Articles

Les parties du boeuf pour la découpe -

Colbex-Levinoff: les responsables du fiasco s’échappent

Les parties du boeuf pour la découpe - Lachute, 20 février 2014, «L’UPA est responsable d’un autre fiasco envers les agriculteurs québécois!» C’est en ces termes que s’est exprimé le président de l’Union paysanne à la suite du dévoilement mardi dernier du rapport KPMG sur l’abattoir Colbex-Levinoff.

Alors que seule une enquête publique aurait permis de faire toute la lumière dans le dossier de Colbex-Levinoff, le Gouvernement du parti québécois a préféré ne commander qu’une enquête administrative, somme toute limitée. De plus, le PQ, qui avait le rapport depuis octobre 2013, a choisi de le rendre public 4 mois plus tard et lourdement caviardé, le rendant presque illisible.

« L’UPA cumule les échecs lorsqu’elle se porte en aval de la production, la fedco, pomexpan, pomexpert, cérégrains, l’abattoir billette, et maintenant Colbex-Levinoff» Eh bien ceci ne pouvait rendre que plus intéressant le fait que le document mis en ligne par le gouvernement n’était pas protégé et pouvait, pour quiconque le copiait, rendre visible tous les noms et toutes les données.

L’Union paysanne, qui suit le dossier depuis le début, fut la première à sonner l’alarme dès le lendemain de la signature entre l’UPA et les frères Cola. « L’UPA cumule les échecs lorsqu’elle se porte en aval de la production, la fedco, pomexpan, pomexpert, cérégrains, l’abattoir billette, et maintenant Colbex-Levinoff ». souligne Maxime Laplante.

« Ils se sont improvisés gestionnaires d’abattoir et ont entraîné dans leur chute les producteurs de bovins du Québec qui paient encore la facture en ce moment » À la lecture du rapport KPMG, on réalise le haut niveau d’improvisation et de mauvaise gestion de la part des dirigeants syndicaux de l’UPA. «Ils se sont improvisés gestionnaires d’abattoir et ont entraîné dans leur chute les producteurs de bovins du Québec qui paient encore la facture en ce moment» a rajouté Benoit Girouard, président de l’Union paysanne.

Le rapport nous apprend que les frères Cola ne voulaient pas vendre l’abattoir (page 25), mais que la Fédération des producteurs de bovins voulait l’acquérir. L’acquérir à tout prix? Eh bien oui, puisqu’elle a accepté de payer la valeur la plus élevée du marché selon le rapport. Mais le rapport nous apprend aussi ce que l’on savait déjà ou ce que les producteurs de bovins du Québec auraient aimé connaître…

  • Qu’un prêt de 3 millions été octroyé par le Groupe Cola à la nouvelle entité  Levinoff-Colbex
  • Que le Groupe Cola a reçu un salaire de 2 millions de dollars annuellement en plus d’un boni en 2007.
  • Que près de 2 500 000 ont été versés à PromotionCo, société détenue par le Groupe Cola, entre 2006 et 2011 pour frais de publicité et de promotion, et ce sans pièce justificative sauf à partir de décembre 2010.
  • Selon le PV du conseil d’administration du 19 janvier 2006 de LC inc., il est indiqué que «sur motion de Philip Cola, appuyée par M. Marcel Groleau, il est unanimement résolu que […] la rémunération du président du conseil sera de 800 $ par semaine ». Ainsi, suite à cette résolution, le président du conseil de l’époque, M. Dessureault a été considéré comme un employé de LC S.E.C. et a reçu une rémunération de 41 600 $ par année en 2007 et 2008 et de 19 200 $ en 2009
  • etc……

L’Union paysanne ne peut s’empêcher de faire un parallèle entre la situation de monopole syndical de l’UPA et le fiasco Colbex-Levinoff. On voit dès le début de ce dossier que la pression exercée par cette organisation, à la poursuite d’une lubie syndicale, à coûté aux producteurs de bovins du Québec et à la population plus 70 millions de dollars.

Alors, si la Fédération des producteurs de bovins du Québec titrait sur son communiqué qu’«aucun geste illégal n’a été commis», et bien elle aura à tout le moins réussi, en seulement 6 ans, à mettre en faillite le seul abattoir d’importance de tout l’est du Canada pour le bovin de réforme.

 


 

Pièce-jointe :

com-up_2014-02-20_ColbexFiasco.pdf (136 ko)

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.

 

Colbex Levinoff : Une fin digne de l’UPA Inc.

