Adhésion à l’Union paysanne

Êtes-vous membre?

Avez-vous renouveléE?

Faite-le en ligne dès maintenant :

https://unionpaysanne.com/devenir-membre/

CertainEs d’entre vous l’auront remarqué, d’autres non. La cotisation annuelle pour devenir membre de l’Union paysanne est récemment passée de 20$ à 60$.

Pourquoi cette augmentation? En fait, il s’agit d’un retour au montant d’il y a 4 ans. En effet, il y a quelques années, les membres du conseil d’administration de l’Union paysanne ont décidé de baisser la cotisation à 20$ par année en espérant créer une adhésion de masse. Le miracle ne s’est malheureusement pas produit et, aujourd’hui, nous sommes dans l’obligation de constater que ce maigre 20$ couvre à peine les frais administratifs relatifs à la gestion des membres.

Or, bien que l’achat local, le bien-être animal et le climat aient la cote ses temps-ci, force est de constater que le mouvement paysan du Québec bat de l’aile. Il n’y a toujours pas de financement disponible pour des organismes qui, comme nous, contribuent à l’amélioration de l’agroécologie et apportent les enjeux de souveraineté alimentaire sous le projecteur.

C’est donc dans une perspective de développement et dans l’objectif de mieux servir la cause paysanne au Québec que la décision a été prise, le 10 février dernier, lors de notre Assemblée génénéral annuelle, de revenir à une cotisation de 60$, en espérant que cette somme ne soit pas un frein pour personne. Si tel est le cas, n’oubliez pas que vous pouvez aussi servir la cause paysanne en proposant vos services bénévoles pour réaliser des tâches diverses (gestion des réseaux sociaux, participation au comité international, recherche de financement, rédaction d’un plan de communications, etc).

En espérant vous compter parmi nous sous peu,

Marie-Joseé Renaud,

coordonnatrice

Union paysanne

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Mot du président – 17 juin 2018

Bonjour,

La rencontre du G7 est peut-être terminée mais pas les discussions sur la gestion de l’offre, qui semble être devenue une monnaie d’échange dans les négociations de libre-échange. Prévisible. Le Canada ne peut pas continuer longtemps à prétendre que les frontières sont ouvertes mais qu’elles sont fermées pour certains produits. Dans le dossier du lait, l’importation de lait diafiltré à bas prix en provenance des États-Unis a fait baisser le prix payé à la ferme. Dans un contexte où les dépenses explosent, une baisse du revenu mène obligatoirement à une des quatre avenues suivantes : demander au gouvernement de compenser financièrement. Reste à savoir si le Trésor sera d’accord pour dépenser l’argent des contribuables pour une production sous quota alors que le prix est fixé par une commission. Autre hypothèse : grossir l’entreprise pour augmenter le chiffre d’affaires, ce qui suppose une hausse de l’endettement et des difficultés pour refiler la ferme plus tard à une relève qui n’en aura sans doute pas les moyens. Autre scénario : vendre aux personnes qui veulent grossir. Mais ces solutions ne règlent pas le problème de l’accroissement de la taille des fermes, au contraire. Normalement, pour une entreprise aux prises avec des difficultés financières, la diversification de la production est envisagée, selon la devise de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Pour le secteur laitier, cela supposerait de vendre une partie du lait de façon directe ou transformée, ou d’élever d’autres animaux, d’ajouter un volet récréo-touristique à la ferme, etc. Or, ces avenues sont bloquées de façon quasi systématique au Québec, confinant l’immense majorité des fermes à la production au prix de gros. Bonne chance à ceux et celles qui voudraient faire du fromage à la ferme, ou tenir une table champêtre, accueillir des visiteurs, des campeurs. Dans ce contexte, la perspective d’une disparition de la gestion de l’offre aurait de graves conséquences, surtout en raison de la limitation de la marge de manoeuvre des fermes. Il y a urgence de réformer la version québécoise de la gestion de l’offre, sinon elle est vouée à disparaître et entraînera la disparition d’un grand nombre de fermes.

