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Union paysanne

Retour du Congrès en novembre

Le conseil de coordination tient à vous aviser qu’il a pris la décision de ramener le Congrès de l’Union paysanne au mois de novembre. À la suite des mandats qui se multiplient pour nos bénévoles, la date initiale de la fin février était devenue trop lourde à rencontrer. L’embauche de la nouvelle coordonnatrice-générale viendra multiplier notre capacité d’action.  De plus, stratégiquement, le mois de novembre est un meilleur mois pour tenir un congrès. Nous sommes à définir les dates exactes en ce moment. On vous revient.

Embauche

Nous prévoyons déjà embaucher des stagiaires cet été. Cela nous permettra de réaliser plusieurs actions de mobilisation des membres. Surveillez les nouvelles prochainement.

Retour sur le Congrès annuel et l’AGA 2016

Les 26 au 28 février dernier à Saint-Charles-sur-Richelieu au Mouton Village, plus d’une centaine de membres et visiteurs ont participés aux conférences, ateliers, à l’encan siencieux et à l’assemblée générale annuelle de l’Union paysanne.

Lors de la conférence d’ouverture du vendredi, Paul François, a déclaré  »STOP à l’agriculture mortifère » à la Monsanto. L’agriculteur français qui a eu gain de cause contre le géant de l’industrie agrochimique et le chercheur de l’IRDA Luc Belzile ont nommé « l’effet de réseau » comme étant un facteur favorisant la transition de l’agriculture conventionnelle vers l’agriculture biologique.

Le samedi, des jeunes leaders paysans du Canada, du Québec et des États-Unis ont présenté le rôle des organisations paysannes et des représentants régionaux dans la mise sur pied d’un modèle agroécologique local. Guy Kastler et Claudia Schievelbein, nos invités européens de La Via Campesina, ont terminé leur tournée canadienne au Congrès et partagé les luttes des paysans européens pour préserver leurs droits aux semences paysannes.

Les plans conjoints et la gestion de l’offre, les traités de libre-échange et le monopole syndical de l’Union des producteurs agricoles continuent de préoccuper les membres de l’Union paysanne.

Les participants ont malgré tout pris le temps de se rassembler autour de la musique Folk-Agricole de Yan Boissonnault, déguster le « Brie du monopole » et autres produits du terroir généreusement offerts par des fermes et entreprises d’un peu partout au Québec et préparés avec soin par Marc-Antoine Fontaine, chef cuisinier du Mouton Village, un site enchanteur à découvrir!

Enfin, l’Assemblée générale annuelle a élu deux nouvelles relèves agricoles sur son Conseil de Coordination : Laurence Perle Barchichat qui coordonne le comité agriculture alimentation du Forum Social Mondial, et Stéphanie Wang qui coordonne le comité international.

L’Union paysanne tient à remercier chaleureusement tous les bénévoles, conférenciers, artistes, commanditaires et partenaires qui ont contribué à faire de ce congrès un succès.

Panel Paul François
Photo de groupe!
Congrès 2016 Union Paysanne

Congrès 2016 de l’Union paysanne

Après une année où le monde agricole a été très présent dans l’actualité, il est temps d’entamer ensemble une réflexion profonde sur l’avenir de l’agriculture au Québec. Dans cette perspective, l’Union paysanne est fière de vous annoncer la tenue de son 15e congrès annuel sur le thème Multiplions la paysannerie.

Maxime Laplante

Retour congrès spécial de mai

Beaucoup d’entre vous avez manifesté votre intérêt pour la réflexion sur la structure de l’Union paysanne et plus de 200 personnes ont répondu au sondage sur le sujet. Lors du Congrès spécial du 2 mai dernier, nous avons eu l’occasion d’en débattre. Voici ce qui en ressort :

À la fondation de l’Union paysanne, nous avions convenu de former un syndicat, ce qui était justifié par le besoin de donner un message à la population que nous n’acceptions pas que l’UPA soit le seul syndicat représentant les fermiers. 14 ans plus tard, nous croyons que l’Union paysanne a taillé sa place dans les médias et dans l’opinion publique. Aujourd’hui, le besoin principal de l’organisation est d’obtenir du financement, ce qui est loin d’être facile pour un syndicat, surtout dans le contexte du monopole de l’UPA. Nous avons donc convenu de modifier notre forme légale pour en faire une association, ce qui n’a aucun effet sur notre action ni notre vision, mais qui peut ouvrir des portes en matière de financement. Évidemment ça ne change en rien la possibilité d’être accrédité.