29 mai 2012, St-Hyacinthe. L’annonce de la fermeture de Colbex Levinoff ne surprend personne, mais demeure une nouvelle qui fait mal surtout pour les travailleurs qui ont perdu leurs emplois dans ce cafouillis sans nom. «Les producteurs agricoles eux y auront perdu beaucoup de sous, de temps et d’énergie et demeure sous la crainte de supporter une faillite» s’exprime Benoit Girouard président de l’Union paysanne.

Le pire dans cette situation c’est que le scénario que l’UPA voulait éviter se réalise, soit le déplacement de la capacité d’abattage du Québec vers l’Ontario. Il faut l’admettre Colbex-Levinoff est passé en 6 ans du statut d’entreprise privée rentable, à entreprise UPA en faillite technique.

Le ministre Corbeil ne peut plus intervenir dans ce fiasco, mais doit à tout de moins s’assurer que cela ne se répète plus. Comment? L’Union paysanne l’invite à retourner dans le passé de l’UPA pour constater les échecs répétés et coûteux de ses incursions en aval de la production. FEDCO, POMEXPAN, POMEXPERT, CÉRÉGRAINS, abattoir Billette et maintenant Colbex-Levinoff.

Et le scénario le plus simple pour rétablir l’équilibre en agriculture est d’enfin briser le monopole syndical de l’UPA et d’appliquer le rapport Pronovost. Le retour à la démocratie en agriculture permettra une diversification des canaux de commercialisation et l’émergence de nouveaux modèles agricoles moins centralisés et coûteux.

Le ministre Corbeil doit tenir compte que le Québec attend toujours son rendez-vous proposé par le Rapport Pronovost et que les producteurs de bovins n’ont pas à supporter une faillite de l’abattoir. L’Union paysanne a sonné la sonnette d’alarme à bien des reprises dans ce dossier et personne n’a appliqué les solutions qui s’imposaient. Qui risque encore de payer la note parce que le parti libéral refuse d’affronter le monopole de l’UPA? Les producteurs agricoles du Québec.

 


Pièce-jointe : com-up_2012-05-29_colbex.pdf (126 Kio)

Pour Information :

Benoit Girouard, président Union paysanne : 450-495-1910
Maxime Laplante, vice-président : 418- 926-2473

Colbex Levinoff: Sam Hamad et Pierre Corbeil doivent rassurer les producteurs de bovins qu’ils n’auront pas à supporter une possible faillite de l’abattoir

20 mars 2012, St-Hyacinthe. Ce n’est pas un secret de polichinelle que sans le cautionnement bancaire du ministère du Développement économique, l’abattoir Colbex Levinoff plongerait vers la faillite.

 

Depuis l’été 2011, ce ministère cautionne une marge de crédit de 10 millions en plus d’être le prêteur d’une somme initiale de 19 millions. Colbex-Levinoff est donc passé en 6 ans du statut d’entreprise privée rentable, à entreprise en faillite technique sous contrôle d’un syndicat de l’UPA.

Pourtant, ceux qui devront supporter l’échec de ce fiasco: les producteurs de bovins, ne savent toujours pas le salaire des gestionnaires de l’abattoir, autrefois propriétaire, les frères Cola. Ils ne savent pas plus pourquoi la FPBQ a racheté les parts des frères Cola alourdissant ainsi les dettes de l’abattoir sans retourner faire autoriser cette dépense de 12,5 millions par les producteurs.

Après avoir demandé une enquête publique la semaine dernière dans tout le dossier de l’abattoir, l’Union paysanne demande maintenant à Sam Hamad et Pierre Corbeil de rassurer les producteurs de bovins du Québec qu’ils n’auront pas à supporter une faillite de l’abattoir. Le gouvernement a une responsabilité dans ce dossier. «Aucun garde-fous n’a fonctionné et les producteurs de bovins sont sans protection», déclare Benoit Girouard président de l’Union paysanne. Ce n’est pas aux producteurs de bovins de payer les pots cassés pour le gâchis effectué par leur syndicat en situation de monopole.

Malgré:

  • Des avis nombreux et défavorables de fonctionnaires provenant de différents ministères quant à l’implication du gouvernement dans le montage financier de la Fédération, cela n’a pas empêché l’ex-ministre Françoise Gauthier, de signer cette entente.
  • Que le montant de la vente dépasse de 6 fois le coût d’un abattoir neuf, tel que mentionné en début de dossier par de nombreux experts, cet avis fût ignoré.
  • Que la Régie des marchés agricoles n’a pas fait son travail en exemptant, avec peu de garantie, la FPBQ de l’application des articles 60 et 128 de la loi sur la mise en marché des produits agricoles. C’est un dossier qui aurait dû demander beaucoup de garanties en raison des risques et de la position dominante de marché, donné à la Fédération.

