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Union Paysanne - Affiche.

Congrès de l’Union paysanne en février 2015

Le congrès de l’Union paysanne retournera sur son lieu de naissance les 20-21-22 février à St-Germain de Kamouraska avec comme thème : « Retour aux sources paysannes ».

Des ateliers sur l’agroécologie, l’intégration des terres agricoles, l’énergie, réforme de la gestion de l’offre, etc. Invité surprise et encan silencieux.

 

 

Mettez tout de suite la date à votre agenda!

Congrès de l’Union paysanne les 20, 21 et 22 février 2015

N’oubliez-pas de régler votre membership afin de pouvoir voter en assemblée!

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À propos de l’Union paysanne

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

En savoir plus à propos de l’Union paysanne

Déclaration de principe de l’Union paysanne

 

Assemblée de fondation du Centre Paysan

Fondation du Centre Paysan à Lachute

Lachute, 29 mai 2014. Plus d’une trentaine de personnes se sont réunies à Lachute le 17 mai dernier afin de se regrouper en coopérative de solidarité et fonder le Centre paysan, la toute première école d’agroécologie paysanne au Canada. Il existe actuellement plus d’une quarantaine d’écoles de ce type à travers le monde reliées à La Via Campesina1 et dédiées, tout comme le Centre paysan, à la formation, la publication, l’accompagnement des agriculteurs et des communautés dans l’acquisition de savoir-faire paysan et agroécologique.

 

Assemblee

 

Ketsia Johns fut déléguée par l’Union paysanne durant 1 mois dans l’une de ces écoles d’agroécologie à Cuba. Elle a pu rapporter à l’assemblée présente son expérience, ses apprentissages et son désir de s’impliquer au développement d’un projet semblable en sol québécois.

En après-midi, les résultats d’un sondage exhaustif sur les besoins de formation et d’éducation en lien avec le Centre paysan furent dévoilés. Un nombre incroyable de 350 participants ont répondu à ce qui représentait un long sondage confirmant par le fait même l’engouement pour la mission du Centre paysan.

 

1er conseil d’administration

Un premier conseil d’administration fut élu de façon unanime : Colette Lavergne à la vice-présidence, Ketsia Johns à titre de secrétaire, Benoit Girouard comme président et Karen Dixon au titre de trésorière. 2

Nous remercions la MRC d’Argenteuil de nous avoir si chaleureusement accueillis. Nous pouvons la citer en exemple par le leadership qu’elle exerce afin de donner un nouveau souffle à l’agriculture régionale et à l’agriculture de proximité. C’est d’ailleurs l’un des facteurs qui a motivé l’implantation du Centre paysan à Lachute dans cette MRC.

C’est dans cet esprit de partenariat que le Centre paysan souhaite se déployer afin d’offrir des formations de paysan à paysan dans toutes les régions du Québec. Le C.A. est à pied d’œuvre pour offrir dès cet automne une offre de formations axées sur les besoins concrets de la population. D’ici là, beaucoup de travail, à commencer par rassembler le milieu de l’agroécologie autour du Centre paysan.

 

1 : La Via Campesina

La Via Campesina (la « voie paysanne » en espagnol) est un mouvement international qui coordonne des organisations de petits et moyens paysans, de travailleurs agricoles, de femmes rurales, de communautés indigènes d’Asie, des Amériques, d’Europe et d’Afrique. Ce réseau a vu le jour en 1993. Il milite pour le droit à la souveraineté alimentaire et pour le respect des petites et moyennes structures paysannes.

 

2 : CV résumé

Colette Lavergne Colette Lavergne : BSc Biologie, Université Laval. Étude en médecine, Université Laval. Maîtrise en gestion de programmes en santé internationale, Faculté de médecine, Université de Paris Sud. Présidente fondatrice de Aro CoopérAction InterNational. Travaille depuis 20 ans dans le domaine du développement durable, principalement en agriculture biologique (agroécologie), protection de l’environnement et commerce équitable.

 

Benoit Girouard Benoit Girouard : Études diverses en agriculture, mais surtout autodidacte. A géré pendant 5 ans deux fermes maraîchères ultra diversifiées à Laval avant de lancer sa propre entreprise. Approfondit depuis plus de 15 ans une vision de la ferme comme agroécosystème. Développe une technique novatrice d’élevage de lapin sur pâturage et autres méthodes alternatives de soins aux animaux avec utilisation de la forêt. Actuel président de l’Union paysanne.

 

Karen Dixon Karen Dixon : BSc Science des sols  conservation, Université Mc Gill. Agronome-conseil en 2002 pour un club-conseil en agroenvironnement. Actuellement conseillère et formatrice en démarrage d’entreprise – Fonds d’Emprunt des Laurentides.

