Quelques membres du nouveau conseil d’administration de l’Union paysanne. De gauche à droite: Charles-Antoine Guimond Leblanc, Maxime Laplante, Frédéric Biron Carmel, Colette Lavergne, Alexandre Pigeon, Pierre-Olivier Brassard, Charles Bois, Charles Arpin. Absent-es de la photo: Camille Perron Thivierge et Sylvain Raynault.

 Ste-Croix, 20 novembre 2017 . « Ça passe par la relève », tel était le thème du congrès de l’Union paysanne, tenu en fin de semaine à Victoriaville. L’auditoire, à forte proportion de jeunes agriculteurs en situation de démarrage de ferme, a discuté des entraves et difficultés liées au métier : accès limité au marché en raison des plans conjoints, quotas et agences obligatoires des filiales traditionnelles de l’UPA, normes du ministère de l’agriculture non adaptées à des modèles différents en agriculture, accès à la terre, manque de soutien.

Des conférenciers venus du Vermont, du Nouveau-Brunswick et de France ont toutefois présenté leur situation, nettement plus permissive qu’au Québec. Ainsi, un éleveur du Nouveau-Brunswick peut acquérir gratuitement du quota pour produire 40 000 poulets, alors que son homologue québécois est limité à 100. Patrice Vidieu, de la confédération paysanne française, a présenté comment la relève agricole française a réussi à mettre fin au monopole en place, ouvrant la porte à la liberté d’association en matière d’agriculture.

En dépit de ce cadre extrêmement rigide, le nouveau président de l’Union paysanne, Maxime Laplante, a souligné l’incroyable créativité de la nouvelle relève du Québec, développant des outils modernes : plate-forme web de mise marché, certification biologique d’insectes, permaculture, mise en marché directe, réseautage, etc.

L’équipe de direction de l’Union paysanne entend outiller la paysannerie. Recours collectif pour avoir droit à la mise en marché directe, fiducie foncière pour l’accès à la terre, Centre paysan pour la formation agricole, démarches auprès des élus pour une véritable politique agricole, collaboration internationale avec Via Campesina.

Une toute nouvelle génération de fermiers réclament leur place au soleil. Une politique agricole digne de ce nom devra en tenir compte.

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Maxime Laplante, agr, président 581 888 0941

Gabriel Leblanc, coordonnateur international 514 924 5924