En ce qui a trait au statut de membre, nous avons jugé en congrès de ne rien modifier, conscients que tous peuvent être membres égaux, les citoyens ayant autant besoin des paysans qu’inversement. Et pour quelqu’un qui aimerait contribuer à la cause sans être membre, les Amis de l’Union paysanne peuvent toujours l’accueillir. De questions étaient aussi sans réponse. Donc l’assemblée a préférée ne rien changer pour l’instant.

Nous mettons également fin à la tentative de créer des unions sectorielles, comme l’Union acéricole paysanne ou l’Union forestière paysanne. En effet, même si ces tentatives étaient justifiées par l’intention de plaider devant la Régie des marchés agricoles, elles constituent une forme de sur-spécialisation agricole que nous ne voulons pas encourager. Nous ne conservons donc que l’Union biologique paysanne, sachant que le bio n’est pas une spécialisation.  Chaque secteur pourra se regrouper dans des comités d’action. Formule plus souple et rapide dans l’action. Ils devront faire rapport auprès de l’Union paysanne.

En somme, nous allégeons une structure pour la rendre plus souple, tout en conservant la même vision et en nous donnant la possibilité d’obtenir plus de financement.

Paysannement vôtre,
Maxime Laplante, vice-président

 

UnionPaysanneAlliance

Campagne d’adhésion : un succès qui se prolonge

Grande réussite. La campagne d’adhésion de fin 2014 a été un énorme succès. L’Union paysanne décide donc de prolonger l’adhésion à 20$ jusqu’au 20 février 2015, date de son Congrès. Cette hausse de plus de 250 membres en seulement 50 jours permet d’agrandir notre Alliance de la Terre et de la Table.

Oui, nous regroupons fièrement des agriculteurs et des citoyens dans la même organisation afin qu’ils travaillent ensemble à changer le visage de l’agroalimentaire québécois par une agriculture plus solidaire, diversifiée et axée sur la communauté. Nous bâtissons la souveraineté alimentaire du Québec d’aujourd’hui et de demain.

unionpaysanne.com/union-paysanne/devenir-membre

 

Union Paysanne - Affiche.

Congrès de l’Union paysanne en février 2015

Le congrès de l’Union paysanne retournera sur son lieu de naissance les 20-21-22 février à St-Germain de Kamouraska avec comme thème : « Retour aux sources paysannes ».

Des ateliers sur l’agroécologie, l’intégration des terres agricoles, l’énergie, réforme de la gestion de l’offre, etc. Invité surprise et encan silencieux.

 

 

Mettez tout de suite la date à votre agenda!

Congrès de l’Union paysanne les 20, 21 et 22 février 2015

N’oubliez-pas de régler votre membership afin de pouvoir voter en assemblée!

Adhérer ou renouveler votre membership

 

À propos de l’Union paysanne

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

En savoir plus à propos de l’Union paysanne

Déclaration de principe de l’Union paysanne

 

Agroecologie Victoriaville -

Au retour de Cuba, les délégués de l’Union Paysanne partagent leur expérience avec des étudiants

Agroecologie victo-1Le 24 février dernier, deux membres qui ont fait partie de la délégation de l’Union paysanne à la 4e rencontre internationale d’agroécologie à Cuba, ont fait une présentation de deux heures devant un groupe d’étudiant-e-s en agriculture biologique au Cégep de Victoriaville.

Caroline Laurin de La ferme aux légumes d’hiverts et Raymond Robitaille, traducteur et interprète allié de longue date de La Via Campesina, ont partagé leurs apprentissages sur l’expérience unique de Cuba avec l’agroécologie.

Raymond a débuté en expliquant le contexte historique particulier dans lequel est né le mouvement d’agroécologie à Cuba, c’est-à-dire la chute de l’URSS qui approvisionnait alors Cuba en pétrole pour alimenter les tracteurs et les intrants de la Révolution verte. C’est ainsi que les Cubains n’ont eu d’autre choix que de se tourner vers une production agricole biologique décentralisée et tournée vers la production de denrées alimentaires pour la population. C’est par la volonté politique des décideurs politiques cubains, par une structure et une culture coopérative développées, et grâce à l’importation de la méthode de formation de paysan à paysan que Cuba a réussi à faire de l’agroécologie un modèle agricole dominant à l’échelle du pays.