Dans un autre dossier, d’aucuns auront suivi les déboires de l’ex-ministre de l’agriculture, M. Pierre Paradis. Il ne m’appartient pas de juger s’il y a un lien entre les allégations et sa relation plus que tendue avec l’UPA mais il y a lieu de se demander pourquoi sa réforme entamée du système de remboursement des taxes foncières a été si rapidement reléguée aux oubliettes au lendemain de son départ. Cette réforme prévoyait un changement de la méthode calcul. Mais là n’est pas le point majeur. L’élément-clé était de dissocier le paiement de la cotisation à l’UPA de l’accès au programme. Cette démarche aurait enfin remis un peu de démocratie dans ce système. Il est aberrant de voir qu’au Québec, l’accès à des programmes gouvernementaux soit encore conditionnel au versement d’une cotisation obligatoire à une association privée en situation de monopole.

En terminant, je mentionne la publication toute récente d’une bande dessinée (Faire campagne- de Rémy Bourdillon) qui illustre les déboires d’une dizaine de personnes qui tentent de pratiquer l’agriculture mais qui se heurtent aux obstacles érigés. Bonne lecture.

Maxime Laplante, agr, président

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Congrès 2017: Ça passe par la relève

C’est sous le thème de la relève que l’Union paysanne tiendra son congrès 2017. L’activité aura lieu au Complexe Sacré-Coeur de Victoriaville, le 18 novembre 2017. Vous aurez la chance d’entendre et de rencontrer plusieurs panélistes de renomC’est sous le thème de la relève que l’Union paysanne tiendra son congrès 2017. L’activité aura lieu au Complexe Sacré-Coeur de Victoriaville, le 18 novembre 2017. Vous aurez la chance d’entendre et de rencontrer plusieurs panélistes de renom

Marie-Josée Renaud

L’Union paysanne prend de l’ampleur

Lachute, 24 janvier 2017. L’Union paysanne est fière d’annoncer l’embauche de Marie-Josée Renaud à
titre de coordonnatrice générale de l’organisation et de Stéphanie Wang au poste de coordonnatrice-volet international.

Marie-Josée Renaud

Marie-Josée Renaud est bachelière en sciences politiques et détient également une maîtrise en aménagement du territoire et développement régional. Impliquée dans le milieu associatif depuis plus de 10 ans, elle a cofondé et dirigé l’organisme Craque-Bitume, bien connu à Québec pour son travail en écologie urbaine. « L’Union paysanne était un choix naturel considérant ma sensibilité à la souveraineté alimentaire et aux organismes portant des valeurs sociales fortes », souligne Marie-Josée Renaud. Elle sera responsable de l’administration générale de l’organisation, de la coordination des bénévoles et de la recherche de financement.

 

Stéphanie Wang

Stéphanie Wang est impliquée à l’Union paysanne depuis bientôt cinq ans, on lui doit d’avoir structuré le volet international de l’organisation. Elle a réalisé sa recherche de maîtrise de sociologie, sur les lois agricoles québécoises, auprès de l’Union paysanne. Elle coordonnera le travail de l’Union paysanne au niveau canadien, nord-américain et international avec La Via Campesina en plus de recruter des formateurs et jeunes québécois pour des mandats de formations à l’étranger dans le cadre d’un partenariat  avec L’Œuvre Léger.  Elle quittera par ailleurs ses fonctions au conseil de coordination afin de se consacrer à son nouveau poste.

L’ajout de ses deux salariées permettra à l’organisation d’étendre et de consolider ses actions. « 2017 sera une année de croissance pour notre mouvement » prévoit Benoit Girouard, président de l’Union paysanne. « Nous sommes sollicités de toutes part. et l’embauche de deux femmes de terrain nous permettra d’agrandir nos actions. Les agriculteurs recherchent une alternative syndicale et les citoyens veulent voir le modèle agricole refléter les valeurs de l’agroécologie. C’est ce que propose l’Union paysanne», ajoute t’il.