 

 

Ketsia Johns Ketsia Johns : BSc. Agronomie, Université Laval. Termine actuellement une maîtrise en agroforesterie. Possède de l’expérience particulièrement en culture maraîchère biologique, en culture de plantes médicinales, en recherche appliquée ainsi qu’en gestion de projet et d’organisation.

 

 

Pour plus d’info sur le centre paysan :

 

Pièce-jointe :

 

centre-paysan-images

Invitation à la 1ère AGA du Centre paysan

centre-paysan-imagesLachute, mercredi 30 avril 2014. L’Union paysanne est fière de vous inviter à la première Assemblée générale annuelle de la Coopérative de solidarité Centre paysan. Après avoir porté ce projet pendant son démarrage, l’Union paysanne souhaite maintenant le partager avec toutes les personnes intéressées par les savoir-faire paysans, l’agroécologie, la diversification de l’agriculture et la souveraineté alimentaire.

 

Vous êtes donc cordialement invité à participer à :

1ère Assemblée générale annuelle du Centre paysan
Samedi le 17 mai à 13h30
Salle Lucien Durocher
430, rue Grace
Lachute, (Québec)
J8H 1M6

Au menu :

  • Présentation de la Coopérative
  • Banque de terre.ca
  • Statut et règlement
  • Rapport formation agroécologie Cuba
  • Présentation logo
  • Résultat du sondage sur les formations
  • et autres…

Il est important de s’inscrire le plus rapidement possible afin de recevoir l’ordre du jour final et afin de nous aider à planifier le goûter qui sera servi. Vous pouvez vous inscrire par courriel ou par téléphone, en donnant votre nom, votre numéro de téléphone et votre localité. Mentionnez si vous pouvez offrir du covoiturage ou si vous en auriez besoin. Nous essaierons de vous accommoder.

Courriel : centrepaysan@gmail.com        Téléphone : 450-230-5046

Pour devenir membre dès maintenant, imprimez le formulaire «Déclaration d’utilisateur» sur la page Facebook du Centre paysan et postez le à l’adresse de l’en-tête. Vous pourrez aussi le faire sur place. Vous pouvez consulter le document de base du Centre paysan à cette adresse : 

 
Pour information :
Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

 

Pièces-jointes :

 

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

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La Souveraineté Alimentaire pour garantir la résilience de la ferme familiale


Communiqué La Via Campesina Amérique du Nord – En cette année de l’Agriculture Familiale: La Souveraineté Alimentaire pour garantir la résilience de la ferme familiale

9 Avril 2014 – Les fermiers Joan Brady (Union Nationale des Fermiers- NFU), Ben Burkett (National Family Farm Coalition) et Maxime Laplante (Union paysanne) ont représenté les voix des fermières, des fermiers de communautés minoritaires et des fermiers de petite et moyenne taille des États-Unis et du Canada lors du Dialogue Continental de l’Amérique du Nord sur l’Agriculture Familiale tenu les 7 et 8 avril derniers à Québec. Les trois organisations sont membres de La Via Campesina, le plus important mouvement international de fermiers et travailleurs agricoles, avec des membres dans plus de 70 pays, dont sept organisations membres en Amérique du Nord.

«Nous somme préoccupés par les nombreuses voix qui lors de cette consultation ont défendu des intérêts corporatistes au nom de l’agriculture familiale», dit le Vice-Président de l’Union paysanne Maxime Laplante. Il poursuit  : «Mais la majorité des paysans du monde, incluant ceux ici-même au Québec, savent que l’agriculture véritablement durable repose sur la production à petite échelle, qui permet une adaptation aux changements climatiques et la préservation de la biodiversité tout en nourrissant nos communautés».

Dans la foulée de l’«Année Internationale de l’Agriculture Familiale» promue par l’Organisation des Nation Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), La Via Campesina souligne que l’agriculture familiale de petite échelle est un élément fondamental de la souveraineté alimentaire, un modèle alternatif de production alimentaire qui n’exploite ni les humains ni la nature. Peu importe la façon dont on la nomme, l’agriculture industrielle a mené à une crise écologique. Pourtant, malgré un contexte marqué par des politiques désavantageuses, l’ingéniosité et la résilience des fermes familiales, appuyées par une forte demande populaire, ont mené au renforcement de systèmes alimentaires locaux fondés sur des pratiques agricoles familiales et agroécologiques.