Caroline a enchaîné avec une définition du concept d’agroécologie, et une explication de la méthode de paysan à paysan, sur laquelle est fondé le mouvement d’agroécologie, non seulement cubain, mais international. Cette méthode est fondée sur le partage horizontal de connaissances et d’expériences entre fermiers. Elle utilise des moyens participatifs et artistiques pour susciter l’intérêt des fermiers à intégrer graduellement des pratiques écologiques et féministes. Enfin, des photos des fermes visitées et des techniques agroécologiques ont été présentées.

La présentation a soulevé un grand intérêt de la part des étudiant-e-s en agriculture bio, dont la plupart aspirent à cultiver de façon diversifiée, écologique, et autonome face aux compagnies d’intrants.

Selon Emmanuel Beauregard, jeune de la relève et membre du comité international de l’Union paysanne: «l’agroécologie est une approche globale et radicale nécessaire qui, à la différence des modèles agricoles dominants, est fondée sur les besoins socio-culturels et politiques des communautés.»

D’autres membres de la délégation qui étaient de la rencontre à Cuba donneront une présentation sur le mouvement d’agroécologie à Cuba lors du prochain conseil national de l’Union paysanne le 29 mars prochain. Voir Conseil National spécial le 29 mars 2014 à Saint-Hyacinthe.

Un rapport est disponible sur le site internet de l’Union paysanne : Compte-rendu formation en agroécologie et Congrès international à Cuba – Novembre 2013.

 

 

devanture cuba

Rapport de la délégation de l’Union paysanne lors d’une formation en agroécologie et Congrès international à Cuba

Novembre 2013

Rapport de voyage de la délégation de l’Union paysanne pour formation en agroécologie et 4e Congrès international d’agroécologie, d’agriculture durable et de coopérativisme organisés par l’ANAP (Association Nationale des petits agriculteurs et agricultrices) à Cuba.

Raymond Robitaille, Ketsia Johns, Ghislain Jutras, Cécile Famhérée, et Claude Lussier, tous membres de l’Union paysanne, ont participé du 10 au 15 novembre 2013 à la formation en agroécologie de l’ANAP, Asociación nacional de agricultores pequeños (Association nationale de petits agriculteurs).  Après la formation, Caroline Laurin et Bruno Verrier se sont joints à la délégation pour participer au 4e Congrès international d’agroécologie, d’agriculture durable et de coopérativisme du 17 au 23 novembre.  S’y trouvaient quelques centaines de personnes provenant de Cuba et d’une vingtaine de pays des Amériques, d’Afrique et de l’Europe.

Nous avons été très impressionné-e-s de l’ampleur du mouvement agroécologique à Cuba. Aucun pays des Amériques, et probablement dans le monde, n’est aussi avancé. La croissance de l’agroécologie est exponentielle. Nous avons l’impression que le pays pourrait être le premier au monde à devenir entièrement agroécologique, ce qui en fait un ambassadeur de ce mouvement.

Quelques dates importantes pour une petite mise en contexte :

