Articles

,

L’Union paysanne lance un appel à la solidarité et pour une reconnaissance des droits des paysan-ne-s du monde entier

Le 17 avril marque partout dans le monde la Journée internationale des luttes paysannes, une occasion pour l’Union paysanne de souligner l’importance et la pertinence du projet onusien de Déclaration sur les droits humains des paysans et des autres personnes travaillant en milieu rural. Cette initiative, menée par la Bolivie et appuyée par une majorité des pays membres du Conseil des droits humains des Nations unies, vise à protéger et à promouvoir les droits des paysans, des travailleurs agricoles, des sans-terres, des éleveurs nomades, des pêcheurs, des forestiers, enfin de tous ceux et celles qui font leur vie à la campagne. Lire la suite

Déclaration du 17 Avril 2016 : Journée internationale des luttes paysannes

Il y a 20 ans, le 17 avril 1996, à Eldorado dos Carajás dans l’État de Pará au Brésil, 19 paysannes et paysans furent assassinés. Ceux-ci étaient membres du Mouvement des travailleurs ruraux sans terres (MST) et luttaient pacifiquement pour l’accès à la terre. En hommage aux victimes du massacre, le mouvement paysan international La Via Campesina a déclaré cette date la Journée internationale des luttes paysannes. Lire la suite

grains

Levée de rideau sur des graines de résistance

Une invitation au théâtre

grainsLe 17 avril prochain, dans le cadre de la journée internationale des luttes paysannes, l’Union paysanne initiera une discussion autour de la pièce Grain(s). Basée sur une histoire vraie, la pièce raconte la lutte de Percy Schmeiser, un producteur de canola de la Saskatchewan amené en cours par Monsanto suite à la contamination de son champs par du canola génétiquement modifié.

L’Union paysanne invite ses membres à s’engager dans la réflexion sur la préservation des semences, thématique annuelle de la journée mondiale de la lutte paysanne.La pièce sera présentée au théâtre Outremont le 17 avril prochain, alors que sera lancé le livre Grains, publié ces jours-ci chez Écosociété. La représentation sera suivie d’une discussion avec l’auteure et les comédiens de la pièce en compagnie de Jean-François Lévêque, paysan des Jardins de l’Écoumène. Celui-ci partagera son expérience de préservation des semences du patrimoine et ses démêlés avec le système judiciaire.

L’Union paysanne invite ses membres à s’engager dans la réflexion sur la préservation des semences, thématique annuelle de la journée mondiale de la lutte paysanne.

Le 17 avril marque l’anniversaire du massacre de paysans brésiliens, défendant leur accès à la terre. En 2014, l’Union paysanne se porte solidaire des mouvements paysans internationaux, et souligne également que la lutte peut prendre diverses formes, et que pour plusieurs paysans québécois, la lutte prend place à la cour.

 


 

Grain(S) au théâtre Outremont

Date : 17 avril 2014 à 20 h

Lieu : Théâtre Outremont à Montréal

Contact : 514 495-9944

Tarif préférentiel pour les membres et amis de l’Union paysanne, informez-vous à international@unionpaysanne.com

 


 

Pour en savoir plus…

 


 

 

viacampesina

L’Union paysanne et La Via Campesina

À propos de La Via Campesina

viacampesinaLa Via Campesina regroupe des organisations et mouvements de paysans et paysannes, de petits et moyens producteurs, des associations et syndicats de travailleurs, d’ouvriers agricoles, migrants, sans terre, de femmes et de jeunes ruraux, de peuples indigènes et de pêcheurs artisans.

Il faut savoir que la structure interne décentralisée de LVC se découpe en 9 grandes Régions (Amérique du Nord, Amérique Centrale, Caraïbes, Amérique du Sud, Europe, Afrique 1, Afrique 2, Asie de l’Est et du Sud-Est et Asie du Sud).

 

Extraits du rapport du délégué de l’Union paysanne, Emmanuel Beauregard, à la 6e Conférence Internationale de La Via Campesina à Jakarta, Indonésie (7-12 Juin 2013) :


Avant sa fondation il y a 20 ans, en 1993, on n’aurait jamais cru que les paysanneries, qu’on disait en voie de disparition, n’auraient formé un tel mouvement à l’échelle mondiale pour se donner une voix commune et une pareille force politique pour défendre leurs droits. Je pense que l’Union paysanne et ses membres ont de quoi être fiers d’être depuis 10 ans partie prenante de ce qui est maintenant le plus vaste mouvement agraire international (regroupant plus de 210 millions de personnes)!

