La Souveraineté Alimentaire pour garantir la résilience de la ferme familiale

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Communiqué La Via Campesina Amérique du Nord – En cette année de l’Agriculture Familiale: La Souveraineté Alimentaire pour garantir la résilience de la ferme familiale

9 Avril 2014 – Les fermiers Joan Brady (Union Nationale des Fermiers- NFU), Ben Burkett (National Family Farm Coalition) et Maxime Laplante (Union paysanne) ont représenté les voix des fermières, des fermiers de communautés minoritaires et des fermiers de petite et moyenne taille des États-Unis et du Canada lors du Dialogue Continental de l’Amérique du Nord sur l’Agriculture Familiale tenu les 7 et 8 avril derniers à Québec. Les trois organisations sont membres de La Via Campesina, le plus important mouvement international de fermiers et travailleurs agricoles, avec des membres dans plus de 70 pays, dont sept organisations membres en Amérique du Nord.

«Nous somme préoccupés par les nombreuses voix qui lors de cette consultation ont défendu des intérêts corporatistes au nom de l’agriculture familiale», dit le Vice-Président de l’Union paysanne Maxime Laplante. Il poursuit  : «Mais la majorité des paysans du monde, incluant ceux ici-même au Québec, savent que l’agriculture véritablement durable repose sur la production à petite échelle, qui permet une adaptation aux changements climatiques et la préservation de la biodiversité tout en nourrissant nos communautés».

Dans la foulée de l’«Année Internationale de l’Agriculture Familiale» promue par l’Organisation des Nation Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), La Via Campesina souligne que l’agriculture familiale de petite échelle est un élément fondamental de la souveraineté alimentaire, un modèle alternatif de production alimentaire qui n’exploite ni les humains ni la nature. Peu importe la façon dont on la nomme, l’agriculture industrielle a mené à une crise écologique. Pourtant, malgré un contexte marqué par des politiques désavantageuses, l’ingéniosité et la résilience des fermes familiales, appuyées par une forte demande populaire, ont mené au renforcement de systèmes alimentaires locaux fondés sur des pratiques agricoles familiales et agroécologiques.

«Les fermes familiales composées de femmes, d’hommes et de leurs enfants, qui prennent soin de leurs fermes et de leurs communautés, sont les meilleurs gardiens de la terre et de la biodiversité. Ils et elles ont un intérêt dans la préservation de la terre et de ses valeurs sociales et environnementales inhérentes. Les semences et les terres productives doivent demeurer sous le soin de ceux et celles qui produisent les aliments.» dit Joan Brady, Présidente femme de l’UNF.

La concentration des terres en Amérique du Nord a causé un déplacement interne et une migration forçant plusieurs fermiers à entrer dans le secteur du travail agricole salarié aux États-Unis et au Canada, lequel maintient des conditions d’exploitation afin d’alimenter la chaîne alimentaire industrielle. Les membres de La Via Campesina Amérique du Nord soulignent que leur vision de l’agriculture familiale est aussi exempte de l’exploitation du travail des travailleurs agricoles. Enfin, La Via Campesina tient à rappeler que malgré les nombreuses visions de la «ferme familiale», une agriculture industrielle contrôlée par les corporations ne fonctionne ni pour les fermiers, ni pour les travailleurs agricoles, ni pour la planète.


Pièce-jointe:

LVCNA_AIAF_consultation_Qc_FR.pdf

Pour information:

Maxime Laplante, Vice-président Union paysanne, 418-926-2473

Stéphanie Wang, Comité international Union paysanne, 514-995-5052