«Les fermes familiales composées de femmes, d’hommes et de leurs enfants, qui prennent soin de leurs fermes et de leurs communautés, sont les meilleurs gardiens de la terre et de la biodiversité. Ils et elles ont un intérêt dans la préservation de la terre et de ses valeurs sociales et environnementales inhérentes. Les semences et les terres productives doivent demeurer sous le soin de ceux et celles qui produisent les aliments.» dit Joan Brady, Présidente femme de l’UNF.

La concentration des terres en Amérique du Nord a causé un déplacement interne et une migration forçant plusieurs fermiers à entrer dans le secteur du travail agricole salarié aux États-Unis et au Canada, lequel maintient des conditions d’exploitation afin d’alimenter la chaîne alimentaire industrielle. Les membres de La Via Campesina Amérique du Nord soulignent que leur vision de l’agriculture familiale est aussi exempte de l’exploitation du travail des travailleurs agricoles. Enfin, La Via Campesina tient à rappeler que malgré les nombreuses visions de la «ferme familiale», une agriculture industrielle contrôlée par les corporations ne fonctionne ni pour les fermiers, ni pour les travailleurs agricoles, ni pour la planète.


Pièce-jointe:

LVCNA_AIAF_consultation_Qc_FR.pdf

Pour information:

Maxime Laplante, Vice-président Union paysanne, 418-926-2473

Stéphanie Wang, Comité international Union paysanne, 514-995-5052

Sondage Centre paysan, quels sont vos besoins?

Lachute, vendredi 11 avril 2014. Le Centre paysan est une coopérative de solidarité qui vise à «Regrouper les personnes intéressées par les savoir-faire paysans, l’agroécologie, la diversification de l’agriculture et la souveraineté alimentaire afin d’en faire la promotion, par la formation, la recherche, et la diffusion de matériel didactique.»

Nous aimerions connaître vos besoins en matière de formation. Pour ce faire, nous lançons un sondage en ligne qui, sans être exhaustif, couvre une grande partie des sujets que nous toucherons. Nous vous invitons à y répondre dès maintenant en suivant ce lien:

https://fr.surveymonkey.com/s/centrepaysan

Ainsi nous serons mieux placés pour répondre aux besoins nombreux de tout ceux et celles qui s’intéressent à la paysannerie, de la terre à la table. Nous rappelons que vous pouvez faire partie du Centre paysan dès maintenant en remplissant le formulaire d’adhésion disponible sur notre page Facebook.

Localisation

Le Centre paysan aura son siège social à Lachute dans la région d’Argenteuil, mais projette d’offrir des formations sur mesure partout au Québec. Nous espérons y arriver en regroupant tous les passionnés d’agroécologie et de paysannerie afin qu’ils rendent leur savoir-faire accessible.

Continuez de surveiller l’actualité, car des nouvelles seront dévoilées presque chaque semaine d’ici l’AGA du 17 mai prochain.

 


 

Pièce-jointe :

com-up_2014-04-11_Sondage_Centre_Paysan.pdf

Pour information :
Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

L’Union paysanne relance le Centre paysan

Lachute, jeudi 3 avril 2014. L’Union paysanne est fière d’annoncer la relance du Centre paysan. Ce projet, que nous avions mis en veilleuse, n’attendait que le printemps pour ressurgir et cette fois  sous forme d’une coopérative de solidarité. Nous souhaitons répondre aux besoins nombreux de tout ceux et celles qui s’intéressent à la paysannerie, et ce, de la terre à la table.

Il y a actuellement au Québec, et ailleurs dans le monde, un engouement pour tout ce qui touche la paysannerie, l’agroécologie, l’agriculture de proximité, l’autosuffisance et la souveraineté alimentaire. «Ferme paysanne, marché de solidarité,  agriculture biologique, poulet sur pâturage, permaculture ne riment plus avec passéiste.» souligne Benoit Girouard, président de l’Union paysanne.

Au contraire, appuyée sur les savoirs traditionnels et la science, l’agriculture paysanne demande un grand savoir-faire. «Mettre 45 légumes en rotation sur 2 hectares avec une succession de récolte, demande presque du génie», rajoute le président de l’Union paysanne.

Le Centre Paysan visera donc à «Regrouper les personnes intéressées par les savoir-faire paysans, l’agroécologie, la diversification de l’agriculture et la souveraineté alimentaire afin d’en faire la promotion, par la formation, la recherche, et la diffusion de matériel didactique.»

Nous invitons donc, dès maintenant, tous les intéressé-e-s, à faire partie de la coopérative en remplissant leur adhésion.

Localisation

Le Centre paysan aura son siège social à Lachute dans la région d’Argenteuil. Territoire idéal selon nous pour remplir notre mission. Il sera  accessible pour la population du Grand Montréal dont la plupart réside à moins d’1h30 de Lachute.  L’implantation sera graduelle, mais des formations seront accessibles dès ce printemps. Lesquelles? Nous gardons un peu de suspense.

