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L’UNION PAYSANNE…. C’EST POUR QUI?

L’Union paysanne est un syndicat agricole citoyen en ce sens il regroupe tous les agriculteurs qui favorisent l’agriculture, la pêche et la foresterie paysannes et les citoyens qui veulent bien les appuyer.

En étant membre de l’Union paysanne vous pourrez vous impliquer dans votre conseil régional et participer au développement d’un mouvement unique qui change les choses.

Vous recevrez également la Chronique du paysan par courriel qui relate l’actualité agricole et vous permettra de suivre le mouvement.

Vous voulez devenir membre de l’Union paysanne rien de plus facile…

En ligne: http://www.unionpaysanne.com/adhesion

Inscription par la poste : Vous pouvez imprimer le formulaire d’adhésion et l’expédier avec votre paiement au siège social. Votre carte de membre vous sera envoyée par la poste. http://www.unionpaysanne.com/images/stories/Doc/2015/Formulaire-Adhesion-2015.pdf

Inscription au téléphone (par carte de crédit): Vous pouvez devenir membre dès aujourd’hui en téléphonant au 450-774-7692. Si vous accéder au répondeur laissez votre message et nous vous rappellerons le plus rapidement possible.

Pierre Paradis et Jean Pronovost.

Jean Pronovost pour la relève agricole

Lachute, vendredi 13 février 2015 – L’Union paysanne tient à saluer l’annonce faite ce matin par le ministre de l’Agriculture, M. Pierre Paradis, de mandater Jean Pronovost afin qu’il aille à la rencontre des jeunes agriculteurs du Québec. Les obstacles à l’établissement d’une relève agricole sont nombreux et s’y attaquer devient urgent.  

« Nous le disons depuis des années, la fatalité agricole doit cesser, nous devons refuser la perte d’une seule entreprise agricole. Le changement viendra par la relève », affirme Benoit Girouard, président de l’Union paysanne.

Le choix de Jean Pronovost est des plus judicieux. Il a présidé avec un doigté rare la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire du Québec, l’une des plus importantes commissions de toute l’histoire du Québec au plan de la participation. Sachant être à l’écoute, M. Pronovost a réussi à saisir les enjeux complexes du monde agricole québécois et favoriser un large consensus autour des conclusions de son rapport.

L’Union paysanne tient également à souligner le geste de conciliation et d’ouverture posé par le ministre Pierre Paradis qui fait appel aux différents représentants du monde agricole pour soutenir le travail de Jean Pronovost. « Nous lui assurons notre entière collaboration », indique le président de l’Union paysanne.

 

Paradis-Pronovost

 

Pièce-jointe :com-up_2015-02-13_Releve-CP.pdf

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Saint-Germain-Kamouraska-terres-agricoles

Accaparement des terres et financiarisation de l’agriculture au Québec: Quelle agriculture voulons-nous?

Saint-Germain-Kamouraska-terres-agricolesLachute, 29 octobre 2014. Les récentes rumeurs d’achat de terre agricole dans le Bas-Saint-Laurent par la société Pangea ont suscité de vives réactions, ce qui n’est probablement pas étranger au fait que le Bas-Saint-Laurent constitue l’une des régions où l’on retrouve le plus grand nombre de terres en friche et sous-utilisées.

Pour l’Union paysanne, l’achat de terre par des fonds d’investissement n’a pas sa place en agriculture, mais cette question ne pourra être résolue sans répondre à la question: quel modèle d’agriculture voulons-nous au Québec?

Le modèle agricole en place depuis plus de 30 ans nous laisse avec les agriculteurs les plus endettés d’Amérique du Nord, 50% de terres agricoles du Québec en friche et un bilan net déficitaire quand au nombre de fermes restantes chaque année. Celui qui est en place depuis plus de 30 ans nous laisse avec les agriculteurs les plus endettés d’Amérique du Nord, 50% de terres agricoles du Québec en friche et un bilan net déficitaire quand au nombre de fermes restantes chaque année. C’est cette condition sous-jacente qui fait naître des entreprises comme Pangea, qui sont ni plus ni moins l’équivalent des intégrateurs dans le secteur porcin.

Alors, que souhaitons-nous comme agriculture? Une agriculture où l’intégration verticale et horizontale se multiplient? Avec comme conséquence d’avoir moins de travailleurs par ferme, une concentration des capitaux et moins de fermes? Le gouvernement va devoir se prononcer puisque les intégrateurs ont accès aux programmes de soutien de l’État, ce qui revient à financer en partie ce modèle par nos impôts.