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Pour information :

Benoit Girouard                                                                                  Maxime Laplante
Président Union paysanne                                                                Vice-président
450-495-1910                                                                                      418-926-2473

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L’impact économique de l’agriculture industrielle

Depuis longtemps, on se doute des méfaits de l’agriculture industrielle sur la santé humaine, sur le bien-être des animaux, sur les communautés rurales. Ces conséquences sont souvent difficiles à quantifier. Mais les véritables coûts commencent à émerger. Les compagnies Bayer et BASF viennent d’être condamnées à payer 265 millions à un fermier pour avoir endommagé sa production de pêche avec un pesticide, le dicamba.

Pendant ce temps, au Québec, le gouvernement envisage dépenser 70 millions en argent public pour compenser la hausse du compte de taxe des agriculteurs, à la demande de l’UPA. Comme par hasard, cette hausse de la valeur des terres se fait principalement sentir dans les régions dépendantes des subventions comme l’ASRA dans le porc et le maïs.

Le gouvernement fédéral versera près de 4 milliards aux fermiers en compensation pour les conséquences des accords de libre-échange. En plus de ce qui est déjà versé en subventions par les deux palliers de gouvernement.

En prévision des changements climatiques, l’industrie agricole du Québec annonce déjà son intention d’obtenir plus de subventions, alors qu’elle contribue largement à l’augmentation de la production de gaz à effet de serre.

Depuis sa fondation, l’Union paysanne propose de remplacer graduellement les subventions par un Contrat vert, une entente entre l’État et les fermes qui acceptent de contribuer à la protection de l’environnement, à l’approvisionnement de notre population et à la création d’emplois en région. La paysannerie est une solution économiquement rentable pour notre société. La paysannerie représente une façon de concilier la protection des ressources et l’économie. L’agriculture industrielle a largement démontré qu’elle coûte très cher à notre société.

Maxime Laplante, agr, président

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Lancement de la première bière en soutien à la paysannerie

Ce samedi 15 février, l’Union paysanne a procédé au lancement de sa première bière bénéfice dans le cadre de son événement annuel en présence du ministre de l’agriculture, monsieur André Lamontagne. Nommée La Paysanne, cette session IPA, brassée par la microbrasserie La Chouape, est la première bière québécoise dédiée au soutien à la paysannerie. À chaque bouteille vendue, 0,30$ sera remis à l’Union paysanne. Le projet a aussi été possible grâce à la précieuse collaboration du graphiste et illustrateur Mathieu Fortin, de Anorak Studio et Wazak, qui a brillamment illustré la paysannerie sur l’étiquette de la bière.

L’Union paysanne a profité de la dernière fin de semaine pour se rassembler à la ferme Guyon, à Chambly. Elle y a tenu une journée de discussions en ateliers ainsi que son Assemblée générale annuelle. La soirée du samedi a été dédiée au lancement de La Paysanne. Plus de 100 personnes se sont déplacées pour l’événement.

L’Union paysanne regroupe en une force collective organisée et représentative tous ceux et celles qui sont en faveur d’une agriculture paysanne et de la souveraineté alimentaire. Comme association agricole et citoyenne, elle intercède auprès des autorités, des médias et de l’opinion publique pour défendre les intérêts des paysans et des artisans de la Terre à la Table. Ses membres sont majoritairement des agriculteurs mais elle donne également une place aux citoyens soucieux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation à échelle humaine.

 

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15-16 février: la paysannerie en action

Amoureuses et amoureux de la terre, partisanes et partisans de la souveraineté alimentaire, amatrices et amateurs de bières, c’est un rendez-vous!

Les paysans et paysannes du Québec se donnent rendez-vous le 15 et 16 février 2020 afin de réfléchir l’avenir agricole du Québec.

La journée du 15 février sera dédiée à plusieurs ateliers concernant la question agricole du Québec: agroécologie paysanne, souveraineté alimentaire, transition énergétique, accès au marché, aménagement du territoire et réseautage. Les discussions issues de cette journée serviront à l’élaboration du nouveau plan stratégique de l’Union paysanne.

