces faits. C’est un appel d’autant plus fondé puisqu’il concorde avec la signature controversée du Partanariat Trans-Pacifique (PTP), qui ouvre une brèche dans le système de gestion de l’offre au Canada, notamment dans le poulet. La Mauve souhaite ajouter sa voix au débat sur la question : nous proposons non pas l’abolition de la gestion de l’offre ni son maintien intégral, mais bien sa modernisation afin de continuer à protéger certains secteurs agricoles des aléas du libre-marché, tout en permettant l’émergeance d’une agriculture différenciée au Québec. Une vidéo, qui circule déjà depuis un moment dans les réseaux sociaux, est rattachée à une pétition en ligne.

 

La pétition énonce clairement deux demandes :

  • Que le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation du Québec se réapproprie le droit de fixer la production hors quota;
  • Que la production hors quota de poulets au Québec soit augmentée à 2000 poulets par année.

Actuellement, on restreint les agriculteurs québécois de produire du poulet à petit échelle, pour la consommation locale. Pourtant, en signant le PTP, le gouvernement canadien accepte de céder 2,1% de notre marché du poulet à des producteurs étrangers. C’est illogique et inacceptable. Or, même si 1000 fermes québécoises produisaient chacune 2000 poulets hors quota, ceci ne représenterait que 1,15% du marché actuel.

On restreint les agriculteurs québécois de produire du poulet à petit échelle, pour la consommation locale. Nous croyons qu’il est temps que la gestion de l’offre redevienne un outil inclusif de développement collectif. En effet, les 756 fermes d’élevage de poulets au Québec produisent chacune en moyenne 230 000 poulets par année. En allant de l’avant avec notre demande, ceci laisserait place à toute une classe d’agriculteurs qui dynamisent le territoire et contribuent indéniablement à la souveraineté alimentaire du Québec. Nous croyons qu’il est temps que la gestion de l’offre redevienne un outil inclusif de développement collectif.

L’union paysanne appuie La coopérative La Mauve et emboîte ainsi le pas afin d’aider à rallier le plus grand nombre d’organisations représentatives d’une agriculture de proximité afin qu’elles donnent leur appui officiel à la campagne de sensibilisation et participent à sa diffusion. Elle sollicite également tous les consommateurs intéressés à se procurer du poulet différent au Québec à s’impliquer.

 

{slider Pour en savoir plus|closed}

À propos de cette campagne

Pour approfondir le sujet

À propos de la Coopérative La Mauve

La Mauve est une entreprise d’économie sociale œuvrant dans les domaines agroalimentaire et environnemental. Elle poursuit sa mission d’éducation à l’éco-alimentation et au développement durable grâce à des campagnes comme celle-ci. Elle assure aussi la mise en marché des produits de ses membres par le biais de son système de paniers et son épicerie-boucherie située au coeur du village de Saint-Vallier de Bellechasse.

Site Web de la Coopérative La Mauve

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L’Union paysanne dénonce la mascarade Colbex-Levinoff

4 avril 2012, St-Hyacinthe. L’Union paysanne dénonce le simulacre de démocratie orchestré hier par la Fédération des producteurs de bovins où 131 producteurs de bovins ont adopté un projet de transformation de l’abattoir Colbex-Levinoff en future coopérative en n’étant de surcroît informés qu’une fois sur place.

Alors que le Québec compte 21 500 producteurs de bovins, l’Union paysanne va s’assurer qu’ils soient consultés et se dressera devant tout projet qui viserait à les contraindre de façon directe ou indirecte d’envoyer leurs bovins à cet abattoir syndical privé coopératif!

Le gouvernement doit savoir que s’il met encore de l’argent dans cet «îlot Voyageur» agricole, il devra rendre des comptes à la population du Québec. Assez c’est assez! Le ministre Corbeil doit déclencher une enquête publique dans tout le dossier Colbex, et ce, avant les élections.

Il faut également dénoncer vivement les propos de Marcel Groleau, président de l’UPA qui a déclaré hier que les gouvernements n’auront pas le choix d’investir encore, car «C’est une question de service public et de sécurité publique», a-t-il dit. «On ne peut pas se ramasser dans les régions du Québec avec des cimetières d’animaux». De tels propos incendiaires et irresponsables font penser aux belles années des menaces de Pierre Élliott Trudeau. «Depuis quand un abattoir privé est un service public surtout lorsqu’il est détenu par un syndicat en situation de monopole et que la moitié des bovins proviennent de l’extérieur du Québec ?», déclare Benoit Girouard président de l’Union paysanne.

Rappelons que l’Union paysanne ira sous peu demander à la Régie des marchés la mise sous tutelle de la Fédération en lien avec la mauvaise gestion du plan conjoint et que de son côté l’Association de défense des producteurs de bovins sera entendue à la mi-avril en lien avec sa contestation des actions et de la légitimité de la Fédération dans tout le dossier Colbex.

 


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Pour Information :
Benoit Girouard, président Union paysanne : 450-495-1910
Maxime Laplante, vice-président : 418- 926-2473