Je reste cependant plus que jamais convaincu du bien-fondé du principe « penser globalement, agir localement ». Nos luttes pour une réelle souveraineté alimentaire et une réforme agraire au Québec, c’est à nous de les mener, paysans et paysannes, jeunes néo-fermiers, petit-e-s producteurs et productrices agroécologiques, artisan-e-s du terroir, en solidarité et avec le soutien de nos allié-e-s (consommateurs ruraux et urbains, associations et coopératives locales, régionales et nationales de petit-e-s producteurs et productrices, ouvriers agricoles, étudiant-e-s, enseignant-e-s et chercheur-e-s, écologistes et féministes, etc.). Il est clair que les politiques économiques (accords de libre-échange, exportations-dumping sur les marchés étrangers) promues et adoptées par les gouvernements capitalistes néolibéraux de nos pays (Québec-Canada) ont un impact destructeur sur la capacité d’autres peuples à assurer leur souveraineté alimentaire. Nous devons d’abord et avant tout continuer à nous mobiliser ici pour mettre un terme aux politiques publiques néolibérales de nos gouvernements et États qui sont néfastes non seulement pour la paysannerie québécoise, mais aussi pour celles d’autres pays.


 

Pour en savoir plus sur La Via Campesina:
http://viacampesina.org/fr/
http://tv.viacampesina.org/?lang=fr

 

Comité international de l’Union paysanne

Le comité international est formé de membres de l’Union paysanne. Il a pour objectif d’aider à resserrer les liens entre l’Union paysanne et ses alliés au Canada et à l’étranger, principalement La Via Campesina (LVC) et les organisations qui en font partie.

Pour ce faire, le travail du comité se divise en deux volets principaux.

Volet 1 – Relations internationales

Le comité appuie l’Union paysanne dans ses communications avec La Via Campesina et ses alliés. Il assure également la participation de l’Union Paysanne aux conférences, aux instances décisionnelles, et au sein des groupes de travail de La Via Campesina, particulièrement au niveau de la région Amérique du Nord (Canada, États-Unis, Mexique).
Le comité se maintient informé et il peut également appuyer des campagnes, pétitions, et organiser des activités de solidarité internationale avec les alliés de l’Union paysanne.

Volet 2 – Formation

Afin que le plus grand nombre de membres puissent s’inspirer des expériences de luttes, de l’expertise et des analyses rassemblées par La Via Campesina, le comité partage les communiqués et déclarations de LVC, de même que l’information relative à l’actualité internationale concernant les organisations paysannes et les grands enjeux qui intéressent l’Union paysanne.

Le comité travaille ainsi à renforcer les liens entre les milieux urbains, ruraux et internationaux.

Survol de la participation de l’Union paysanne dans La Via Campesina

Depuis ses tout premiers débuts l’Union paysanne fait partie du mouvement international La Via Campesina. L’Union paysanne s’est d’ailleurs grandement inspirée du travail de la Confédération Paysanns en France, et José Bové est venu au Québec afin d’appuyer la fondation de l’Union paysanne.

Au fil des ans, des membres paysans et de la relève agricole de l’Union paysanne ont représenté l’organisation à différentes réunions de La Via Campesina (Conférence internationales, Conférences de mi-terme, réunions régionales, réunions de Commissions thématiques, forums internationaux, etc). La participation de l’Union paysanne à ces rencontres permet de contribuer à l’élaboration de stratégies et de positions communes en vue de faire front commun entre organisations membres de La Via Campesina. Celles-ci constituent une source d’inspiration constante à continuer la lutte pour la défense des droits paysans.

Action et conférence de presse en solidarité avec Haiti à Montréal Juin 2010Au Québec, l’Union paysanne a contribué à l’organisation de nombreux événements en partenariats avec des alliés du mouvement paysan international afin de partager l’analyse des enjeux internationaux selon la perspective paysanne, et aussi faire connaître les luttes des paysans afin de de les appuyer ou de s’en inspirer.

Par exemple, en 2003, une tournée de 3 paysans mexicains fut organisée par le Comité pour la justice sociale et le Comité pour les droits humains en Amérique latine en collaboration avec l’Union paysanne.

