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7 questions aux principaux partis politiques du Québec afin de connaître leurs positions en matière d'agriculture et d'alimentation. Nous aurions pu en poser vingt ou même cinquante, vu l'importance des enjeux de l'agroalimentaire, mais il a fallu faire un choix.

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Réponses des partis politiques sur les enjeux agroalimentaires

Lachute, lundi 31 mars 2014 – Le 15 mars dernier, l’Union paysanne a posé 7 questions aux principaux partis politiques du Québec afin de connaître leurs positions en matière d’agriculture et d’alimentation.

Nous aurions pu en poser vingt ou même cinquante, vu l’importance des enjeux de l’agroalimentaire, mais il a fallu faire un choix. Nous sommes donc heureux de dévoiler aujourd’hui leurs réponses et ajouter à la réflexion de tous ceux qui se soucient de l’agriculture et de leur alimentation. Nous n’interpréterons pas les réponses en laissant plutôt le lecteur se faire sa propre opinion des réponses des partis politiques.
    
Par contre, nous invitons le prochain gouvernement à faire preuve d’audace en s’appropriant enfin le rapport Pronovost et à l’appliquer. L’agriculture est souvent une grande oubliée des campagnes électorales malgré l’importance qu’elle occupe dans l’économie et le coeur des Québécois. Nous croyons qu’il est maintenant temps de faire rimer agriculture avec culture et d’investir ce débat.

En terminant, nous ne pouvons cacher notre déception de n’avoir reçu aucune réaction du Parti Québécois, mais demeurons disposés à diffuser d’éventuelles réponses.

 

Mise à jour 2 avril 2014 : Le document Réponse des partis politiques sur les enjeux agroalimentaires a été mis à jour suite à la réception des réponses du Parti Québécois.

 


 

Pièces-jointes :

com-up_2014-03-31_Reponses_Elections.pdf

Reponses_des_partis_Questions_Agricoles.pdf

 

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

 

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

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8 mars 2014, Journée internationale des femmes

14-06 r1 c2En ce 8 mars 2014, Journée internationale des femmes, l’Union paysanne tient à saluer les efforts des paysannes et des agricultrices qui, souvent dans des conditions très difficiles, s’engagent à promouvoir et pratiquer l’agriculture écologique ainsi qu’à faire respecter les droits humains de toutes celles qui travaillent en agriculture.

Le brevetage des semences, l’utilisation de pesticides ainsi que l’accaparement des terres sont au cœur des préoccupations des paysannes et agricultrices dont leurs familles, leurs cultures et leurs communautés dépendent du travail de le Terre.

Au Paraguay, l’organisation CONAMURI se consacre depuis presque dix ans à défendre les communautés paysannes et indigènes contre les déprédations de la culture du soja génétiquement modifié dont le Paraguay est un grand exportateur.

Le brevetage de nos semences, l’accaparement de nos terres… La seule manière de résister, c’est de récupérer nos semences et de consommer nos propres aliments. Une de leur porte-parole estime que : « nous voyons arriver une trop grande menace contre la vie elle-même, contre l’avenir de nos enfants: le brevetage de nos semences .., l’accaparement de nos terres. La seule manière de résister… c’est de récupérer nos semences et de consommer nos propres aliments.»

Au Honduras, le COPINH défend les droits des communautés indigènes paysannes. Devant la menace de l’accaparement des terres pour la production agro-industrielle de l’huile de palme et des projets dits de développement (miniers, touristiques), l’une des fondateurs de COPINH déclare : « en tant que femmes nous avons des droits. Depuis 20 ans, au sein de notre organisation, nous avons commencé une lutte pour conserver la culture de nos peuples indigènes, pour défendre la terre mère, la forêt et l’eau, car de là viennent la vie et la santé. Nous sommes en résistance permanente parce que la terre n’est ni à vendre ni à acheter, c’est elle que nous allons laisser à nos jeunes. Nous allons leur laisser en héritage notre lutte… »

Nous sommes en résistance permanente parce que la terre n’est ni à vendre ni à acheter, c’est elle que nous allons laisser à nos jeunes. Nous allons leur laisser en héritage notre lutte… Nous, les membres de l’union paysanne, pensons aussi que la vie ne peut pas être brevetée, que le bien commun ne peut pas devenir une marchandise, il doit rester à la nature, à la disposition de tous mais surtout des générations futures.

Les femmes, parce qu’elles portent la vie, ont aussi le droit de protéger leur corps de l’exposition aux pesticides. Les résultats d’une étude publiée en 2000 par les Physicians for Social Responsibility et Californians for Pesticide Reform, ont démontré que les travailleuses agricoles couraient plus de risques d’avoir des fausses couches ou des enfants morts à la naissance et que leurs bébés étaient plus susceptibles de souffrir de certains problèmes de santé.

