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Les restrictions sur les néonicotinoïdes vont-elles s’étendre aux principaux pesticides?


Sainte-Croix, 19 février 2018 –  À l’annonce faite par le gouvernement d’encadrer l’utilisation d’un certain groupe de pesticides connus, entre autres, pour leur impact sur les abeilles, l’Union paysanne y espère un premier pas vers une réduction de l’usage des pesticides au Québec. Il s’agit d’une première action depuis la Stratégie gouvernementale sur les pesticides il y a trois ans. Depuis, l’usage des pesticides n’a cessé d’augmenter.

Cette nouvelle mesure vise à limiter l’usage préventif de ces substances, maintenant largement utilisées dans la culture du maïs et du soya pour enrober les semences. Il s’agit d’une intention timide de la part des ministères concernés, alors que des pesticides plus utilisés, comme le glyphosate (Roundup) voient leurs ventes en hausse.

Si le Québec veut vraisemblablement atteindre ses objectifs de réduction, l’Union paysanne estime que ce premier geste devra être suivi de mesures de transition vers la production biologique. Il est encore aberrant de constater que les coûts de la certification biologique sont à la charge des fermes alors que l’usage de pesticides ne nécessite pas de permis.

Le vérificateur général souligne d’ailleurs que les mesures incitatives du MAPAQ pour réduire l’usage des pesticides en milieu agricole font difficilement contrepoids au lobby de l’industrie chimique qui conseille le secteur agricole.

L’Union paysanne entend collaborer avec les ministères concernés, en vue d’en arriver à une transition vers une agriculture plus diversifiée et respectueuse des ressources naturelles. Cette transition devra nécessairement passer par une réforme en profondeur du soutien de l’État, de façon à créer des incitatifs pour le changement.

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Maxime Laplante, agr, président     581 888-0941