L’Union paysanne a aussi collaboré à organiser des visites de fermes et d’institutions d’enseignement à Victoriaville, La Pocatière, Mirabel, Québec, Montréal et Kamouraska.

D’année en année, l’Union paysanne a souligné le 17 avril, Journée Internationale des Luttes paysannes, de différentes façons, notamment par:

  • Une journée de discussion à Montréal abordant plusieurs thèmes tels que les droits humains des paysans mexicains et l’avenir de l’herboristerie.
  • Des soirées avec le Comité pour la justice sociale et avec le Comité des droits humains en Amérique Latine (CDHAL) sur la situation de la paysannerie au Brésil et au Québec, sur les OGM, sur les communautés zapatistes, etc.

À trois occasions, l’Union paysanne a co-organisé (avec Inter-Pares, Greenpeace et d’autres) des événements à Montréal faisant partie de tournées pancanadiennes portant sur les effets des politiques canadiennes en matière d’OGM sur les systèmes alimentaires des pays du Sud. Les conférenciers venaient surtout de pays africains francophones.

Avec l’appui financier d’Inter-Pares et de Développement et Paix, l’Union paysanne a également organisé une réunion régionale de LVC à St-Côme, suivi d’un événement pour le public à Montréal, lequel avait été bien couvert par La Terre de chez nous.

 

Pour vous impliquer, en savoir davantage ou joindre la liste de diffusion des activités internationales de l’Union paysanne, veuillez contacter le comité international à l’adresse suivante : international@unionpaysanne.com

 

box-17april-fr

17 avril 2013, Journée internationale des luttes paysannes

Le 17 avril, la Journée internationale des luttes paysannes, l’Union paysanne a participé à une vidéoconférence internationale, en se joignant à des représentants de mouvements sociaux du Brésil, des États-Unis, de la Grèce, de l’Inde et de l’Australie.

Il s’agissait de la présentation d’Alexandre Conceição du Mouvement des travailleurs ruraux sans terres (MST) brésilien. Alexandre a commencé par nous rappeler que cette journée internationale commémore le massacre par la police militaire brésilienne de 19 paysans membres du MST. Le 17 avril 1996, à Eldorado dos Carajás, dans l’État amazonien de Pará, 1 500 femmes et hommes appartenant au MST occupaient et bloquaient l’autoroute. Leur objectif était de faire pression sur les gouvernements régional et fédéral pour qu’ils lancent une réforme agraire. Vers 4 heures de l’après-midi, 155 policiers militaires nationaux ont entouré les manifestants avant de leur lancer des grenades lacrymogènes, de tirer des balles réelles et d’ouvrir le feu avec des mitraillettes.

Alexandre a expliqué que le fait que 17 des 19 victimes étaient des leaders locaux ou régionaux du MST démontre clairement la nature préméditée du crime, qui, dix-sept ans plus tard, demeure impuni. En effet, au Brésil, des actes de violence de la part des grands propriétaires terriens continuent à ce jour et ils sont largement impunis. Cette violence s’est même accrue avec l’utilisation de milices privées. Deux leaders du MST ont été assassinés au cours de cette année, et en 2008 un militant a été tué par le personnel d’une agence de sécurité contractée par la société transnationale Syngenta.

Durant tout ce mois d’avril, les membres du MST sont engagés dans des manifestations pacifiques, y compris des occupations de terres et des blocages des routes, pour protester contre l’impunité et réclamer que le programme de réforme agraire soit relancé. Depuis maintenant dix ans, 90 000 paysans sans terres vivent dans des tentes en attendant de recevoir des terres. Le ministère de la Réforme agraire a demandé l’expropriation légale d’un million d’hectares (qu’il entend distribuer aux sans-terres), mais le pouvoir judiciaire n’a pas accédé à cette demande; presque 200 procès demeurent bloqués devant les tribunaux.

Le MST constate que la scène agricole brésilienne est dominée par les grandes sociétés transnationales engagées dans la production et le commerce de monocultures destinées à l’exportation. Alexandre a mentionné la situation dramatique résultant de la sécheresse qui frappe actuellement le nord-est du pays. Autour d’un million de bœufs sont en train de mourir de faim, mais les grandes sociétés ont refusé la demande du gouvernement d’expédier du maïs pour les alimenter, car elles préfèrent exporter ce maïs aux États-Unis, où il servira surtout à la production d’éthanol.

