Articles

Projet de loi 54: Le respect des impératifs biologiques doit devenir l’outil de mesure du bien-être animal au Québec.

Lachute, 24 septembre 2015. L’Union paysanne hier soir a présenté son mémoire lors des consultations de la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles (CAPERN) sur le projet de loi 54, Loi visant l’amélioration de la situation juridique de l’animal.

D’entrée de jeu l’Union paysanne a précisé qu’il n’est pas possible de parler d’améliorer les conditions de vie des élevages sans parler d’améliorer les conditions de vie des éleveurs. L’industrialisation de la nourriture et des élevages a une grande part de responsabilité dans les souffrances inutiles subies par les éleveurs et par les animaux de ferme.

Nous déplorons le gommage de la réalité utilisés par des groupes appartenant à l’industrie. Sous des termes alambiqués comme « code de conduite, standard de qualité et normes consensuelles », ces groupes semblent refuser de mettre le doigt sur le bobo.  Nous déplorons justement le gommage de la réalité utilisés par des groupes appartenant à l’industrie. Sous des termes alambiqués comme « code de conduite, standard de qualité et normes consensuelles », ces groupes semblent refuser de mettre le doigt sur le bobo.

Les fameux codes de bonnes pratiques vantés par l’industrie et l’UPA lors des audiences sont taillés sur mesure pour eux et non pour le respect des impératifs biologiques des animaux. En plus de faire crouler les éleveurs sous des règles normatives et une paperasse excessive, ils créent à toute fin pratique une fausse notion du bien-être animal. Il ne suffit pas de mettre un matelas sous les pieds des vaches laitières pour justifier qu’elles sont attachées en permanence pour plus de 90% d’entres elles au Québec.

Alors que l’Europe fait des pas de géant au Québec nous nous cachons derrière l’impondérable de la compétitivité. Comme si respecter les impératifs biologiques des animaux étaient incompatibles avec la rentabilité.

C’est pourquoi l’Union paysanne propose au ministre Pierre Paradis que les impératifs biologiques des animaux deviennent graduellement l’outil de mesure du bien-être animal au Québec.  C’est pourquoi l’Union paysanne propose au ministre Pierre Paradis que les impératifs biologiques des animaux deviennent graduellement l’outil de mesure du bien-être animal au Québec.

Un comité-conseil permanent, rattaché au MAPAQ, composé d’intervenants du monde agricole, de vétérinaires, de biologistes et de groupes de consommateurs, aurait le mandat d’établir cet indice du bien-être animal. Cet indice permettrait aux éleveurs de savoir où ils se situent en terme de bien-être animal et ensuite de se fixer des objectifs clairs et mesurables afin d’augmenter cet indice.

L’État devrait soutenir la progression des éleveurs dans le processus. Comme société nous ne pouvons plus faire l’économie du débat autour du bien-être animal des animaux de ferme. Il n’est plus possible non plus de faire abstraction du fait que les conditions de vie des éleveurs se sont elles aussi détériorées, soumises à l’industrialisation et au libre-échange. Plus que jamais la souveraineté alimentaire apparait comme une chance de rétablir un lien avec nos bêtes.

 

Pièces-jointes :

UP-Memoire-Loi-54-20sept2015.pdf

com-up_2015-09-24_droit-animaux.pdf

 

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910
 
Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

 

 

Loi 54, statut juridique de l’animal

L’Union paysanne déposera un mémoire devant la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles concernant le projet de loi n° 54, Loi visant l’amélioration de la situation juridique de l’animal. Ce projet de loi touchera les animaux de ferme et les pratiques agricoles.

Vaches (troupeau). La première lecture du projet de loi nous confirme que la notion de qualité de vie des animaux de ferme est vague. L’Union paysanne entend traiter le sujet de façon équilibré entre l’amélioration nécessaire de la qualité de vie des animaux de ferme de la naissance à la mort, mais également l’amélioration de la qualité de vie des agriculteurs qui doivent être appuyés pour amorcer ce changement.