La Chronique paysanne - 17 septembre 2018
UNION PAYSANNE
 
 

La Chronique paysanne

Édition du 17 septembre 2018

Dans cette chronique:

 

- Mot du président;
- Campagne de financement pour la production hors-quota;
- Débat électoral sur l'agricutlure;
- L'Union paysanne sur le terrain!

Mot du président - 17 septembre 2018

  Mot du président - 17 septembre 2018

Lorsque j’étais enfant, je me souviens qu’aux réunions de famille du jour de l’an, en plein Québec rural profond, un de mes oncles avait un sujet de conversation de prédilection : les plans conjoints. L’effet était magique. Le salon se vidait et tous se retrouvaient dans la cuisine ou dehors. Lorsque j’ai entamé mes études en agronomie, j’ai voulu comprendre. Alors, pour une fois, au lieu d’aller rejoindre mes tantes devant les biscuits, je suis resté avec cet oncle pour tenter de comprendre. Un peu.

Aujourd’hui, c’est à mon tour de vous en parler. L’enjeu est ici de taille et n’a rien de théorique. À partir du 22 octobre, l’Union paysanne ira plaider devant la Régie des marchés agricoles pour une hausse du hors-quota, soit la permission d’élever 2000 poulets, 300 pondeuses et 300 dindons par ferme et par an, sans avoir à détenir ces fabuleux quotas de production, qui limitent actuellement à 100 poulets, 100 poules et 25 dindons le droit de produire.

(...)

Étrangement, ce que l’Union paysanne va plaider, c’est l’application de la loi sur la mise en marché des produits agricoles! Incroyable mais vrai. L’article 63 stipule clairement que toute vente directe au consommateur peut être faite librement, sans passer par les plans conjoints ou les agences de vente. Toutefois, la Régie peut en décider autrement si elle juge qu’il y a une menace pour l’application des plans conjoints. La vente directe, c’est potentiellement 1 à 3 % du marché. Difficile d’y voir une menace sérieuse pour la mise en marché standardisée. Jusqu’ici, les fédérations de l’UPA, en contact direct et unique avec la Régie des marchés, ont toujours réussi à ne permettre aucune souplesse dans ce système qu’elles contrôlent en conflit d’intérêt : ce sont en effet les détenteurs de quota qui décident si d’autres peuvent en obtenir.

En somme, nous demandons que la Régie, organisme public de surveillance, assume enfin son véritable rôle, de façon neutre, sans obéir aveuglément aux dictats de l’UPA, et applique la loi.

Depuis peu, il y a un changement de garde au sein de la Régie. En effet, celle-ci a récemment refusé un prélèvement sur les céréales vendues directement, supplément que réclamait l’UPA.

Nous avons maintenant besoin de votre aide pour financer cette opération.

Alors que les fédérations de l’UPA paient leurs avocats avec nos cotisations de producteurs, nous devons assumer nos frais nous-mêmes. David contre Goliath, direz-vous. Mais si je me souviens bien, c’est David qui a quand même gagné…

Maxime Laplante, agr, président

Lire l'article complet sur notre site internet

Campagne de financement sur gofundme

  Campagne hors quota

Après plus d’un an d’attente, l’Union paysanne a enfin reçu les dates d’audience devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec pour plaider la cause de la production hors quota. Rappelons que l’organisme a déposé une demande à la Régie visant à permettre la production et la vente de 2000 poulets, de 300 pondeuses et de 300 dindons par ferme, par an, sans avoir à détenir un quota de production. L’avocat Jean Nobert défendra la cause devant le tribunal.

Le Québec est extrêmement restrictif à ce sujet, ne permettant actuellement que 100 poulets, 100 pondeuses et 25 dindons, alors que la plupart des autres provinces canadiennes permettent beaucoup plus. Au-delà de ces quantités, il y a obligation de détenir un quota, sorte de permis de produire, onéreux et difficile à obtenir.

L’Union paysanne fait appel à la générosité de tous et toutes pour mener à bien cette démarche devant la Régie. Nous vous encourageons à contribuer dès maintenant à notre campagne de financement : www.gofundme.com/horsquota

Pour une rare fois au Québec, nous avons enfin la chance de faire avancer une cause paysanne. Ensemble, paysans et paysannes, consommateurs et consommatrices, nous avons le pouvoir de faire plier les fédérations, et contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de petites fermes diversifiées de proximité. Donnez généreusement!

Débat sur l'agriculture

institut-jg-logo 

C'est le 18 septembre, de 19h à 21h, à Québec, qu'aura lieu le seul débat en agriculture de la campagne électorale.

Le prochain gouvernement aura à accompagner le secteur agro-alimentaire québécois à travers de grands bouleversements. AURA-T-IL LA VOLONTÉ, LE LEADERSHIP ET LES MOYENS DE LE FAIRE?

À l’invitation de l’Institut Jean-Garon, les porte-paroles des quatre partis politiques représentés à l’Assemblée nationale ont accepté de débattre de ce nécessaire virage vers l’agriculture de demain. 

Animation : Mme Françoise Guénette

Panel d’experts :

M. Guy Debailleul, professeur associé, Université Laval
Mme Denise Proulx, journaliste agricole et enseignante à l’UQAM
M. Yannick Patelli, éditeur, journal La Vie agricole
M. Simon Bégin, président de l’Institut Jean-Garon

Source : Simon Bégin 
418-955-0098

l'Union paysanne sur le terrain

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Toujours au front pour défendre vos intérêts, l'Union paysanne profite aussi des nombreuses fêtes d'automne pour vous rencontrer. Nous étions à la fête dans l'rang de Notre-Dame-de-Stanbridge et à la foire bio paysanne équitable de Frelighsburg.

Vous pourrez nous croiser à la fête des récoltes de St-Félicien.
Nous serons aussi à la fête des moissons de la Coopérative La Mauve.
Et pour une quatrième fois cet été, dans le cadre de la Foire écosphère de Magog, nous donnerons une conférence sur la souveraineté alimentaire le samedi 29 septembre.

Vous voulez nous recevoir? N'hésitez pas à nous inviter à vos événements, nous ferons tout notre possible pour y être!