Le Centre paysan projette également d’offrir des formations sur mesure partout au Québec. Pour ce faire il espère regrouper tous les passionnés de la nouvelle agriculture et de l’agroécologie afin qu’ils rendent accessible leur savoir-faire.

Concours logo

Première étape de notre visibilité, le Centre paysan doit se doter d’un logo. Nous lançons donc aujourd’hui un concours afin de trouver notre logo. Un 1er prix de 500$ sera remis au créateur du logo choisi. Le logo sera dévoilé lors de l’AGA de fondation du Centre le 17 mai prochain à Lachute. (règles du concours disponibles ici)

Nous vous invitons à devenir membre dès maintenant et à surveiller l’actualité, car des nouvelles seront dévoilées presque chaque semaine d’ici l’AGA du 17 mai prochain.

 

Pièces-jointes :

com-up_2014-04-03_Relance_Centre_Paysan.pdf

Declaration_Adhesion_Utilisateur_Centre_Paysan.pdf

Regles_Concours_Centre_Paysan.pdf

Pour information :

Benoit Girouard                         
Président Union paysanne                            
450-495-1910

 

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Agroecologie Victoriaville -

Au retour de Cuba, les délégués de l’Union Paysanne partagent leur expérience avec des étudiants

Agroecologie victo-1Le 24 février dernier, deux membres qui ont fait partie de la délégation de l’Union paysanne à la 4e rencontre internationale d’agroécologie à Cuba, ont fait une présentation de deux heures devant un groupe d’étudiant-e-s en agriculture biologique au Cégep de Victoriaville.

Caroline Laurin de La ferme aux légumes d’hiverts et Raymond Robitaille, traducteur et interprète allié de longue date de La Via Campesina, ont partagé leurs apprentissages sur l’expérience unique de Cuba avec l’agroécologie.

Raymond a débuté en expliquant le contexte historique particulier dans lequel est né le mouvement d’agroécologie à Cuba, c’est-à-dire la chute de l’URSS qui approvisionnait alors Cuba en pétrole pour alimenter les tracteurs et les intrants de la Révolution verte. C’est ainsi que les Cubains n’ont eu d’autre choix que de se tourner vers une production agricole biologique décentralisée et tournée vers la production de denrées alimentaires pour la population. C’est par la volonté politique des décideurs politiques cubains, par une structure et une culture coopérative développées, et grâce à l’importation de la méthode de formation de paysan à paysan que Cuba a réussi à faire de l’agroécologie un modèle agricole dominant à l’échelle du pays.

Caroline a enchaîné avec une définition du concept d’agroécologie, et une explication de la méthode de paysan à paysan, sur laquelle est fondé le mouvement d’agroécologie, non seulement cubain, mais international. Cette méthode est fondée sur le partage horizontal de connaissances et d’expériences entre fermiers. Elle utilise des moyens participatifs et artistiques pour susciter l’intérêt des fermiers à intégrer graduellement des pratiques écologiques et féministes. Enfin, des photos des fermes visitées et des techniques agroécologiques ont été présentées.

La présentation a soulevé un grand intérêt de la part des étudiant-e-s en agriculture bio, dont la plupart aspirent à cultiver de façon diversifiée, écologique, et autonome face aux compagnies d’intrants.

Selon Emmanuel Beauregard, jeune de la relève et membre du comité international de l’Union paysanne: «l’agroécologie est une approche globale et radicale nécessaire qui, à la différence des modèles agricoles dominants, est fondée sur les besoins socio-culturels et politiques des communautés.»

D’autres membres de la délégation qui étaient de la rencontre à Cuba donneront une présentation sur le mouvement d’agroécologie à Cuba lors du prochain conseil national de l’Union paysanne le 29 mars prochain. Voir Conseil National spécial le 29 mars 2014 à Saint-Hyacinthe.

Un rapport est disponible sur le site internet de l’Union paysanne : Compte-rendu formation en agroécologie et Congrès international à Cuba – Novembre 2013.

 

 

devanture cuba

Rapport de la délégation de l’Union paysanne lors d’une formation en agroécologie et Congrès international à Cuba

Novembre 2013

Rapport de voyage de la délégation de l’Union paysanne pour formation en agroécologie et 4e Congrès international d’agroécologie, d’agriculture durable et de coopérativisme organisés par l’ANAP (Association Nationale des petits agriculteurs et agricultrices) à Cuba.