  • Avant 1959 occupations des terres par les latifundia pour la production de tabac, de canne à sucre et élevage bovin. 9,4 % des propriétaires possèdent 73 % des terres, 90 % des propriétaires possèdent 26 % des surfaces cultivées, 85 % d’entre eux en louage ou métayage, donc très précaires. 25 % aux mains de capitaux étrangers.
  • 1959, triomphe de la révolution cubaine. Réforme agraire dès le 17 mai, 4 mois après la victoire. Fin du latifundium.
  • 1959-1965, diversification (riz, maïs, haricots, pommes de terre, tomates, volaille, œufs, porc) et effort pour autosuffisance alimentaire. 1,2 million d’hectares mis à disposition de 100 000 familles paysannes. 40 % des terres nationalisées et exploitées par 400 000 travailleurs. Mise en place du blocus américain.
  • Années 60, petits producteurs devenus propriétaires de leur terre grâce à la réforme agraire, création des premières coopératives de crédit et services (CCS, les paysans restent propriétaires de leur ferme, mise en commun des achats et mise en marché) et des coopératives de production agricole (CPA, mise en commun des terres).
  • 17 mai 1961, jour du 2e anniversaire de la réforme agraire, fondation de l’ANAP.
  • Années 70 et 80, Révolution verte. Introduction massive de tracteurs, moissonneuses, engrais chimiques, pesticides, irrigation à grande échelle, semences hybrides et intérêt renouvelé pour les grandes monocultures. Appui du bloc soviétique pour intrants, machinerie, 85 % de la commercialisation.
  • Milieux des années 80 déclin de rendement dû à la dégradation des sols et de l’environnement en général, dévastation de cannes à sucre à cause de la rouille de la canne à sucre, moisi bleu du tabac, etc.
  • 1989-1990, chute du l’URSS
  • 1991, décret de la « Période spéciale en temps de paix. » Décentralisation de la production, recherche de nouvelles formes d’organisation et de stimulation de la force de travail dans les coopératives (CCS et CPA), distribution d’autres terres, augmentation du soutien à la commercialisation, l’ANAP adopte de nouvelles lignes de travail et se tourne vers l’Agroécologie, seule façon de sortir de l’impasse à cause du manque d’intrants, de machineries, de ressources énergétiques.
  • 1997, début de la mise en place du concept d’échange et de formation « de campesino a campesino » (paysan à paysan).
  • 2002, mise en place de Campesion a campesino dans les toutes les provinces de Cuba.

Lors de notre formation, des visites de ferme et des conférences, nous nous sommes rendu compte que Cuba est très avancé dans la production agroécologique. Les pratiques mises en places durant les premières années, soit de 1997 à 2000, sont les suivantes :

  • Substitution des intrants chimiques
  • Diagnostic de ferme
  • Intégration agriculture-élevage bovin
  • Polycultures
  • Plantes médicinales
  • Début des pépinières
  • Agriculture urbaine biologique

Le mouvement « Campesino a campesino » a permis de faire avancer les choses très rapidement. C’est un système d’échange et de formation horizontal où le paysan devient l’expert qui donne les formations en montrant ce qu’il a réalisé et ce qui a bien fonctionné, donnant ainsi l’exemple. Les principes de ce concept sont les suivants :

  • Commencer doucement et à petits pas
  • Limiter l’introduction de technologies, les maîtriser une par une pour obtenir des résultats rapides et visibles de manière à donner le goût d‘essayer les techniques enseignées
  • Expérimenter à petite échelle
  • Créer un effet multiplicateur

Les instruments utilisés sont :

  • La ferme comme élément de base
  • Les témoignages de ceux qui ont déjà essayé et obtenu des résultats
  • Les démonstrations didactiques
  • Présentation de produits, semences, matériels, innovations
  • Dynamique d’animation
  • Poésie et chansons
  • Sociodrames

De 2000 à 2003, les pratiques suivantes se sont ajoutées :

  • Engrais verts
  • Semis en courbes de niveau
  • Culture en terrasses
  • Réduction des intrants biologiques extérieurs à la ferme
  • Augmentation de la biodiversité
  • Introduction d’arbres fruitiers
  • Diversification des zones de cannes à sucre
  • Essor de l’arbre de neem comme insecticide
  • Augmentation de source d’énergies alternatives

Les fermes sont classées en 3 catégories selon leur avancement en agroécologie et selon le nombre de pratiques mises en place avec succès. Des études ont montré que plus les fermes intègrent les pratiques plus elles sont rentables et plus elles se remettent vite des ouragans et aléas climatiques.

Depuis 2003 les pratiques suivantes se sont ajoutées :

  • Lombriculture
  • Conservation des semences, préservation des variétés et espèces indigènes
  • Amélioration paysanne et participative des espèces et des variétés de plantes
  • Introduction de nouvelles cultures
  • Brise-vent
  • Culture et emploi de mycorhizes et autres organismes bénéfiques
  • Élevage et emploi d’insectes bénéfiques

Il est étonnant de voir que le lombricompost est très répandu, en fait la grande majorité des fermes ont adopté cette pratique. La traction animale est vue ici comme une manière moderne de faire de l’agriculture. En effet cette utilisation, en plus de ne pas dépendre de l’énergie fossile, permet de ne pas compacter les sols.

Les paysans sont très fiers de leurs avancés et ils veulent pousser le concept aussi loin qu’ils le peuvent, dans chacune des fermes où nous sommes allés.

