Une autre Commission bafouée par le Parti Libéral du Québec?

Île-d’Orléans, 14 février 2008. Le parti Libéral du Québec a décidé une fois de plus de ne pas tenir compte des opinions émises par la population québécoise en rejetant en moins de 24 heures la recommandation-clé du rapport de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ).

Il y a à peine quelques mois, le parti Libéral du Québec rejetait aussi la décision de la Commission sur la protection du territoire agricole de refuser d’utiliser des terres agricoles pour l’implantation d’un port méthanier à Lévis (Rabaska). Cette décision a pourtant également été déjà largement critiquée car ce faisant, le gouvernement privilégie une fois de plus les intérêts d’industriels (majoritairement étrangers) au détriment des intérêts de l’agriculture québécoise et donc de la population.

Hier encore, le gouvernement Libéral renouvelait son attitude anti-démocratique en rejetant la plus importante recommandation de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ) d’abolir le monopole syndical de l’UPA au Québec.
 
 
La tenue de la CAAAQ fait pourtant suite à l’utilisation de deniers publics pour une vaste consultation publique tenue durant 18 mois dans 15 régions et 27 municipalités du Québec. Plus de 770 présentations, 720 mémoires, nombre d’études externes (études de modèles agricoles aux États-Unis, en Europe, etc.) et une variété impressionnante d’interlocuteurs institutionnels ont été reçus faisant de cette Commission le meilleur témoin de la vision de l’agriculture québécoise par la population ainsi que les intervenants du monde agricole.

Même si l’urgence d’agir a été clairement identifiée, notamment en brisant le modèle anti-démocratique du monopole syndical de l’UPA sur l’ensemble du monde agricole québécois, le gouvernement Libéral a encore une fois décidé d’ignorer les opinions de la majorité en favorisant les intérêts de l’UPA et des mieux nantis. Pourtant l’urgence d’agir a été clairement identifiée par la grande majorité. De 140,000 petites fermes familiales présentes dans nos campagnes, il y a peine un cinquantaine d’années, leur nombre soit maintenant seulement de 26,000 en 2008… NOTRE AGRICULTURE EST EN VOIE DE DISPARITION…

Nous lançons un appel général à la population québécoise, à tous nos membres et agriculteurs du Québec, à tous les intervenants et groupes sociaux qui ont déposé ou non un mémoire à se mobiliser et se joindre aux efforts de l’Union paysanne pour sauver notre agriculture. Ensemble nous devons forcer le gouvernement Libéral à respecter les conclusions du rapport de la CAAAQ.

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Jacques Legros et Benoit Girouard

Porte-paroles de l’Union paysanne

Tél : 418-829-9888 / 450-495-1910