Nous ne pouvons bêtement barrer la route à de telles sociétés d’investissement sans ouvrir des voies pour la relève agricole. La meilleure façon d’y arriver reste la mise en place d’une réelle première politique agricole basée sur une vraie souveraineté alimentaire. L’Union paysanne en a d’ailleurs fait une proposition1 au gouvernement.

Afin de poursuivre la réflexion, l’Union paysanne tiendra d’ailleurs son Congrès dans le Bas-Saint-Laurent à la fin février. D’ici là, une réponse claire du gouvernement libéral quant à sa vision du modèle agricole québécois serait souhaitée.

1- http://bit.ly/1u3kUQC

 

Pièce-jointe :

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Assemblée de fondation du Centre Paysan

Fondation du Centre Paysan à Lachute

Lachute, 29 mai 2014. Plus d’une trentaine de personnes se sont réunies à Lachute le 17 mai dernier afin de se regrouper en coopérative de solidarité et fonder le Centre paysan, la toute première école d’agroécologie paysanne au Canada. Il existe actuellement plus d’une quarantaine d’écoles de ce type à travers le monde reliées à La Via Campesina1 et dédiées, tout comme le Centre paysan, à la formation, la publication, l’accompagnement des agriculteurs et des communautés dans l’acquisition de savoir-faire paysan et agroécologique.

 

Assemblee

 

Ketsia Johns fut déléguée par l’Union paysanne durant 1 mois dans l’une de ces écoles d’agroécologie à Cuba. Elle a pu rapporter à l’assemblée présente son expérience, ses apprentissages et son désir de s’impliquer au développement d’un projet semblable en sol québécois.

En après-midi, les résultats d’un sondage exhaustif sur les besoins de formation et d’éducation en lien avec le Centre paysan furent dévoilés. Un nombre incroyable de 350 participants ont répondu à ce qui représentait un long sondage confirmant par le fait même l’engouement pour la mission du Centre paysan.

 

1er conseil d’administration

Un premier conseil d’administration fut élu de façon unanime : Colette Lavergne à la vice-présidence, Ketsia Johns à titre de secrétaire, Benoit Girouard comme président et Karen Dixon au titre de trésorière. 2

Nous remercions la MRC d’Argenteuil de nous avoir si chaleureusement accueillis. Nous pouvons la citer en exemple par le leadership qu’elle exerce afin de donner un nouveau souffle à l’agriculture régionale et à l’agriculture de proximité. C’est d’ailleurs l’un des facteurs qui a motivé l’implantation du Centre paysan à Lachute dans cette MRC.

C’est dans cet esprit de partenariat que le Centre paysan souhaite se déployer afin d’offrir des formations de paysan à paysan dans toutes les régions du Québec. Le C.A. est à pied d’œuvre pour offrir dès cet automne une offre de formations axées sur les besoins concrets de la population. D’ici là, beaucoup de travail, à commencer par rassembler le milieu de l’agroécologie autour du Centre paysan.

 

1 : La Via Campesina

La Via Campesina (la « voie paysanne » en espagnol) est un mouvement international qui coordonne des organisations de petits et moyens paysans, de travailleurs agricoles, de femmes rurales, de communautés indigènes d’Asie, des Amériques, d’Europe et d’Afrique. Ce réseau a vu le jour en 1993. Il milite pour le droit à la souveraineté alimentaire et pour le respect des petites et moyennes structures paysannes.

 

2 : CV résumé

Colette Lavergne Colette Lavergne : BSc Biologie, Université Laval. Étude en médecine, Université Laval. Maîtrise en gestion de programmes en santé internationale, Faculté de médecine, Université de Paris Sud. Présidente fondatrice de Aro CoopérAction InterNational. Travaille depuis 20 ans dans le domaine du développement durable, principalement en agriculture biologique (agroécologie), protection de l’environnement et commerce équitable.

 

Benoit Girouard Benoit Girouard : Études diverses en agriculture, mais surtout autodidacte. A géré pendant 5 ans deux fermes maraîchères ultra diversifiées à Laval avant de lancer sa propre entreprise. Approfondit depuis plus de 15 ans une vision de la ferme comme agroécosystème. Développe une technique novatrice d’élevage de lapin sur pâturage et autres méthodes alternatives de soins aux animaux avec utilisation de la forêt. Actuel président de l’Union paysanne.