En soirée, nous vous attendons pour le 5 à 7 de lancement de la toute première bière en soutien à la paysannerie québécoise.  En collaboration avec la microbrasserie La Chouape (St-Félicien), Anorak studio et Wazak, nous sommes fière de vous présenter La paysanne. Bientôt sur les tablettes de votre épicerie. Ne la manquez pas!

Nous profiterons ensuite du dimanche 16 février pour tenir notre Assemblée générale annuelle, de 10h à 12h15. Vous pouvez consulter l’ordre du jour de l’assemblé ici. Le centre paysan, coopérative de solidarité, tiendra ensuite sa propre Assemblée générale, à 13h30.

Tous ces événements auront lieu au même endroit, soit à la ferme Guyon, au 1001 Patrick-Farrar, à Chambly.

 

Pour toute question en lien avec ces événements, communiquez avec Marie-Josée Renaud, coordonnatrice de l’Union paysanne au 450-230-5046 ou à coordination@unionpaysanne.com

thumbnail of mémoire projet de loi 48_fev 2020

Mémoire – Projet de loi 48 sur la taxe foncière agricole

Mémoire de l’Union paysanne déposé à la Commission de l’agriculture, des pêcherie, de l’énergie et des ressources naturelles (CAPERN) Projet de loi 48 visant à contrôler le coût de la taxe foncière agricole et à simplifier l’accès au crédit de taxes foncières agricoles.

mémoire projet de loi 48_fev 2020

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Le miracle de l’engagement

Plus de 18 ans après la fondation de l’Union paysanne, il m’arrive fréquemment de tenter de me souvenir comment étaient les débuts. Je me souviens que l’agriculture n’était jamais un sujet intéressant les médias. Je me souviens de l’énergie déployée pour susciter un débat, de l’opposition de l’UPA. Je me souviens aussi de tous ces gens rencontrés, prêts à aider. Et je me souviens d’un texte du célèbre écrivain et philosophe allemand, Goethe, à propos de l’engagement.

« Tant que nous ne nous engageons pas, le doute règne, la possibilité de se rétracter demeure et l’inefficacité prévaut toujours.

En ce qui concerne tous les actes d’initiatives et de créativité, il est une vérité élémentaire dont l’ignorance a des incidences innombrables et fait avorter des projets splendides. Dès le moment où on s’engage pleinement, la providence se met également en marche.

Pour nous aider, se mettent en œuvre toutes sortes de chose qui sinon n’auraient jamais eu lieu. Tout un enchaînement d’événements, de situation et de décision crée en notre faveur toutes sortes d’incidents imprévus, des rencontres et des aides matérielles que nous n’aurions jamais rêvé de rencontrer sur notre chemin.

Tout ce que tu peux faire ou rêver de faire, tu peux l’entreprendre. L’audace renferme en soi génie, pouvoir et magie.

Débute maintenant. »

Johann Wolfgang von Goethe

Le 15 février prochain, l’Union paysanne tient une journée de réflexion sur notre volonté collective de changer les choses en agriculture, nos enjeux, nos actions, notre rôle. Un récent sondage nous indique un intérêt certain pour des enjeux comme la transition écologique, mais aussi la souveraineté alimentaire, le droit de produire, l’accès à la terre. Au lendemain de cette rencontre, nous tiendrons notre assemblée annuelle, pour fixer notre plan d’action.

Je vous invite à prendre part à cet événement. La mauvaise nouvelle, c’est que le changement en agriculture n’arrivera pas tout seul. La bonne nouvelle, c’est que l’engagement peut changer les choses.

À bientôt

Maxime Laplante, agr, président

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Assemblée générale annuelle

Union paysanne

Assemblée générale annuelle

Dimanche 16 février 2020

Ferme Guyon, Chambly

L’Union paysanne est fière et heureuse de vous convier à son Assemblée générale annuelle! Ce sera l’occasion parfaite pour adhérer à l’organisme ou encore pour renouveler votre engagement. Venez découvrir ce qu’on a fait en 2019 et ce que nous réserve 2020!