Les deux principales clés du succès de cette transformation radicale et rapide de l’agriculture à Cuba sont la volonté  politique de la Révolution cubaine et l’emploi de la méthodologie « campesino a campesino », aussi appuyé par l’État.

Par nécessité de ne pas laisser mourir le peuple cubain de faim, la Révolution a d’abord fait une réforme agraire en profondeur, laissant accès à la terre. Il a aussi mis en place plusieurs programmes dont :

  • Programme national de production de moyens biologiques
  • Programme national de traction animale
  • Programme national de production de matière organique
  • Mouvement forum des sciences et techniques
  • Programme culture populaire de riz
  • Programme national d’agriculture urbaine
  • Programme national d’amélioration et de conservation des sols
  • Programme national de lutte contre la désertification et la sécheresse
  • Programme forestier national
  • Politique environnementale

Les ministères et institutions suivantes travaillent tous main dans la main pour faire avancer l’agroécologie à Cuba :

  • Ministère de l’Agriculture
  • Direction des sols
  • Direction de la santé végétale
  • Ministère du sucre
  • Ministère de la Science, de la Technologie et de l’Environnement
  • Association cubaine des techniciens forestiers
  • Association cubaine de production animale
  • Les universités
  • Les médias, télévision, radio et journaux
  • Fondation de la nature et de l’Homme « Antonio Nuñez Jiménez »
  • Mouvement d’agriculture urbaine
  • Les centres de recherche
  • École nationale d’agroécologie « Niceto Perez », où la formation et le congrès international ont eux lieu.

Comme vous voyez, tout est mis en place pour faire avancer le concept de l’agroécologie à Cuba de façon très efficace. C’est pourquoi déjà le 1/3 des fermes de Cuba sont agroécologiques à différents niveaux. Ce sont plus de 100 000 familles qui sont dans ce processus. Ici les fermiers sont parmi ceux qui gagnent les meilleurs salaires. Nous avons beaucoup à apprendre d’eux. Ils sont un exemple de ce qu’on peut faire avec peu de moyens, un blocus économique qui ralentit et occasionne des problèmes, avec des succès impressionnants. Nous devrons donc, si nous voulons avancer plus vite dans le sens de l’agroécologie, faire des représentations politiques pour faire changer les lois et règlements et mettre à contribution toutes les institutions publiques concernées. Il serait bon aussi de mettre en place la méthodologie « paysan à paysan » afin de transmettre les techniques, entre agriculteurs, et aussi aux personnes qui voudraient entrer dans la danse.

Des liens ont été tissés avec les paysans cubains, avec l’ANAP et avec l’école nationale d’agroécologie Niceto Perez et la solidarité entre l’Union paysanne du Québec peut donner des résultats intéressants pour le futur.

 

Ce voyage et cette formation ont été rendus possibles et agréables grâce à:

•L’Union paysanne du Québec qui a remis 2 bourses de $250 aux deux délégués, Claude Lussier et Caroline Laurin
•Les Jardins de la Grelinette par une bourse de 200$ remise à Ketsia Johns en tant que relève agricole
•Stéphanie Wang et tout le comité international de l’Union paysanne
•Aro CoopérAction InterNational, Colette, Lourdes et Juan Carlos pour le soutien considérable à la préparation, l’encadrement de la délégation et à l’interprétation
•La Via Campesina
•La ANAP (Association Nationale des petits agriculteurs cubains)
•L’école Niceto Perez de l’ANAP, sa direction et son personnel
•Les participantes et participants au cours, grâce à qui il y a eu beaucoup de belles interactions

 

Télécharger le rapport au format PDF.

 

unionpaysanne150

Congrès annuel de l’Union paysanne le 23 novembre 2013 à Contrecoeur

Bonjour à tous!

Ce 13e congrès de l’Union paysanne ouvre ses portes sur un vent de fraîcheur et de renouveau. Depuis l’an passé, de nombreux bénévoles se sont joints à nous et ont permis d’élargir nos actions. Plus que jamais, nous pouvons incarner cette alliance des gens de la terre et de la table.

L’achat local capte l’attention comme un vœu pieux, une vertu inattaquable. Le gouvernement du Québec a formulé l’intention de le favoriser. Mais au-delà du rêve, les entraves entre fermier et consommateur  sont nombreuses: Quotas, plans conjoints, agences de contrôle, normes sanitaires et d’étiquetage, abattage, etc.