 

Karen Dixon Karen Dixon : BSc Science des sols  conservation, Université Mc Gill. Agronome-conseil en 2002 pour un club-conseil en agroenvironnement. Actuellement conseillère et formatrice en démarrage d’entreprise – Fonds d’Emprunt des Laurentides.

 

 

Ketsia Johns Ketsia Johns : BSc. Agronomie, Université Laval. Termine actuellement une maîtrise en agroforesterie. Possède de l’expérience particulièrement en culture maraîchère biologique, en culture de plantes médicinales, en recherche appliquée ainsi qu’en gestion de projet et d’organisation.

 

 

Pour plus d’info sur le centre paysan :

 

Pièce-jointe :

 

marche-contre-monsanto

Marche contre Monsanto : Manifestons notre désaccord!

OGM : urgence et devoir d’agir

En cette année de l’agriculture familiale nommée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et dans le contexte d’une marche mondiale contre Monsanto, le géant de l’agro-chimie de Saint Louis au Missouri, qui aura lieu le 24 Mai 2014 à Montreal, il va sans dire que les organisations agricoles québécoises, comme l’Union paysanne et internationales, comme La Via Campesina, qui font la promotion d’une agriculture durable, biologique et respectueuse de l’environnement se doivent de prendre position contre ce leader mondial incontesté de l’agriculture industrielle ayant comme modus operandi le brevetage du vivant, l’intimidation des lanceurs d’alerte et la promotion de la junk science comme le dirait Marie-Monique Robin.

La petite histoire de Monsanto

Pour commencer, un petit historique de la compagnie va de soit.

En 1901, John Francis Quenny nomme sa nouvelle entreprise Monsanto Chemical Works, du nom de sa femme Olga Mendez Monsanto.

En 1902, la compagnie se lance dans la production de saccharine.

En 1917, Monsanto commence à produire de l’aspirine. En 1939, des scientifiques travaillant pour Monsanto participent au « projet Manhattan » qui aboutira à la production de la première bombe atomique de l’Histoire. Le Dr. Charles Thomas, qui sera plus tard membre du comité directoire, assistera aux tests et à l’explosion de la Bombe A.

En 1959, Monsanto découvre le 2, 4, 5-T et se lance dans la production de l’herbicide Lasso. L’herbicide de Monsanto, plus connu sous le surnom d’« Agent Orange », sera vendu à l’armée américaine pour défolier la jungle vietnamienne de 1961 à 1971. Il a été reconnu que ces herbicides contenaient de fortes concentrations de dioxine qui a causé des troubles médicaux parmi les soldats américains et continue d’affecter la santé de la population vietnamienne.

En 1993, la FDA autorise la mise sur le marché du Posilac de Monsanto, le nom commercial de l’hormone de croissance laitière (rBGH). Le Posilac est le premier produit issu de la recherche transgénique à être autorisé pour la consommation. Toujours en 1993, Monsanto dépose le brevet de son premier OGM résistant à l’herbicide Roundup, il s’agit du soja Roundup Ready (RR), et demande une mise en marché dès 1994.

En 1996, la firme de Saint-Louis contribue généreusement à la campagne pour la réélection du président Clinton, lequel rendra hommage à Monsanto dans son discours sur l’état de l’Union, le 4 février 1997.

En 2007, Monsanto est condamné en France pour publicité mensongère sur le caractère biodégradable du Roundup.

(Source : combat-monsanto.org)

Des nuages sombres (encore) à l’horizon

Il est donc impératif d’affirmer que si le passé est garant de l’avenir, la compagnie n’aura aucun scrupule à faire la mise en marché de ses produits poisons à travers le monde tout en faisant passer le profit en première instance et le bien commun de l’humanité en dernier.

Mais ce qui est le plus alarmant dans les tactiques de cette compagnie pour dominer les marchés agricole et asservir les agriculteurs est sans contredit le brevetage du vivant qui permet à Monsanto, par les lois sur la propriété intellectuelle, d’être propriétaire d’une plante et de ses semences contenant un gène introduit qui a été breveté par la dite compagnie propriétaire.

La vie n’est pas une marchandise.

Dans le magnifique livre de Vandana Shiva, on peut lire l’origine des dérives des droits de propriété intellectuelle : « Il faut savoir que 2 événements ont transformé la question des brevets en un enjeu politique crucial :

  • Le premier a été la décision de la Cour suprême des États-Unis de traiter la vie comme une invention et, par conséquent, de permettre à l’Office des brevets de ce pays d’accorder des brevets sur le vivant.
  • Le second a été l’insertion par les États-Unis des droits de propriété intellectuelle (DPI) dans l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT). Les brevets sur les formes de vie découlant de la biotechnologie ont engendré des conflits d’ordre moral, écologique, économique et politique. Très souvent, ce sont le savoir indigène et les innovations traditionnelles qui font l’objet de ces brevets détenus par des multinationales ».