Raymond Robitaille, Ketsia Johns, Ghislain Jutras, Cécile Famhérée, et Claude Lussier, tous membres de l’Union paysanne, ont participé du 10 au 15 novembre 2013 à la formation en agroécologie de l’ANAP, Asociación nacional de agricultores pequeños (Association nationale de petits agriculteurs).  Après la formation, Caroline Laurin et Bruno Verrier se sont joints à la délégation pour participer au 4e Congrès international d’agroécologie, d’agriculture durable et de coopérativisme du 17 au 23 novembre.  S’y trouvaient quelques centaines de personnes provenant de Cuba et d’une vingtaine de pays des Amériques, d’Afrique et de l’Europe.

Nous avons été très impressionné-e-s de l’ampleur du mouvement agroécologique à Cuba. Aucun pays des Amériques, et probablement dans le monde, n’est aussi avancé. La croissance de l’agroécologie est exponentielle. Nous avons l’impression que le pays pourrait être le premier au monde à devenir entièrement agroécologique, ce qui en fait un ambassadeur de ce mouvement.

Quelques dates importantes pour une petite mise en contexte :

  • Avant 1959 occupations des terres par les latifundia pour la production de tabac, de canne à sucre et élevage bovin. 9,4 % des propriétaires possèdent 73 % des terres, 90 % des propriétaires possèdent 26 % des surfaces cultivées, 85 % d’entre eux en louage ou métayage, donc très précaires. 25 % aux mains de capitaux étrangers.
  • 1959, triomphe de la révolution cubaine. Réforme agraire dès le 17 mai, 4 mois après la victoire. Fin du latifundium.
  • 1959-1965, diversification (riz, maïs, haricots, pommes de terre, tomates, volaille, œufs, porc) et effort pour autosuffisance alimentaire. 1,2 million d’hectares mis à disposition de 100 000 familles paysannes. 40 % des terres nationalisées et exploitées par 400 000 travailleurs. Mise en place du blocus américain.
  • Années 60, petits producteurs devenus propriétaires de leur terre grâce à la réforme agraire, création des premières coopératives de crédit et services (CCS, les paysans restent propriétaires de leur ferme, mise en commun des achats et mise en marché) et des coopératives de production agricole (CPA, mise en commun des terres).
  • 17 mai 1961, jour du 2e anniversaire de la réforme agraire, fondation de l’ANAP.
  • Années 70 et 80, Révolution verte. Introduction massive de tracteurs, moissonneuses, engrais chimiques, pesticides, irrigation à grande échelle, semences hybrides et intérêt renouvelé pour les grandes monocultures. Appui du bloc soviétique pour intrants, machinerie, 85 % de la commercialisation.
  • Milieux des années 80 déclin de rendement dû à la dégradation des sols et de l’environnement en général, dévastation de cannes à sucre à cause de la rouille de la canne à sucre, moisi bleu du tabac, etc.
  • 1989-1990, chute du l’URSS
  • 1991, décret de la « Période spéciale en temps de paix. » Décentralisation de la production, recherche de nouvelles formes d’organisation et de stimulation de la force de travail dans les coopératives (CCS et CPA), distribution d’autres terres, augmentation du soutien à la commercialisation, l’ANAP adopte de nouvelles lignes de travail et se tourne vers l’Agroécologie, seule façon de sortir de l’impasse à cause du manque d’intrants, de machineries, de ressources énergétiques.
  • 1997, début de la mise en place du concept d’échange et de formation « de campesino a campesino » (paysan à paysan).
  • 2002, mise en place de Campesion a campesino dans les toutes les provinces de Cuba.

Lors de notre formation, des visites de ferme et des conférences, nous nous sommes rendu compte que Cuba est très avancé dans la production agroécologique. Les pratiques mises en places durant les premières années, soit de 1997 à 2000, sont les suivantes :

  • Substitution des intrants chimiques
  • Diagnostic de ferme
  • Intégration agriculture-élevage bovin
  • Polycultures
  • Plantes médicinales
  • Début des pépinières
  • Agriculture urbaine biologique

Le mouvement « Campesino a campesino » a permis de faire avancer les choses très rapidement. C’est un système d’échange et de formation horizontal où le paysan devient l’expert qui donne les formations en montrant ce qu’il a réalisé et ce qui a bien fonctionné, donnant ainsi l’exemple. Les principes de ce concept sont les suivants :

  • Commencer doucement et à petits pas
  • Limiter l’introduction de technologies, les maîtriser une par une pour obtenir des résultats rapides et visibles de manière à donner le goût d‘essayer les techniques enseignées
  • Expérimenter à petite échelle
  • Créer un effet multiplicateur

Les instruments utilisés sont :

