Quand l’agriculture biologique fait la rencontre des intérêts corporatistes

Un récent reportage diffusé par La semaine verte dressait un portrait cru de l’accaparement des principes de l’agriculture biologique par les intérêts corporatistes à l’échelle globale. Peu d’années auparavant, l’arrimage des valeurs écologiques aux pratiques culturales était un souci généralement prêté à une frange paysanne marginalisée («un truc de hippies» pour reprendre les mots du reportage). Devant ces faits, il nous apparaît manifeste que cette industrialisation du secteur bioalimentaire, lorsque reprise par l’industrie capitaliste, continue d’orienter le système agroalimentaire vers le mur de la non-durabilité.

Image tirée du reportage de La semaine verte

Le soudain attrait pour les produits alimentaires biologiques a provoqué l’apparition d’une niche de consommatrices et consommateurs aux besoins particuliers, prête à assumer le gros prix pour des aliments soustraits à la dispersion d’intrants chimiques. Cette niche, à l’origine d’un lucratif marché actuellement évalué à plus de 90 milliards de dollars américains, s’avère ainsi être une source considérable de profits. Elle oriente dorénavant la stratégie commerciale de géants de l’agroalimentaire, qui appliquent désormais le modèle de l’agriculture industrielle à l’agriculture biologique. Et au Québec, la nouvelle politique bioalimentaire entend vouloir doubler la production «biologique» sur le territoire d’ici 2025.

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