Assemblée générale annuelle – 16 février 2020

Ordre du jour proposé

10h : Ouverture de l’assemblée et mot de bienvenue

10h15 : Nomination d’unE présidentE et d’unE secrétaire d’assemblée;

10h20 : Lecture et adoption de l’ordre du jour;

10h25 : Lecture et adoption du procès verbal de la dernière assemblée générale annuelle;

10h40 : Bilan annuel : présentation du rapport d’activité;

11h00 : Retour sur l’assemblée paysanne et positions stratégiques

11h30 : Prévisions budgétaires 2020;

11h50 : Élections sur le Conseil d’administration

12h05: Nomination d’un vérificateur externe

12h010: Questions diverses

12h15 : Levée de l’assemblée

Veuillez noter que l’AGA sera précédée de l’Assemblé paysanne le samedi 15 février, toujours à la Ferme Guyon. Cet événement est gratuit (dîner fourni sur réservation ici) et vise à établir les priorités de la paysannerie québécoise pour les prochaines années. La journée sera constituée d’ateliers et de discussions de groupe portant sur la place de l’Union paysanne dans l’univers agricole du Québec et d’ailleurs: l’avancement de ses luttes, ses prochains dossiers, les alliances à locales et internationales à créer, etc. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Union paysanne
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Mot du président – Décembre 2019

Je présume que chacun a entendu parler récemment de la pénurie de propane, causée par la grève dans le domaine ferroviaire. Cette pénurie, en plus des difficultés de récolter le maïs et le soya dans la neige, ont provoqué bien des tracas. Sans oublier les déboires de l’industrie porcine avec la fermeture du marché chinois. Mais le plus intéressant, ce sont les efforts déployés par l’UPA pour obtenir des compensations. Interventions dans les médias, manifestations, pressions sur les élus, l’artillerie lourde a été utilisée rapidement.

Et où était l’UPA lorsque les petits éleveurs ont réclamé le droit de produire du poulet ou des œufs dans leur communauté? Le monopole payait des avocats pour les empêcher de plaider devant la Régie des marchés agricoles. Depuis des décennies, les petits éleveurs réclament le droit d’abattre leurs animaux localement ou même à la ferme. Qui les défend?

Qui défend les producteurs biologiques qui, contre toute logique, paient une certification et les coûts de décontamination occasionnés par l’emploi de pesticides des autres?

Comment se fait-il que des milliers de fermiers se sont fait poursuivre par le même soi-disant syndicat supposé les défendre? N’importe quel syndicat qui se respecte est dans l’obligation de fournir une assistance à ses membres.

Il existe quelques situations de monopole dans la société québécoise. Hydro-Québec en est un. Cette situation est avantageuse pour la société d’État, qui peut opérer sans concurrence sur le territoire. Mais ce monopole impose aussi des obligations, comme celle de fournir l’électricité à tous. Sinon, on devine rapidement que la compagnie vendrait de l’électricité en ville et abandonnerait les campagnes au bois, au diesel et au charbon, ne voulant pas payer pour de longues lignes électriques dans des secteurs à faible densité de population.

Dans le cas de l’UPA, le monopole est venu sans aucune obligation. Faut-il se surprendre que plusieurs fermes, voire des milliers, soient forcées de payer une cotisation sans le moindre espoir d’une quelconque aide?

Mais on ne peut blâmer l’entreprise de bénéficier d’une situation de monopole. Ainsi que le dit si bien l’agronome Louis Robert dans le dossier des pesticides, la faute incombe à l’État qui se met à genoux devant les intérêts privés. La crise du propane, la crise de l’exportation du porc en Chine, la neige hâtive dans les grandes monocultures ont fait clairement la démonstration des intérêts défendus par le monopole. Un monopole sans aucune obligation n’a aucune justification dans une société démocratique.