Ainsi, les femmes de la Florida Farmworkers Association ont mis sur pied un projet sur la santé reproductive des femmes visant à pallier les effets néfastes du travail agricole sur la santé des femmes enceintes, en soulignant le besoin de se protéger contre l’exposition aux pesticides. Le projet aidera les femmes à faire respecter leurs droits à des conditions de travail sécuritaires et à ne pas être harcelées.

Nous pensons aussi que la vie ne peut pas être brevetée, que le bien commun ne peut pas devenir une marchandise, il doit rester à la nature, à la disposition de tous mais surtout des générations futures. Le travail et les luttes de ces femmes, qui défendent les intérêts de leur famille et de leurs communautés, nous font prendre conscience que nous vivons dans un monde d’interdépendance et que nous ne pouvons pas vivre sans respecter la terre à qui nous appartenons.

Soutenons et saluons, paysannes et agricultrices dans leurs combats qui dépassent largement leurs intérêts personnels puisqu’elles se battent au nom des générations futures et de la Terre pour que la vie puisse avoir un avenir libre et juste.

 


 

Pièce-jointe :

com-up_2014-03-08_Femmes.pdf

Contacts :

Marie Denis, Comité international de l’Union Paysanne, 514-691-7110
Karen Rothschild, Comité international de l’Union Paysanne
Benoit Girouard, Président, Union Paysanne, 450-495-1910

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

agrodémarrage

Agro-démarrage : un nouvel outil d’aide au démarrage en agriculture et agroalimentaire

Le CRAAQ (Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec) lançait le 14 janvier dernier un nouveau service en ligne, Agro-démarrage, pour faciliter le démarrage d’entreprises agricoles et agroalimentaires.

Une boîte à outils pour démarrer une ferme au Québec

Cette trousse de démarrage virtuelle rassemble et structure en un seul et même endroit l’information nécessaire et disponible pour guider les entrepreneurs potentiels dans leur démarche de démarrage d’une entreprise en agriculture et agroalimentaire ou dans la réalisation de leur projet de diversification.

Agro-Démarrage propose un cheminement en 5 grandes étapes qui permet à l’utilisateur de retrouver facilement l’information, les contenus, les ressources et les portails qui lui sont utiles dans sa démarche.

Que vous soyez producteur, aspirant producteur, étudiant ou intervenant dans le secteur, vous trouverez dans cette trousse une mine d’informations.

Visitez dès maintenant ce nouveau service en ligne du CRAAQ!

www.craaq.qc.ca/agro-demarrage

logoCRAAQ  agrodémarrage

 

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Capsule 5 – Une loi injuste et dépassée

 

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La Loi 85 qui concède un monopole à l’UPA en agriculture est injuste pour les agriculteurs, contre-productive car elle inhibe la diversité et surtout, elle est dépassée, datant de plus de 30 ans. Cet état de fait affecte non-seulement la relève agricole, les fermes, les régions rurales, mais également l’ensemble des citoyens par notre alimentation, notre environnement, notre qualité de vie, la vitalité économique des régions.

Il est grand temps de faire un bon ménage dans le domaine de l’agriculture québécoise. Les libéraux de M. Charest nous ont donné la commission Pronovost (CAAAQ). Que fera le parti québécois maintenant? Le statut quo et les belles paroles? On veut de l’Action et une vraie démocratie en agriculture pour une vraie souveraineté alimentaire au Québec!

 

Lien de la vidéo : http://youtu.be/Xrsvomn8BWo

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Voir aussi :

 

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Capsule 4 – Le remboursement de taxes foncières agricoles

 

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L’obligation pour les agriculteurs de cotiser à l’UPA afin de recevoir leurs retours de taxes foncières est probablement la plus importante contrainte à la liberté d’association syndicale en agriculture au Québec, car elle touche directement au portefeuille des fermiers. Cette loi injuste et antidémocratique (loi 85) a été votée et adoptée sous l’ancien ministre péquiste Marcel Landry et DOIT être revue pour la survie des petits agriculteurs.

 

Lien de la vidéo : http://youtu.be/kkLIdCqApW8

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Voir aussi :

 

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Capsule 3 – L’UPA : 40 ans de mainmise et de monopole sur l’agriculture du Québec

 

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L’UPA fait la loi depuis 40 ans au Québec, sans contre-poids et sans réel système de validation ou d’élection démocratique. Son monopole est enraciné jusque dans la loi elle-même, qui interdit à toute autre association d’accéder à la liste des agriculteurs du Québec. Comment dans ces conditions une voix alternative pourrait-elle émerger et s’organiser si cette dernière n’est même pas en mesure de rejoindre les parties concernées? Voilà deux autres entraves qui s’ajoutent à la liberté d’association en agriculture au Québec.