  • La ferme comme élément de base
  • Les témoignages de ceux qui ont déjà essayé et obtenu des résultats
  • Les démonstrations didactiques
  • Présentation de produits, semences, matériels, innovations
  • Dynamique d’animation
  • Poésie et chansons
  • Sociodrames

De 2000 à 2003, les pratiques suivantes se sont ajoutées :

  • Engrais verts
  • Semis en courbes de niveau
  • Culture en terrasses
  • Réduction des intrants biologiques extérieurs à la ferme
  • Augmentation de la biodiversité
  • Introduction d’arbres fruitiers
  • Diversification des zones de cannes à sucre
  • Essor de l’arbre de neem comme insecticide
  • Augmentation de source d’énergies alternatives

Les fermes sont classées en 3 catégories selon leur avancement en agroécologie et selon le nombre de pratiques mises en place avec succès. Des études ont montré que plus les fermes intègrent les pratiques plus elles sont rentables et plus elles se remettent vite des ouragans et aléas climatiques.

Depuis 2003 les pratiques suivantes se sont ajoutées :

  • Lombriculture
  • Conservation des semences, préservation des variétés et espèces indigènes
  • Amélioration paysanne et participative des espèces et des variétés de plantes
  • Introduction de nouvelles cultures
  • Brise-vent
  • Culture et emploi de mycorhizes et autres organismes bénéfiques
  • Élevage et emploi d’insectes bénéfiques

Il est étonnant de voir que le lombricompost est très répandu, en fait la grande majorité des fermes ont adopté cette pratique. La traction animale est vue ici comme une manière moderne de faire de l’agriculture. En effet cette utilisation, en plus de ne pas dépendre de l’énergie fossile, permet de ne pas compacter les sols.

Les paysans sont très fiers de leurs avancés et ils veulent pousser le concept aussi loin qu’ils le peuvent, dans chacune des fermes où nous sommes allés.

Les deux principales clés du succès de cette transformation radicale et rapide de l’agriculture à Cuba sont la volonté  politique de la Révolution cubaine et l’emploi de la méthodologie « campesino a campesino », aussi appuyé par l’État.

Par nécessité de ne pas laisser mourir le peuple cubain de faim, la Révolution a d’abord fait une réforme agraire en profondeur, laissant accès à la terre. Il a aussi mis en place plusieurs programmes dont :

  • Programme national de production de moyens biologiques
  • Programme national de traction animale
  • Programme national de production de matière organique
  • Mouvement forum des sciences et techniques
  • Programme culture populaire de riz
  • Programme national d’agriculture urbaine
  • Programme national d’amélioration et de conservation des sols
  • Programme national de lutte contre la désertification et la sécheresse
  • Programme forestier national
  • Politique environnementale

Les ministères et institutions suivantes travaillent tous main dans la main pour faire avancer l’agroécologie à Cuba :

  • Ministère de l’Agriculture
  • Direction des sols
  • Direction de la santé végétale
  • Ministère du sucre
  • Ministère de la Science, de la Technologie et de l’Environnement
  • Association cubaine des techniciens forestiers
  • Association cubaine de production animale
  • Les universités
  • Les médias, télévision, radio et journaux
  • Fondation de la nature et de l’Homme « Antonio Nuñez Jiménez »
  • Mouvement d’agriculture urbaine
  • Les centres de recherche
  • École nationale d’agroécologie « Niceto Perez », où la formation et le congrès international ont eux lieu.

Comme vous voyez, tout est mis en place pour faire avancer le concept de l’agroécologie à Cuba de façon très efficace. C’est pourquoi déjà le 1/3 des fermes de Cuba sont agroécologiques à différents niveaux. Ce sont plus de 100 000 familles qui sont dans ce processus. Ici les fermiers sont parmi ceux qui gagnent les meilleurs salaires. Nous avons beaucoup à apprendre d’eux. Ils sont un exemple de ce qu’on peut faire avec peu de moyens, un blocus économique qui ralentit et occasionne des problèmes, avec des succès impressionnants. Nous devrons donc, si nous voulons avancer plus vite dans le sens de l’agroécologie, faire des représentations politiques pour faire changer les lois et règlements et mettre à contribution toutes les institutions publiques concernées. Il serait bon aussi de mettre en place la méthodologie « paysan à paysan » afin de transmettre les techniques, entre agriculteurs, et aussi aux personnes qui voudraient entrer dans la danse.

Des liens ont été tissés avec les paysans cubains, avec l’ANAP et avec l’école nationale d’agroécologie Niceto Perez et la solidarité entre l’Union paysanne du Québec peut donner des résultats intéressants pour le futur.