Donc à travers une mise en marché de produits détruisant les abeilles, la bio-diversité, la santé des fermiers et des consommateurs, en prônant la possession de la vie et en basant leur recherche de brevets sur la bio-piraterie, en détruisant des communautés entières de paysans par la promotion de l’agriculture industrielle et la mono-culture agro-chimique, Monsanto est la figure de proue allant à l’encontre des valeurs de l’Union Paysanne et des paysans agro-écologiques du monde entier.

L’Union paysanne, membre de Vigilance OGM et de La Via Campesina, et son comité international vous encouragent au plus haut point à aller manifester votre mécontentement contre Monsanto :

Samedi 24 Mai à 14h00, au Square Dorchester à Montréal

Des événements similaires ont lieu partout dans le monde!

 

Pierre-Olivier Brassard, technicien horticole, Fermes Solidar à Chicoutimi
Membre du comité international de l’Union paysanne

 

Semences - Capsule 3

Défendre la culture, l’innovation et les savoir-faire paysans

La situation politique actuelle en agriculture au Québec ne permet pas de réelle innovation et favorise les plus gros au détriment de la vraie agriculture à échelle humaine que nous appelons également « paysanne ».

 

 

 

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Production : Union paysanne. Caméra et montage : Catherine Gallichand. Musique : Promise Land.

Voir cette vidéo sur Youtube : http://youtu.be/bfmZmNTnmXM

 

centre-paysan-images

Invitation à la 1ère AGA du Centre paysan

centre-paysan-imagesLachute, mercredi 30 avril 2014. L’Union paysanne est fière de vous inviter à la première Assemblée générale annuelle de la Coopérative de solidarité Centre paysan. Après avoir porté ce projet pendant son démarrage, l’Union paysanne souhaite maintenant le partager avec toutes les personnes intéressées par les savoir-faire paysans, l’agroécologie, la diversification de l’agriculture et la souveraineté alimentaire.

 

Vous êtes donc cordialement invité à participer à :

1ère Assemblée générale annuelle du Centre paysan
Samedi le 17 mai à 13h30
Salle Lucien Durocher
430, rue Grace
Lachute, (Québec)
J8H 1M6

Au menu :

  • Présentation de la Coopérative
  • Banque de terre.ca
  • Statut et règlement
  • Rapport formation agroécologie Cuba
  • Présentation logo
  • Résultat du sondage sur les formations
  • et autres…

Il est important de s’inscrire le plus rapidement possible afin de recevoir l’ordre du jour final et afin de nous aider à planifier le goûter qui sera servi. Vous pouvez vous inscrire par courriel ou par téléphone, en donnant votre nom, votre numéro de téléphone et votre localité. Mentionnez si vous pouvez offrir du covoiturage ou si vous en auriez besoin. Nous essaierons de vous accommoder.

Courriel : centrepaysan@gmail.com        Téléphone : 450-230-5046

Pour devenir membre dès maintenant, imprimez le formulaire «Déclaration d’utilisateur» sur la page Facebook du Centre paysan et postez le à l’adresse de l’en-tête. Vous pourrez aussi le faire sur place. Vous pouvez consulter le document de base du Centre paysan à cette adresse : 

 
Pour information :
Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

 

Pièces-jointes :

 

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Semenciers

Jardins de l’Écoumène VS Union des producteurs agricoles

Situés en zone blanche et ne détenant pas le statut de producteurs agricoles, les semenciers biologiques des Jardins de l’Écoumène entendent faire de la poursuite de l’UPA pour non-paiement de cotisation syndicale dont ils font l’objet, une contestation plus large du régime monopolistique agricole québécois.

Depuis 1972, l’Union des producteurs agricoles (UPA) détient un monopole syndical en agriculture au Québec. Depuis 40 ans, des milliers de producteurs agricoles québécois demandent de pouvoir adhérer librement au syndicat de leur choix, sans pour autant trouver écho à leur demande maintes fois répétée. En fait, les producteurs en zone verte (agricole) sont liés à la gorge par la Loi 85 de 1995 qui fait du paiement de la cotisation syndicale à l’UPA une des conditions d’admission au programme de remboursement de taxes foncières. Situés en zone blanche et ne détenant pas le statut de producteurs agricoles, les semenciers biologiques des Jardins de l’Écoumène entendent faire de la poursuite de l’UPA pour non-paiement de cotisation syndicale dont ils font l’objet, une contestation plus large du régime monopolistique agricole québécois.