 

Lien de la vidéo : http://youtu.be/HYGdWg6f6Xk

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Voir aussi :

 

Politique agricole: Le ministre Gendron doit réformer le soutien en agriculture au Québec

Lachute, le vendredi 27 septembre 2013 – Le Parlement européen vient de s’entendre sur une importante modification de la Politique Agricole Commune (PAC)1. Il confirme ainsi son rôle de leader dans le développement de politiques agricoles plus vertes. Les gros exploitants verront leur soutien amputé de 30 % qui sera redirigé vers les plus petites fermes. Un supplément d’aide ira aux jeunes durant les 5 premières années d’implantation et 30 % des paiements directs seront  liés au respect par les exploitants de trois pratiques agricoles bénéfiques pour l’environnement : « diversification des cultures, maintien de prairies permanentes et préservation de l’environnement ».

Cette réforme est le fruit du travail combiné des paysans et des populations d’Europe en faveur d’une agriculture écologique, sociétale et locale. Si des aspects de la PAC reste questionnable, elle demeure loin en avance sur ce qui se fait au Québec. L’Union paysanne, ici, tente de changer les mentalités politiques, et particulièrement celles du MAPAQ, afin de réorienter les subventions agricoles vers l’agroécologie et les plus petites fermes. Malgré les rapport Pronovost et St-Pierre, les gouvernements font la sourde oreille. Le PQ n’y échappe pas. Il a aboli une mesure libéral qui visait à amorcer une réforme de l’Assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) pour en dégager des sommes qui auraient pu être réorientées.

Le Québec est l’un des endroits les plus soutenu en agriculture au monde. Les 2/3 de ce soutien provient de l’ASRA, liée aux volumes de productions. C’est un programme archaïque auquel tient mordicus l’UPA, car il favorise les gros producteurs. Vampirisé par les intégrateurs, l’ASRA ne laisse que des miettes aux petits. «La transformation de ce programme est la clé de voute d’un renouveau de l’agriculture québécoise. C’est le soutien qui dicte le modèle.» souligne Maxime Laplante, agronome et vice-président de l’Union paysanne.

Le ministre François Gendron en jetant sur la table 5 millions de dollars sur 5ans pour l’agriculture de proximité2, semble avoir déjà  la tête plus aux élections qu’au future de l’agriculture . «Sur la même période, l’ASRA coûtera plus de 2,5 milliards de dollars pour maintenir artificiellement le prix du porc, du bœuf et du maïs.» rappelle Benoit Girouard, président de l’Union paysanne.

La révolution verte entrevue par le rapport Pronovost se fait encore attendre et l’Union paysanne ne cessera d’en être le porte-parole et le promoteur.

1: http://bit.ly/18ojTDF
2: http://bit.ly/1fnonBW

 

Pièce-jointe : 

com-up_2013-09-27_SoutienAgri.pdf (129 ko)

 

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

 

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Logo Centre Paysan

Promotion et développement des savoir-faire paysans : le Centre Paysan est de retour

L’Union paysanne relance son Centre Paysan dont la mission est de promouvoir les savoir-faire paysans, la souveraineté alimentaire, la diversification de l’agriculture et les saines pratiques, par la recherche, la formation et la diffusion …de matériel et d’activité didactique.

Pour y arriver, nous recherchons des personnes intéressées à siéger sur le conseil d’administration du Centre Paysan. Idéalement des personnes ayant à coeur le développement de la paysannerie au Québec, mais avec des compétences en administration et/où comptabilité et financement. Veuillez nous faire parvenir votre CV et votre intérêt à l’adresse courriel suivante: paysanne@unionpaysanne.com

 

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Brebis et béliers en encan le 1er juin

Adresse : 2095 Chemin Thomas Gore, Lachute, QC J8H 3W9
Téléphone : 613-677-2012
Encanteur : Guy Bissonnette

Encan le 1er juin à partir de 10h30

Seront vendus sur place :

  • 125 femelles de reproduction entre 1 et 4 ans (races : Dorset-Corné, Arcott-Rido, British Milk, Dairy Fraissin)
  • 5 béliers de reproduction entre 2 et 5 ans (races : Dorset, Arcott-Rido, British Milk)

 

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PourUnePolitiqueAgricole m

Pour une Politique agricole de la Terre à la Table

PourUnePolitiqueAgricole m

Pourquoi une politique agricole ?

En fait parce que le Québec n’en a pas! Une multitude de lois ont forgé notre agriculture, mais aucune première politique ne vient orienter l’ensemble. Il en a résulté une gouvernance à vue de nez, sans gouvernail, avec une direction qui change au gré des crises agricoles.

Prenez action avec nous!