Articles

Bois d’œuvre : Québec Solidaire vise juste

Lachute, 2 mai 2017 : L’Union paysanne tient à saluer la proposition de Québec Solidaire qui vise à utiliser le bois dans toutes les nouvelles constructions du secteur non résidentiel où ce choix pour la charpente est approprié. «Cette proposition est un exemple de politique publique concrète qui est en mesure de créer une économie réellement durable pour les régions», souligne Benoit Girouard, président de l’Union paysanne. Rappelons que le Rapport Beaulieu, commandé par le gouvernement en 2012, affirmait que 80% des constructions non résidentielles pourraient effectuer ce virage au lieu du 20% actuel.

Depuis 30 ans, le bois d’œuvre, au travers du libre-échange, confine le Québec comme fournisseur de bois à faible coût et laisse les travailleurs de la forêt à la merci de l’humeur de l’industrie et des politiciens américains.

Au Québec, utiliser plus de bois provenant de nos forêts n’est pas du protectionnisme, mais un choix logique en terme de valorisation de la ressource, d’écologie et d’économie plus circulaire. Si les Libéraux et les autres partis veulent relever le défi d’une meilleure économie pour les Québécois et Québécoises, nous les invitons à oser adopter et appliquer la mesure proposée par Québec Solidaire.

Cette vision de l’économie pourrait faire également des petits au niveau de l’agroalimentaire où, encore aujourd’hui, nos hôpitaux, écoles et autres institutions publiques sont approvisionnés en grande partie par de la nourriture provenant des États-Unis. L’autosuffisance alimentaire et la souveraineté alimentaire s’opposent à cette logique du plus bas coût qui ne fait qu’appauvrir les agriculteurs, peu importe leur pays d’origine.

                                                                                          -30-

 

Benoit Girouard                                                                                  Maxime Laplante

Président Union paysanne                                                                   Vice-président

450-495-1910                                                                                      581-888-0941

 

thumbnail of Com.QS 2 mai2017.doc

Sept questions sur les enjeux agricoles pour les partis politiques

Lachute, samedi 15 mars 2014 Depuis maintenant 12 ans, l’Union paysanne porte la voix des agriculteurs, des paysans et de la population en faveur d’une agriculture et d’une alimentation à échelle réellement humaine.

Toute campagne électorale est un moment privilégié pour sonder les différents partis sur leurs positions et les engagements qu’ils sont prêts à prendre. Mais, étrangement, il est rare d’entendre parler d’agriculture et d’alimentation même si celles-ci représentent une part importante de l’économie du Québec. L’Union paysanne estime donc pertinent de soumettre aux partis politiques 7 questions à saveur agricole et alimentaire.

En effet, afin de bien comprendre où se situe chaque parti politique en matière d’agriculture et d’alimentation, l’Union paysanne leur demande de répondre à 7 questions qui couvrent une partie des intérêts des agriculteurs et de la population québécoise. Leurs réponses seront dévoilées lors du Conseil national de l’organisation à St-Hyacinthe le 29 mars prochain.

Nous les invitons donc, dès maintenant, à mettre les enjeux agricoles, de forêt, de ruralité et d’alimentation au cœur de cette campagne… électorale.

 

Questions
  1. À l’heure actuelle, le Canada permet la vente de fromages de lait cru importés qui sont soumis à des exigences inférieures que celles auxquelles les fromages de lait cru québécois sont soumis. Quels engagements votre parti est-il prêt à prendre pour remédier à cette situation inéquitable et favoriser la liberté de production des fromagers québécois?
  2. Quels engagements votre parti est-il prêt à prendre pour assurer la liberté d’association aux producteurs agricoles du Québec et garantir le pluralisme syndical comme dans tous les autres secteurs d’emploi au Québec?
  3. Quels engagements votre parti est-il prêt à prendre pour permettre aux Québécois qui le désirent d’avoir une production supérieure à 99 poulets, comme c’est le cas dans les autres provinces canadiennes où la limite permise varie de 500 à 2000?
  4. Quels engagements votre parti est-il prêt à prendre pour augmenter la production biologique au Québec?
  5. Quels engagements votre parti est-il prêt à prendre en matière d’étiquetage des OGM sachant que cette question fait l’objet d’une quasi unanimité chez les Québécois?
  6. Quels engagements votre parti est-il prêt à prendre afin de favoriser la relève agricole, qu’elle soit familiale ou non?
  7. Quels engagements comptez-vous prendre afin d’augmenter les achats institutionnels de produits du Québec malgré les accords de l’ALENA?

 


 

Pièce-jointe :

com-up_2013-03-15_Questions_Elections.pdf

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.