Parmi les rares semenciers biologiques au Québec

Depuis ses débuts en 2001, la mission de l’entreprise Les Jardins de l’Écoumène consiste à concevoir un habitat humain et viable à long terme pour fournir de façon durable les aliments, l’énergie et les autres besoins essentiels, le tout en respectant le bon fonctionnement des écosystèmes naturels. L’adoption d’une éthique basée sur la permaculture, qui accorde une importance centrale au soin de la terre et des gens ainsi qu’à la distribution des surplus, inspira grandement Jean-François Lévêque et Guylaine St-Vincent à agir de façon réfléchie et durable en travaillant avec la Nature plutôt que contre elle. Une fois ces bases amorcées, l’idée et la passion de produire des semences du patrimoine biologiques leur sont apparues indubitables. Plus de 12 ans se sont écoulés depuis leurs débuts et ils continuent, encore aujourd’hui, à faire prospérer les Jardins de l’Écoumène selon des axes écologiques et économiques.

Historique des événements

À l’été 2010, l’UPA s’est manifestée à Jean-François et Guylaine par une visite et par une série d’avis de cotisation. Le 11 juin 2010, la fédération de l’UPA de Lanaudière leur impose de s’inscrire à la liste des producteurs agricoles. Le 20 août 2010, ils envoient une lettre de refus de cotisation à l’UPA, dénonçant leur non-respect du libre-choix d’association tel qu’inscrit dans la Charte canadienne des droits et libertés. Suite à la réception d’une mise en demeure, ils envoient une seconde lettre à l’UPA le 24 novembre 2012. Le 24 octobre 2012, ils reçoivent une mise en demeure pour cotisation impayée, dont la somme s’élève à 2266,25 $ pour les années 2010 à 2012 inclusivement. Le 1er novembre 2013, à la Cour des petites créances de Joliette, le juge Borduas a entendu l’UPA, représenté par Denis Roy, contre Jean-François Lévesque et Guylaine St-Vincent. Le juge a décidé de suspendre sa décision jusqu’à ce que la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) tranche sur le statut de producteur des semenciers. Jean-François et Guylaine assumeront leur propre défense devant la Régie des marchés agricoles le 23 avril 2014.

Comparution à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ)
Les semenciers n’ont ni «statut de producteur» ni numéro d’enregistrement ministériel (NIM). Pourtant, l’UPA leur réclame 2266,25$ de prélevés syndicaux pour les années 2010-2012. Comment l’UPA a-t-elle obtenu les informations des semenciers? C’est ce que Jean-François Lévêque entend éclaircir en interrogeant des représentants du MAPAQ et de l’UPA lors de l’audience publique à la RMAAQ le 23 avril prochain.

 

Capsules vidéo avec Jean-François Lévêque :

Les Jardins de l’Écoumène devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires
La production de semences: ses défis et son importance
Pourquoi soutenir les agriculteurs dans leurs luttes juridiques (à venir)

Communiqués :

L’UPA traîne un producteur biologique en justice pour qu’il adhère de force à son organisation
Les Jardins de l’Écoumène devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires

Capsules vidéo sur les entraves à la liberté d’association au Québec :

Capsule 1 – Poursuite par l’UPA contre un agriculteur biologique
Capsule 2 – Libre d’être membre de l’UPA, ou pas?

Capsule 3 – L’UPA : 40 ans de mainmise et de monopole sur l’agriculture du Québec
Capsule 4 – Le remboursement de taxes foncières agricoles
Capsule 5 – Une loi injuste et dépassée

 

Sondage Centre paysan, quels sont vos besoins?

Lachute, vendredi 11 avril 2014. Le Centre paysan est une coopérative de solidarité qui vise à «Regrouper les personnes intéressées par les savoir-faire paysans, l’agroécologie, la diversification de l’agriculture et la souveraineté alimentaire afin d’en faire la promotion, par la formation, la recherche, et la diffusion de matériel didactique.»

