Assemblée générale annuelle - 7 février 2019
UNION PAYSANNE
 
 

La Chronique paysanne

Édition du 7 février 2019

10 février: Assemblée générale annuelle

 

Bonjour,
Vous recevez ce courriel à titre de membre ou d'ancienNE membre de l'Union paysanne. L'Assemblée générale annuelle de l'Union paysanne aura lieu le lendemain du congrès, soit dimanche le 10 février au Domaine de maizerets, à Québec. Cette formule nous permet de diminuer les déplacements sur le grand territoire du Québec, nos membres venant de toutes les régions. 

L'entrée à l'assemblée est évidemment gratuite, mais nous vous encourageons à acheter votre dîner en avance sur la boutique en ligne de l'Union paysanne.


Union paysanne

Assemblée générale annuelle

Dimanche 10 février 2019

Domaine Maizeret (2000 Boulevard Montmorency)

Ville de Québec

Ordre du jour proposée

10h : Ouverture de l'assemblée et mot de bienvenue

10h15 : Nomination d'unE présidentE et d'unE secrétaire d'assemblée;

10h20 : Lecture et adoption de l'ordre du jour;

10h25 : Lecture et adoption du procès verbal de la dernière assemblée générale annuelle;

10h45 : Bilan annuel : présentation du rapport d'activité;

11h05 : Lecture et adoption du rapport financier de la dernière année;

11h30 : Prévisions budgétaires 2019;

11h30 : Présentation et ratification des nouveaux réglements généraux;

12h : Dîner

13h : Proposition d'augmenter la cotisation annuelle;

13h20 : Atelier : plan d'action 2019-2020;

14h : Élections sur le Conseil d'administration;

14h20 : Questions diverses

14h30 : Levée de l'assemblée

D'autres documents sont disponibles pour consultation, soit le procès-verbal de la dernière AGA, les anciens règlements généraux et les nouveaux règlements généraux, que nous souhaitons adopter. Cliquer sur le lien suivant afin de le consulter!

Adhésion!

 

Notez que seulEs les membres de l'Union paysanne auront droit de vote à l'Assemblée générale annuelle. Tout le monde peut se joindre au mouvement et devenir membre: producteurs-trices et consommateurs-trices, sans discrimination. Après nous, nous mangeons touTEs 3 fois par jour!

Vous n'êtes plus certainEs si votre adhésion est encore valide? Vous pouvez le vérifier en tout temps en vous connectant à votre compte en cliquant ici.

Souveraineté alimentaire et luttes paysannes!

 

Nous sommes habitués à entendre parler du triste sort des paysans à l’étranger, en particulier en Afrique, en Amérique du sud ou en Asie. Fermiers brésiliens chassés de leurs terres, emprise des grandes entreprises exportatrices au détriment des productions vivrières sur le continent noir, main-mise sur les semences locales en Inde. Via Campesina, la grande organisation paysanne mondiale, réclame depuis environ deux décennies le retrait de l’agriculture des accords de libre-échange ainsi que le droit à la terre, le droit à la nourriture.

En plein cœur de l’Amérique du Nord, on imagine mal de pareilles situations. Et pourtant! Si les symptômes diffèrent, les causes sont souvent identiques d’un continent à l’autre. Et le Québec n’échappe pas à ce constat. Le droit de produire limité à une minorité dans des secteurs névralgiques comme le poulet, les œufs, le lait, le lapin, le sirop d’érable, en somme les productions sous quota.

L’accès à la terre se trouve également fortement entravé, en raison de divers facteurs : étroitesse d’esprit de la CPTAQ qui présume qu’une ferme de moins de 100 ha n’est pas rentable, ou encore qu’il faut gérer les régions rurales comme si c’était la banlieue montréalaise. Programmes de subventions taillés sur mesure pour la grande entreprise spécialisée, incitant à la spéculation foncière.

Le Québec n’a toujours pas de politique agricole, gérant l’agriculture à la pièce, de façon souvent paradoxale. Et ce n’est surtout pas la récente politique bio-alimentaire qui va y changer quoi que ce soit.

Noir portrait, non? Et pourtant, la paysannerie couve, comme un feu latent dans la tourbière, émergeant ici et là. Des milliers de personnes découvrent les bénéfices de la production à la maison, parfois même en pleine ville. Des liens se tissent entre la ferme et les clients. Beaucoup évitent le radar de la bureaucratie commerciale ou le contrôle de la mise en marché par le monopole dont il ne faut pas prononcer le nom… Innovation, découverte, savoir-faire se développent, au fond des rangs, dans les fêtes de semences, dans la grange ou le hangar. Légumes, fruits, animaux, machinerie innovante, transformation locale, tout y passe.

Ce congrès se veut un lieu de réflexion, d’échange, de remise en question aussi, en vue de regrouper les acteurs de changement. La paysannerie se révèle plus tenace qu’il y semble mais elle a besoin d’espace pour grandir au soleil. Elle a besoin d’alliés, comme l’Union paysanne. Bon congrès!

Maxime Laplante, agr, président.