Veau de lait: Les intégrateurs des autres secteurs doivent aussi être exclus

Lachute, 22 juin 2015. La Financière agricole du Québec (FAQ) vient d’exclure le veau de lait du programme d’assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA), en raison de l’impossibilité à calculer les coûts de production et de l’absence de concurrence. Le secteur du veau de lait étant en quasi-totalité sous le contrôle d’intégrateurs* agricoles, l’Union paysanne tient à saluer cette initiative de la FAQ.

Nous comprenons mal le besoin de subventionner l’intégration agricole qui, en plus de faire une concurrence déloyale aux autres fermes, vampirisent le soutien de l’État.« Nous comprenons mal le besoin de subventionner l’intégration agricole qui, en plus de faire une concurrence déloyale aux autres fermes, vampirisent le soutien de l’État », soutien Benoit Girouard, président de l’Union paysanne.  

L’Union paysanne aimerait y voir un signe que le ministre Pierre Paradis pourrait retirer graduellement l’ASRA aux intégrateurs des autres secteurs agricoles. Par exemple, près de 60% de la production porcine était intégrée en 2012. Elle devrait être la prochaine cible logique. « Il est grand temps que le gouvernement applique les recommandations du rapport St-Pierre sur ce soi-disant programme d’assurance qui a pour effet pervers de bloquer les signaux du marché, coûter cher au contribuable et en plus d’être inéquitable pour l’ensemble de l’agriculture », souligne Maxime Laplante, vice-président de l’Union paysanne.

Il est grand temps que le gouvernement applique les recommandations du rapport St-Pierre sur ce soi-disant programme d’assurance qui a pour effet pervers de bloquer les signaux du marché, coûter cher au contribuable et en plus d’être inéquitable pour l’ensemble de l’agriculturePour l’Union paysanne, l’agriculture du Québec doit prendre un virage et la réforme de l’ASRA est un pas important qui reste à faire. La population veut soutenir une agriculture diversifiée, active dans son milieu, écologique. Elle souhaite encourager les circuits courts de mise en marché, l’agriculture biologique et non ces entreprises d’intégration.

Rappelons que dans le cadre du rapport Pronovost, la population du Québec a choisi la ferme familiale comme étant le coeur du modèle agricole québécois. En ce sens, le ministre Paradis et le C.A de la Financière agricole doivent tout mettre en oeuvre afin de ralentir la progression de l’intégration dans tous les secteurs agricoles, incluant ceux sous gestion de l’offre. La sortie du veau de lait du soutien de l’ASRA est un premier pas, mais qui se doit d’être accompagné d’une vision globale par équité pour toute l’agriculture.

 

* On qualifie d’intégration le phénomène par lequel une entreprise prend le contrôle des différentes étapes de la production, de l’alimentation jusqu’à la mise en marché. Les ouvriers de la ferme reçoivent un montant par animal livré, alors que seule l’entreprise d’intégration peut encaisser la subvention.

 

Pièce-jointe : com-up_2015-06-22_Veau-Asra.pdf

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473