Nous aimerions connaître vos besoins en matière de formation. Pour ce faire, nous lançons un sondage en ligne qui, sans être exhaustif, couvre une grande partie des sujets que nous toucherons. Nous vous invitons à y répondre dès maintenant en suivant ce lien:

https://fr.surveymonkey.com/s/centrepaysan

Ainsi nous serons mieux placés pour répondre aux besoins nombreux de tout ceux et celles qui s’intéressent à la paysannerie, de la terre à la table. Nous rappelons que vous pouvez faire partie du Centre paysan dès maintenant en remplissant le formulaire d’adhésion disponible sur notre page Facebook.

Localisation

Le Centre paysan aura son siège social à Lachute dans la région d’Argenteuil, mais projette d’offrir des formations sur mesure partout au Québec. Nous espérons y arriver en regroupant tous les passionnés d’agroécologie et de paysannerie afin qu’ils rendent leur savoir-faire accessible.

Continuez de surveiller l’actualité, car des nouvelles seront dévoilées presque chaque semaine d’ici l’AGA du 17 mai prochain.

 


 

Pièce-jointe :

com-up_2014-04-11_Sondage_Centre_Paysan.pdf

Pour information :
Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

8avril Affiche

Invitation à rencontrer la délégation de La Via Campesina à Québec

Les 7 et 8 avril prochain se tiendra à Québec le Dialogue continental sur l’Agriculture Familiale. Les discussions lors de cette rencontre tourneront autour de la ferme familiale, ses réalités, ses défis, les caractéristiques de sa résilience, ainsi que les politiques à mettre en place pour appuyer le développement de l’agriculture familiale.

La Via Campesina*, organisation phare du mouvement paysan et instigatrice de l’idée de la souveraineté alimentaire, sera présente sur place. Sa délégation sera formée de Maxime Laplante, Vice-Président de l’Union paysanne, Joan Brady, Présidente femme de l’Union nationale des fermiers (NFU) du Canada et de Ben Burkett, Président de la National Family Farm Coalition des États-Unis.

À noter qu’Ibrahim Coulibaly du Mali a également été invité à titre d’Ambassadeur Spécial de l’AIAF.

C’est grâce au partenariat entre la FAO et La Via Campesina que des fermiers et des paysans représentants des organisations membres de La Via Campesina ont été invité en tant que conférenciers et participants. Ils auront ainsi l’opportunité de questionner la notion d’agriculture familiale qui ici semble tout dire et ne rien dire.

Le modèle agricole majoritairement en vigueur en Amériques du Nord est basé sur les intrants chimiques, les OGM, les monocultures à grande échelle, l’exploitation de travailleurs migrants vulnérables et l’élevage animal intensif. De plus, il est source d’endettement et de stress psychologique pour les fermiers ce qui est loin de favoriser l’aspect familiale.

La délégation de la Via Campesina cherchera donc à mettre de l’avant sa vision de la souveraineté alimentaire, c’est-à-dire d’une agriculture familiale paysanne et agroécologique soutenue par des politiques qui assurent une vie digne pour tous les fermiers et travailleurs agricoles et ruraux.

Nous souhaitons donc vous inviter à une rencontre avec la délégation de La Via Campesina afin de vous partager le contenu des discussions qui auront eu lieu, et d’ensuite discuter de possibles stratégies et collaborations futures dans le cadre de l’AIAF.

Charles-Eugène Bergeron de Développement et Paix introduira une proposition de mise sur pied d’un Caucus « Agro-écologie » pan-canadien dans le cadre du Forum Social des Peuples Canada-Québec Premières Nations (14-21/08/2014).

 

Dialogue continental sur l’Agriculture Familiale

Quand? Mardi le 8 avril, de 17h à 19h30
Où? Salle No. 212, Édifice des Services diocésains, 1073, boul. René-Lévesque Ouest, Québec , QC G1S 4R5 (Merci à Développement et Paix pour la salle)
Information et pré-inscriptions: (418) 683-9901
Événement Facebook : https://www.facebook.com/events/653829507999471/?ref=22
L’événement se déroulera en français et en anglais.

 

En espérant que vous pourrez vous joindre à nous!

Le comité international de l’Union paysanne
international@unionpaysanne.com
*La Via Campesina regroupe plus de 180 organisations locales et nationales dans 70 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et des Amériques. En tout, elle représente environ 200 millions de paysannes et de paysans. C’est un mouvement autonome, pluraliste et multiculturel, sans affiliation politique, économique ou autre On lui doit d’avoir défini le concept de la souveraineté alimentaire. Au Québec l’Union paysanne est l’organisation qui lui est affiliée.