 

Ce voyage et cette formation ont été rendus possibles et agréables grâce à:

•L’Union paysanne du Québec qui a remis 2 bourses de $250 aux deux délégués, Claude Lussier et Caroline Laurin
•Les Jardins de la Grelinette par une bourse de 200$ remise à Ketsia Johns en tant que relève agricole
•Stéphanie Wang et tout le comité international de l’Union paysanne
•Aro CoopérAction InterNational, Colette, Lourdes et Juan Carlos pour le soutien considérable à la préparation, l’encadrement de la délégation et à l’interprétation
•La Via Campesina
•La ANAP (Association Nationale des petits agriculteurs cubains)
•L’école Niceto Perez de l’ANAP, sa direction et son personnel
•Les participantes et participants au cours, grâce à qui il y a eu beaucoup de belles interactions

 

Télécharger le rapport au format PDF.

 

devanture cuba

Remise des bourses de l’Union Paysanne

Annonce des résultats aux bourses offertes aux délégués de l’Union Paysanne pour leur participation aux formations en agroécologie à Cuba!! Notez qu’il est toujours possible de s’inscrire comme participants! Une rencontre pré-départ aura lieu le 16 octobre prochain à 18h30 à Montréal pour toute la délégation.

 

 

Remise des Bourses de l’Union paysanne

DÉLÉGUÉS PAYSANS OFFICIELS : 250$ chacun offert par l’Union Paysanne

  • Claude Lussier, Coop de solidarité Le Grenier Boréal, Minganie
    Claude Lussier, technicien en technique de protection de l’environnement converti en agriculture biologique, directeur et un des fondateurs de la COOP de solidarité agroforestière de Minganie – Le Grenier boréal . Le Grenier boréal, situé à Longue-Pointe-de-Mingan sur la Côte-Nord, est en démarrage. Maraîchage et fruiticulture en permaculture et semi-intensif, récolte en forêt, apiculture, service conseil en agroforesterie. Lauréat du concours québécois en entreprenariat « Entreprise d’économie sociale Côte-Nord » et lauréat du prix « Reconnaissance en développement durable ». Situé en milieu nordique maritime, nous voulons produire, récolter et protéger notre milieux.
  • Bruno V. et Caroline Laurin, Ferme les Légumes d’Hiverts, Saint-Félix-de-Valois
    Caroline démarre son projet de ferme en ASC en 2010 sur une petite parcelle familial de Saint-Félix-de-Valois alors qu’elle poursuit des études d’agronomie à Mc Gill. Bruno, boulager attitré du marché de solidarité local et instructeur de technique de  survie en forêt  s’implique activement sur la ferme depuis 2012. Ils produisent, avec l’implication de la famille, 60 paniers maraîchers biologiques et desservent 2 marchés de solidarité. Caroline s’intéresse depuis longtemps à l’idée de créer un écosystème agricole, selon les principes de l’agro-écologie; ainsi, depuis les débuts, la production se fait sur planches permanentes avec allées enherbés, dans un objectif de préservation du sol et d’augmentation de la biodiversité. L’innovation par et pour les agriculteurs telle que l’approche « paysan à paysan » qui à cours à Cuba est une méthode dont Bruno et Caroline ont très hâte de voir les résultats concrets sur le terrain. L’agriculture écologique d’ici, à leur sens,  peut s »inspirer du dynamisme qui existe au sud et de toute la créativité déployée par la nécessité, bien que notre réalité soit très différente.

DÉLÉGUÉE JEUNE RELÈVE : 200$ offert par les Jardins de la Grelinette

  • Ketsia Johns, agronome et candidate à la maîtrise en agroforesterie
    Ketsia, femme dynamique et impliquée, est portée par de nombreuses passions dont l’alimentation, les plantes médicinales, l’agroécologie, les découvertes interculturelles ainsi que la relation entre l’homme et son environnement pour ne nommer que ceux-là. Elle a complété une technique en écologie appliquée et un baccalauréat en agronomie. Ses formations l’ont mené à travailler entre autres dans un jardin maraîcher biologique aux Îles-de-la-Madeleine, dans une coopérative de production d’origan en Bolivie et une entreprise de production et transformation de plantes médicinales dans les Laurentides. Elle combine maintenant plusieurs de ses intérêts dans le cadre de sa maîtrise en agroforesterie où elle mène un projet de recherche sur les facteurs d’adoption de l’agroforesterie par les paysans de la région de Cienfuegos à Cuba. Elle souhaite approfondir ses compétences pour devenir conseillère en agroforesterie, poursuivre divers projets de recherche et cultiver elle-même afin de contribuer au développement de modèles d’agriculture plus durable.

 

 

Merci à tous ceux et celles qui ont participé!