Des centaines de producteurs de bovins ont déclaré depuis le début avoir été contre l’achat de l’abattoir. Seront-ils tenus responsables d’une faillite simplement du fait qu’ils sont obligés de passer par la FPBQ pour vendre leurs bêtes?

L’achat de l’abattoir Colbex-Levinoff par la FPBQ demeure l’un des plus importants fouillis agricoles des 10 dernières années. Combiné à la faillite de l’abattoir Zénon-Billette, un autre des projets casse-cou de la FPBQ, cela fait ressortir les vices de fonctionnement du système agricole québécois auquel le ministre Corbeil devra s’attaquer dans sa future politique agricole.

L’Union paysanne le répète, le ministre Corbeil ne peut en aucun cas faire payer les pots cassés aux producteurs de bovins du Québec. Il se doit de faire comme dans le dossier de la dette de la Financière agricole qui totalisait plus de 1 milliard de dollars et qui a été absorbé par son gouvernement. Rappelons que dans un CA dominé par l’UPA et son président, la Financière agricole n’a jamais réagi à l’effondrement de l’Assurance Stabilisation des Revenus Agricoles agissant comme un très mauvais gestionnaire du bien public.

Le ministre a maintenant deux demandes sur son bureau….une pour le déclenchement d’une enquête publique et l’autre de rassurer les producteurs de bovins du Québec.



 

Télécharger ce communiqué

Pour Information :
Benoit Girouard, président Union paysanne : 450-495-1910
Maxime Laplante, vice-président : 418- 926-2473

Colbex Levinoff: L’Union paysanne demande une enquête publique au ministre Corbeil

13 mars 2012, St-Hyacinthe. «N’en jetez plus, la cour est pleine». C’est dans ces mots que s’exprime Benoit Girouard, président de l’Union paysanne, en regard du dossier de l’abattoir Colbex qu’il suit depuis son début. Les derniers mois ont permis de mettre en lumière ce qui s’apparente à l’un des plus importants fouillis agricoles des 10 dernières années et dont l’issue n’est pas encore connue.

À la lumière de la longue suite illogique d’évènements pour le moins étranges autour de l’abattoir, l’Union paysanne en arrive aujourd’hui à demander au ministre Corbeil de déclencher dans les plus brefs délais une enquête publique sur tout ce qui concerne l’abattoir Colbex-Levinoff. Rappelons que cet abattoir accueille en quasi-monopole les vaches de réforme du Québec, c’est-à-dire essentiellement les vaches laitières qui sont retirées de la production de lait.

Si le projet même d’acquisition de l’abattoir en 2004 par la Fédération des producteurs de bovins du Québec (FPBQ) constituait une énigme pour les fonctionnaires et les économistes, et bien le mystère, tout en s’éclaircissant un peu, comporte d’importantes zones d’ombres où les jeux de coulisse semblent régner.

  • Que ce soit par les avis nombreux et défavorables de fonctionnaires provenant de différents ministères quant à l’implication du gouvernement dans le montage financier de la Fédération, ce qui n’a pas empêché l’ex-ministre Françoise Gauthier, contre leur avis, de signer cette entente.
  • Que ce soit par le montant de la vente qui dépasse de 6 fois le coût d’un abattoir neuf, tel que mentionné dès le début du dossier par de nombreux experts.
  • Que ce soit par le peu de garantie demandée par la Régie des marchés agricoles pour exempter la FPBQ de l’application des articles 60 et 128 de la loi sur la mise en marché des produits agricoles dans un dossier qui aurait dû en demander beaucoup en raison de la position dominante dans le marché confié à la Fédération.
  • Que ce soit par la non-intervention de la Régie des marchés lors de la vente des 20% d’actifs restant des frères Cola à la FPBQ et qui n’a jamais été soumis au vote des producteurs de bovins du Québec, les vrais détenteurs des actifs et surtout…..des dettes de l’abattoir Colbex.
  • Que ce soit par la mauvaise gestion globale du dossier par ses différents acteurs qui ont mené une entreprise privée rentable à une faillite technique qui retombera sur les producteurs de bovins du Québec dont les coûts sont encore inconnus.

Le ministre et son gouvernement ont donc une responsabilité envers les producteurs de bovins pris dans l’échafaudage nébuleux de leur fédération et qui, en raison du monopole de l’UPA, n’ont pas d’outils pour se défendre et faire valoir leurs droits.

Mais ce qui commande surtout cette enquête publique… c’est l’intérêt des producteurs de bovins du Québec, car pour l’instant depuis le début de cette saga, les intérêts de la FPBQ et de l’UPA ont passé en premier.


Pour Information :
Benoit Girouard, président Union paysanne : 450-495-1910
Maxime Laplante, vice-président : 418- 926-2473