La Via Campesina

Via campesina: offre d’emploi – Spécialiste en communication

Le Syndicat national des cultivateurs du Canada vous invite à poser votre candidature au poste suivant :

La Via Campesina North America Region – Spécialiste en communication à temps partiel

Un spécialiste en communication est requis pour soutenir les dix (10) organismes qui composent la région nord-américaine de La Via Campesina. La Via Campesina est un mouvement international qui rassemble des millions de paysans, petits et moyens agriculteurs, sans terre, femmes et jeunes ruraux, autochtones, migrants et travailleurs agricoles du monde entier. Construite sur un fort sentiment d’unité et de solidarité entre ces groupes, elle défend l’agriculture paysanne pour la souveraineté alimentaire comme un moyen de promouvoir la justice sociale et la dignité et s’oppose fermement à une agriculture d’entreprise qui détruit les relations sociales et la nature.

Le spécialiste des communications assurera la liaison avec l’équipe de communication du Secrétariat d’exploitation international de la CVL, en s’assurant que les activités et les médias de la région nord-américaine sont partagés. Il/elle veillera également à ce que les communications internationales soient transmises aux médias nationaux et aux organisations membres. Le spécialiste en communication appuiera le dialogue entre les organisations membres nord-américaines, les dirigeants, les bailleurs de fonds et le mouvement dans son ensemble. D’autres tâches comprennent le soutien au Collectif régional de communication, les articulations des femmes et des jeunes, les coordonnateurs régionaux et plus encore. On s’attendra à ce qu’il élabore et mette en œuvre un plan de communication régional et qu’il soit chargé d’élaborer un plan de travail commun avec les autres employés régionaux pour assurer l’efficacité des opérations régionales.

Le poste exige un haut niveau d’expertise en espagnol et en anglais pour aider à l’interprétation et à la traduction des documents. La connaissance de la langue française sera considérée comme un atout.

Le titulaire du poste relèvera des coordonnateurs régionaux de l’Amérique du Nord et devra travailler en étroite collaboration avec les autres employés régionaux.

Contrat d’un an avec possibilité de renouvellement. Le poste s’échelonnera de janvier 2020 au 31 décembre 2020. Salaire à déterminer en fonction de l’expérience.

Qualifications :

– Formation formelle en communication, journalisme, relations publiques ou dans un domaine connexe

– Excellentes aptitudes à la communication écrite et verbale

– Maîtrise des médias sociaux et de la communication sur le Web

– Excellentes aptitudes à la pensée critique et capacité d’exercer un bon jugement et de résoudre les problèmes rapidement et efficacement.

– Capacité à travailler en équipe

– Expérience dans la construction de mouvements et l’activisme

– Maîtrise de l’espagnol

– L’expertise technique dans les domaines thématiques prioritaires régionaux est considérée comme un atout. Il s’agit notamment de la justice climatique et environnementale, des droits des paysans et des migrants, de l’agroécologie et de la politique commerciale.

Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à carlalvcna@gmail.com au plus tard le lundi 30 décembre 2019 à minuit, heure normale du Centre.

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À vendre: Ferme de 47 hectares

Fermette de 47 hectares dans la belle région de Bellechasse, cherche gardiens gardiennes qui sauront habiter cet espace naturel avec respect. Champs remplis de fleurs, de fraises, framboises, mûres et d’arbustes fruitiers (noisetiers, sureaux, viornes, amélanchiers). Paradis pour les oiseaux, dont les hirondelles et les merles bleus qui y nichent. Une plantation d’arbres à noix (chênes blancs, noyers noirs, noisetiers américains) commence à donner ses fruits. Deux ruisseaux sillonnent la propriété, il y a une érablière de près de 1 000 entailles et une cabane à sucre traditionnelle. Cette terre a été occupée par des lapins et des volailles en pâturages, aucun pesticide depuis 16 ans. Tout le matériel d’élevage et la machinerie sont inclus dans la vente. Grande maison de 4 chambres, grange, garages, hangar.