Il apparait paradoxal d’encourager l’achat local et tout un système qui favorise la multiplication des intermédiaires et l’industrialisation de la nourriture. Même paradoxe au niveau des lois, alors que la loi sur la mise en marché des produits agricoles affirme libérer la vente directe de tout plan conjoint, mais que la Régie des marchés agricoles agit exactement dans l’esprit contraire en livrant les adeptes de la vente directe au contrôle des plans conjoints, sous peine de poursuites.

Le congrès que nous proposons cette année se veut un congrès de travail concret, afin de poursuivre les actions de l’Union paysanne et d’approfondir l’achat local au Québec.

Que vous soyez fermier ou non, transformateur, commerçant, amateur de bonne nourriture, cuisinier, bref, si vous avez un lien quelconque avec la nourriture, nous vous invitons à ce congrès de travail. Venez contribuer à une vision paysanne de la terre et de la table.

Le conseil de coordination

 


 

Congrès 2013 de l’Union paysanne
Date :
Samedi 23 novembre 2013
Lieu :
Colonie des Grèves de Contrecoeur
10 350, routeMarie-Victorin, Contrecoeur, JOL 1C0 
(voir : www.coloniedesgreves.com )

 


 

Réservez votre place!

 

McLeod Mai04-2 m

 

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Invitation au Congrès de l’Union paysanne les 27 et 28 avril 2013

Le futur c’est l’alliance entre paysans et citoyens-consommateurs, le lien de la terre à la table, en passant par la transformation. C’est habiter nos territoires et en vivre. Le futur c’est la poursuite de l’idée de base de l’Union paysanne.

À la suite du rapport Pronovost, le gouvernement a annoncé son intention de rédiger une politique agricole, devenu une politique bioalimentaire et qui maintenant est une politique de souveraineté alimentaire. Pourtant le contenu à peu évolué, sinon en s’éloignant toujours un peu plus des recommandations du rapport Pronovost.  Une autre stratégie de camouflage pour masquer le fait que les fermiers sont coincés, sans issue, dans un fouillis de plans conjoints coercitifs et sans accès à la terre. À quoi bon la publicité pour mousser les ventes de produits québécois si leur production est entravée à la source?

Lors de ce congrès, l’Union paysanne veut rédiger sa propre politique agricole. Il est temps de faire la synthèse de ce que nous voulons en agriculture et aussi une réflexion sur nos moyens d’action. Il faut qu’au Québec il redevienne possible de faire de l’agriculture sans que ce soit illégal, sans que nourrir sa communauté soit passible de poursuites.

Nous réclamons le droit d’être paysan!

 


 

congres 450

 

Le droit d’être paysan!

Congrès de l’Union paysanne
27-28 avril 2013

Centre St-Pierre
1212 Rue Panet Montréal, QC H2L 2Y7
(514) 524-3561

 

 


 

 

Programme du congrès

 

Samedi 27 avril

9h30 : Accueil et inscription

10h00 :

  • nomination d’un animateur
  • nomination d’un secrétaire
  • lecture et adoption de l’ordre du jour
  • lecture et adoption du pv du Congrès 2011

10h10 : Mot de bienvenue

10h15 : Rapport financier, plan d’action 2012, union sectorielles.

10h30 : Un projet de politique agricole
mise en contexte

12h00 : Dîner sur place (Fin de la mise en candidature pour les élections)

13h15 : Ateliers

14h30 : Pause

14h45 : Suite des ateliers

17h30: Souper

19h00 : Tribune du peuple

Dimanche 28 avril

9h00 : Plénière

11h00 : Plan d’action 2013

12h00 : Dîner et discussion sur les luttes mobilisatrices

13h00 : Assemblée et élections

15h00 : Clôture du congrès

 


 

Pour vous inscrire:

Frais de Congrès : 65$

Coucher : Autour du Centre St-Pierre plusieurs hôtels accessibles. À vos frais.

SVP nous confirmer votre présence afin de gérer le nombre de place. Laissez nous votre nom et façon de vous rejoindre. Une fois inscrit vous recevrez de plus amples informations.

Par téléphone : 450-230-5046
Par courriel : paysanne@unionpaysanne.com

Pièce-jointe : Invitation_au_Congres_2013.pdf