L’Union paysanne réclame un véritable accès à la terre

Lachute, 2 avril 2013. Dans le cadre d’une entrevue donnée au journal le Soleil, le ministre de l’Agriculture, M. Gendron, dit vouloir élever les terres agricoles au rang de «richesse naturelle» et renforcer les pouvoirs de la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ).

L’Union paysanne estime que le ministre fait fausse route et qu’il faudrait plutôt faciliter l’accès à la terre à la relève agricole, aux nouveaux agriculteurs.

Environ 50% des terres agricoles sont en friche au Québec et les règles de la CPTAQ ne facilitent en rien l’accès à la terre. Que ce soit pour les jeunes, pour les néoagriculteurs et pour bien des ruraux. Si la mission de cette commission est louable en voulant protéger la zone agricole, on peut se demander si cet objectif a été atteint en regardant l’étalement urbain aux abords des grands centres et elle n’a réussi en rien à freiner la spéculation. On peut également s’interroger sur la pertinence de gérer l’ensemble du territoire de la même façon, comme si l’étalement urbain exerçait la même pression en Abitibi qu’à Laval. Bloquer les spéculateurs est une chose, mais lorsque l’on sait que l’accès à la terre est déjà bloqué on réalise que le «vrai» problème est ailleurs et que le ministre et le MAPAQ ne semble toujours pas prêt à appliquer le rapport Pronovost et le rapport Ouimet

Le ministère de l’Agriculture et la CPTAQ devraient moderniser leur vision de l’agriculture. La relève a changé d’adresse et se retrouve du côté des néoagriculteurs, des femmes, des gens issus d’autres professions, désireux de démarrer une production agricole, et donc d’avoir un accès à la terre. Le Québec a besoin d’une réforme agraire et non d’un cloisonnement accru des terres.

Pour information :

Benoit Girouard
Président Union paysanne
450-495-1910

           

Maxime Laplante
Vice-président
418-926-2473

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.