La Chronique paysanne - 1er février 2019 ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏
UNION PAYSANNE
 
 

La Chronique paysanne

Édition du 1er février 2019

Dans cette chronique:

 

- Congrès - 9 février 2019: Programmation
- Assemblée générale annuelle
- Adhésion!
- Mot du président: luttes paysannes et souveraineté alimentaire

Congrès 2019 - Programmation

  Congrès 2019 - Programmation

L’Union paysanne vous invite avec enthousiasme à son Congrès 2019 – qui aura pour thème Souveraineté alimentaire et luttes paysannes – le 9 février prochain dans la ville de Québec, au omaine Maizerets. Restez avec nous toute la journée pour déguster les bons produits locaux de la coopérative La mauve, qui nous serons cuisinés par Charles Savard, alias chef biscornu.

Programmation – Union paysanne – 9 février 2019

8h00-8h55 : Inscriptions

9h00-9h20 : Mots d'introduction

9h20-9h45 : Démarche de l'Union paysanne devant la régie

avec Me Jean Nobert, avocat

9h50-10h45 : TR – La biotechnologie au service de la paysannerie?

Avec Thibault Rehn (vigilance OGM) et Geneviève Lalumière (COP14)

10h45-11h00 : PAUSE

11h00-12h15 : Systèmes agro-alimentaires et enjeux environnementaux

avec Dominic Lamontagne (auteur de La ferme impossible), Gabriel Leblanc (coordonnateur international de l'Up et paysan) et Maude Prud'homme (RQGE et paysanne)

12h15-13h15 : DÎNER

13h15-13h55 :

Atelier 1 – Le rôle du facilitateur dans la méthodologie paysan-à-paysan, avec Jean Simon Voghel (Centre paysan)

Atelier 2 – Qui sont les paysan.ne.s? (Discussion animée l'Union paysanne)

14h00-14h30 : Aménagement du territoire québécois – enjeux

avec Maxime Laplante (président de l'Union paysanne)

14h35-15h15 : Déclaration des Nations Unies sur les droits paysans

avec Jessie MacInnis (NFU) et Alix Genier (Droit - McGill)

15h15-15h30 : PAUSE

15h30-16h45 : La Souveraineté alimentaire et ses perspectives

avec Pierre-Olivier Brassard (Coop Ferme Terre Partagée) et Laetitia Rascle Beaumel (coopérative La Mauve)

16h45-18h45 : SOUPER

18h45-20h00 : Alliance citoyenne-paysanne : identification des luttes prioritaires et des modes d'action

20h à 23h : Soirée bières et plaisir pour discuter entre nous!

* Cet horaire est sujet à modifications mineurs

10 février: Assemblée générale annuelle

 

L'AGA de l'Union paysanne aura lieu le lendemain du congrès, soit dimanche le 10 février. Cette formule nous permet de diminuer les déplacements sur le grand territoire du Québec, nos membres venant de toutes les régions. 

L'entrée à l'assemblée est évidemment gratuite, mais nous vous encourageons à acheter votre dîner en avance en suivant ce lien.

Adhésion!

 

Notez que seulEs les membres de l'Union paysanne auront droit de vote à l'Assemblée générale annuelle. Tout le monde peut se joindre au mouvement et devenir membre: producteurs-trices et consommateurs-trices, sans discrimination. Après nous, nous mangeons touTEs 3 fois par jour!

Vous n'êtes plus certainEs si votre adhésion est encore valide? Vous pouvez le vérifier en tout temps en vous connectant à votre compte en cliquant ici.

Notez qu'un envoi courriel avec tous les documents reliés à l'AGA 2019 ont été envoyés aux membres. Si vous n'avez rien reçu et que votre adhésion est toujours valide, n'hésitez pas à communiquer avec Marie-Josée à coordination@unionpaysanne.com, 450-230-5046.

Pas encore membre? Rien de plus simple: suivez le lien suivant pour le devenir!

Souveraineté alimentaire et luttes paysannes!

 

Nous sommes habitués à entendre parler du triste sort des paysans à l’étranger, en particulier en Afrique, en Amérique du sud ou en Asie. Fermiers brésiliens chassés de leurs terres, emprise des grandes entreprises exportatrices au détriment des productions vivrières sur le continent noir, main-mise sur les semences locales en Inde. Via Campesina, la grande organisation paysanne mondiale, réclame depuis environ deux décennies le retrait de l’agriculture des accords de libre-échange ainsi que le droit à la terre, le droit à la nourriture.

En plein cœur de l’Amérique du Nord, on imagine mal de pareilles situations. Et pourtant! Si les symptômes diffèrent, les causes sont souvent identiques d’un continent à l’autre. Et le Québec n’échappe pas à ce constat. Le droit de produire limité à une minorité dans des secteurs névralgiques comme le poulet, les œufs, le lait, le lapin, le sirop d’érable, en somme les productions sous quota.

L’accès à la terre se trouve également fortement entravé, en raison de divers facteurs : étroitesse d’esprit de la CPTAQ qui présume qu’une ferme de moins de 100 ha n’est pas rentable, ou encore qu’il faut gérer les régions rurales comme si c’était la banlieue montréalaise. Programmes de subventions taillés sur mesure pour la grande entreprise spécialisée, incitant à la spéculation foncière.

Le Québec n’a toujours pas de politique agricole, gérant l’agriculture à la pièce, de façon souvent paradoxale. Et ce n’est surtout pas la récente politique bio-alimentaire qui va y changer quoi que ce soit.

Noir portrait, non? Et pourtant, la paysannerie couve, comme un feu latent dans la tourbière, émergeant ici et là. Des milliers de personnes découvrent les bénéfices de la production à la maison, parfois même en pleine ville. Des liens se tissent entre la ferme et les clients. Beaucoup évitent le radar de la bureaucratie commerciale ou le contrôle de la mise en marché par le monopole dont il ne faut pas prononcer le nom… Innovation, découverte, savoir-faire se développent, au fond des rangs, dans les fêtes de semences, dans la grange ou le hangar. Légumes, fruits, animaux, machinerie innovante, transformation locale, tout y passe.

Ce congrès se veut un lieu de réflexion, d’échange, de remise en question aussi, en vue de regrouper les acteurs de changement. La paysannerie se révèle plus tenace qu’il y semble mais elle a besoin d’espace pour grandir au soleil. Elle a besoin d’alliés, comme l’Union paysanne. Bon congrès!

Maxime Laplante, agr, président.