Répondant aux questions de ses auditeurs, Alexandre a parlé du rôle du MST dans la construction d’une société plus juste. Les victoires que le MST a connues dans ses luttes pour la réforme agraire ont permis à des centaines de milliers de paysans de vivre dans la dignité tout en produisant une alimentation saine pour leurs familles et leurs communautés. Car, dans un pays qui utilise annuellement 5,1 litres de pesticides par habitant, les membres du MST sont en train de mettre en pratique une autre vision de l’agriculture: l’agroécologie.

Après avoir décrit la démocratie participative pratiquée au sein du MST, où toutes les grandes questions sont amplement discutées à tous les niveaux de l’organisation, Alexandre a terminé sa présentation en parlant de l’Alliance bolivarienne des mouvements sociaux latino-américains et en évoquant les réalisations des Brigades internationales du MST. Ces dernières ont travaillé auprès des communautés paysannes dans plusieurs pays, dont Haïti, après le tremblement de terre, et le Venezuela où elles ont collaboré à la création de l’École internationale d’agroécologie destinée aux jeunes paysans et paysannes des Amériques.
En invitant ses auditeurs à assister au 6e Congrès du MST, qui aura lieu en janvier 2014, Alexandre a souligné l’importance de la solidarité internationale avec les luttes du MST pour la justice sociale et son nécessaire combat contre le néo-impérialisme des sociétés transnationales.

 

 

box-17april-fr

17 Avril : Plus de 250 actions dans le monde pour la Journée Internationale des luttes paysannes

box-17april-frPaysannes et paysans et leurs alliés célébreront la Journée Internationale des luttes paysannes demain, le 17 Avril 2012 en organisant plus de 250 actions et manifestations partout dans le monde.

Cet événement commémore le massacre de 19 paysans sans terres qui réclamaient le droit à la terre et à la justice en 1996 au Brésil (1). La liste complète des actions, allant de conférences universitaires à des occupations de terres, est disponible sur le site www.viacampesina.org

Cette année le mouvement international La Via Campesina se mobilise en opposition à l’offensive actuelle de certains états et de grandes multinationales pour s’approprier des terres que les paysans et paysannes cultivent depuis des siècles partout dans le monde. Ce que demandent les paysannes et les paysans est simple: ils demandent de pouvoir accéder à la terre pour nourrir leurs communautés. Quand les multinationales s’approprient des terres, elles développent d’énormes plantations de monocultures destinées à l’exportation. Cela ne fait qu’augmenter la faim, les crises sociales et des désastres écologiques tels que les changements climatiques.

Demain les organisations paysannes et leurs alliées vont réclamer des terres au Brésil, dans tout le pays, elles vont organiser des mobilisations de masse pour protester contre les accaparements de terres à Tete au Mozambique ainsi que devant la Cour Constitutionnelle à Djakarta, en Indonésie. A Bruxelles, elles vont lancer une parodie de site internet de la Commission européenne pour célébrer les 50 ans de la Politique Agricole Commune.

Cette journée d’action aura lieu quelques jours avant la Conférence de la Banque Mondiale sur la Terre et la Pauvreté qui se tiendra à Washington D.C., du 23 au 26 avril 2012. Les mobilisations de Via Campesina proclameront l’opposition totale des paysannes et des paysans à l’initiative de la Banque Mondiale pour les Investissements Responsables en Agriculture (RAI) supposée empêcher les abus des accaparements de terres mais qui en fait légitime l’appropriation des terres agricoles par des grandes sociétés et des investisseurs publics de certains pays.

“Dans la dernière ligne droite avant le Sommet de la Terre Rio+20, les paysans, paysannes, les défenseurs de la souveraineté alimentaire ainsi que les mouvements pour une agriculture paysanne durable s’opposent au « capitalisme vert » actuellement promu au niveau international. Nous pensons que la terre, l’eau, les semences et toutes les ressources naturelles doivent rester dans les mains des paysannes et des paysans afin qu’ils puissent les préserver et nourrir le monde. Elles ne doivent pas passer sous le contrôle des entreprises multinationales qui cherchent à augmenter leurs bénéfices et non à répondre aux besoins des peuples”, a dit Henry Saragih, le coordinateur général de La Via Campesina.

 

Source : Communiqué de presse – La Via Campesina. Djakarta, 16 avril 2012.