Notez qu’il est toujours possible de s’inscrire comme participants! Contactez le comité international pour plus d’informations à international@unionpaysanne.com. Nous diffuserons bientôt les noms de la délégation complète de l’Union Paysanne à ces événements! Une rencontre pré-départ aura lieu le 16 octobre prochain à 18h30 à Montréal pour toute la délégation.

 

 

Dates importantes à venir :

Octobre

16 octobre : Journée mondiale de l’alimentation! Des membres du comité international animeront une discussion sur l’heure du midi au marché paysan de l’UQAM
18 octobre 11h : Assemblée générale annuelle de Vigilance OGM ***L’Union Paysanne recherche un/e membre pour siéger sur le conseil d’administration de Vigilance OGM***

Novembre

18-20 novembre – Ottawa : Conférence sur l’agroécologie (avec Miguel Altieri (en vidéo diffusion) et Jean-Martin Fortier)
22-24 novembre – Saint-Sixte, Outaouais: Rencontre RJME
24-27 novembre – Montréal : Assemblée générale annuelle de Sécurité alimentaire Canada
28-30- Ottawa : Congrès annuel de l’Union Nationale des fermiers nfu.ca/about/conventions

 

 

Une bourse de l’Union paysanne pour un voyage à Cuba!

up-cremeDélégation de l’Union Paysanne aux formations en Agroécologie à Cuba : nouvelles possibilités de financement offertes! Pour les membres paysans et paysannes : Une bourse de 500$ sera octroyée à un/une membre qui agira à titre de délégué officiel. Aide spéciale supplémentaire pour les jeunes de la relève!

 

Vous trouverez tous les détail du voyage ici : Formation et rencontre internationale d’Agroécologie à Cuba

 


 

1- Une Bourse de 500$ pour un voyage à Cuba

Pour les membres paysans et paysannes : Une bourse de 500$ sera octroyée à un/une membre qui agira à titre de délégué officiel.

CONDITIONS

  • être disponible à partir au moins 7 jours consécutifs entre le 10 et le 29 novembre
  • S’engager à débourser les frais non couverts par la bourse de 500$

CRITÈRES DE SÉLECTION

  • la priorité sera accordée aux membres paysans/paysannes. Par la suite, à la relève agricole.
  • démontrer une connaissance des positions politiques de l’Union Paysanne
  • s’engager à poursuivre son implication au sein de l’Union paysanne au retour est un atout.
  • s’engager à assurer le rôle de délégué officiel de l’Union Paysanne, c’est-à-dire :

a) à Cuba :

  • représenter l’Union Paysanne et mettre de l’avant ses positions lorsque nécessaire (entrevues, participer à des réunions régionales, continentales, etc.).
  • participer activement aux activités et formations

b) Au retour :

  • s’engager à soumettre un rapport écrit sur les points saillants de l’événement
  • présenter la méthode d’agroécologie aux membres de l’Union Paysanne (sous forme d’atelier par exemple)

 

2- Financement spécial pour jeunes de la relève

Pour les membres jeunes (35 ans et moins) nous organisons un financement conjoint afin d’encourager un ou une jeune à participer à l’événement! (toutes autres contributions sont les bienvenues!):

  • La ferme La Grelinette : 200$
  • Journées québécoises de la solidarité internationale : jusqu’à 150$

CONDITIONS

  • être disponible pour partir à Cuba la première semaine de cours (10-15 novembre)
  • En direct de Cuba : participer à un événement interactif avec les participants d’une activité sur l’agroécologie qui sera organisée dans le cadre des Journées québécoises de la solidarité internationale en Montérégie. Il s’agira de partager ses connaissances et son expérience de cette première semaine de cours.
  • S’engager à débourser les frais non couverts par la bourse

CRITÈRES DE SÉLECTION

  • tout membre jeune (paysan ou citoyen) peut soumettre sa candidature.
  • démontrer un intérêt à participer activement aux activités de l’Union Paysanne liées à l’agroécologie avant, pendant et au retour de son séjour (par exemple : le centre paysan, le comité international, La Via Campesina).

 

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**DATE LIMITE POUR SOUMETTRE VOTRE CANDIDATURE AUX BOURSES
30 SEPTEMBRE 2013**

Les membres et amis de l’Union Paysanne, qu’ils soient admissibles au financement mentionné ci-dessus ou non, peuvent bénéficier d’un tarif préférentiel pour l’achat de leur billet d’avion. Veuillez donc nous aviser le plus rapidement possible si vous souhaitez réserver votre billet d’avion avec notre agence et bénéficier du tarif de groupe (à partir de 560$ selon les disponibilités de vols au moment de la confirmation).

Merci!

Le comité international
international@unionpaysanne.com