Pour voir plus de photos et les coordonnées, consultez la page facebook de fermette la Rafale.

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Les droits des paysans à l’ordre du jour de l’ONU

Montréal, 10 décembre 2019 – Le 10 décembre est la Journée internationale des droits humains et premier anniversaire de l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies de la Déclaration sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales. L’Union paysanne célèbre les efforts du mouvement international La Via Campesina et ses alliés, tout en demandant aux gouvernements fédéral et provincial que les principes de la Déclaration se réflètent dans la législation canadienne et québécoise.

Quand un travailleur agricole saisonnier qui travaille sur une ferme québécoise ayant moins de 3 permanents ne peut pas se syndiquer, qu’un agriculteur au Saskatchewan rendu malade par le Roundup continue de l’utiliser parce qu’il croit ne pas avoir d’alternative, que la viabilité d’une ferme laitière canadienne est sacrifiée sur l’autel des accords de libre échange dominés par les sociétés transnationales, il s’agit dans tous ces cas de violation des droits humains faisant partie de la Déclaration. Il en va de même pour un paysan dont les cultures biologiques sont menacées par une contamination venant des cultures OGM dans les alentours ou pour un agriculteur « conventionnel » qui a de la difficulté à trouver des semences non-OGM sur le marché. (Voir les articles 2, 9, 14, 16, 19, 20 de la Déclaration) Et tous ces producteurs agricoles canadiens dans toutes les catégories qui subissent une pression financière lourde et constante, se voyant souvent obligés de supplémenter leurs revenus par un emploi à l’extérieur de la ferme, sont victimes de violation de leur droit à un niveau de vie suffisant.(Voir l’article 16)

Selon les principes de la Déclaration, les États doivent veiller à ce que les accords internationaux qu’ils signent soient « compatibles avec leurs obligations relatives aux droits de l’homme applicables aux paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales. » Les États doivent aussi « prendre toutes les mesures nécessaires pour faire en sorte que les acteurs non étatiques» dont «les sociétés transnationales, respectent et renforcent les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales. » En somme, il faut que les droits des paysans, tels que les droits à la terre, aux semences et à la biodiversité, priment sur les intérêts commerciaux ou politiques plus larges.

C’est dans ce contexte que l’Union paysanne applaudit la résolution du Conseil des droits humains des Nations unies visant à créer un instrument juridiquement contraignant sur les sociétés transnationales et les droits humains. En tant que membre du mouvement international, La Via Campesina, elle constate que ce sont fréquemment les communautés rurales et paysannes qui sont les plus affectées par les agissements des sociétés transnationales. L’accaparement des terres, la contamination des eaux et des sols, les attaques contre les défenseurs des droits paysans et environnementaux, toutes ces violations sont le résultat de projets agro-industriels, de l’exploration et de l’exploitation minière, ou de travaux d’infrastructure, menés sans égard aux droits des populations paysannes par des sociétés transnationales bénéficiant de l’appui actif ou tacite des gouvernements concernés. Un instrument juridiquement contraignant permettrait d’en finir avec l’impunité des sociétés transnationales, en obligeant les gouvernements des pays du Nord où se trouve leur siège social d’assumer la responsabilité de réglementer toutes leurs activités et en renforçant la capacité des pays du Sud de les contrôler.

Il s’agira d’un long chemin et beaucoup d’efforts de la part de la société civile pour faire en sorte que cette initiative onusienne aboutisse dans un instrument qui soit vraiment efficace, un complément important à la Déclaration internationale sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales.

Au pays, nous devrions demander au gouvernement fédéral d’appuyer l’initiative onusienne, tout en insistant sur la nécessité de donner des pouvoirs réels au poste canadien d’Ombudsman indépendant pour la responsabilité des entreprises canadiennes. Et il faut surtout rappeler au gouvernement canadien, même s’il s’est abstenu lors du vote à l’Assemblée générale des Nations unies, de son obligation de prendre des mesures pour assurer la pleine réalisation des droits énoncés dans la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales.